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Examen du Brevet B

Gil et Solenn s’engagent dans un long périple vers les contrées très lointaines de Montrond-le-Château, afin d’y passer le fameux Brevet B.

Le départ se fait en ce vendredi 9 février après s’être donné rendez-vous à l’internat de Solenn à 13h30 pour un voyage de 6h qui leur a permis de réviser la partie théorique du brevet qui n’est pas leur fort à tous les deux. Arrivés à Besançon, les deux valeureux ont été chasser du bison pour leurs souper (vu le manque de bison dans la région, du saucisson, du fromage et du vrai pain français ont fait l’affaire !). Arrivés à 19h45 au gîte en même temps que les premiers flocons de neige, ils prennent possession des lieux en allumant le poêle, puis dégustent leur fameux bison fraîchement découpé. Ils ont été rejoints par deux de leurs compagnons (Pierre et Daniel) à 20h30, mais n’ont pas pu voir les autres arriver car ils étaient déjà dans les bras de Morphée… qui malheureusement ronflait fortement, au grand désespoir de Solenn.

Samedi

Le réveil se fit suivre par la découverte de leurs nouveaux copains avec qui ils ont pu prendre un petit déjeuner. La présentation des 4 examinateurs (Martin, Fred, Chris et Moïse) a été suivie par la découverte des équipes et l’attribution des grottes. La première était composée de Martin, Daniel et Solenn dans la Cheneau 2, la deuxième par Fred, Pierre et Gil dans Vauvougier, la troisième par Moïse, Paul et Thomas dans Mont Ratey et la quatrième par Chris et Geoffroy dans Pouet-Pouet.

-Equipe 1 – Cheneau 2 : la préparation du matériel par Daniel et Solenn se fait sans grande difficulté pour arriver à n’avoir que deux kits (ouf !). Yves, que nous avions oublié de vous présenter, s’est chargé des différents trajets, de la nourriture et du confort de chacun (tu es notre papa à tous !). C’est donc lui qui nous conduira jusqu’à la grotte supervisé par Daniel, qui ne verra pas des panneaux remplis de neige… Après une petite marche d’approche dans la neige franchement tombée durant la nuit, c’est Daniel qui a commencé d’équiper le P19 d’entrée, suivi d’un méandre avec 2 petits ressaut. Arrivé au P18, Daniel continue d’équiper. Ensuite, Solenn prend la relève pour le P28 et le P31. Après un petit ressaut, l’équipe décide de remonter mais à ce moment-là, faute grave pour Solenn, donc éliminatoire, elle se longe au mauvais endroit… Martin la réconforta en lui disant que si elle va jusqu’au bout du week-end, qu’elle pourrait être dispensée de certaines parties de l’évaluation du brevet pour l’année prochaine. La remontée des puits sera deséquipée par Daniel et le reste par Solenn, qui en profitera pour faire ses techniques de réchappe qu’elle réussira. La remontée du méandre fut périlleuse pour Daniel qui avait le gros kit. En plus, à sa sortie, il a du faire un dégagement d’équipier sur Martin. Après un petit coup de fil, Yves arrive à la rescousse pour nous amener au gîte qui sera déjà chauffé.

-Equipe 2 – Vauvougier : Gil et Pierre préparent leurs matériels et enkitent leurs cordes pour se retrouver avec 4 kits. Les voilà partis vers le gouffre de Vauvougier. Gil commence l’équipement par une vire aérienne à 35 mètres de haut et continue sur sa lancée par un puits de 28 mètres qui finit par un magnifique pendule d’une dizaine de mètres. Il continue dans un méandre pour arriver à un P20 qui, roulement de tambour, sera pendulaire. S’ensuit deux petits ressauts que Gil équipera avant de laisser sa place à Pierre. Ce dernier se lancera dans le P12 ASCO où toute l’équipe fera une petite pause bien méritée. Pierre passera dans une étroiture pour aller équiper un R4 se trouvant de l’autre côté. L’équipe continue dans un méandre qui débouchera sur un ressaut de 6 mètres, lui-même suivi de, surprise, un méandre. Les voilà arrivés au P11 que Pierre équipera. Arrivés devant une étroiture en trou de serrure, tout le monde passera… Ah non, Gil reste coincé ! Sur cette mauvaise nouvelle, ils décideront de faire demi-tour. Gil ouvrera la voie du déséquipement par le P11, R6, R4, pour arriver au pied du P12 ASCO. Là, Pierre et Gil feront leur fameuse technique de réchappe qu’ils réussiront. Gil ira ensuite faire pipi, mais Pierre se met en position pour faire la victime d’un dégagement l’équipier. Gil se met donc en route pour aller dégager sa victime. Ce sauvetage se fit en 7 minutes 30 loin des 10 minutes requis. Ils continueront leur progression jusqu’au R3 où Pierre reprendra le déséquipement. Après le P20 pendulaire, Gil aura quelques difficultés dans le méandre avec le gros kit. Il se fera aider quelques fois par Fred puis se passeront mutuellement le kit. Arrivée en bas du dernier puits, toute l’équipe remonte sans trop de difficulté malgré les deux gros kits qu’ils auront chacun. Retour à la voiture pour arriver au gîte où ils seront la dernière équipe, après 10 h sous terre.

