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Expé Albanie juillet 2014

Après quelques réunions avec l’ULS il avait été décidé de partir en expé en Ablanie, endroit peu exploré spéléologiquement s’il en est.

C’est ainsi que le samedi 12 juillet le mini bus du RCAE démarre pour cette lointaine destination suivi de près par la voiture de Pierre C de l’ULS. Il font halte à ……….

Lundi 14 juillet 2014

…..dans l’après midi ils atteignent Podgorica au Monténégro et vont s’installer au camping de l’Hostel Izvor. Jérôme et Vinnie les rejoignent un peu plus tard, ces derniers ayant pris l’avion le jour même. La fin de la journée se passe autour de quelques bières et d’un repas servi par les tenanciers de l’endroit.

Mardi 15 juillet 2014

Nous ne tardons  pas à replier bagages, aller faire quelques emplettes avant de passer la frontière albanaise et arriver à Koplick. Rapidement nous prenons contact avec quelques locaux et rassemblons des informations utiles à la suite du voyage. Nous en profitons encore pour nous ravitailler en vivres et gaz. Nous reprenons  la route pour le petit village de Ducaj. Le temps n’est pas à la fête et c’est sous la pluie que nous arpentons le village peuplé d’une quinzaine de famille à la recherche de notre seul contact: Miri. Assez vite, nous le rencontrons et grâce à son fils-interprète Armando nous pouvons communiquer avec lui en anglais. Nous leur expliquons la raison de notre venue et ils nous invitent à nous installer dans une prairie à moutons du village.  La grande tente est dépliée ainsi que les autres tentes perso. Notre présence suscite la curiosité locale. Pierre retourne chez Miri pour un peu plus s’entretenir de nos desseins. Nous mangeons puis nous couchons vers 22h.

Mercredi 16 juillet 2014

 Après un lever fort matinal et une réprimande de Pierre C concernant nos maigres provisions, Bibi se charge de la vaisselle tandis qu’un groupe part visiter le massif. Alex, Jérôme, Maude, Arnaud et Vinnie suivent leur guide local du jour Vassel et s’en vont dans la montagne. Notre guide a une tenue peu adaptée à la rando: une veste de costume, des bottes coupées et une petite provision d’eau. Cela ne l’empêchera pas de gravir les 1000m de dénivelé positif avec la plus grande facilité. Il nous mène d’un pas décidé, laissant derrière lui quelque indices qui nous permettront de retrouver notre chemin au retour. Après quelques pauses et 2h30 d’ascension éreintante, nous atteignons le massif de Shtogut. Il nous quitte, un petit pourboire en poche et nous continuons sur le lapiaz de Luguishtjerave. Ce désert de pierres que nous commençons à prospecter est bien casse-pipe. Nous trouvons quelques trous et un abris sous roche  mais tout est vite bouché. Alex et Maude s’aventurent un peu plus haut, découvrant un autre lapiaz. Jérôme pointe un trou prometteur, quand on y jette des cailloux, ça a l’air de continuer. Nous repérons un coin où un camp avancé pourrait s’installer.  Le temps se met à changer un peu, quelques bonbons plus tard nous faisons demi tour et reprenons la direction du camp de base. La marche semble interminable et c’est vers 19h que nous l’atteignons bien lessivé après 10h en montagne. L’autre groupe n’a pas trouvé grand chose au cours de leur journée. Pierre C est allé faire des course et nous mangeons des spaghettis avec des légumes et du poulet. Miri et Armando viennent nous saluer et nous parlent d’une sorte de redevance somme toute légitime, pour l’occupation de leur terrain…

Jeudi 17 juillet 2014

Il est 6h30 quand nous nous levons. Alex, Matteo, Arnaud, Renaud, Bibi et Tom se chargent de matos spéléo, vivres, grande tente et se lancent à l’assaut du massif où nous sommes allé prospecter hier dans le but d’y installer un camp avancé.  Pierre C et Maud vont prospecter léger où Bibi est allé hier. Vinnie, Jérôme et Océane restent au camp et s’affairent à des activités ménagères.  Armando amène une grande bouteille de miel. Le menu du soir au camp de base est composé de choux braisé à l’ail, patates rissolées, red beans et saucisse.

Vendredi 18 juillet 2014

 Côté camp de base, nous nous levons à 7h et après un bon petit dej, alors que Maud garde les affaires, Pierre C, Jérôme, Océane et Vinnie  prennent du matos spéléo et guidé par Armando partent pour une rando de 400m de dénivelé positive à travers la brousse. Les arbustes nous écorchent bien et nous finissons par arriver près de 4 entrées de grottes. La légende locale dit qu’une chèvre sauvage y habiterait… Parmi les 3 les plus proches, 2 sont de simples abris sous roche tandis que l’on peut pénétrer dans la 3eme mais ça queute très vite. Nous descendons un peu rejoindre Pierre C qui est en train d’équiper la 4eme grotte. Amarré sur 2 arbres avec une dev, il nettoie l’entrée et descend un puits de 15 mètres mais malheureusement il s’agit d’un puits aveugle. Après un pic nique sommaire, nous redescendons par un autre chemin au camp que nous atteignons vers 14h. Nous sommes heureux de constater que personnes n’a de tiques! Pierre C, Vinnie et Armando prennent une voiture et vont acheter du pain à Dedaj. De retour au camp nous mangeons des crêpes salées et sucrées en guise de souper. Nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous nous couchons de bonne heure.

Samedi 19 juillet 2014

Après un lever à 7h, un petit dej et un bouclage de sacs à 8h15 Pierre C, Maude, Océane, Jérôme et Vinnie se mettent en route pour rejoindre le camp avancé. Rapidement nous nous trompons de chemin malgré un cairn évident. Nous devons redescendre 100m de dénivelé pour reprendre la bonne route. Nous faisons quelques pauses dont une ultime avant le dernier col où nous nous restaurons. Nous arrivons à 14h au camp avancé. Arnaud et Tom sont en prospection tandis que Matteo, Bibi, Renaud et Alex mangent. Nous prenons connaissance de leurs découvertes. A deux pas, une couverture de survie a été installée pour faire fondre de la neige au soleil. Notre pompe katadyn est la bienvenue pour filtrer l’eau de fonte qui contient des vers. Nous allons mettre une autre couverture de survie sur le peu de neige du névé qui reste, histoire de préserver notre réserve d’eau potable pour le reste du séjour. Nous pompons de l’eau de fonte pour la mettre en bouteille avec quand même du micropur. Alex, Arnaud, Matteo (qui souffre d’une légère insolation) et Renaud repartent à 15h30 vers le camp de base après encore un peu de prospection. Tom et Bibi restent en haut. Nous dégustons une soupe, jouons à Président avant de manger des spaghettis à l’Ajvar piquant et des liophs. Nous trainons un peu en essayant de déterminer le programme du lendemain. Quelques parties de Uno terminent la journée et nous allons nous coucher.

Dimanche 20 juillet 2014

 Encore une fois nous nous levons à 7h, Pierre C pompe et remplit des bouteilles d’eau. Notre petit dej se compose de muesli arrosé de thé vert à la menthe. Nous faisons nos sacs et montons le pierrier à l’est et descendons de l’autre coté. Jérôme et Bibi vont faire la topo du trou découvert par Arnaud hier. Tom, Pierre C, Maude, Océane et Vinnie prospectent une zone. Il y’a beaucoup de trou rapidement bouchés. Le soleil tape bien. Après un repas frugal, nous prospectons une autre zone. Toujours pas de trou qui continue.. Tom trouve une entrée, Pierre le rejoint et commence à équiper pour descendre. Maude et Océane restent là alors que Vinnie part à la recherche de Jérôme et Bibi pour ramener du matos à Pierre C. Il s’agit de dédales chaotiques qui flirtent souvent avec l’alpinisme avec pas mal d’escalades et désescalades en libre. Vinnie les retrouve et ramène à Pierre C un kit avec du matos. C’est parfois confus de s’y retrouver. Maud et Océane repartent au camp. Bibi et Jérôme retrouvent Vinnie et on l’on peut se désaltérer avec de la neige fondue trouvée dans le trou. Harassés, ils entament la longue montée avant de redescendre au camp avancé. Ils vont chercher de la neige à la « réserve » pour la faire fondre sur la couverture de survie.  Pierre C et Tom sont les derniers à rejoindre le camp et ils annoncent que leur trou queute. Des spaghettis sont encore au menu ainsi que des liophs. Bien repus, nous jouons à Président dans la grande tente et nous allons dormir à 21h30.

Lundi 21 juillet 2014

 Après une petite grasse mat jusque 8h, le menu du petit dej est semblable au jour précédent. Vinnie pompe et remplit les bouteilles d’eau pour la journée. A 9h15 nous montons le col. Jérôme, Tom et Bibi partent dans le haut prospecter. Pierre C, Maude, Océane et Vinnie vont dans le bas. On arpente le relief de haut en bas en éventail mais ça ne donne pas grand chose. Pierre C trouve un trou, descend dedans pendant un moment mais ça queute encore à ???? m. On mange à l’ombre d’un sapin. Pierre monte voir un abris sous roche en haut de l’autre côté.  Vinnie trouve un trou, Pierre le rejoint et équipe avec un coinceur et 2 pitons mais après 33m c’est fini. Il remonte et passe son matos à Vinnie qui descend à son tour et fait quelques photos. Une fois remonté nous nous retrouvons tous au camp avancé. Alex, Arnaud et Renaud sont revenus nous rejoindre pour prendre le relais. Pierre C et Tom restent en haut alors que Jérôme, Maude, Océane, Bibi et Vinnie marchent 3 h pour revenir au camp de base. Océane a un peu de mal, blessée par quelques coups de soleil. Nous rentrons à la tombée de la nuit vers 18h30. Mattéo nous attend encore un peu malade de son insolation. Apéro chips et bière. Bibi prépare une soupe à l’oignon. Légumes + sauce + jambon et riz ! Nous discutons, buvons un peu de Maitrank avant d’aller nous coucher à 22h30.

