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Equipons Senzeille

Comme tous les ans le club GSCT organise un parcours technique dans les carrières de Beauchâteau à Senzeilles. Aucun membre du RCAE ne sera présent lors de cette manifestation, mais Olivier, Gil et Charlotte accepteront l’invitation pour venir aider à équiper cette gigantesque toile d’araignée. Après avoir affronté la chaleur caniculaire, nous arrivons le jeudi soir vers 23h pour retrouver Cédric, Benoît, Marc et compagnie et bien sûr la cochonne, toujours au rendez-vous ! Réveillés au petit matin par le chant des oiseaux et les premiers lève-tôt, nous partons vers 9h avec, pour chacun, son kit, ses cordes, ses moustifs et sa fiche d’équipement. Gil s’occupera du début du parcours débutant, Charlotte de la seconde voie et Olivier, tout en supervisant les deux premiers, de la suivante. Gil joue à l’acrobate tandis que Charlotte, se trompant de voie 2 fois, réinvente quelque peu son morceau de parcours. Avant de tendre le rappel guidé, nous décidons de rejoindre les autres pour manger. Nous reprenons tous les trois l’équipement de Charlotte, la tête en bas ! Vers 16h, Olivier fera tout le parcours débutant pour vérifier l’équipement et ne put s’empêcher d’ajouter un passage de nœud ! Pendant ce temps, Gil et Charlotte s’occuperont du balisage pour indiquer aux futurs participants, les chemins d’accès aux parcours. Vers 18h30, Gerry met un terme à l’équipement et nous rejoint pour les spaghettis et la Cochonne offerte par les organisateurs. Encore une belle journée avec d’autres copains, et en plus, Gil a eu son t-shirt !

Charlotte

Participants RCAE : Olivier, Gil et Charlotte

 

Une très Vilaine source !

Lors des week-ends d’initiation du RCAE, une vilaine source nous sert de machine à laver pour nettoyer le matos utilisé lors des sorties, mais jamais on ne se serait douté que quelques mètres plus haut, se trouvait une grotte incroyable.

Arrivés à Humain  vers 10h, Benja et CaroT en AVANCE, suivis de Sylvain, Antoine, Didier et Charlotte, nous rencontrons nos guides. Répartis en deux groupes, nous serons environ une quinzaine à découvrir ce lieu magique. Guidés par Fred et Alain, nous franchissons 3 portes et plusieurs éboulis pour atterrir dans de grands volumes. Les salles se suivent, toutes remplies de concrétions en tout genre. Des stalactites torsadées, de petits sapins de boue, des dunes calcifiées. 2 particularités surprennent les invités : une formation boueuse accrochée à la paroi ressemblant à une façade d’immeuble et surtout ce trait circulaire autour de certaines stalagmites faisant penser à un message codé venant d’un autre monde! Au fond de la cavité, nous rejoignons la fameuse vilaine source et c’est tout au bout que nous croisons l’autre groupe. Un second Alain et Jean-Paul se greffent à notre troupe et nous proposent de ramper dans l’eau pour voir le siphon…challenge accepté ! Trempés, nous décidons de faire une pause goûter tandis que Benja prend de l’avance pour immortaliser la sortie. Sur le retour, il prit quelques-uns d’entre nous en otage pour apporter de la lumière. Fred et Charlotte s’enfuient en premiers, suivi de loin par Alain, Didier et Sylvain. A cause de cette échappée, pas de photo de groupe souterraine, mais plutôt ensoleillée à la sortie, devant cette vilaine source, qui est bien loin de l’être. Après avoir nettoyé notre matos perso, nous terminons la journée à la friterie habituelle !

Nous remercions tous les membres de la SSN pour nous avoir fait découvrir ce merveilleux site et plus particulièrement Fred, Alain et Alain, pour leur patience, leur aide et leur gentillesse.

Charlotte

TPST : 3h30

Participants : Benja, CaroT, Sylvain, Antoine, Didier et Charlotte

Photo : Charlotte (en rapide!) et Benja (en mieux !)

https://bengiscan.pixieset.com/vilainesourcebe/

Traversée Chawresse-Véronika à la Rochefort !

