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Abîme de la Chawresse – Réso-B

Entrée « propres, frais (ou presque) et secs » sous le soleil avec des VVS Jongeren (+/- le Spéléo J de nos compatriotes – www.speleovvs.be/index.php/nl/jongeren) vers 11h30, sortie « trempés, courbaturés et glaiseux » sous les premières étoiles derrière 3 membres de l’Astragale vers 19-20h.

Et voici le CR de Patrice pour l’entre deux :

Sortie très sportive dans le Réso-B pour un inter-clubs !

Le projet était d’explorer un puits oblique tout au fond du Réso-B et ensuite de boucler ce réseau exigeant.

Olivier nous a conduit et même materne tout au long du parcours. Arrivé sur place, une rapide visite dans cette tranchée trop étroite a permis de constater que ce sera un chantier « pour les générations futures »

A la sortie, nous étions tous convaincus (frigorifiés et crampés) que l’humain s’épanouit dans les douches chaudes.

TPST : 8 heures

Participants volontaires, RCAE : Charlotte, Olivier, Colin et Sylvain ;  GRSC : Patrice

CR : Patrice

Le Trou des Manants

Le rendez-vous est donné à 10h au parking où Arnaud, Sylvain, Débo, Déb’A et Antoine se rejoignent. Les deux filles prennent en main la topo pour trouver leur chemin, vite rattrapées par Arnaud qui prit la relève. Ils croiseront la Salle de la Pluie, la Salle blanche et admireront la belle rivière. Ils se perdent un peu dans les blocs pour la remontée et sortent enfin à 15h.

Participants: Débo, Déb’A , Arnaud, Sylvain et Antoine

TPST: 4h

Savonnières-en-Perthois

Les Savonnières, enfin. Tous les ans, on les attend avec impatience. Cette petite parenthèse nocturne qui nous évade un peu de notre vie.

La première vague partira vers 13h30 du local avec Gil, DébO, Déb’A et Charlotte en direction de la Meuse française, avec un arrêt à Arlon pour récupérer Sylvain et accessoirement la clé de la grotte du Rupt-du-Puits que nous ferons dans la soirée. C’est vers 20h que nous nous engageons dans la forêt vraiment déboisée depuis l’année dernière, où nous découvrons la nouvelle entrée de la cavité, un abri donnant directement sur l’immense et impressionnant puits de 50 mètres. Nous équipons deux cordes pour aller plus vite lors de la remontée. Gil ouvre la marche pour ensuite contre-assurer la descente des deux Déborah; c’est à ce moment-là que nous remarquons que la roche est très friable et se détache par morceau. Grâce à cette nouvelle entrée, nous pouvons désormais fermer la porte à clé de l’intérieur en ayant aucune crainte sur le fait que des rigolos nous enlèvent les cordes! En bas, nous découvrons alors la superbe rivière souterraine dans laquelle nous n’hésitons pas à patauger grâce aux néoprènes. À mi-parcours, à cause d’un petit problème de chaussures et de semelles détachables, Déb’A et Charlotte ferons demi-tour et prendront leur temps pour remonter à cause des chutes de pierres. L’équipe restante continue sa progression jusqu’à la Galerie des Marmites qu’elle préférera éviter en passant par au-dessus, grâce au parcours de main courante équipé en fixe. Ils feront demi-tour vers 22h30, les filles les accueilleront environ une heure plus tard. Nous reprenons la route pour les carrières et après 2 km de marche souterraine et 2 « raccourcis » de Sylvain, nous arrivons enfin au camps aux alentours d’une heure du matin.

La deuxième vague composée d’Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin et José, est partie de Liège aux alentours de 18h, en faisant un petit détour par Tilff pour récupérer le matos que Colin oublié dans la voiture de sa maman… le weekend commence bien!

Dans les carrières, Amaury, Fred et les copains de l’ULS nous attendent déjà avec une surprise. Benoit, notre maître à tous, a construit une remorque qui se transforme en table…et ça, c’est la top classe!