Mardi 22 juillet 2014

Au camp de base, nous profitons de ce jour de repos pour nous lever à 9h. Il y’a des averses tout le temps. Nous jouons à Poker menteur jusque 13h.  Nous ne mangeons pas vraiment, Armando arrive et nous essayons difficilement de dresser un inventaire pour déterminer ce que nous allons acheter.  A 13h30, Matteo, Maude, Océane, Armando et Vinnie vont à Koplick faire des courses dans plusieurs magasins. Armando nous sert encore une fois de guide et en profite pour aller chez le coiffeur. On rachète un peu de pain car une vache s’en est prise sournoisement à notre garde manger au camp… Nous revenons au camp de base à 18h. Pierre C et Tom nous rejoignent car le temps est trop mauvais en haut. Nous jouons encore à Poker Menteur et achetons une bouteille artisanale de Raki à Miri.  Nous en buvons un peu avant de préparer un « couscous » avec des coquillettes et les légumes dont nous disposons. Nous discutons et admirons les belles étoiles avant de nous coucher.

Mercredi 23 juillet 2014

Il n’arrête pas de pleuvoir et nous sommes contraints de jouer à Poker Menteur puis vers 12h nous nous décidons tous à aller en ville guidés par Armando. Grosses manœuvres pour sortir la voiture de Pierre C et le minibus. On s’arrête à un premier resto mais on nous conseille d’aller au village de Razem à 12km de là dans les montagnes. Nous nous rendons dans cet espèce de parc naturel où il y’a une belles brochette de restos. Nous nous rabattons sur une sorte de pizzeria. Une grande famille y fait bombance à une grande table tandis que quelques enfants grivois mangent des pizzas devant des dessins animés.  Nous éprouvons quelques difficultés à commander à manger. Armando nous sert d’interprète. On nous sert un assortiments de feta, yaourt assaisonné, salades, choux, aubergines et poivrons marinés, pain maison et chèvre. On s’en envoie bien dans la panse! Nous sortons de table vers 15h et Pierre C va à Koplick pour changer ses pneus. Bibi, Jérôme, Mattéo et Vinnie reviennent au camp de base faire une sieste. Plus tard, quand tout le monde est de retour, nous jouons à Président, Poker Menteur et préparons un chili avant de nous coucher.

Jeudi 24 juillet 2014

Nous nous levons à 7h, prenons un petit dej, préparons nos sacs et nous partageons la bouffe à monter. Il est 8h45 quand nous nous mettons en route avec Pierre C, Bibi, Jérôme, Matteo, Tom et Vinnie. Armando, Océane et Maude nous suivent un petit moment avant de nous quitter et rester au camp de base. Nous marchons assez bien sans faire trop de pauses. A la vallée Tom et Jérôme vont voir une grotte, mais ce n’est pas plus qu’un gros abris sous roche.  Arrivés à la croix, nous voyons 2 jeunes qui nous foutent les jetons en tirant un coup de fusil. Nous arrivons au 2eme col et puis mangeons à 12h. Pain, fromage et saucisson sont au menu. Alex, Arnaud et Renaud nous rejoignent en fin de prospection. Ils ont l’air lessivés par les derniers jours où ils ont subi les ravages de la pluie.  Nous discutons un peu, puis descendons dans la vallée au fond. Alex équipe l’entrée d’une grotte trouvée par Renaud. Ce n’est pas facile car il y’a plein de roches instables et peu d’endroit où équiper. Pierre C, Matteo et Bibi prospectent un peu puis viennent nous rejoindre car Alex manque de cordes pour continuer. Certains vont à l’entrée d’un beau P70 qu’ils ont découvert hier et qui est toujours équipé. Vinnie et Renaud s’équipent et y descendent. Le début est un peu instable, il y’a 2 fractios, au fond il y’a un névé fort pentu. Vinnie fait quelques photos en bas du P70 avec Renaud comme modèle. Ils restent quasi 2 h en passant entre le névé et la roche mais hélas comme prévu tout queute. Ils remontent en prenant soin de ne pas s’envoyer des blocs sur la figure. Renaud déséquipe. Une fois dehors ils rejoignent les autres et leurs amènent des cordes utiles à la suite de leur découverte. Pierre C, Matteo et Bibi font la topo, vont jusqu’où ça queute. Jérôme a mal à la tête. Alex, Arnaud et Renaud redescendent au camp de base. Le reste de l’équipe va au camp avancé. Nous mangeons de la soupe, des cacahuètes, des rations de pâtes, de l’Ajvar et nous nous payons le luxe de 2 Orvaux courageusement montés par Tom avant d’aller nous coucher.

Vendredi 25 juillet 2014

Lever vers 8h, muesli,thé et biscuits pour manger. Nous préparons nos sacs. Jérôme qui a toujours mal à la tête, embarque quelques trucs et rentre tout seul au camp de base. Nous partons avec Pierre C, Bibi, Matteo, Tom et Vinnie d’abord jusqu’à la dernière grotte explorée hier qui est toujours équipée.  Tom et Vinnie y descendent avec du matos. Puits, pente sur glace avec déviation. Ils ne vont pas totalement au fond, mais Vinnie immortalise les lieux. A la remontée il fait tomber la grosse lampe de Jérôme dans une crevasse, mais Tom arrive à aller la récupérer en remontant. Après 1h30 ils ressortent frigorifiés de la cavité, Tom ayant déséquipé. Ils rejoignent Matteo et Bibi un peu plus bas. Pierre C est dans une grotte mais elle queute. Nous cassons la croute puis le temps se met à changer. Il commence à pleuvoir sérieusement, l’orage arrive et même des grêlons gros comme des pois chiches nous lacèrent! Nous rentrons péniblement au camp avancé et sommes trempés des pieds à la tête. Nous essayons tant bien que mal de faire sécher nos vêtements puis nous nous enfermons dans la grande tente, emmitouflés dans nos sacs de couchage et nous jouons à Poker Menteur. Soupes, riz, sauce tomates-olives sont au menu. La journée se finit en discussions et nous nous couchons à 21h30.

Samedi 26 juillet 2014

Remettre des fringues trempées est une expérience fort peu amusante, c’est pourtant ce qui arrive à beaucoup d’entre nous ce matin là. Nous déjeunons avec du thé, du muesli et des biscuits secs. Vers 8h nous remontons le col désormais bien connu et c’est reparti pour ce qui semble être la dernière journée de prospection. Matteo trouve une grosse entrée. Tom et Vinnie vont voir mais ça queute. Ce dernier se démène avec le tube de peinture et s’en met partout pour pointer le trou. Matteo trouve un autre trou et l’équipe avec Tom. Ils y descendent. Pierre C et Bibi en trouvent un autre et s’y jettent aussi. Il s’avèrent qu’aucun des deux ne continuent bien loin. Nous mangeons près d’un trou qui vient d’être trouvé.Pierre C nous réprimande un peu car certains trous découverts n’ont pas été pointés sur le GPS. Vinnie plante un spit, Tom met un coinceur et une fois équipé, Vinnie descend en équipant un peu. Il arrive au fond sur un névé mais ça queute encore une fois. Il remonte…Matteo et Vinnie vont pointer les trous découverts tout à l’heure pendant que Pierre C descend dans une faille fraichement trouvée. Le groupe se réunit, c’est alors que Pierre C remonte plein d’espoirs car après les 2 petits puits d’entrée il y’a un P40! L’idée de rester une nuit de plus là haut est évoquée. Pierre passe un moment à nettoyer et équiper le P40 mais au fond, hélas c’est bouché. Mattéo et Bibi font quand même la topo. Tom et Vinnie reviennent au camp avancé, de soif leur langue pend jusque par terre. Il refont le plein d’eau et commencent à replier bagage. Matteo, Bibi et Pierre les rejoignent et cela va assez vite pour boucler tous les sacs. Il est 18h quand nous nous mettons en route bien chargés. Nous marchons assez vite malgré la fatigue accumulée et la poids des sacs. Nous ne faisons que deux pauses. A la fin nous courrons presque. Arrivés dans un sous bois, des lucioles virevoltent. Il fait quasi noir quand nous arrivons au camp bien épuisés à 20h45. Nous prenons tous ensemble un apéro bien mérité. Nous nous racontons nos derniers jours. Océane, Maude, Arnaud et Renaud sont aux fourneaux. Soupe, crêpes au fromage, œufs. C’est l’euphorie culinaire et l’agrémentation des plats est au poil! Le raki tape déjà bien sur Arnaud et Renaud qui sont hilares et bruyants. Les autres passent aussi au raki, ils sont même contraints de cacher la bouteille… Nous jouons à Poker Menteur en rigolant bien. Certains supportent mal les excès, d’autres vont se coucher vers 2h30.

Dimanche 27 juillet 2014

Nous nous levons vers 8h un peu dans le gaz. Nous trions et rangeons aussi bien le matos collectif qu’individuel. Nous commençons à charger les véhicules et lever le camp. Nous allons payer notre occupation des lieux à la communauté et la famille de Miri nous accueille pour un verre. Arnaud n’est vraiment pas en forme et essaie de se rafraichir à même le carrelage. C’est vers 12h que nous prenons congé et nous nous mettons en route pour le lac de Shkoder. Nous allons manger dans un petit restaurant. Arnaud se repose à l’ombre. Nous attendons longtemps avant d’être servi en viande ou poisson grillé, feta, salades, pain et frites. A 14h30 nous allons nous relaxer sur la « plage » où quelques vaches broutent nonchalamment. Tout le monde va se baigner dans les eaux peu profondes. Nous reprenons les véhicules, passons la frontière albanaise et revenons à Podgorica au Monténégro à l’Hostel Izvor. Cette fois nous louons des chambres. Nous profitons des douches et prenons l’apéro avant de nous rendre en ville. Il y’a des orages violents et des pluies diluviennes. Nous nous attablons dans un restaurant, avons du mal à commander à manger et c’est finalement des boreks au fromage et épinards qui nous sont servis. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’Hostel. Les tenanciers sont devant leur télé, et nous nous installons à une table pour jouer et taper la discute avant d’aller dormir.