C’est par un matin ensoleillé que nous accueillons sur le parking du Bois des Manants les membres du Spéléo Club de Rochefort. L’objectif de la journée : leur faire découvrir les joies de la traversée Chaweresse-Véronika ! C’est en professionnels que nous leur décrivons notre progression à l’aide de l’immense topo apportée par Sylvain. On rappelle qu’il n’y a qu’un passage étroit, situé à l’entrée, qu’une fois passé le reste ira tout seul… Une fois équipés, les 8 participants entament la petite marche pour arriver à la buse d’entrée. Charlotte, Sylvain et Antoine se répartissent dans le groupe et entament la descente des cheminées. Lors de celle-ci, malheureusement, Marjolaine glisse et se fait mal à la cheville. Plus possible pour elle de continuer. Pendant que le reste des participants se regroupe à la salle basse, Marjolaine, la parfaite victime qu’on aimerait tous avoir, s’auto-extrait de la grotte (avant de se conduire elle même à l’hôpital !) talonnée par Sam et Sylvain. Débute alors pour le reste du groupe, une succession de passages tortueusement boueux ! Guidé par les souvenirs d’Antoine et les micros fiches topo (plastifiées !!!) de Charlotte, le groupe progresse rapidement et (presque) sans se perdre. Sylvain et Sam nous rejoignent et nous enchaînons les passages clés (dont cinq étroits un peu oubliés par les guides) jusqu’à la Galerie des Rotules qui marque la presque fin de la traversée. Petite visite et photos souvenir dans Véronika avant de retrouver nos copains de La Cordée au niveau du tunnel de la CILE.  Avant de partir, Marjolaine a pensé à mettre les bières dans la voiture de Charlotte (parfaite je vous dis !) et c’est donc sur le parking que la troupe partagera le verre de l’amitié avant de se séparer.

Habituellement, c’est nous les guidés et c’est nous qui apportons la traditionnelle bouteille de remerciement. Pour notre première fois, c’est nous qui l’avons reçu. Et pour notre premier guidage sans les grands, avec fierté et solennellement, nous l’avons bu tous les 3 à la santé des Rochefortois. En plus, c’était du Woodberry !

TPS : 3H30

Participants RCAE : Antoine, Charlotte, Sylvain

Samedi 6 mai – 1ère formation Brevet B

Sous un soleil radieux ce samedi 6 mai, Solenn, Gil, Benjamin, Pol (SSN) et Daniel (Sus-Pendus) se retrouvent à la Maison de la Spéléo pour suivre la première formation préparatoire au Brevet B.

Apres une rapide mise en route du percolateur, c’est devant une bonne tasse de café que Olivier démarre son programme.
Qui commence par un tour de table où chacun se présente, explique son parcours spéléologique et ses motivations à suivre cette formation.

Olivier enchaîne alors ses chapitres avec l’aide d’un dafalgan ou deux. En effet, un virus l’accable depuis quelques jours et sa forme n’est pas comme le soleil qui nous attend dehors.
Apres un rapide topo administratif sur les différents brevets, on découvre les notions de facteurs de chute, la théorie des cordes et autre noeuds savants (à faire et aussi à ne surtout pas faire).
Passé la partie théorique, nos tartines sont avalées aussi sec et nous prenons la route pour la carrière de Sprimont (mais à Floreffe !), où nous attendent le soleil et les travaux pratiques.