Après un débriefing de nos cadres, tout le monde va dormir.

Dimanche

Après le petit-déjeuner, on nous donne nos nouvelles affectations. Les équipes seront : Fred, Daniel et Thomas dans Pouet-pouet, Chris, Pierre, Paul dans Cheneau 2, Martin, Geoffroy et Solenn dans Vauvougier et Moïse et Gil dans Pré Rond.

-Equipe 1 – Pré Rond : Gil et Moïse partent avec tout le matériel vers la grotte en voiture. Arrivés au parking, ils s’engagent sans équipement pour repérer le trou. C’est là que les recherches commencent : ils trouveront une entrée de grotte où ils tomberont nez à nez dans un terrier de blaireau (c’est vous, les blaireaux !). Ne sachant pas si c’était le bon trou, ils décident de retourner au gîte chercher des cartes IGN. Heureusement, car ce n’était pas le bon ! Après avoir facilement trouvé la bonne, ils s’engagent dans la grotte qui commence par un ressaut de 3 mètres avec une petite coulée d’eau. S’ensuit un méandre où se faufile 5 cm d’eau dans laquelle ils ont dû se coucher pour pouvoir progresser. Arrivé au bout du méandre, Gil équipe un P12 -bien arrosé- puis un deuxième P12 -encore plus arrosé. Après de grosses difficultés pour passer un coude, ils arrivent au-dessus d’un ressaut de 5 mètres. Pendant ce temps, ils verront l’eau monter… il s’avère que la grotte était en crue. Ils décident donc pour leur sécurité de rebrousser chemin, idée judicieuse car l’eau du méandre d’entrée avait doublée de volume. Durant la remonté, Gil et Moïse ont eu beaucoup de difficultés, l’eau les ayant littéralement gelés. Une fois arrivés à la voiture, ils jetteront tout le matériel dans le coffre pour rentrer en sous-combinaison jusqu’au gîte, où Yves-le-Sauveur avait laissé le poêle bien chaud. Pour se réchauffer, ils leur a fallu quand même 2 bonnes grosses heures.

-Equipe 2 – Vauvougier : pas de difficulté pour faire les 4 kits et arriver jusqu’à la grotte. C’est Solenn qui a commencé l’équipement par la main courante et le P28 qui finit par un grand pendule. C’est Geoffroy qui a pris la relève et a équipé les puits suivants. Arrivés au puits ASCO, nous avons mangé nos tartines et continué notre route. Après avoir un peu cherché le R6, nous sommes arrivés P11. Après avoir passé l’étroiture sans grande difficulté (pas comme l’équipe d’hier :p), nous avons continué à équiper un R5. Un beau méandre a suivi qui a débouché sur le ressaut Machpro. C’est là que nous avons décidé de faire demi-tour vu l’heure. À la remontée chacun a déséquipé ce que l’autre avait équipé. Arrivé en dessous du puits ASCO, chacun a pu dégager Martin. Solenn a réussi à le faire en quatre minutes…la petite danse de la joie était de rigueur ! Suite à deux mauvaises manipulations, malheureusement, Geoffroy a été recalé.  À la sortie, la neige s’est transformée en boue et Solenn s’est retrouvée plus sale que dans la grotte ! Comme il faisait déjà nuit, l’équipe a réussi à se perdre dans le champ et dû faire appel à google map pour se retrouver. C’est alors que Yves-le-sauveur est arrivé en compagnie de Gil (que tout le monde a pris pour le papa de Solenn !) pour les ramener car ils étaient la dernière équipe après 10h sous terre.

Arrivés au gîte, nous avons eu le droit à un délicieux repas et un débriefing de la journée. Les plus fatigués d’entre nous ont été dormir, alors que les autres ont décompressé de leur weekend de spéléo.

Lundi

Après le réveil et le petit-déjeuner, l’épreuve tant redoutée par Solenn et Gil : l’écrit ! Celui-ci était composé de QCM et de questions ouvertes sur la résistance des matériaux et la gestion d’un groupe en sortie de spéléo. Après correction, tout le monde a réussi sauf Daniel et Solenn uniquement pour la partie résistance des matériaux (crottes de bidouille).
Solenn repassera donc son brevet l’année prochaine, avec quelques dispenses : sans les techniques de réchappe, de dégagement d’équipier et la partie des questions ouvertes.

Gil, quant à lui, est très fièr de vous annoncer sa réussite et qu’il est maintenant officiellement détenteur du Brevet B (applaudissements !!!!)

Gil et Solenn 💕💕

Chantier au Four à Chaux, c’est la Fin…encore!