Lundi 28 juillet 2014

Nous nous levons assez tôt et prenons notre petit déjeuner sur place. Pierre C a un soucis de pneu crevé car il s’est coincé la roue sur un bord en béton hier soir en partant du resto, il est obligé de mettre sa roue de secours. Nous passons du temps à chercher un garage que nous trouvons finalement. Il est malheureusement obligé de changer les 2 pneus (remplacés il y’a quelques jours seulement). Nous déposons Bibi à Podgorica pour qu’il puisse aller à l’aéroport prendre un avion pour rentrer en Belgique. Après cela avec les 2 véhicules, nous prenons la route du retour pour de bon. En Bosnie-Herzégovine, nous nous arrêtons dans un bar d’une petite ville pour dîner. Il pleut toujours comme vache qui pisse. Une fois à la frontière croate, il y’a des embouteillages et nous nous faisons fouiller 1 par 1 dans un petit cabanon fort peu accueillant. Le soir nous nous retrouvons une dernière fois pour manger tous ensemble dans un restaurant en Croatie à Bosiljevo. Repus, nous nous disons au revoir et les 2 véhicules se séparent. Nous arrivons en Slovénie. Vinnie et Oceane subissent une nouvelle fouille totale. A la frontière autrichienne, nous sommes contraints de payer une vignette pour « utilitaire ». Nous nous relayons au volant sans vraiment nous arrêter pour dormir.

Mardi 29 juillet 2014

Nous passons par l’Allemagne puis, enfin nous arrivons au local à Liège bien crevés. La mère de Tom vient le rechercher avec Océane. Les membres du RCAE rangent du matos et puis vont se délecter d’un pizza au Marco Polo avec Cécile. C’est ainsi que se termine ce long périple.

Participants: Alex, Jérôme, Arnaud , Vinnie du RCAE, Pierre C, Bibi, Tom, Matteo, Renaud, Oceane et Maude de l’ULS.

S.E.P.T extra!

Vendredi 07/02/2014

Il est peu avant 18h quand nous démarrons le mini-bus. Nous sommes 6 (Alex, Benja, Laurence, Antoine, Charlotte et Vinnie) et nous prenons la route du sud.
Nous avons rendez-vous avec l’ULS à Arlon pour embarquer des kits remplis de cordes et un diable puis nous allons manger dans notre friterie habituelle. Le ventre plein, nous nous remettons en route et arrivons, après 4h de trajet, face à l’entrée des carrières souterraine de Savonnières-en-Perthois aux alentours de 23h. L’ULS est déjà en partie dans les entrailles de la terre et installent le campement. Bien chargés, nous ouvrons la lourde porte qui nous mène dans les carrières souterraines. Après une marche agrémentée de quelques passages dans la flotte d’une petite demi-heure nous rejoignons le groupe.

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Les meilleures places sont déjà prises mais chacun trouve son nid. Alors que certains entrechoquent leurs gobelets et taillent le bout du gras, d’autres en profitent pour explorer ce dédale souterrain.

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Doucement, les yeux se ferment pour d’autres ténèbres et le royaume des rêves.

 

Samedi 08/02/2014

Il est 8h30 quand l’agitation réveille les derniers endormis. Nous déjeunons tout en essayant d’organiser la journée : Plusieurs groupes vont se rendre dans les différents gouffres intéressants qui traversent la carrière et les équiper. Ils remonteront ensuite et iront visiter l’une ou l’autre cavité déjà équipée par leur collègues.
Nous nous changeons, préparons le matos et puis le petit groupe RCAE chemine à travers le labyrinthe de piliers et couloirs pour se rendre à l’entrée du Gouffre de L’Avenir. L’idée est de faire la traversée et remonter La Grande Viaille qu’un autre groupe qu’on croisera, aura équipée.

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Il est 11h30 quand Benja se lance dans la mise en place des cordes, amarrages, et autres nœuds pour descendre dans la succession de puits plus ou moins arrosés. Après une paire d’heure, et quelques méandres un peu étroits plus tard, nous arrivons au pied d’un P30 qui est la jonction avec La Grande Viaille.

Un escadron de l’ULS nous y attend et entame la remontée de l’Avenir. Antoine préfère les suivre accompagné d’Alex. C’est amputé de ces derniers que notre groupe démarre la remontée du P30 qui nous fournit une belle douche rafraichissante pour pas un balle. Un ou deux autre puits plus haut nous nous engageons dans des méandres la plupart du temps en oppo. La progression devient de plus en plus étroite et effilée. Nous nous égarons un peu, Charlotte tentant en éclaireuse de trouver la suite sans trop de succès. Nous n’avons plus d’eau ni de nourriture avec nous, c’est pourquoi nous décidons prudemment de rebrousser chemin car nous sommes déjà assez fatigués et sentons que nous nous épuisons pour rien.
Un autre groupe de l’ULS est en train de remonter la Grande Viaille. Il semble connaitre la route. C’est pourquoi Charlotte les accompagne par la bonne sortie cette fois.
Benja, Laurence et Vinnie réempruntent le P30 (qui est d’ailleurs vachement plus impressionnant à la descente) pour après emboiter le pas aux derniers visiteurs de cette cavité. Les derniers déséquipent.
Il est 19H30 quand la grotte est enfin vidée de ses intrus (dont certains seront restés 8h).
De leur côté, Antoine et Alex, sortis prématurément de l’Avenir, se font une visite éclaire de la Besace en accompagnant Tom qui déséquipe le trou.
De retour au campement, nous pouvons enfin enlever nos vêtements trempés et nous jeter sur l’apéro.
Un spaghetti finit de nous ragaillardir. Tandis que les plus jeunes entament une partie de pétanque 3D, d’autres se lancent dans la dégustation de vin chaud, liqueur de café et certaines boissons houblonnées voire spiritueuses. Il est 2h30 quand les dernières conversations s’éteignent dans le silence éternel des lieux.

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Dimanche 09/02/2014

Nous nous levons à 9h30, déjeunons et commençons à rassembler nos affaires et lever le camp pour retrouver la lumière du jour à 12h30. Après le chargement, nous prenons la route d’Arlon pour aller redéposer une partie du matos de l’ULS.

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Le voyage est plus calme et silencieux qu’à l’aller !
De retour au local à 17h, nous trainons un peu avant d’aller manger dans un resto italien de Boncelles.
Il est 20h quand on sort de table et se tape la bise d’aurevoir.

Participants : Alex, Benja, Antoine, Charlotte et Vinnie + Laurence R. (anc. du club) et nos amis de l’ULS

Tpst : 37h30

Expé Capéran – Pires Ainées – 22/07/2013 au 01/08/2013

Ce camp était prévu de longue date à l’initiative du club C7/Casa et il avait été prévu que la section spéléo du RCAE s’y greffent pour, tout le monde l’espérait, y faire des explos.
Les conditions sur place n’étaient pas très prometteuses les jours précédents le départ, en effet la neige y était encore bien trop présente pour l’époque de l’année. Certaines entrées de cavités étant même complètement bouchées et le chemin habituel pour accéder au plateau du Capéran était quasi impraticable.
Différents groupes d’éclaireurs du C7 se rendirent quelques jours avant la fatidique date du 22 juillet sur place pour tâter un peu le terrain.
En ce qui nous concerne, les objectifs du séjour étaient un peu flous du fait que nous n’y étions jamais allés et que les conditions neigeuses nous faisaient passer successivement d’un plan A à un plan B, puis C,…
C’est dans ce climat de doutes et d’interrogations que l’on se retrouve au local à 5h du mat le

lundi 22/07.


Olivier ayant au dernier moment déclaré forfait à cause de son dos en compote, nous sommes 4 à partir dans le mini bus finalement : Alex, Gauthier, Vinnie et en plus Arnaud D du CRSL.
On démarre à 5h45 après avoir chargé le mini-bus. On prend la route du Sud en se relayant au volant toutes les 2h. Le temps est caniculaire, mais l’airco rend le voyage moins lourd.
On arrive vers 20h au village de Laruns après avoir cherché un endroit où nous restaurer. On trouve « L’Auberge Belle Vue ». Les repas sont microscopiques et un peu chérot, heureusement qu’il y’a du pain à volonté et que le Jurançon est frais ! On quitte la table à 22h15 et à travers des chemins pentus, on se met à la recherche d’un endroit où camper. On finit par trouver quelque chose de plus ou moins plat. On trinque une dernière fois avant de poser nos matelas dans les pierrailles et dormir à la belle étoile.

Mardi 23/07,

on se lève à 8h, remballe nos affaires et on se rend à Gourette. On retrouve Rodolphe venu nous dire bonjour. Le village semble encore endormi en dehors de la saison de ski. Jack nous avait conseillé d’aller goûter aux omelettes de Jean-Michel à la Quebotte mais celle-ci étant fermée, on va prendre le petit déj dans une auberge au soleil. L’omelette n’y est pas mauvaise pour autant !
Il est 10h quand nous retrouvons Jean-Michel, restaurateur, chasseur, bonhomme, ami de Jack. Nous nous attablons quelque peu dans son établissement pour taper la discute et puis comme prévu nous chargeons notre barda dans son pick up.