Samedi

L’absence de Pierre Cartry nous vaut un réveil en douceur pour un bon petit déjeuner et la répartition des groupes pour les cavités à faire dans la journée.

-Après cette belle nuit étoilée passée dans la carrière, 2 équipes partent vers l’Abîme de la Sonnette. Arrivés sur place, nous nous divisons en 2 groupes pour faire une traversée. Entrée 1, Gil part équiper suivi des bons conseils d’Olivier, car vu le peu de mousquetons que les autres groupes nous ont laissés, il doit équiper avec de la dyneema. N’en ayant jamais utilisé, Olivier le coache. Après quelques hésitations, il avance assez bien. Arrivé en bas du premier puits de 30m, il contre-assure Zim qui est débutant en spéléo, suivi de Colin. Après quelques ressauts et mains courantes, il arrive au bout de sa corde de 75 m juste en dessous d’une petite cascade. Cascade qui mouille très bien si on reste en dessous et il pourra le confirmer car il doit jonctionner deux cordes, en pensant bien qu’Olivier a trouvé très amusant de le faire recommencer plusieurs fois! Après avoir réussi et bien trempé, nous continuons notre parcours jusqu’au fond de la grotte. Après l’arrivée de nos amis de l’entrée 2,  équipée par Maud, nous reprenons le chemin par celle-ci (l’entrée 2, hein, pas Maud !), qui fut assez simple pour tout le groupe.

Participants entrée 1 : Olivier, Gil, Colin, Zim (ULS) ; Participants entrée 2 : Benoit (ULS), Maud (ULS), Deb’A, CaroTte

-Fred, Carl, Théo et Charlotte prennent la direction de l’Avenir pour faire la traversée. A l’entrée de celle-ci, il y a déjà un bouchon. En effet, d’autres spéléos sont déjà sur place, il faudra donc équiper sous l’équipement déjà mis en place, attendre et croiser dans les méandres les 11 spéléos français (rien que ça!). En bas nous attendent Sylvain, Matéo et DébO. Théo préfère remonter par l’Avenir en suivant ce 2ème groupe, tandis que Fred, Carl et Charlotte se feront rincer par la cascade de la Grande Viaille. La difficulté de retrouver le chemin dans les méandres à la fin de cette cavité ne nous permet pas pour autant de se sécher!

-De leur côté , DébO, Mattéo et Sylvain partent pour équiper la Grande Viaille et ressortir par l’Avenir qui sera équipé par l’autre équipe. Sylvain par en tête pour équiper suivi de Matéo. La grotte est très étroite et assez trempée. Elle fut un bon test pour DébO qui suivit les garçons et a pu s’initier à l’oppo. Ils passent un ressaut de 10 mètres pour arriver au puits de 30 mètres. En attendant la fin de l’équipement, DébO mit le spéléoponcho de Matéo. Arrivés en bas et avant l’autre équipe, nous allons visiter les méandres de l’Avenir histoire de se réchauffer!

-Caro s’occupera d’équiper la Besace aidé d’Arnaud et suivi par Renaud, Amaury et José. N’ayant pas assez de corde pour aller jusqu’en bas, Olivier reviendra pour équiper jusque vraiment en bas…oui oui jusque là où personne ne va !

-Fred, Matéo, DébO et Charlotte feront une petite pause tartine au camps avant de reprendre le chemin pour la Sonnette. Nous commençons par le premier puits impressionnant et croisons une autre équipe de spéléo français tout au fond. Les filles augmenteront leur vitesse de croisières lors de la remontée par la 2ème entrée, pour laisser aux 2 bo goss le temps de déséquiper. En haut de l’entrée 1, Arnaud et Renaud attendent le signal pour remonter la corde. Fred, Matéo et Charlotte continueront leur lancée en partant déséquiper la Besace. Seul Matéo utilisera la corde d’Olivier pour s’enfoncer dans le dernier boyau !