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve (encore!) à Esneux, pour terminer le chantier du Four à Chaux, une bonne fois pour toute! Comme d’habitude, le rdv est donné sur le parking où Charlotte et Antoine retrouvent Robert, Bobo, Thomas, Cédric et Jack. La dernière fois, Robs eu la lourde tâche de nous annoncer que nous avons oublié de garder un peu d’eau dans un bac au moment où nous avions le tuyau…et qu’il fallait donc remonter 60L d’eau! Antoine et lui même se sont amusés à garder et remplir plusieurs bouteilles ces derniers jours!  En parallèle, Jack et Cédric ont pour objectif de fixer 2 brochent à la sortie de l’étroiture et décident donc de passer par Beaumont pour plus de facilité. Ils embarquent avec eux la clé pour ouvrir la porte…la seule…Après un détour pour Robs pour la récupérer, c’est avec une trentaine de bouteilles que nous nous engouffrons sous terre pour rejoindre la salle des travaux.  Robs et Bobo s’affairent à construire un petit muret pour cacher un étançon, Antoine, Thomas et Charlotte cherchent des cailloux dont la taille est décrite par les 2 maçons et Jack et Cédric fixent les broches.

Mais cette tâche est loin d’être facile, surtout quand les batteries de la foreuse sont vides! En parallèle, on décide d’ouvrir un autre chantier: désober une suite probable qui plonge sur la droite 2m avant la jonction. Pendant que les Roberts finissent de maçonner et Cédric de faire un allé retour à la voiture pour chercher sa foreuse, Jack s’enfonce dans la faille pour « persuader » les pierres gênantes et se rend vite compte que Pascal les avait déjà forer quelques années auparavant. Dans la série des mésaventures, le trou et la mèche ont un diamètre de 8mm…évidement, on a besoin de 10mm! Robs retourne donc à son tour à la voiture et remonte avec Cédric. L’ouverture qui continue de plonger n’est pas bien large et Charlotte passe mais c’est limite! La suite n’est pas très avenante, ni particulièrement prometteuse…mais on va quand même revenir!

Antoine et Charlotte

Participants: Charlotte et Antoine du RCAE, Robert, Bobo, Thomas, Cédric et Jack du C7

Photos: Jack, Bobo et Cédric

TPST: env 5h

Chantier au Four à Chaux, c’est la Fin !

Pour bien commencer l’année, on décide d’organiser une énième séance au Four-à-Chaux, avec cette fois-ci pour objectif, de vider tous les déchets accumulés dans la grotte au cours des différentes phases du chantier.

Robs, Antoine, Marjorie et la retardataire Charlotte se retrouvent vers 14h au parking. On progresse jusqu’au fond de la grotte et on commence la vidange en évacuant des tuyaux en PVC, 3 étançons, des tiges de fer, des planches… en se les faisant passer jusqu’en bas de la petite pente ; la bassine passe tout juste l’étroiture ! Arrivés en bas, on décide de les apporter jusqu’à la porte, puis de les sortir. Et puisqu’on était si bien partis, autant tout apporter directement à la voiture ! Pendant ce temps, Robert installe les sacs de ciment de 25kg déjà pris dans des bidons coupés en 2, pour faciliter le transport. Quand on remonte, Robs est déjà au niveau de la pente. On sort les 3 sacs ainsi que 2 cordes. Musclor Antoine en portera 2 ! Arrivée à la voiture, Charlotte, venue habillée en sous-combi pour gagner du temps, se rend compte qu’elle a oublié ses vêtements ! C’est vêtue en moitié Robs-moitié Marjo, qu’elle trinquera avec les autres, à grand coup de choppes de Vikings, au bar du coin, jusque tard en soirée, à la FIN du « chantier Four-à-Chaux-jonction-Beaumont ».

Mais quand on connait Robs, on sait qu’avec lui, un chantier sous terre n’est jamais fini !

Charlotte

Participants: Antoine et Charlotte du RCAE, Robs et Marjo du C7

TPST: 2h

Chantier au Four à chaux -la suite et presque la fin-

C’est en cette fraîche journée du mois de novembre que se déroule la deuxième et dernière étape du chantier du Fours à Chaux. Pour rappel, le CPA avait demandé au C7, sous la supervision de Robert, de consolider la jonction entre la grotte du Four-à-Chaux et l’abîme de Beaumont. (http://rcae-speleo.be/wordpress/2017/04/chantier-au-four-a-chaux/ …pour ceux qui ne suivent pas !) Cette journée était initialement prévu en septembre avec les Sans Ciels et avait pour but de passer un tuyau d’arrosage pour confectionner le béton définitif sur place. L’objectif reste le même, les figurants changent…enfin… sans grande originalité ; en effet le RCAE est appelé à la rescousse !