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Il nous amène tous parmi des sentiers parfois raides le plus près possible du plateau de Bouy. Après une petite demi-heure de trajet chaloupé, le chemin devient impraticable à tout véhicule et nous déchargeons. Nous faisons un premier portage de 25 minutes jusqu’à la cabane de Bouy où nous retrouvons le camp du C7.
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Pendant qu’Alex et Arnaud s’installent, Gauthier et Vinnie font un deuxième et dernier portage. Après s’être nourri, on décide de faire un premier portage vers le plateau du Capéran.
Il est aux alentours de 15H quand nous démarrons chargé de nos affaires spéléos et d’autres choses. Nous nous trompons de chemin plusieurs fois, et finissons par nous aventurer dans des torrents à sec un peu casse-gueule. On descend, remonte, prend un affluent… On sue bien puis on décide de faire demi-tour quand ça devient trop raide. On revient à la plaque où l’on a du se gourer et on croise un groupe du C7 qui nous confirme notre erreur. On accroche nos sacs à un arbre sous une bâche et on remonte au camp vers 18h30. On est en tout une petite quinzaine avec les membres du C7 et leurs familles. On mange chacun notre nourriture. Riz aux lentilles corail curry pour nous. La fin du repas est interrompue par des draches successives et un orage. Malgré les bâches, le déluge finit par avoir raison d’elles l’une après l’autre et c’est dans une ambiance apocalyptique et jaunâtre que nous nous entassons dans la cabane. Tout le monde va se coucher vers 22h30. Nous sommes 4 à dormir dans la cabane.

Mercredi 24/07,

on se lève à 8h après une mauvaise nuit. Après le petit déj, avec Jack on se met en route, cette fois bien déterminé à trouver notre chemin ! On récupère nos sacs un peu mouillés puis on entame l’ascension raide et dure.

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Après 2h30, on arrive au lapiaz du Capéran à l’abri sous bâche tout confort installé par Jack et ses camarades du C7/casa les jours précédants. On sort du matos d’une cache dans divers bidons étanches et on installe quelques trucs. On mange, boit du thé puis on essaie de monter au Col du Capéran mais on fait demi tour car le névé est trop important. On revient à l’abri puis Jack nous fait la visite guidée à l’entrée de pas mal de trous dans le secteur qui ont été explorés ou sont toujours en travaux.
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On revient au camp de Bouy. On va se laver à l’abreuvoir à chevaux sans manquer de se faire bouffer par les taons. L’eau est glaciale mais ça rafraîchit ! On mange un barbec tous ensemble, la nuit tombe, la lune se lève et la plaine résonne des conversations jusqu’à 0h00 quand nous allons nous coucher.

Jeudi 25/07,

lever à 8h. Après le petit dej, tout le monde remballe ses affaires et une bonne partie du C7 nous dit aurevoir un peu déçu. Seuls Jack, Françoise, Zoé et Andrew continuent l’aventure.
Il est 10H quand on se met en route pour le plateau du Capéran 2eme acte. Certains avancent plus vite que d’autres mais on finit quand même pas tous arriver à 13h45 en haut. On monte nos tentes, aménage un peu les lieux et puis on se repose au soleil.

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Après le repas du soir il y’a préparation du matos et débat quant au programme du lendemain. On va se coucher à 22h30 après avoir admiré le couché de soleil.

Vendredi 26/07,

le réveil (Georges-Harry) sonne encore à 8h et après avoir déjeuné on grimpe jusqu’au Trou des Choucas avec Jack. Le vent est fort et après avoir déposé nos sacs spéléo, on contourne un massif pour admirer le paysage avec les commentaires et explications de Jack qui semble connaître le coin comme sa poche.
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Ce dernier et Gauthier vont préparer le terrain au LG10. Jack va donc s’y faufiler et constate avec bonheur que le LG10 est accessible malgré la neige! Puis, pour faciliter nos déplacements prochains ils installent quelques cairns baliseurs et équipent en fixe son entrée ainsi que la descente/montée du Col Du Ger.
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Pendant ce temps il est 12h quand Alex montre à Vinnie comment planter un spit, puis Arnaud D équipe la descente. Nous sommes sans doute les premiers à redescendre dans ce trou depuis plus de 30 ans ! Succession de puits et pentes remplies de pierres qui glissent parfois… Certains spits ont l’air encore potables depuis tout ce temps. Après un avant dernier puits de 60 mètres on touche le fond vers 14h.
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On doit bien se rendre à l’évidence : la grotte ne continue pas à cause d’un éboulis en pente qui est bouché. Des vieilles gourdes nous rappellent une précédente présence humaine. On se fait une soupe car il fait froid ( 4-5°c) et pendant ce temps on remarque un drôle d’insecte sur la jambe de Vinnie. Il est plus petit qu’un ongle, translucide, avec des pinces comme un scorpion. Alex passe un peu de temps à essayer de le photographier. On commence à remonter le puits bien épuisant. Il faut faire attention aux cailloux instables…On finit par retrouver la surface à 16h30. Il fait chaud dehors par rapport à la cavité. On se pause au soleil dans le vent pour faire sécher nos effets puis on revient au camp. Françoise, Andrew et Zoe vaquent à leurs occupations. Après un 4h tardif, Jack et Gauthier reviennent du LG 10 et d’après leurs dires, cela semble prometteur ! On se raconte nos journées autour de lioph avant d’aller se coucher à 22h30.

Samedi 27/07,

lever un peu difficile à 7H. Arnaud fait des crêpes, d’autres terminent les restes d’hier soir.
A 9h30 nous  (Jack et Alex) démarrons et après une marche d’approche de +/- 1h et la visite de quelques trous en surface, nous nous rendons au LG10.
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Une fois équipés chaudement, nous nous faufilons dans une fissure entre roche et névé, légèrement arrosés par les filets d’eau de fonte des névés. Lorsqu’on atteint l’entrée à proprement parler de la grotte, on est enfin au sec mais avec un bon courant d’air qui refroidit l’atmosphère. De toute façon, pas le temps d’avoir froid : Jack rééquipe une série de petites descentes pendant qu’Alex s’acharne à élargir quelques passages. L’équipement est rapide et on atteint rapidement une étroiture de 3 m bien pénible qui ne demande qu’à être élargie. Heureusement, au-delà ça devient large. On se croirait en France, tient. On fait demi-tour à la tête du puits qui faisait office de terminus l’an passé. La remontée se fait sans histoire. TPST : 7h

Au même moment, Arnaud, Gauthier et Vinnie portent leurs affaires spéléo, des bâches, vieilles cordes, mats en plastique sur le col de Ger.
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Arnaud installe quelques mains courantes pour faciliter le passage du pierrier. Il y’a du vent et le paysage est magnifique ! On arrive tout près du début d’abris commencé par un membre du C7 des années plus tôt (3 murs de pierres empilées). On continue son édification à la façon Tetris. On y passe la journée, on fait 2 pauses casse croutes. Un vautour s’envole alors qu’on prend de la glace. On se remet à l’ouvrage. Seul le bruit des blocs qui se jettent, se brisent, s’entassent et le souffle du vent berce nos oreilles. A un moment de l’après-midi, le temps se gâte et on installe 2 bâches tendues par un quadrillage de cordes sur les 3 arceaux grâce au tricotage d’Arnaud. Ce n’est pas simple avec les rafales de vent et la pluie glaciale qui s’abat sur nous. Une fois l’abri de fortune +/- stabilisé, on s’y réfugie avec nos ponchos imperméables.
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Ça se calme et on en profite pour redescendre au camp en trottinant ça prend 15 minutes. Il est 17h40 quand on y boit un thé réparateur. Après quelque discussion, on commence à préparer le repas : oignons, fruits secs sauté à la crème de curry et riz. Alex et Jack reviennent pile poil pour manger à 19h30 et nous raconte leur journée de 7h sous terre.
On essaie d’organiser la journée du lendemain et les plans changent sans arrêt. Le brouillard monte de la vallée sur le camp et y dépose son manteau de nuit.

Dimanche 28/07,

lever à 7h. Vinnie se sent un peu fatigué par ces derniers jours et un sommeil inconfortable, c’est pourquoi il choisit le repos finalement. Alex, Arnaud et Gauthier montent au LG10 pour y continuer la pointe.
Au passage, l’étroiture de -40 est retaillée par Gautier qui s’acharnera également courageusement au burin sur l’étranglement à -60.
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Le trio enchaîne alors deux nouvelles verticales aux dimensions très sympathiques. Malheureusement, s’ensuit un méandre trop étroit que pour être franchi dans l’état. On devine cependant qu’il y a du vide au delà. Autre alternative : une grosse lucarne perchée à mi puits. Ils en restent là pour aujourd’hui, le camp est déjà à quelques heures de progression.
En surface, vers midi Jack qui avait choisi de se reposer aussi, François, Andrew et Zoé cogitent aux énigmes Royco. L’après midi se passe calmement pour tout le monde sauf pour Jack et Andrew qui font un portage-reconnaissance par le col du Plaa Ségouné. Ils reviennent vers 19h, suivis de près par Alex, Arnaud et Gauthier. Ils racontent leur journée sous terre en dégustant de délicieux lioph. On plonge sous nos couettes à la tombée du jour.

Lundi 29/07,

on se lève à 8h et après un solide petit déj on se prépare. Gauthier passe une journée « repos » à ériger un mur coupe vent devant l’entrée de  l’abri commun. A 10h on monte au Col du Ger avec Alex qui nous aide pour un portage et puis part randonner toute la journée.
Jack, Arnaud et Vinnie se changent à l’abri construit samedi puis on marche 20 minutes jusque l’entrée du LG 10. Il est 12h quand on descend sous terre. On passe par des passages étroits, coupants, verticaux sous un névé. Arnaud et Jack ne trainent pas, Vinnie a un peu du mal à les suivre. Succession de petits puits et d’étroitures en pente. Ils commencent à faire de la Topo pendant que Vinnie essaie de faire des provisions d’eau pour la journée avec les écoulements. Après une vilaine étroiture incurvée de 2m, Vinnie se mets une première fois sous la burkhanette d’Alex pour ne pas trop se refroidir.