-Sylvain, Amaury, Gil et Caro quittèrent le camp vers 17h pour une première visite des carrières avec pour objectif « le » tracteur et le niveau inférieur. Une grande déception les attendaient pour ces deux objectifs. Le premier étant calciné et le second étant probablement surfait. Heureusement, leur quête les mena à une série de lieux notoires où ils s’improvisèrent photographes. On citera notamment un bar, une « infirmerie », quelques bivouacs d’autres spéléos égarés dans les carrières ce même weekend, quelques machines plus ou moins bien conservées, des remorques de tout âge, des écrits ésotériques sur les murs qui resteront à jamais incompris et évidemment profusion de concrétionnement qui ne cessèrent de ralentir la troupe (lire Caro !).
L’épopée dut arriver à sa fin vers 20h30 pour le noble, mais non moins niais, dans le but de ne pas inquiéter nos camarades restés au camp.
Après le légendaire repas de pâtes préparées par Benoît de l’ULS via une cuisine qui ferait concurrence à celles de beaucoup d’entre nous, une nouvelle expédition s’organisa, avec pour objectif la voiture calcinée. Arnaud, Maud, Colin, Amaury, Sylvain, Gil, CaroTte, DébO et Caro s’inscrirent à l’aventure tardive.
Comme toutes expéditions dans les Savonnières y obligent, une fois l’objectif atteint, celle-ci dériva fortement avec pour objectif la gare à sec. De là, succession de fûts, entrées de cavités moins prometteuses que plus, champignonnières, fresques non pas de 1905 mais 1505 (plus logique d’après la réaction de Sylvain), frayeurs de Colin, et on en passe. L’équipe revient au camp vers 1h30 où la soirée bat son plein.
Grasse mat’ pour tout le monde, les plus fêtards émergeront vers midi. Il est temps de penser à rentrer. On range et on déambule une dernière fois dans ces galeries à la recherche de la lumière, le retour brutal à la réalité ne tarde pas à arriver.
Merci encore et toujours à Benoit qui fait de ce weekend, une bonne raison de revenir.
Un peut tout le monde!
Participants: Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin, José, Gil, DébO, Déb’A, Charlotte, Amaury (RCAE) ainsi que Fred (La Cordée – Mouscron) Benoit, Matéo, Renaud, Carl et Théo (ULS)…et Kiouf!
Une petite vidéo de notre cher Fred:
https://www.youtube.com/watch?v=85Sio0MET2k&feature=share

Fontaine de Rivire

C’est nos copains du C7 qui mèneront la danse en ce samedi après midi en nous faisant découvrir un p’ti joyau belge, la grotte Fontaine de Rivire.

Après une grand épuration des troupes (pas moins de 4 annulations dans notre camps!), le rendez vous de 13h rassemble les plus valeureux de notre club, du C7 et du ESB.

L’entrée, par sa taille, est impressionnante; on se demande bien comment on va passer! Sans trop grande difficulté, les 12 compères se faufilent dans le boyau d’entrée pour une fois non envahi d’araignées. La galerie se découvre peu à peu, laissant percevoir au fur et à mesure du balisage quelques petites merveilles, jusqu’à la grande salle. Déjà impressionnés, nous finissons de désescalader les ressauts pour se retrouver nez à nez avec un immense lac souterrain. Le maître des lieux nous explique que l’eau est plus basse d’au moins 2m. On longe l’eau grâce à une vire déjà en place, pour trouver refuge de l’autre coté du lac.DSCF7079

On pourrait rester des heures à admirer cette eau translucide, ces plafonds immenses, ces concrétions. Benja prendra des photos sous la lumière du spot de Didier, tandis que Jacques D. en profitera pour faire un petit plongeon. Robs et Thomas, habitués des lieux, sont venus pour travailler. En effet, un câble menant au réseau supérieur doit être redressé. On quitte peu à peu ce coin de paradis. Sur le retour, Charlotte traversera « le pont de singe » pour couper l’ancienne corde. La remontée est plus facile qu’à la descente à la vue des prises.

On clôturera ce chapitre, au local du C7 jusqu’à 22h, en trinquant à Rivire, loin d’être fistuleuse!