Le rendez-vous est donné sur le parking de l’abîme de Beaumont pour 10h. Antoine, Gil, Sylvain et Colin rejoignent les membres du C7, Robert, Thomas, Stéphane et Cédric. L’idée théorique est d’utiliser les sacs de ciment entreposés au Four-à-Chaux lors de la première journée de chantier et de faire passer un tuyau d’arrosage de 200 m dans l’abîme de Beaumont. Le chef sépare la troupe en trois équipes : – l’équipe tuyaux, avec Gil et Antoine qui devront surveiller le matériel resté à l’extérieur, la citerne d’eau et bien sûr les tuyaux ! -l’équipe équipement, avec Colin, Sylvain et Cédric ; -l’équipe béton, avec Robs, Thomas et Stéphane. Ces derniers redescendent en bas de la colline en voiture et passeront par le Four-à-Chaux. Pendant ce temps, Colin se met à équiper la corde de 80m sous le regard attentif de Sylvain, portant un tuyau de 50m. Pour avoir fait tomber son descendeur en haut du puits avant d’avoir posé la corde, Colin devint le boulet de la journée ! A l’extérieur, Gil déroule les différents tuyaux pour rejoindre l’entrée de la grotte et se rend vite compte que l’estimation de Robert sur la longueur de tuyau nécessaire a été légèrement amplifiée ! Une centaine de mètre suffira, laissant ici et là des rouleaux de différentes longueur ! Charlotte débarque vers 13h à l’abime de Beaumont au moment où Antoine et Cédric partent sous terre pour fixer le tuyau jusqu’à la jonction. Elle les suit de loin, galère 10min pour descendre le premier petit ressaut et arrive à la tête de puits où Antoine lui crie de remonter prévenir Gil d’allumer l’eau pour un essai. Elle reste bloquée 30 min en bas du ressaut de 2m50 comme une petite fourmis bloquée dans un verre et attend Antoine pour l’aider ! Ils redescendront peu après avec une planche d’environ 2m qu’ils donneront à Colin qui les attend en bas du ressaut.  Celui ci a du mal à la faire passer dans les virages serrés, perdant son descendeur, avant de la passer à Sylvain qui la descendra grâce à une corde jusqu’à Cédric. Cette planche sera positionnée sur les étançons déjà présents coté Beaumont, avant l’étroiture. Antoine et Charlotte remontent pour prévenir d’allumer l’eau, dont l’écoulement sera géré en bas avec une pince. A partir de là, il faudra être patient ! Gil attendra toute la journée dans le froid avec Antoine qui fera des allers-retours jusqu’à la grotte. Charlotte ne tient pas très longtemps et descend à pied dans la foret jusqu’à l’entrée du Four-à-Chaux et rejoint ainsi l’autre équipe. Ici aussi, l’attente est longue ; Stéphane grelotte et Thomas dort ! De l’autre coté, Sylvain et Cédric utilise une invention de Robs, un piston fabriqué à partir d’une canalisation en PVC. Ils y insèrent le ciment pour l’injecter dans le trou situé en hauteur, au milieu de l’étroiture, inaccessible. Lors d’une pause, Charlotte prend la place de Robert pour aller dire bonjour à sa princesse, quand on se rend compte qu’elle peut s’asseoir au milieu de la jonction ! Joli traquenard pour Charlotte qui se retrouve à verser elle-même les sacs de ciment ainsi que de nombreux cailloux trouvés par ses collègues. Après s’être auto-bétonnée et avoir trempé Robs, Charlotte laisse la place à la goulotte gérée par Cédric et Sylvain. Pendant ce temps, Colin est remonté tandis que Stéphane commence à allumer le feu à l’extérieur pour la soirée. Le signal de fin est donné, Charlotte remonte en voiture pour prévenir de couper l’eau. On remonte les tuyaux extérieurs et on range tout, il manquera plus qu’aux deux garçons restés sous terre pour déséquiper, à remonter une corde et un tuyau. Pour retrouver les autres autour du feu à l’entrée du Four-à-Chaux, Antoine conduira la voiture de Charlotte, qui conduira celle de Gil, qui conduira celle de Robert… Vu l’heure tardive, 19h, on reporte le déblayage des déchets à un autre jour, quoi qu’il en soit, on peut le dire, le chantier Beaumont-Four à Chaux est terminé !

Charlotte

« C’est rigolo de faire une cabane dans une grotte! »

« Charlotte, tu es la meilleure des goulottes ! »

Participants: Antoine, Gil, Sylvain, Charlotte et Colin ET Robert, Thomas, Stéphane et Cédric du C7

Photos: Antoine, Robs, Stéphane

 

Formation au brevet B

Nous voici le 23 septembre, 2ème journée de formation préparatoire au Brevet B. Pour cela nous nous rendons à Villers-le-Gambon. Nous partons de Liège Solenn et moi-même jusque-là. Arrivée un peu avant 9h où tous les participants sont là… tous ? Ooh que non ! L’irréductible Benja n’est pas encore arrivé ! Tant pis, nous commençons sans lui. Petit tour de présentation des formateurs qui sont Olivier Stassart, Benoît Grignard et Fred Courcelles ainsi que les autres candidats : Nyko, Bernard, Laurent, Daniel, Pol, Pierre. 
Olivier nous donne les voies que chacun doit équiper et… Ahhh ! Benja arrive… nous partons chacun de notre côté rejoindre nos voies, les 7-8-9 pour ma part, la 10 pour Solenn et les 19-20-21 pour le retardataire. Solenn a beaucoup de mal à trouver le départ de la sienne vu que c’est une double voie et qu’elle doit la commencer par le milieu. Pour ma part, elles étaient assez facile et après avoir fini, je redescends pour voir ce qu’il reste à équiper. Olivier me propose ironiquement la voie 32 (voie que j’aime particulièrement…hein Charlotte ?!) Etant d’humeur généreuse, je la laisse à un de mes petits camarades et je pars équiper les 27-28, une double voie assez sympa. Pendant ce temps, Solenn a trouvé le début, le milieu et la fin de sa voie, de même que Benja et tous nos camarades. Une fois tout installé, nous allons sur le portique pour un exercice de dégagement d’équipier, 4 voies s’offre à nous et voilà toutes les marionnettes sur cordes. 17h30, après un rapide débriefing c’est l’heure de rentrer et de profiter d’une bonne soirée bien méritée.