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On se fait une soupe-nouilles chaude vers 14h30. Ça retape ! On s’égare un peu par une lucarne fossile après des passages en oppo. Arnaud désob des blocs dans un méandre étroit et ça continue. Ils constatent plusieurs passages possibles mais on fait demi-tour et revient au dernier puits qu’on descend. Jack essaie d’élargir une étroiture avec 4 charges d’explosifs dont 1 foire. Il arrive quand même à passer suivi par Arnaud. Vinnie reste encore sous la burkhanette une quarantaine de minutes. Ils équipent puis manquent de corde et finissent par revenir en râlant un peu. Nous entamons la remontée alors que Jack et Arnaud déséquipent. Vinnie fait malencontreusement tomber un caillou sur l’épaule de Jack et galère un peu pour remonter…
Il est 22h quand on ressort enfin au dessus des nuages sous un superbe ciel orangé TPST:10h. On revient à l’abri pour se changer et puis on redescend dans le noir au camp à 23h15. Gauthier nous attend avec une omelette aux fruits secs fumante puis Alex se relève pour entendre  nos nouvelles. Gauthier fait un massage magique dont il a le secret à l’épaule de Jack. On va s’écrouler épuisés à minuit.

Mardi 30/07,

après une « grasse mat », on se lève à 10h avec l’arrivée du soleil sur le camp. Après collation on se prépare. Alex et Arnaud partent en éclaireurs pour démonter l’abri sur le col du Ger. On y monte peu après avec Gauthier, Jack et Andrew tandis que Françoise redescend déjà au plateau de Bouy. Une fois en haut, on fait sécher nos affaires spéléo d’hier puis on replie tout et on se met en route avec nos sacs. On passe au dessus d’un gros névé casse gueule jusqu’au col du Plaa Ségouné (Weaver).
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Après une petite pause, on descend par un pierrier très pentu pour arriver aux lacs gelés du Plaa Ségouné pour arriver enfin aux derniers télésièges. On dépose nos sacs dans une remise avec l’aide d’employés des télésièges. On mange une soupe, puis on entame la pénible remontée de près de 700 mètres de dénivelé ! Arrivés au col du Plaa Ségouné, Alex, Arnaud et Gauthier toujours vaillants sont en train de monter jusqu’au Pic du Ger (2700m). Jack, Andrew et Vinnie se contentent de rester à 2500m et d’admirer le paysage quand même fameux ! On se remet en route jusque l’abri démonté du col du Ger. Les derniers déséquipent les mains courantes puis on revient au camp à 19h. On mange une omelette aux champignons, du riz puis on passe beaucoup de temps à admirer notre dernier coucher de soleil là haut.
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Mercredi 31/07

après s’être levé à 8h et avoir mangé ce qui traîne, on commence à tout ranger. Ça ne s’organise pas si mal que ça ! Zoé fait des crêpes pour midi. On remet tout ce qui doit l’être dans les bidons étanches et puis dans la cache.
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A 13h30, on est fin prêts et on entame la descente de la pente herbeuse. On fait une pause baignade et guimbarde à la petite cascade avant de continuer jusqu’à la cabane de Bouy. Un dernier effort nous amène jusqu’au point de rendez vous avec Jean Michel.
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Il est 16h quand nous embarquons tous dans son pick up qui nous redescend à Gourette. Françoise nous rejoint sur le parking et pendant que nous trions et rangeons nos affaires dans le mini bus, Jack et Jean Michel vont chercher nos sacs laissés hier aux cabines de télésièges. On va tous prendre une douche enfin, et un apéro au gîte que Jack et sa famille ont loué. A 19h on va tous au resto « La Quebotte ».
Cocktail myrtille Jurançon, fondue au fromage de Gourette, Jurançon et cèpes ainsi que d’autres délices sont au menu! Un génépi finit de nous faire digérer.
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A 22h30, repue, la famille de Jack retourne au gîte après nous avoir dit aurevoir pendant que nous nous posons à plat au bord d’un parcours vita, un terrain de tennis et un ruisseau pour dormir. On ne dort pas très bien mais on a des millions d’étoile au dessous de notre couche.

Jeudi 01/08,

on est réveillé peu avant 7h par des moutons et des chiens de bergers… On lève le camp de fortune, et on se met en route jusque Larens où on s’attable pour un petit déjeuner. Il est 8h quand on prend le départ du retour. Encore une fois, on se remplace au volant toutes les 2h. Le choix de passer en dessous de Paris semble judicieux car nous ne rencontrons pas trop d’embouteillages. On fait une halte à Bouillon pour manger des frites, ensuite une autre à Nandrin au Car Wash avant d’arriver au local vers minuit. On trie nos affaires respectives et puis chacun rentre chez lui des souvenirs plein la tête.

Vinnie et Alex
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Participants : Alex, Gauthier, Vinnie ainsi que Arnaud D du CRSL et Jack du C7/Casa

Photos réalisées par Vinnie,Alex et Jack

Yorkshire Dales Camp 29/03/2013 – 05/04/2013

Vendredi

Bull Pot Fram

Le rendez-vous fut pris aux alentours de 15h pour les 7 aspirants au voyage spéléo dans le Yorkshire (quoique à la limite avec le comté de Cumbria et non pas le Comté du Doubs ndlr) vendredi 29 mars 2013 pour préparer le matos et faire les courses pour les jours à venir.

C’est peu avant 17h que le moteur du mini-bus ronronne pour entamer la route relativement fluide pour une veille des vacances de Pâques. Après quelques cafouillages horaires, vers 22h à Calais nous picniquons (pour nous Calais l’estomac) dans l’espace austère et futuriste du wagon du Chunnel pour la traversée de la Manche souterraine. Ensuite la route à gauche pour atteindre Casterton se déroule sans accroc (que nous n’avions plus depuis notre cassage de croute).

Après notre arrivée sinueuse jusqu’à la Bull Pot Farm bien isolée du monde et un petit verre, c’est harassé par environ 1000km de route que nous nous glissons avec soulagement dans nos duvets.

Samedi

Bernie'sLe matin, après un « typical English breakfast » nous visitons quelques magasins pour des produits locaux avant de nous arrêter faire quelques emplettes et nous restaurer chez Bernie’s à Ingleton.

De retour à notre gîte, quelques motivés se hâtent pour aller faire un petit tour à la Bull Pot of The Witches, située à quelques centaines de mètres de là. C’était l’occasion pour certains de revoir quelques techniques de progression sur corde et d’équipement dans le puits d’entrée. Après avoir cheminé par différentes parties de la grotte, nous décidons de faire demi tour et après 2h passé sous terre nous sommes à nouveau à l’air libre à 20h30.

Bull Pot of the Witches
C’est alors que nous dégustons de bon cœur des spaghettis aux 3 fromages et brocolis préparés par Jérôme. Le groupe ne tarde pas trop à aller se coucher car la journée du lendemain s’annonce fatigante.

Dimanche

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le matin, de bonne heure Ray et Sam, nos 2 guides locaux, se pointent pour nous emmener au Lancaster Hole (une partie du fameux réseau de Ease Gill). Nicolas et Anne Laure, quant à eux, passeront la journée à se balader et admirer les paysages en surface.
2013-04-02-speleo-342013-04-01-speleo-22Après une vingtaine de minutes de marche, nous sommes en haut du puits d’entrée de la grotte. Après cette belle descente d’une trentaine de mètres, nous évoluons tantôt horizontalement tantôt un peu plus verticalement avec des cordes déjà installées. Certains endroits étaient vraiment photogéniques et nos deux guides ne manquèrent pas de nous taquiner quand nous prenions un peu trop de temps à essayer d’immortaliser ces lieux. A un moment donné de cette traversée assez sportive nous rangeons nos baudriers dans nos kits pour nous permettre d’évoluer plus aisément dans cette cavité étonnamment sèche en cette saison. Après une succession de grandes salles nous atteignons Wretched Rabbit. De longs méandres flottés pour les pieds et parfois plus étroits finissent par nous mener au pied d’une série de ressauts que nous devons franchir en nous hissant à l’aide de grosses cordes fixes sur place. Après 6h de sortie, nous récupérons la corde d’entrée du puits de Lancaster Hole avant de revenir nous dévêtir dans la Changing Room de notre refuge.

Nos compagnons locaux ne tardent pas à filer à l’anglaise avec comme excuse de regarder le tour des Flandres à la télévision… Nous les chargeons néanmoins de  divers chocolats, sirop et autres bières belges. Par après, le chili con/sin carné nous permis de faire de beaux rêves.

Lundi

Après un petit dej tout aussi anglais et l’allumage du feu, l’ULS passe nous dire bonjour et jeter un coup d’œil aux topos affichées aux murs avant se faire une incursion dans Ease Gill comme nous hier.
De notre côté après s’être changés, notre groupe au grand complet marche pendant 40 minutes tannés par les vents glacés jusqu’à l’entrée de County Pot. Enfin à l’abri du vent, nous nous réchauffons un peu au soleil avant de nous engouffrer dans l’obscurité. Rapidement et après quelques méandres nous arrivons dans un collecteur puis nous suivons d’autres méandres que suit la rivière. Par moments, malgré la topo et les précieuses indications des Anglais de la veille, on doit chercher notre chemin. A la recherche du snake meander, Alex et Arnaud partent en éclaireur dans un méandre de plus en plus étroit, où il doivent évoluer sur le flanc à moitié dans la flotte pour finalement rebrousser chemin et nous dire que ce n’est pas par là. On prend un autre chemin, puis on revient à notre entrée par un raccourci après 4-5H. On est pas trop mouillé et le retour nous semble moins long et moins dur qu’à l’aller.