Charlotte

Participants: Amaury, Gil, Benja, Sylvain, Antoine, Didier et Charlotte, Robs et Thomas (C7), Jacques et T8 (ESB)

TPST: 4h

Photos: Didier et Charlotte

Abime de Beaumont

Sortie à Esneux en ce samedi gelé, où une tempête de neige est censée s’abattre sur la région liégeoise. N’ayant aucun petit flocon dans le paysage, Olivier, Solenn et Enrique prennent la route dès le matin pour l’Abîme de Beaumont. Solenn réalise l’équipement de la descente sous la supervision d’Olivier. Ensuite celui-ci équipe le Pas-du-Montagnard et mène le groupe jusqu’à la salle du fond. Là il commence à déballer -et étaler!- le contenu des nombreux kits dont il avait chargé ses condisciples : il s’agit du matériel destiné à réaliser cette escalade qui le nargue depuis tant d’années.  Enrique l’assurera pour une première longueur qui mène via des spits de diverses générations à une cheminée visiblement sans suite. Redescendu (sur la corde spéléo emportée à cet effet) pour récupérer les dégaines déjà placées, il remontera effectuer une traversée -non plus sur spits mais sur goujons- pour récupérer -espérait-il- la bonne voie (mixte de vieille plaquettes 80’s, spits divers -dont les plus récents sortent de 2 bons cm de la calcite explosée- et goujons). Las ! celle-ci se terminera sur un -très- vieux point de rappel largement décalé de son objectif qui -hors de portée- le nargue sous forme d’un vénérable bout de corde et de quelques mousquetons suintants & gluants (Caro aurait appréciés). Le gros de la troupe les ayant rejoint -dans la discrétion qui leur est coutumière- le point de rappel atteint est renforcé et Olivier rejoint en auto-moulinette le plancher de la salle. Ce sera pour encore une autre fois !

P1090045L’après midi, le gros de la troupe débarque à Esneux pour s’engouffrer à leur tour dans la cavité. C’est par binôme que nous progresserons sur l’équipement déjà mis en place. Caro et Antoine ouvriront la marche, suivis de Charlotte et Didier, de CaroTte et Arnaud, enfin de Sylvain et Amaury. Après l’amusement de Sylvain sur les chaussures de Solenn, la Baïonnette infernale, le cris rauque de Caro pour l’araignée du 2e fractio, 2 puits, 3 chauves-souris et le majestueux Pas-du-Montagnard, nous retrouvons nos copains à la fin de leur escalade, une boule de boue sur la tête de Solenn… Après un petit goûter, tout le monde remonte, Amaury et Caro déséquiperont. Sur la route, Arnaud, Sylvain et Charlotte bifurquent au milieu du puits après le Pas-du-Montagnard, à travers une saleté d’étroiture, pour rejoindre la grotte du Four-à-Chaux. DSCF7064Une scène apocalyptique attend les comparses, entre fissure impressionnante et chantier en cours, ils ne mettront pas longtemps à trouver la sortie, en suivant le courant d’air et les excréments d’animaux !

Participants: Olivier, Solenn, Enrique, Caro, Antoine, Charlotte, Didier, Arnaud, CaroTte, Sylvain et Amaury.

TPST: 6h et 3h

A la découverte des milieux souterrains.

Comme tous les ans, la séance shopping pour les nouveaux venus (mais pas que), se déroule un samedi matin un peu avant Noël, à la Maison de la Spéléo à Namur. Mais aujourd’hui, c’est une journée particulière qui s’offre à nous ; en effet, nous allons explorer différents milieux souterrains, de la grotte classique à celle touristique en passant par des carrières.

Après avoir dévalisé SpéléoRoc, c’est à 13h que Sylvain, Caro, Charlotte, Gil, Olivier, Dèb’A, Débo, CaroTte, Fabien, Benja, F² et Arnaud se rejoignent aux rochers des Grands Malades pour explorer le Trou des Charrues.DSCF7053

La colonie de vacances s’amusent sur la pente extérieure qui mène à la grotte en attendant que Benja et Oli équipent. Mais les souvenirs de l’équipement auront raison du manque de matériel emmené avec nous ! Après que le téléphone arabe aura fait remonté 2 fois Charlotte pour rien, c’est une suite de puits équipés au plus juste qui s’offre à nous et nous emmène dans les antres de la carrière des Grands Malades.  Nous explorerons ces grands espaces, où les concrétions apparaissent peu à peu. Certains étant pressés, nous remontons en plusieurs équipes, Charlotte déséquipera, aidé par Sylvain pour les hauteurs !