Gil

Big jump

Le Big Jump est un événement que nous attendons tous les ans à la même époque avec impatience. 20min dans de l’eau froide me direz-vous, mais ce weekend champêtre marque le début officiel de l’été où l’air sent bon les vacances. L’objectif initial de cette manifestation est de sensibiliser le public sur la qualité de l’eau de nos rivières.

Cela fait plusieurs mois que des idées de radeau nous trottent dans la tête et elles prendront forme en ce dimanche matin. Amaury motive la troupe avec ses croissants sucrés non feuilletés, Sylvain comparent les différentes chambres à air de tracteur fournies par son cher papa, Charlotte veut y attacher une bouée Donuts, Antoine utilise ses poumons, Robert supervise les travaux, Gil et Vincent customisent une voiture et les flamants roses portent les canettes. Nous voilà partis pour Han-sur-Lesse en cortège lent, voitures gonflées à bloc, dedans et dehors! Incroyable car en avance, nous sommes les premiers sur place, le drapeau de l’UBS flottant à peine. Il est environ 13h30 quand tout le monde se jette à l’eau. Les 3 flamants roses, attachés à un fauteuil flottant, attaché au Donuts, attaché à notre immense bouée, sont lourds à tirer avec les 3 pagaies et les 5 paires de palme. Sur cet aller-retour jusqu’à l’ancien embarcadère de la grotte touristique, nous croiserons des petits pirates, des copains, des plongeurs qui nous pousseront et même une licorne… Trouvant la trempette un peu courte, la troupe reste patauger dans l’eau sous le regard amusé des touristes. Nos nouveaux copains du SCR nous rejoindront pour tenter une pyramide… Après nous avoir demandé de sortir de l’eau, la bière offerte habituellement aux participants ne sera pas de la partie cette année…dommage. Ce magnifique weekend ensoleillé se terminera autour d’un taboulé et d’un barbecue sur le terrain du gite de Han.

Cette édition aura attirée du monde, pas moins de 90 participants pour passer le mot : pas de poubelle dans nos rivières.

Charlotte

TPDE (temps passé dans l’eau!): environ 3h

Participants: Antoine, Amaury, Sylvain, Gil, Charlotte avec la compagnie de Vincent (Abyss) et Robs (C7)

Photos: Vincent Gerber

Samedi 6 mai – 1ère formation Brevet B

Sous un soleil radieux ce samedi 6 mai, Solenn, Gil, Benjamin, Pol (SSN) et Daniel (Sus-Pendus) se retrouvent à la Maison de la Spéléo pour suivre la première formation préparatoire au Brevet B.

Apres une rapide mise en route du percolateur, c’est devant une bonne tasse de café que Olivier démarre son programme.
Qui commence par un tour de table où chacun se présente, explique son parcours spéléologique et ses motivations à suivre cette formation.

Olivier enchaîne alors ses chapitres avec l’aide d’un dafalgan ou deux. En effet, un virus l’accable depuis quelques jours et sa forme n’est pas comme le soleil qui nous attend dehors.
Apres un rapide topo administratif sur les différents brevets, on découvre les notions de facteurs de chute, la théorie des cordes et autre noeuds savants (à faire et aussi à ne surtout pas faire).
Passé la partie théorique, nos tartines sont avalées aussi sec et nous prenons la route pour la carrière de Sprimont (mais à Floreffe !), où nous attendent le soleil et les travaux pratiques.

On débarque le matériel et, après un rapide repérage, des voies sont attribuées à chacun pour un premier exercice d’équipement.
Tous préparent ce dont ils -ou elle- ont besoin et c’est parti. Alors que tout le monde est bien engagé dans ses noeuds, Benjamin semble avoir disparu de la scène. Oli part à sa recherche, et se rend compte qu’il a raté son point de départ. Engagé loin dans les matitis, au mauvais endroit, pas anormal qu’il galère à trouver des points amarrage qui n’existent pas.
Un petit rappel à l’ordre, et le voilà remis sur le droit chemin.
Entre temps, les autres ont fini leur équipement et Olivier entame la pratique des techniques de dégagement d’équipiers. Et chacun de dégager sa chacune, et inversement -parfois avec un peu d’hésitations et pas mal de temps. Ensuite ce sont les techniques de réchappe qui sont abordées -surtout pour Pol & Daniel, puisqu’au RCAE nous les avions vues encore récemment ! Une fois tout le monde redescendu, nous revenons une dernière fois sur le cahier des charges pour les cotations et les fautes grâf’.
Mais le temps passe plus vite que prévu, et à bientôt 18h30, chacun part déséquiper. Le matériel est rassemblé, les cordes lovées, et on repart vers la Maison de la Spéléo pour ranger le matos et se dire au revoir.
RDV est pris pour la prochaine journée.