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Peu après être rentré à la ferme, l’ULS ressort de son trou, vient se réchauffer et boire l’apéro avec nous, notre gîte se transformant pour un temps en une fourmilière. Un bon repas végé pour tous finit de nous requinquer.

<Samsung i85, Samsung VLUU i85>

Mardi

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Nous revenons un peu à la civilisation pour quelques achats et nous nous garons le long d’une route, avant de se changer et d’entamer l’ascension de collines autour de la montagne Ingleborough bien enneigée. Les vents glacials sont toujours de la partie et après un peu moins de 1h30 de marche épuisante tantôt dans la neige tantôt sur le lapiaz, nous touchons au but: Tatham Wife Hole. Nous ne sommes pas totalement certains que nous sommes au bon endroit, mais tout porte à le croire (descro, photos, et même les discussions avec les promeneurs) malgré l’absence de repère. Le problème c’est qu’il y’a plusieurs mètres de neige qui bouche l’entrée de la grotte, on creuse prudemment quelque peu mais on doit bien se résigner et revenir au véhicule bredouille. Frustrés, on se rhabille (Jacob) puis rentrons « chez nous ».

dscn5687Cette petite randonnée improvisée vivifiante n’a pas vraiment motivé les troupes à tenter une autre sortie en ce jour. Aussi quand l’idée de retourner dans Bull Pot of The Witches à un jet de pierre est évoquée, seuls deux doigts se lèvent dans l’assemblée. C’est ainsi fraîchement repassés pour la 3e fois par la case cabine d’essayage que Arnaud et Vinnie se retrouvent à nouveau en haut du puits d’entrée. Lentement mais surement Arnaud équipe, puis nous nous engouffrons sous terre par un autre chemin que samedi. Après un 2e puits, nous explorons un peu à gauche et à droite avant d’arriver dans un salle de volume respectable et en bas d’une beau P30. Nous nous rendons compte que nous sommes dans un cul de sac et nous revenons sur nos pas. Nous retrouvons une partie de la grotte visitée l’autre fois, Arnaud ne manquant pas d’aller récupérer une corde installée un peu pour rien lors d’un passage vertical aisément franchissable sans. Il équipe le fameux puits délaissé la 1ere fois et nous finissons par atteindre la rivière souterraine. Après l’avoir suivie parallèlement sur quelques mètres par un passage à plat vente étroit, il est déjà tard et nous décidons de remonter. 
Il est 20h15 quand nous admirons les derrières lueurs du crépuscule, le couscous mijote et la barbaque suinte sur la grille du barbecue après finalement 4h d’escapade. Une fois repus nous nous endormons.

Mercredi

Une longue journée nous attend, aussi il est 7h quand nous frissonnons au saut du lit avant nous mettre quelque chose sous la dent et de passer chez Bernie’s faire scier le delta coincé de Nicolas. Nous retrouvons nos potes de l’ULS à Clapham. Le temps encore trop froid pour la saison n’a pas encore ramené trop de badauds pourtant si présents d’habitude à cet endroit. C’est donc sans trop exposer nos raies (Ray pourtant ne faisait pas partie de la sortie) aux passants que certains enfilent leurs tenues de combat. On pénètre à 26 sans pour autant marcher au pas dans le Yorkshire National Park pour suivre un très joli sentier pendant 1h avant d’arriver à ce qui nous intéresse: Le Réseau de Gaping Gill.

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On se divise en 4 équipes et on descend par différentes entrées du réseau. L’idée est de se retrouver tous dans la Main Chamber et puis de remonter par les voies équipées par un ou l’autre groupe pour faire une traversée. Enfin, le repas du soir sera prévu au gîte de l’ULS.

On s’engage donc vers 12h dans Stream Passage avec pour commencer un belle étroiture coudée pas facile à passer pour les grandes jambes avant de suivre de longs méandres et ensuite une succession de puits d’une trentaine de mètres. On n’est heureusement pas trop arrosé par la flotte qui s’y engouffre en cascades et provoque un souffle frais. Après pas mal d’attente pendant l’équipement de la suite et un flash tombé malencontreusement dans le jus, on poursuit par une série de méandres par les plafonds en oppo et longé. Peu après et un changement radical de décors on arrive dans des passage bien glaiseux où nos chaussures s’enfoncent littéralement et où on se perd un peu. On doit être dans la Mud Galerie. Pierre Cartry ne nous voyant pas arriver, vient à notre rencontre et nous hâte par de longs « tunnels » assez épuisants car on doit évoluer à 4 pattes. C’est plus ou moins à ce moment que Rodolphe se tord la cheville. On finit malgré cela par arriver dans la fameuse Main Chamber qui a elle seule vaut vraiment le déplacement! Il s’agit d’une des plus larges salles souterraines connues d’Angleterre avec un large puits d’entrée de 110 mètres où s’engouffre une fracassante cascade. Après avoir fait un petit picnic éclaboussé ça et là, nous avons changé légèrement nos plans: Rodolphe avec sa cheville foulée se doit de rejoindre la surface le plus vite possible c’est-à-dire par la Lateral Shaft et éviter ainsi les longues marches et ramping des autres itinéraires. Ainsi, Jérôme, Vinnie, Anne-Laure et Nico prenne la direction de Flood entrance pour sortir par Bar Pot comme initialement prévu, tandis que Rodolphe, Arnaud et Alex entame la longue remontée précédés par 2 autres compères de l’ULS.dscn5736

 

Le premier groupe amputé de 3 personnes mais greffé à une équipe de l’ULS a repris le cours de l’itinéraire prévu d’abord par d’interminables passages à 4 pattes avec des endroits où il faut mettre ventre à terre et ramper dans de sales cailloux. C’est dans ce genre de situation qu’on se maudit de ne pas avoir de genouillères/coudières!

De l’autre côté, en remontant la Lateral Shaft, l’ascension de la première longueur (+/- 50 m) se fait à l’abri du jus malgré les embruns. S’en suit une vire sur une plate-forme proche de la cascade, puis enfin la dernière longueur (+/-50 m) qui, malgré les déviations installées par l’équipe précédente, s’avère être copieusement arrosée par une eau glaciale de fonte de neige sur une bonne quinzaine de mètre de remontée. C’est carrément vivifiant et heureusement que la sortie est toute proche, se dit Alex, suivi par Rodolphe et Arnaud qui se charge du déséquipement. Qui plus est, des stalactites de glaces s’effondrent régulièrement du plafond de la Main Shaft provoquant un grondement lors de leur chute de 110 m… assourdissant!  C’est durant cette remontée sous eau que Rodolphe se sens tout d’un coup « assommé » par la cascade. Sentant le malaise arriver, il interrompt sa remontée, fait une ultime conversion et redescend jusqu’à la plate-forme, à la grande surprise d’Arnaud (occupé a déséquiper). Rodolphe est au plus mal et est vite pris en charge par Arnaud, qui l’enveloppe dans une couverture de survie et appelle les secours à coups de sifflet. Du haut du puits, Alex bien refroidit (il commence à geler dehors) est mis en alerte et tente dans un premier temps de prévenir les deux de l’ULS, introuvables. Il décide alors de redescendre aux nouvelles avec plusieurs couvertures de survie et la corde d’intervention. Une fois descendu, avec l’aide d’Arnaud, ils font tant bien que mal un point chaud à Rodolphe. L’endroit est exigu et peu confortable. Tandis qu’Arnaud enveloppé dans la burqannette tient Rodolphe éveillé, Alex remonte péniblement le puits sous la flotte jusqu’à la surface. Il met les secours en alerte et pars à la recherche des autres. Il tombe sur ceux de l’ULS et les autres membres du RCAE qui sortent justement de Barpot. Très vite, nos spéléos se mettent en œuvre dans le but de hisser Rodolphe hors du trou. Après que Pierre soit descendu donner les instructions à Arnaud, le dispositif est mis en place et nous rassemblons suffisamment de costauds pour la manœuvre. De son côté, Benoit fait la centrale téléphonique pour diriger les secours. D’ailleurs ceux-ci ne tardent pas à arriver assez rapidement et, voyant que les spéléos belges semblent gérer la remontée de la victime, nous laissent travailler. Par chance, à quelques kilomètres de là se déroulaient un grand exercice de sauvetage spéléo et les protagonistes ont pu rappliquer au plus vite.Après 3/4h d’effort, Rodolphe est enfin sorti. En état d’hypothermie, il est tout de suite pris en charge par les secours anglais : civière chauffante, appareil respiratoire à air chaud, puis évacuation en hélicoptère de la R.A.F jusqu’à l’hôpital d’Harrogate. Nicolas en parfait bilingue l’accompagne ainsi jusqu’à l’hôpital. Nous n’avons pas cette chance et quittons le massif à pied pour être ensuite évacués en landrover jusqu’au poste du C.R.O à Clapham. Une fois à l’abri et ravigoté par des boissons chaudes, angoissés nous avons attendu les nouvelles. Rassuré que personne ne manquait à l’appel et était sain et sauf au poste, l’équipe commençant à revenir au bercail nous avons pu partir vers 23h. L’ ULS est rentrée à son gîte et nous avons repris le mini bus pour aller rechercher nos deux compagnons à Harrogate. Après 1h30 de route nous sommes arrivés aux urgences de l’hôpital où Rodolphe subissait différents examens. Encore secoué et frigorifié il allait toutefois bien dans l’ensemble. Après une longue attente des résultats et avoir sérieusement entamé le stock de chips du distributeur on put tous reprendre la route de la Bull Pot Farm.

C’est vers 4h30 que nous avons enfin pu avaler notre premier vrai repas de la journée et aller s’écrouler dans nos sacs de couchage.