Participants : Caro, Charlotte, Dèb’A, Débo, CaroTte, Fabien, Benja, F², Sylvain, Gil, Olivier, Arnaud

TPST: 5h

Photos: Benja

La moitié de la troupe rejoindra ensuite les copains de Continent 7 à leur repas de Noël, qui a lieu ni plus ni moins dans la grotte touristique d’Hotton. En retard, comme d’hab, il nous restera néanmoins des huîtres, du boudin, de la soupe polonaise (à la betterave) et un peu de vodka idem (aux herbes de bison) ! Après ce bon repas, nous voilà dans la grotte à admirer ses salles, ses hauteurs et ses concrétions… mais aussi ses escaliers, ses balustrades, son ascenseur ! En effet, Robs, notre guide, est l’entrepreneur qui a aménagé la grotte au début des années 2000, pour en améliorer et étendre l’accès au grand public. Nous avons donc arpenté le réseau touristique avec une vision plus technique. Spéléo de coeur, il s’est obstiné à marier la facilité d’accès, la sécurité avec la mise en valeur et la préservation des merveilles naturelles. Après que nous ayons (ben tiens !) essayé le toboggan mis en place pour les enfants, il nous détaille son dernier chantier. A notre sortie, plus grand monde ne nous attend. Sauf les huîtres bien sur, que Caro n’oubliera pas!

Charlotte

 

 

Trio dans Rouge Thiers

Ce dimanche 11 décembre 2016 peu de monde avait répondu à l’appel pour cette sortie spéléo. Cest donc seulement Arnaud, Vinnie et Sylvain qui se rendent à Louveigné pour visiter le Chantoir de Rouge Thiers.
Il est 11h15 quand après s’être fait acclamer par des oies et un chien tentant de les imiter, ils pénètrent dans la partie sèche de la cavité. Après un petit bouclage sympathique, Vinnie commence à équiper une main courante aérienne faisant abstraction du câble en place. Ensuite ils trouvent la suite après avoir hésité devant un passage étroit qui semblait shunter un petit R5 mais qui avait l’air difficile à remonter sans corde. Sylvain descend en oppo le R5 tandis que Vinnie installe quand même un bout de nouille sur 2 amarrages naturels. Ils atteignent bientôt le fond où coule un petit pipi mais sont rapidement arrêtés car c’est bouché au grand étonnement de Sylvain qui d’après ses souvenirs avait pu aller plus loin jadis. Demi tour, la remontée du R5 ne nécessitant pas de corde à bien y regarder. Sylvain déséquipe pendant que Vinnie fait un autre petit bouclage. De retour au grand air, ils veulent ensuite aller visiter la grande galerie mais comme ils le craignaient ça ne passe pas. Arnaud a beau tenter une désob à coups de pieds, la couche d’extincteurs, ballons, bouteilles et autre polluants mais aussi de branchages, est tenace et épaisse. Légèrement mouillés ils rebroussent chemin jusqu’à la voiture. Après s’être changés il vont jeter un œil au joli Chantoir de Grandchamps avant de revenir au local. Y’a même pas de matos à nettoyer!

Participants: Anraud, Vinnie et Sylvain
TPST: 2h45

 

Vinnie

Abîme de la Chawresse

Pendant qu’un partie des membres du club participe à la formation sur la connaissance du milieu (donnée par Arnaud et Oli), un autre contingent de spéléos part à l’assaut de l’Abîme de la Chawresse. Pour les nouveaux membres, on passe donc aux choses sérieuses. Après quelques séances d’apprentissage de progression sur corde sur mur extérieur, il est temps de mettre en pratique ces techniques dans le milieu souterrain.