Benja (& Gil pour la partie où Benja « bartassait » de son côté)

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Chantier au Four-à-Chaux

En région liégeoise, dans la petite ville d’Esneux, deux cavités bien différentes peuvent offrir une traversée. En effet, l’Abime de Beaumont jonctionne avec la grotte du Four à Chaux par une étroiture. Mais cette dernière est très instable et présente des risques d’éboulements. Le club Continent 7, indépendamment du CPA, décide de faire quelques travaux pour rentre ce passage plus sur. Sous la supervision du célèbre Robert, ils commencèrent les travaux il y a très longtemps, en apportant le matériel nécessaire, ajoutant des étançons ici et là. Après une pause de plusieurs mois, le CPA les contacte pour leur donner un coup de main et demande de l’aide à la communauté spéléo pour finir le chantier. Le RCAE répond évidement présent. Cela va se dérouler en 2 temps; la 1ere journée est la préparation et l’installation du chantier. La 2e journée, prévue en septembre avec les Sans Ciels sera le passage d’un tuyau d’eau pour confectionner le béton définitif et le poser à ce moment là.
Le rendez vous est donner ce samedi 1er avril, à 10h à Esneux. Sylvain, Solenn, Antoine, Colin rejoignent Robert, Thomas, Stéphane et Greg devant l’entrée de la grotte du Four à Chaux. Ils commencent à débroussailler le chemin qui mène à la grotte pour faire passer une voiture et sa remorque contenant tout le matériel nécessaire aux futurs travaux. Puis ils adoptent une technique pour monter tout le matos sans trop galérer; après avoir mis le sable dans des kits, il faut passer la salle d’entrée, enjamber un précipice (si,si), les installer au bout d’une corde pour les faire monter un par un une pente étroite d’environ 8m. Un système de chaine humaine s’organise alors pour tirer en même temps et le décoincer par la même occasion.
Caro et Charlotte les rejoignent vers 13h. Opérationnelles seulement à 14h, elles se joignent à la troupe et prennent place dans la chaine pour monter sable et ciment jusqu’à l’étroiture.
Malgré les bras cassés que nous sommes, nous arrivons à coordonner nos mouvements pour réussir à monter 10 sacs de 25 kg de ciment à prise rapide (en n’en perçant seulement 2-3, 10% de perte non?!) et tout le sable de la remorque. Excès de zèle sur ce coup là, Robs nous prévient après que la moitié suffisait! Il demande la présence de 2 petits gabarits pour l’aider dans l’étroiture pendant que les autres dégageront les déchets et sacs de ciments à prise lente déjà présent, hors de la grotte. Solenn et Charlotte feront du ciment pour la première fois sous les recommandations de Robs, couché dans l’étroiture, se cimentant lui même! Solenn tenta de remuer la mixture avec ses doigts car «c’est quand même plus facile» mais se rendit vite compte que c’était loin d’être l’idée du siècle! De retour à l’extérieur, les autres ont déjà commencé l’apéro pendant que Stéphane s’occupe du feu. On finira cette journée efficace par un barbeuc… sous la pluie!

Entrainement brevet A à la Basilique de Koekelberg

Arrivée sur place à 8h55. Ciel bien nuageux comme aux bonnes vieilles habitudes belges mais on ne se décourage pas ! Bien armé de nos bras reposés (ou pas, et oui, grimpeur aussi), on cherche un petit regroupement de gens bizarroïdes à casques qui seraient pendus au bout de cordes… Malheureusement, après 10 bonnes minutes de tourniquet autour de la basilique, aucun signe des hommes des cavernes. Nous décidons donc, Nicolas et moi-même de refaire le tour à pied depuis le panneau indiquant « spéléo »… après 5 minutes sous la bruine à essayer toutes les porte numérotées de la basilique, l’une d’elle s’ouvre ! Miracle ! c’est la porte numéro 7 (retenez bien pour les prochains ;D)… et nous entrons dans le ventre de la bête, bien chauffé.

Belle surprise en arrivant : il y a des cordes partout ! Des passages de nœuds, des déviations, des vires, des mains courantes, des parapluies, des fractios, des montées et descentes, même en étroitures, des oppositions… et même pour le ramping en hauteur : un sarcophage pendu au plafond (bah oui, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver en grotte !)

Blague à part, nous débutons la séance à 9h30. Petit groupe de 10 personnes de clubs différents avec une bonne ambiance. Nous débutons par des rappels « qui font du bien » : d’abord monté et descente avec clé double ou complète sur le descendeur, passage de nœuds, fractio, parapluie, vire, étroiture en montée et descente, déviation, descente guidée jusqu’au sol ou en hauteur, échelle, oppositions… accompagnés de tout plein de petit conseils pratiques pour gagner en sécurité et parfois pour aller plus vite aussi. Nos entraineurs seront aussi de la partie dans le jury donc autant bien les écouter !