Jeudi

Nous étions censés aider nos 2 guides anglais pour une séance de désobstruction, mais bien sur personne n’avait le cœur à ça. Donc après une « grasse mat » et un brunch on retrouve Benoït de l’ULS et on va chez Bernie’s à Ingleton et faire des derniers achats avant de repasser au poste de secours récupérer quelques oublis et les remercier encore une fois.
En milieu d’aprem on va à Austwick (non pas pour nous recueillir sur les victimes de l’holocauste mais) au gîte de l’ULS trier les différents matos éparpillés durant l’urgence d’hier. On boit l’apéro et on discute pas mal de nos déboires et en tirons quelques leçons pendant que petit à petit le club revient de ses différentes occupations. Fin d’aprem, nous prenons congé et revenons nous atteler à la 1ere phase de nettoyage de notre gîte. Le ventre creux nous cherchons un pub pour nous restaurer à Kirsby Lonsdale, mais après 20h30 plus aucun ne sert à manger. Nous nous rabattons sur un resto indien (vaut mieux que deux tu l’auras) pas dégueulasse ma fois!
Repus, peu avant l’heure du crime nous errons tels des hydres athées à la recherche d’un pub encore ouvert pour s’en jeter un dernier derrière la cravate mais nous devons nous résigner à rentrer devant tant de portes closes. Nous profitons de la présence de Ray et Sam pour causer un brin et vider quelques dernières canettes avant d’immuablement sombrer dans le sommeil non sans avoir admiré une dernière fois le ciel étoilé.

Vendredi

Debout de bonne heure nous finissons le nettoyage et le rangement de la Bull Pot Farm avant de prendre la route du retour à 9h. Le trajet est bien plus embouteillé qu’à l’aller, mais par contre le Channel n’a pas de retard. Nous déchargeons le mini bus au local au Sart Tilman vers 22h et après l’avoir nettoyé nous nous disons au revoir après cette super semaine passée ensemble!

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Vinnie et Alex
Participants: Alex, Jérôme, Arnaud, Rodolphe, Nicolas, Anne-Laure, Vinnie (RCAE)
                            Ray et Sam
                            19 Personnes de l’ULS

Love me Doubs

C’est ce mercredi 31 octobre 2012 à 17h que le rendez-vous fut pris non pas pour fêter Halloween et partir en quête de chiques et autres biscuits, mais pour un séjour de (re)découvertes d’une partie au moins du monde souterrain doubiste (or not doubiste).
Après les péripéties liées aux divers oublis d’usage la demi douzaine (sic) de participants s’est mise en route pour la 1ere étape luxembourgeoise de Martelange. Après le classique plein des divers carburants, nous avons mangé une frite à la sauce fromage dans un bar de beaufs rempli d’animaux en cage dont les piliers de comptoir refaisaient le monde à grand coups de clichés « wallons-flamands-étrangers ». C’est le ventre rempli que nous nous sommes remis en route, jusqu’au gîte à Bolandoz. A notre arrivée, il était aux alentours de 1h du mat et quelques braises illuminaient encore le poêle grâce à la bienveillance du maître des lieux. Après avoir déchargé nos affaires et consulté sur le net la météo des prochains jours, nous avons bu un peu de Chartreuse avant de nous glisser sous les chaudes couettes.

Jeudi, après une courte nuit, à 8h pétante, le réveil nous sortait déjà des plumes. Certains se sont dévoués pour partir en quête de pain à Ornans pour que tout le monde puisse déjeuner ensuite. C’est à ce moment que nous constatâmes que nous n’avions pas pris dans nos bagages les topos guides des cavités environnantes, ce qui compliquait quelque peu les choses… Au vu du ciel radieux nous avons décidé d’opter pour la via ferrata « Les Beaumes du Verneau » à Nans sous Sainte Anne. Pendant qu’Olivier louait une paire de longes manquantes et payait le P.A.F nous avons acheté des fromages et vins locaux dans une fruitière locale. (Cela fait beaucoup de local d’un coup!) Nous avons enfilé nos baudriers et commencé le parcours à flan de rocher. C’était bien fun, pas trop dur et assez impressionnant de se retrouver en haut du vide, la vue était par ailleurs superbe de là haut! Lorsque nous avons entamé « Le Château » le temps a rapidement changé pour nous arroser d’une forte averse, nous avons donc rejoint le van en courant et pic-niqué sous un abris irlandais (NDLR: le village étant habité par pas mal de nationalités différents avons nous appris de la bouche d’une vieille anglaise au parapluie multicolore).    

L’idée était de faire ensuite la Grotte de la Baume Ste-Anne, mais arrivé en haut de la doline d’entrée nous nous sommes mi à douter à la vue des clôtures et barbelés l’encerclant et surtout du panneau interdisant tout accès. Nous avons donc joué la carte de la prudence et renoncé.

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Porche de la grotte de Sarrazine non pas pour faire des galettes bretonnes mais bien la descente sur corde du surplomb rocheux d’environ 120 mètres! Olivier et Simon ont commencé à équiper avec notamment une corde de 100 mètres pour la descente du surplomb proprement dit. Nous avons donc attendu patiemment notre tour. C’est en arrivant en bas de la corde que Simon s’est rendu compte que la corde était trop courte et qu’il manquait environ 5 mètres… En haut nous commencions à nous les geler sévère, et vu le crépuscule naissant nous avons du abandonner. Nous nous ne comprenons toujours pas pourquoi la corde était plus courte que prévu….
Après avoir déséquipé nous sommes repassé au refuge équestre de la Ferme du Pont-du-Diable à Crouzet-Migette des collèges de l’U.L.S pour essayer de grappiller quelques topos guides pour d’autres aventures. Ils étaient une quinzaine toutes tranches d’age confondues. Rendez-vous fut pris pour que les jours suivants nous mélangions les troupes. Nous avons alors rejoint nos pénates pour déguster un délicieux couscous préparé par Olivier 8 jours plus tôt mais qui a mon grand étonnement était toujours bon! Dodo vers 23H.

Vendredi, après nous être sustenté et avoir préparé le matos, nous avons rejoint la Ferme du Pont-du-Diable pour embarquer les autres camarades. A 11h30, c’est avec une douzaine d’individus que nous nous sommes préparés à descendre dans les entrailles du Gouffre des Essarlottes au milieu d’une forêt de conifères. L’entrée était un méandre à même le ruisseau ce qui a eu pour effet de nous tremper directement. Ensuite descente d’une série de puits de 12, 14, 10 mètres (je ne sais plus l’ordre)… Olivier et Alex sont descendu dans un « puits aveugle » pour ensuite remonter bredouille et flotté. Ce petit cafouillage m’a congelé à force de rester immobile en attendant. Il était parfois difficile de profiter du calme des lieux avec la logorrhée de certains du groupe… Je crois qu’il a eu des passages un peu plus étroits dans la glaise pour enfin arriver au torrent souterrain. Nous l’avons suivi en équilibre sur les berges pendants quelques centaines de mètres avant de faire demi tour. Certains se sont aventurés plus loin… La remontée à été assez dure pour moi car la fatigue commençait à vraiment se faire sentir. Quelques sucreries m’ont permis de tenir le coup. J’ai l’impression d’avoir fait perdre beaucoup de temps avec mon incapacité technique. C’est vers 19H30, après 8h de progression dans la cavité, que nous sommes sortis au compte-gouttes. Il faisait noir et il drachait. Se changer dans ces conditions, ce n’est pas drôle, mais ça fait du bien d’enfiler des fringues sèches! Quand tout le monde fut enfin sorti, on est repassé au gîte des collègues pour chopper les courses qu’ils avaient faites sympathiquement pour nous et puis nous sommes rentrés faire sécher nos effets au coin du feu. On m’avait demandé de montrer mes talents culinaires ce soir là, alors j’ai enfilé ma toque et on a rapidement préparé le repas: un curry coco de légumes,soy minced et riz. Martin un « ancien nouveau du club » qui habite fraîchement à Neuchâtel nous a rejoint pour la soirée et la fin du séjour. Après seulement 3 verres de vin je suis allé m’écrouler vers 1h.

Samedi l’avantage du jour c’est qu’on avait du pain en rab pour le ptit dej et que 2 larrons de l’U.L.S sont venus nous rejoindre à notre gîte. Quelle ne fut pas ma joie de constater que mes fringues avaient séchées durant la nuit! Après la traditionnelle et méticuleuse préparation du matos avec le topo guide sous le nez nous avons mis le cap sur Hautepierre-le-Châtelet et le Gouffre de La Légarde. L’ambiance était bien plus calme que le jour précédent et ce n’est pas plus mal de se retrouver à moins dans une cavité, histoire de na pas se sentir comme à la caisse du supermarché. La grotte a été principalement une série de puits dont un fractionné de 70 mètres! Puis ou puits oserais-je dire,  les premiers se sont engouffrés dans une série d’étroitures mouillantes et nous avons attendu bien 1/2h, ce qui a eu pour effet de me frigorifier et de mentalement me démotiver un peu. Donc nous avons pour la plupart fait demi tour. Je m’étais préparé à la remontée notamment en feuilletant un bouquin de technique spéléo et en redemandant des conseils avertis. Cela s’est mieux passé que hier, surtout parce que la flotte ne me coulait pas sur la gueule, que je n’étais pas trop trop mouillé et que je commence vaguement à m’habituer au matos. C’est avec joie que j’ai vu la sortie du dernier puits et les dernières lueurs du jour. Après 6h de visite nous avons pu nous changer; il ne pleuvait pas et la température était légèrement plus douce que hier.

  

Après le non moins traditionnel déséquipement par des mains expertes, nous avons pris le chemin de notre gîte pour embarquer de quoi préparer une Morbiflette et puis se rendre au gite des collègues de l’U.L.S. Nous avons donc rapidement préparé cet ersatz de tartiflette à base de Morbier avec des champignons. Nous avons levé le camp peu après 22H pour rentrer chez nous en embarquant un élément perturbateur dont je tairai le nom et avons rebu quelques verres au coin du feu avant de rejoindre les bras de Morphée.