Pour ce faire, nous effectuons la visite de la cavité jusqu’au pied du puits Boubou (vers 70 m de profondeur), en passant par le réseau classique : puits Dany, Grande galerie, galerie du Collecteur, salle du Gnome et puits Boubou. Solenn est aux commandes, tant pour l’équipement que pour le cheminement (même si on ne l’a pas vue sortir la topo de sa poche), un peu aidée par le bienveillant Alex quand même 😉 Pour le retour, c’est José qui effectue le déséquipement en toute tranquillité. La progression du retour est néanmoins un peu plus longue que prévue car c’est parfois la file d’attente dans les puits, ces derniers n’étant pas toujours des plus aisées pour nos ouailles. Ces dernières se sont finalement montrées courageuses et assoiffées de nouvelles séances techniques d’apprentissage. Après un nettoyage du matériel collectif dans le ruisseau éponyme, c’est au café éponyme à Tilff que nous prendrons un verre, avant de nous séparer vers nos activités respectives.

Alex

Participants : Alex, Solenn, Benja, José, Caroline T., Déborah A. et Fabien

TPST : 6h30

JSS 2016: 20 ans fêtés dignement!

Les journées de spéléologie scientifique 2016 à Han-sur-Lesse et Dinant: Un anniversaire fêté dignement!

Une fois de plus les journées de spéléo scientifique ont rassemblé un grand nombre de spéléos, chercheurs, curieux et passionnés autour de différentes thématiques touchant de près ou de loin aux aspects scientifiques du milieu sous-terrain. Et pour cause, cette année c’était la 20ème édition. Année anniversaire oblige, les organisateurs ont prévu une journée supplémentaire aux deux journées « traditionnelles ». Nous étions plus ou moins 120 participants répartis sur les 3 jours.

La journée complémentaire du vendredi débute avec la conférence consacrée à la datation inédite des aménagements néandertaliens de la grotte de Bruniquel en France. Guidés par Jacques Jaubert et Sophie Verheyden, tout deux à l’origine de cette étude publiée dans la célèbre revue « Nature », nous avons été transportés dans leurs recherches de ce qui est peut-être la plus vieille construction humaine au monde. Une bonne partie de notre histoire est donc bien écrite dans nos cavernes. Une part de mystère reste encore à élucider sur ces étonnantes constructions, rendez-vous aux prochaines éditions, pour reparler de cette étude pleine de nouvelles perspectives!
La suite de la journée se déroule dans le Domaine des Grottes de Han, plus précisément à la découverte du massif de Boine. Embarqués dans un camion touristique, nous avons le privilège d’écouter les commentaires d’Yves Quinif qui nous présente les nombreux phénomènes karstiques. Nous nous attardons aux divers points de vue et au Gouffre de Belvaux présent dans le domaine. La visite en surface prend fin à l’entrée touristique des Grottes de Han. Vous l’aurez compris, la suite de la visite s’effectuera sous terre.
Dans la grotte, en plus de contempler les magnifiques concrétions, notre guide nous parle des différentes études effectuées ou qui sont toujours en cours. Dans la Salle Vigneron, il nous interpelle notamment sur la richesse que représentent les sédiments déposés par la rivière il y a des siècles. Dans la Salle du Trophée, c’est au tour de Sophie Verheyden de nous présenter l’étude qu’elle a mené sur la stalagmite Proserpine de la Salle du Dôme. Cette étude a non seulement permis d’en savoir plus sur le climat qui à régné dans la salle, mais elle a aussi pu déterminer l’âge de sa formation.
A la suite de notre visite et pour clôturer cette journée d’anniversaire, un drink nous a été offert dans le cadre magique de la Salle d’Armes. Ce n’est pas tout les jours que l’on prend l’apéro dans un tel endroit. Ce fut une agréable expérience! La soirée c’est ensuite terminée au Pavillon des grottes  autour d’un banquet.