Pause de midi de 12h à 13h, puis de nouveau on grimpe sur corde. Cette fois ci, petite difficulté supplémentaire, on a un kit avec une corde à l’intérieur. Pour cela on apprend aussi à la ranger correctement à l’intérieur du kit. On doit effectuer un parcours d’environ 1h30-2h en finissant par un puit de 30m. Finalement, la séance se termine avec l’apprentissage des nœuds de base : nœud de huit simple et double, nœud de chaise simple et double (ce dernier n’étant utilisé qu’en amarrage simple), nœud de mickey, nœud de fusion, nœud de vire, nœud de raccord de corde. A 16h-16h30 nous avons terminé et après la démonstration de quelques exercice physique à faire tous les jours pour gagner en puissance, nous rentrons sur Liège bien fatigué mais avec un bon début de formation !

Claire et Nico

JSS 2016: 20 ans fêtés dignement!

Les journées de spéléologie scientifique 2016 à Han-sur-Lesse et Dinant: Un anniversaire fêté dignement!

Une fois de plus les journées de spéléo scientifique ont rassemblé un grand nombre de spéléos, chercheurs, curieux et passionnés autour de différentes thématiques touchant de près ou de loin aux aspects scientifiques du milieu sous-terrain. Et pour cause, cette année c’était la 20ème édition. Année anniversaire oblige, les organisateurs ont prévu une journée supplémentaire aux deux journées « traditionnelles ». Nous étions plus ou moins 120 participants répartis sur les 3 jours.

La journée complémentaire du vendredi débute avec la conférence consacrée à la datation inédite des aménagements néandertaliens de la grotte de Bruniquel en France. Guidés par Jacques Jaubert et Sophie Verheyden, tout deux à l’origine de cette étude publiée dans la célèbre revue « Nature », nous avons été transportés dans leurs recherches de ce qui est peut-être la plus vieille construction humaine au monde. Une bonne partie de notre histoire est donc bien écrite dans nos cavernes. Une part de mystère reste encore à élucider sur ces étonnantes constructions, rendez-vous aux prochaines éditions, pour reparler de cette étude pleine de nouvelles perspectives!
La suite de la journée se déroule dans le Domaine des Grottes de Han, plus précisément à la découverte du massif de Boine. Embarqués dans un camion touristique, nous avons le privilège d’écouter les commentaires d’Yves Quinif qui nous présente les nombreux phénomènes karstiques. Nous nous attardons aux divers points de vue et au Gouffre de Belvaux présent dans le domaine. La visite en surface prend fin à l’entrée touristique des Grottes de Han. Vous l’aurez compris, la suite de la visite s’effectuera sous terre.
Dans la grotte, en plus de contempler les magnifiques concrétions, notre guide nous parle des différentes études effectuées ou qui sont toujours en cours. Dans la Salle Vigneron, il nous interpelle notamment sur la richesse que représentent les sédiments déposés par la rivière il y a des siècles. Dans la Salle du Trophée, c’est au tour de Sophie Verheyden de nous présenter l’étude qu’elle a mené sur la stalagmite Proserpine de la Salle du Dôme. Cette étude a non seulement permis d’en savoir plus sur le climat qui à régné dans la salle, mais elle a aussi pu déterminer l’âge de sa formation.
A la suite de notre visite et pour clôturer cette journée d’anniversaire, un drink nous a été offert dans le cadre magique de la Salle d’Armes. Ce n’est pas tout les jours que l’on prend l’apéro dans un tel endroit. Ce fut une agréable expérience! La soirée c’est ensuite terminée au Pavillon des grottes  autour d’un banquet.