Dimanche on s’est levé peinard à 9h30, certains sont allés faire le plein de vins et fromages pour ramener chez eux et après un brunch on a commencé à remballer nos trucs et à nettoyer un peu le gîte. Le départ fut donné à 12H pour une dernière visite à la Source du Lison et Creux-Billard à Nans-sous-Ste-Anne. Là-bas, on a nettoyé les cordes et le matos dans la rivière avant de se ramasser une mega drache sur la gueule histoire d’être trempé une dernière fois avant de rentrer. Sur la trajet du retour, nous nous sommes arrêtés près d’Arlon pour bouffer des frites dehors histoire d’avoir froid aussi une dernière fois aussi. A notre arrivée au local peu avant 22H, nous avons du ranger le matos et nettoyer l’intérieur du van avant reprendre nos affaires respectives et de nous dire aurevoir.

Merci à tout le monde pour avoir rendu cette première vraie expérience spéléo pour moi si enrichissante et agréable!

Vinnie

Participants: Olivier, Alex, Cécile F. et Vinnie, accompagnés de Benoit et Simon (Spi d’Ath).

Les Rendez-vous de l’Explo 2012

En cette belle journée d’automne avaient lieu les désormais traditionnels Rendez-vous de l’Explo. C’était l’occasion pour certains spéléos de présenter leurs découvertes souterraines à la communauté spéléo. Le programme nous a fait voyager à travers les grottes d’Olne à celles des glaciers de l’Himalaya, en passant par la Haute-Meuse, les Pyrénées, la Suisse, la Macédoine, les Philippines, le Mexique,… et bien entendu le Monténégro. Alex nous a ainsi présenté les résultats des 3 dernières années d’exploration sur le massif du Durmitor et en particulier dans le gouffre du Capitaine Flysch. Plus d’info ici.

Participants : Alex, Olivier, Arnaud, Clémence, Cécile C. et Stéphane (pour le RCAE) parmi 90 inscrits

Photo de ViG

Expédition à Durmitor (Monténégro)

C’est pour la dernière fois que les spéléos belges ont installé leur Q.G. dans le parc national du Durmitor au Monténégro afin de poursuivre l’exploration du gouffre du Captain’Flysch débutée en 2009. Contrairement à l’année passée, le beau temps était avec nous, même si quelques pluies et grêlons sont venus rafraîchir ce temps caniculaire.

Les objectifs étaient d’y relever les derniers points d’interrogation. Les sorties étaient longues et fatigantes, mais récompensées ! Deux nouvelles branches de la grotte ont été découvertes ; elles rejoignent toutes les deux le réseau connu depuis 2009 (près de la base du puits de l’Au-delà vers -450 m). Aussi, la jonction entre le Vortex (P53) et le Cyberlab, supposée en 2011 a été explorée. L’installation d’une grande vire aérienne nous a permis d’atteindre une terrasse derrière laquelle un P98 et une galerie déclive de 60 m termine cette nouvelle branche de la grotte.

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En parallèle au Flysch, nous avons approfondi certaines des prospections entamées lors des précédentes expéditions. Malgré leurs résultats peu concluants, elles ont permis aux moins expérimentés d’appréhender quelques techniques d’équipement et cette délicieuse discipline qu’est la topographie. Il est évident qu’une sérieuse formation sera indispensable pour compléter cette courte et légère expérience …

Malheureusement, cette année, nous n’avons pas retrouvé nos amis serbes. Mais des spéléos polonais nous ont tenu compagnie sur le massif. Que d’enthousiasme !

L’exploration du Captain’Flysch est désormais terminée. On ne vous a rien laissé ! .. Mais ne vous tracassez pas, vous savez bien que d’autres territoires encore inconnus des GPS restent à découvrir !

Merci à toute l’équipe d’avoir généré une ambiance aussi agréable et conviviale et, tout particulièrement à Pierre C. et Alex, sans qui cette expé n’aurait été aussi bien préparée.

Clarence Sous Terre

avec l’aide des camarades pour la rédaction

Participants : Pierre C., Tom, Renaud & Matéo (ULS) + Simon (Spid’Ath) + Patrice (GRSC) + Alex, Arnaud, Benja, Martin, Rodolphe, Fabien & Clem (RCAE)

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Savonnières en Perthois

Sur l’invitation du club d’Arlon, on se retrouve au local pour charger le minibus afin d’ensuite rejoindre la sympathique petite bourgade de Savonnières en Perthois. Là, une ancienne carrière souterraine parsemée de cavités nous attend.2012-02-12 71 meuse

Nous y entrons vendredi aux alentours de minuit, lourdement chargés; sortie prévue : dimanche 12h. Après environ 1,5km de marche, nous arrivons enfin au bivouac; plusieurs aller-retour sont nécessaires pour acheminer tout le matos (casseroles, réchaud, couchage, cordes…) dans nos « appartements ». Fatigués mais heureux, nous nous endormons sous ce ciel sans étoile.2012-02-11 16 meuse

Après réveil et petit déjeuner, deux équipes se forment: une part pour « la Besace » et l’autre pour « L’Avenir« . Chacun laissera l’équipement en place pour la seconde équipe. Les deux cavités sont assez verticales mais sans difficultés majeures.

On se retrouve « à la maison » pour un spaghetti bolognese géant et se raconter nos histoires de spéléo et d’autres. Au programme également, un partie endiablée de pétanque 3D (quand je vous disais qu’on était chargés)…

Le dimanche, c’est le rangement et rapatriement de tout le matériel vers les voitures. Nous sortons vers 14h  pour un dernier pic-nic et se dire qu’on se fera une bouffe avec le club d’Arlon qu’on remercie encore une fois pour cette invitation.

2012-02-12 73 meuseTPST : 38 heures

 

Participants : Jérôme, Alex, Arnaud, Clémence, Cécile F., Rodolphe, Fabien, Benjamin, Gauthier (RCAE) + Union Lorraine de Spéléo (Arlon)

 

Camp à l’Aven de Noël (Ardèche)

ARSPANPour la 3e fois, Laurence a participé au camp annuel de l’ARSPAN (Association de Recherche Spéléologique et de Protection de l’Aven de Noël), à Bidon en Ardèche. Cette année, le programme était consacré à divers travaux dans la première partie de la cavité (réfection du balisage, désob, ré-équipement, topo…), à des travaux d’explo en surface, à de la topographie (synthèse des travaux de 2008-2009) et à la visite d’une cavité du coin, jolie et peu connue (et bien défendue par son taux de CO2 dépassant largement la moyenne supportable).

En bonus exceptiAven de Noël - galerie intermédiaire. Photo V.Gerberonnel: la rando « vertige » dans les plafonds de l’aven d’Orgnac: du tout beau!! Une super ambiance et une région magnifique, à défaut d’une météo collaborative (crues massives en fin de séjour).

A côté du camp proprement dit, c’était aussi l’occasion de faire un peu de « tourisme » souterrain: repérage de Rochas / Midroï dans les gorges de l’Ardèche, petite virée à l’aven des Pèbres (Tharaux, Gard) et un passage-éclair à l’Isle-en-Rigault (Meuse), colonisé par une délégation de jeunes du GS Redan.

Participante: Laurence

Expé à Durmitor (Monténégro)

Pour la quatrième année consécutive, notre délégation belge s’est rendue dans le parc national du Durmitor au Monténégro en camp d’exploration. Ainsi, durant les deux dernières semaines de juillet nous avons continué l’exploration du gouffre du Captain Flysch, démarrée en 2009 dans le cadre du projet fédéral Explo2009 et poursuivie en 2010 avec une pointe à – 582 m et la découverte d’un nouveau réseau « parallèle », jonctionnant avec le premier.
Cette année fut de loin la pire au niveau météo. Nous avons du faire face d’abord à des vents violents (qui ont même abattu notre tente commune) suivis de pluies abondantes (nécessitant des tranchées pour ne pas être inondés). Avec un camp de base installé à 2130 m d’altitude situé à côté du lieu-dit « la colline venteuse », on aurait pu s’y attendre. Fort heureusement, on s’est vite rendu compte que la grotte réagissait peu aux précipitations abondantes, les parties actives restant tout à fait praticables.
Dés lors, nous avons quand même pu faire de nouvelles découvertes dans le gouffre du Captain Flysch.
Tout d’abord, dans la zone du fond, une belle escalade de 30 m a débouché sur un porche menant vers 3 petites salles successives suivies d’un puits d’une soixantaine de mètres rejoignant malheureusement la salle décantation de la pointe de l’année passée (-582 m).
Ensuite, dans le réseau parallèle, l’exploration d’une lucarne à -357 m de profondeur a permis de découvrir une galerie fossile bien concrétionnée donnant accès à un nouvel actif de grande dimension. Ce nouveau réseau se termine malheureusement par une nouvelle salle de décantation à – 460 m de profondeur. Après y avoir suivi l’actif dans un étroit méandre, on le perd au moment où il s’infiltre dans une zone colmatée de sédiments fins. Néanmoins, un espoir persiste car une autre lucarne, actuellement inaccessible, est visible dans la partie supérieure de la salle précédant le méandre. Ce réseau fossile se situe dans le prolongement de la galerie concrétionnée, mais débouche a un niveau supérieur demandant une escalade non négligeable…
Cette année, les Serbes nous ont rejoints après une semaine et se sont plutôt concentrés sur la réexploration d’une grotte à 7 entrées découverte dans les années 80 et dont la topographie manquait. Quelques uns d’entre-eux sont néanmoins descendus avec nous le dernier jour lors du déséquipement. De nouveau, l’ambiance avec eux était très chaleureuse et notre collaboration n’est pas prête de s’arrêter là.

Participants : Alex et Arnaud