La journée du samedi est consacrée aux diverses conférences. Celles-ci reprennent des sujets bien divers, mais toujours dans le thème de la spéléo et de la karstologie.
Le matin, après le mot de bienvenue des organisateurs, nous pouvons écouter respectivement :
-Amaël Poulain, nous parler du traçage au Fluo-G;
-Loraine Dewaide, qui, dans la poursuite de ses recherches, tente de comprendre grâce à une maquette, le système hydrodynamique  de la Lesse souterraine de Furfooz;
-Yves Quinif, qui étudie les dépôts présents  dans la grotte du Pont d’Arcole à Hastière, afin de comprendre la chronologie de ce remplissage;
-Carole Nehme et Jérémy Flament , qui nous expliquent leur étude sur le microclimat qui règne dans la salle du Dôme des grottes de Han;
-Stéphane Jaillet, pour terminer la matinée, qui nous présente l’avenir, on l’espère, de la topographie et cartographie des grottes avec l’apport des technologies 3D.
Après un repas bien mérité, il est temps pour ceux qui le souhaitent d’assister à la présentation de différents posters.  Dans l’un, nous pouvons apprécier des cartes postales anciennes qui ont immortalisé les grottes de han. Dans un autre, nous voyons la doline du « trou-madame », détaillée en 3D grâce à une méthode géoélectrique. Dans un troisième, nous saisissons la philosophie moléculaire et systématique des Niphargids d’Europe centrales et occidentales. Dans une quatrième, nous nous intéressons à l’étude et visualisons en 3D par photogrammétrie la salle du Val d’Enfer de la grotte de Lorette à Rochefort, prise depuis un drone. Puis, dans un cinquième, nous venons sur le problème de CO2 rencontré récemment dans la grotte de la Laide Fosse de Rochefort. Ce phénomène reste toujours inexpliqué.
Vers  13h45, il est l’heure de commencer un deuxième marathon de communication. Nous assistons aux présentations respectives de :
-Élise Kazmierczak, supervisée par le « Maître Jaillet », qui analyse structuralement le modèle 3D de la Salle du Dôme
-Georges Michel  qui nous parle de l’origine, de la cause, des conséquences et des solutions du chantoir surprise apparu à La Reid.
-Jean Godissart, qui, avec l’exemple de la grotte de la Fontaine de Rivîre, interprète la genèse des grottes dans les karsts barrés du Bassin de Dinant.
-Mohammed Allan, qui étudie la pollution atmosphérique enregistrée dans les stalagmites de Han-sur-Lesse.
Vers 15h45, une troisième session de communications a lieu avec :
– Arnaud Watlet qui cherche à découvrir une cavité cachée dans la grotte de Rochefort, à l’aide des anomalies de pesanteur produites par les inondations souterraines.
-Joël Rodet, qui nous parle de l’occurrence de bandes et anneaux de Liesegang, puis de leurs significations dans la Karstogenèse.
-Didier Cailhot, qui étudie l’évolution géomorphologique d’un site archéologique du Paléolithique en bordure de la Dordonne.
-Thomas Lecocq et Koen Vannoten, qui ont réalisé une expérience géophysique dans le réseau Sud des grottes de Han et qui souhaiterait la reproduire dans la grotte de Bruniquel.
Au total, nous avons assisté à pas moins de 13 conférences, qui reprenaient des sujets biens divers, de la spéléo d’exploration à la science « dure ». La journée se clôture par la présentation de l’excursion du lendemain et le traditionnel mot de la fin de Camille Ek. La soirée quant à elle s’est terminée au « gîte d’étape » de Han ou de nombreux participants ont encore pu échanger leurs études ou leurs travaux.