La journée du samedi est consacrée aux diverses conférences. Celles-ci reprennent des sujets bien divers, mais toujours dans le thème de la spéléo et de la karstologie.
Le matin, après le mot de bienvenue des organisateurs, nous pouvons écouter respectivement :
-Amaël Poulain, nous parler du traçage au Fluo-G;
-Loraine Dewaide, qui, dans la poursuite de ses recherches, tente de comprendre grâce à une maquette, le système hydrodynamique  de la Lesse souterraine de Furfooz;
-Yves Quinif, qui étudie les dépôts présents  dans la grotte du Pont d’Arcole à Hastière, afin de comprendre la chronologie de ce remplissage;
-Carole Nehme et Jérémy Flament , qui nous expliquent leur étude sur le microclimat qui règne dans la salle du Dôme des grottes de Han;
-Stéphane Jaillet, pour terminer la matinée, qui nous présente l’avenir, on l’espère, de la topographie et cartographie des grottes avec l’apport des technologies 3D.
Après un repas bien mérité, il est temps pour ceux qui le souhaitent d’assister à la présentation de différents posters.  Dans l’un, nous pouvons apprécier des cartes postales anciennes qui ont immortalisé les grottes de han. Dans un autre, nous voyons la doline du « trou-madame », détaillée en 3D grâce à une méthode géoélectrique. Dans un troisième, nous saisissons la philosophie moléculaire et systématique des Niphargids d’Europe centrales et occidentales. Dans une quatrième, nous nous intéressons à l’étude et visualisons en 3D par photogrammétrie la salle du Val d’Enfer de la grotte de Lorette à Rochefort, prise depuis un drone. Puis, dans un cinquième, nous venons sur le problème de CO2 rencontré récemment dans la grotte de la Laide Fosse de Rochefort. Ce phénomène reste toujours inexpliqué.
Vers  13h45, il est l’heure de commencer un deuxième marathon de communication. Nous assistons aux présentations respectives de :
-Élise Kazmierczak, supervisée par le « Maître Jaillet », qui analyse structuralement le modèle 3D de la Salle du Dôme
-Georges Michel  qui nous parle de l’origine, de la cause, des conséquences et des solutions du chantoir surprise apparu à La Reid.
-Jean Godissart, qui, avec l’exemple de la grotte de la Fontaine de Rivîre, interprète la genèse des grottes dans les karsts barrés du Bassin de Dinant.
-Mohammed Allan, qui étudie la pollution atmosphérique enregistrée dans les stalagmites de Han-sur-Lesse.
Vers 15h45, une troisième session de communications a lieu avec :
– Arnaud Watlet qui cherche à découvrir une cavité cachée dans la grotte de Rochefort, à l’aide des anomalies de pesanteur produites par les inondations souterraines.
-Joël Rodet, qui nous parle de l’occurrence de bandes et anneaux de Liesegang, puis de leurs significations dans la Karstogenèse.
-Didier Cailhot, qui étudie l’évolution géomorphologique d’un site archéologique du Paléolithique en bordure de la Dordonne.
-Thomas Lecocq et Koen Vannoten, qui ont réalisé une expérience géophysique dans le réseau Sud des grottes de Han et qui souhaiterait la reproduire dans la grotte de Bruniquel.
Au total, nous avons assisté à pas moins de 13 conférences, qui reprenaient des sujets biens divers, de la spéléo d’exploration à la science « dure ». La journée se clôture par la présentation de l’excursion du lendemain et le traditionnel mot de la fin de Camille Ek. La soirée quant à elle s’est terminée au « gîte d’étape » de Han ou de nombreux participants ont encore pu échanger leurs études ou leurs travaux.

Le dimanche est consacré à une visite sur terrain. Cette année, c’est à Dinant que les organisateurs nous donnent rendez-vous avec pour thème de visite « Le karst urbain ». La ville située dans la vallée de la Meuse recèle de nombreux phénomènes karstiques dans son périmètre urbain.  Dans le cadre de l’excursion, nous nous concentrons sur les deux grottes touristiques de la Cité mosane.
La journée débute par la grotte La Merveilleuse. Vu le grand nombre de participants, un « troupeau d’au moins 70 têtes », nous nous divisons en 2 groupes, guidés par Camille Ek et par des membres du club spéléo « SC La Corde » de Dinant (Joël Hosselet et Jean-Benoit Schram). Découverte en 1904, suite à la création d’une tranchée pour le chemin de fer, la grotte va avoir toute une histoire pour la ville. En plus d’être touristique, elle va notamment servir comme grotte refuge, lors des deux conflits mondiaux. Nous avons le privilège de nous rendre dans des salles normalement fermées au public. La présence de cailloux roulés dans une galerie supérieure attire notre attention. À la sortie, Jean Godissart nous donne des explications sur les circulations d’air dans la grotte, les taux de CO2 et leur cyclicité.
L’après-midi, nous avons rendez-vous au centre de Dinant, le long du fleuve pour l’explication de différents phénomènes karstiques. Nous partons ensuite à la découverte de la grotte de Montfat. Cette cavité autrefois touristique est aujourd’hui totalement à l’abandon.
Nous commençons la visite par la partie de la grotte dite « karstique » . Cette partie témoigne de l’évolution de la Meuse depuis plus de 400 000 ans, grâce à la datation des spéléothèmes. Elle présente également de belles morphologies de galeries phréatiques sans doute creusées par une paléo-Meuse avant son incision Quaternaire. Dans cette partie, nous contemplons d’étonnantes concrétions en béton faussement authentiques, très à la mode à une certaine époque, nous ne serons pas dupes.
La visite se poursuit par la partie dite « militaire » de la grotte. Dès le XIIIe siècle, celle-ci est utilisée par la ville pour des raisons défensives. Elle permettait aux gardiens de relier le haut de la ville à la tour des Bourgeois. Beaucoup de vestiges sont présents, mais sont malheureusement négligés. Au sommet de la grotte, nous pourrons contempler de magnifiques points de vue également non entretenus. C’est là, avant une descente vertigineuse le long de la falaise, que se termineront les journées scientifiques 2016.

Une fois de plus ces journées furent riches en découvertes et en rencontres. Un grand merci au comité organisateur et aux différents participants qui ont fait de ces trois journées un réel succès. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

Sylvain Jacoby du RCAE.

Participants : Alex, Sylvain, François pour les 3 jours ; Charlotte, Déborah DF et Oli pour le vendredi uniquement