Le dimanche est consacré à une visite sur terrain. Cette année, c’est à Dinant que les organisateurs nous donnent rendez-vous avec pour thème de visite « Le karst urbain ». La ville située dans la vallée de la Meuse recèle de nombreux phénomènes karstiques dans son périmètre urbain.  Dans le cadre de l’excursion, nous nous concentrons sur les deux grottes touristiques de la Cité mosane.
La journée débute par la grotte La Merveilleuse. Vu le grand nombre de participants, un « troupeau d’au moins 70 têtes », nous nous divisons en 2 groupes, guidés par Camille Ek et par des membres du club spéléo « SC La Corde » de Dinant (Joël Hosselet et Jean-Benoit Schram). Découverte en 1904, suite à la création d’une tranchée pour le chemin de fer, la grotte va avoir toute une histoire pour la ville. En plus d’être touristique, elle va notamment servir comme grotte refuge, lors des deux conflits mondiaux. Nous avons le privilège de nous rendre dans des salles normalement fermées au public. La présence de cailloux roulés dans une galerie supérieure attire notre attention. À la sortie, Jean Godissart nous donne des explications sur les circulations d’air dans la grotte, les taux de CO2 et leur cyclicité.
L’après-midi, nous avons rendez-vous au centre de Dinant, le long du fleuve pour l’explication de différents phénomènes karstiques. Nous partons ensuite à la découverte de la grotte de Montfat. Cette cavité autrefois touristique est aujourd’hui totalement à l’abandon.
Nous commençons la visite par la partie de la grotte dite « karstique » . Cette partie témoigne de l’évolution de la Meuse depuis plus de 400 000 ans, grâce à la datation des spéléothèmes. Elle présente également de belles morphologies de galeries phréatiques sans doute creusées par une paléo-Meuse avant son incision Quaternaire. Dans cette partie, nous contemplons d’étonnantes concrétions en béton faussement authentiques, très à la mode à une certaine époque, nous ne serons pas dupes.
La visite se poursuit par la partie dite « militaire » de la grotte. Dès le XIIIe siècle, celle-ci est utilisée par la ville pour des raisons défensives. Elle permettait aux gardiens de relier le haut de la ville à la tour des Bourgeois. Beaucoup de vestiges sont présents, mais sont malheureusement négligés. Au sommet de la grotte, nous pourrons contempler de magnifiques points de vue également non entretenus. C’est là, avant une descente vertigineuse le long de la falaise, que se termineront les journées scientifiques 2016.

Une fois de plus ces journées furent riches en découvertes et en rencontres. Un grand merci au comité organisateur et aux différents participants qui ont fait de ces trois journées un réel succès. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

Sylvain Jacoby du RCAE.

Participants : Alex, Sylvain, François pour les 3 jours ; Charlotte, Déborah DF et Oli pour le vendredi uniquement

Le Nou Maulin

En ce début de mois de novembre, pendant que certains passent leur brevet B au milieu du Doubs, d’autres se perfectionnent. Et d’autres encore s’essayent à la spéléologie. En ce début de matinée, anciens, nouveaux et nouveaux encore plus frais, se retrouvent sur le mur du Blanc Gravier pour des exercices techniques sur corde sous le regard attentif d’Olivier.

Alex, Caro et Charlotte les rejoindront vers midi et demi et on répartira la joyeuse troupe dans les voitures pour prendre la direction de Rochefort. Sur place, c’est le Nou Maulin que nous envahissons. On divise le groupe en 2 ; Alex, Amaury, Nico, Claire, Colin, les 2 Antoine, Fabien, Caroline et Déborah prendront l’entrée au dessus de la grotte, descendront dans le Gruyère 3, rejoindront la galerie phréatique et concluront par le Roulement-à-Billes. Caro, Charlotte, Sylvain, Gil et Didier feront ce chemin en sens inverse. Ce dernier groupe se perdra dès les 3 premiers mètres mais Sylvain illuminera notre journée en nous montrant comment descendre un ressaut de 4m en faisant la sirène! Les 2 groupes se croiseront au milieu de l’éboulis pour une photo de groupe…à 15…qui s’est révélée quelque peu compliqué!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tout le monde revoit le jour vers 17h. Les avis plus ou moins négatifs sur le nombre important de flèches dans le Gruyère facilitant la progression furent partagé autour d’une bonne Rochefort…évidement!

Charlotte

 

Participants: Alex, Caro, Charlotte, Sylvain, Gil, Didier, Amaury, Nico, Claire, Colin, les 2 Antoine, Fabien, Caroline et Déborah.

TPST: 2h30

Photos: Alex et Charlotte