On débarque le matériel et, après un rapide repérage, des voies sont attribuées à chacun pour un premier exercice d’équipement.
Tous préparent ce dont ils -ou elle- ont besoin et c’est parti. Alors que tout le monde est bien engagé dans ses noeuds, Benjamin semble avoir disparu de la scène. Oli part à sa recherche, et se rend compte qu’il a raté son point de départ. Engagé loin dans les matitis, au mauvais endroit, pas anormal qu’il galère à trouver des points amarrage qui n’existent pas.
Un petit rappel à l’ordre, et le voilà remis sur le droit chemin.
Entre temps, les autres ont fini leur équipement et Olivier entame la pratique des techniques de dégagement d’équipiers. Et chacun de dégager sa chacune, et inversement -parfois avec un peu d’hésitations et pas mal de temps. Ensuite ce sont les techniques de réchappe qui sont abordées -surtout pour Pol & Daniel, puisqu’au RCAE nous les avions vues encore récemment ! Une fois tout le monde redescendu, nous revenons une dernière fois sur le cahier des charges pour les cotations et les fautes grâf’.
Mais le temps passe plus vite que prévu, et à bientôt 18h30, chacun part déséquiper. Le matériel est rassemblé, les cordes lovées, et on repart vers la Maison de la Spéléo pour ranger le matos et se dire au revoir.
RDV est pris pour la prochaine journée.

Benja (& Gil pour la partie où Benja « bartassait » de son côté)

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Chantier au Four-à-Chaux

En région liégeoise, dans la petite ville d’Esneux, deux cavités bien différentes peuvent offrir une traversée. En effet, l’Abime de Beaumont jonctionne avec la grotte du Four à Chaux par une étroiture. Mais cette dernière est très instable et présente des risques d’éboulements. Le club Continent 7, indépendamment du CPA, décide de faire quelques travaux pour rentre ce passage plus sur. Sous la supervision du célèbre Robert, ils commencèrent les travaux il y a très longtemps, en apportant le matériel nécessaire, ajoutant des étançons ici et là. Après une pause de plusieurs mois, le CPA les contacte pour leur donner un coup de main et demande de l’aide à la communauté spéléo pour finir le chantier. Le RCAE répond évidement présent. Cela va se dérouler en 2 temps; la 1ere journée est la préparation et l’installation du chantier. La 2e journée, prévue en septembre avec les Sans Ciels sera le passage d’un tuyau d’eau pour confectionner le béton définitif et le poser à ce moment là.
Le rendez vous est donner ce samedi 1er avril, à 10h à Esneux. Sylvain, Solenn, Antoine, Colin rejoignent Robert, Thomas, Stéphane et Greg devant l’entrée de la grotte du Four à Chaux. Ils commencent à débroussailler le chemin qui mène à la grotte pour faire passer une voiture et sa remorque contenant tout le matériel nécessaire aux futurs travaux. Puis ils adoptent une technique pour monter tout le matos sans trop galérer; après avoir mis le sable dans des kits, il faut passer la salle d’entrée, enjamber un précipice (si,si), les installer au bout d’une corde pour les faire monter un par un une pente étroite d’environ 8m. Un système de chaine humaine s’organise alors pour tirer en même temps et le décoincer par la même occasion.
Caro et Charlotte les rejoignent vers 13h. Opérationnelles seulement à 14h, elles se joignent à la troupe et prennent place dans la chaine pour monter sable et ciment jusqu’à l’étroiture.
Malgré les bras cassés que nous sommes, nous arrivons à coordonner nos mouvements pour réussir à monter 10 sacs de 25 kg de ciment à prise rapide (en n’en perçant seulement 2-3, 10% de perte non?!) et tout le sable de la remorque. Excès de zèle sur ce coup là, Robs nous prévient après que la moitié suffisait! Il demande la présence de 2 petits gabarits pour l’aider dans l’étroiture pendant que les autres dégageront les déchets et sacs de ciments à prise lente déjà présent, hors de la grotte. Solenn et Charlotte feront du ciment pour la première fois sous les recommandations de Robs, couché dans l’étroiture, se cimentant lui même! Solenn tenta de remuer la mixture avec ses doigts car «c’est quand même plus facile» mais se rendit vite compte que c’était loin d’être l’idée du siècle! De retour à l’extérieur, les autres ont déjà commencé l’apéro pendant que Stéphane s’occupe du feu. On finira cette journée efficace par un barbeuc… sous la pluie!

Abîme de la Chawresse – Réso-B

Entrée « propres, frais (ou presque) et secs » sous le soleil avec des VVS Jongeren (+/- le Spéléo J de nos compatriotes – www.speleovvs.be/index.php/nl/jongeren) vers 11h30, sortie « trempés, courbaturés et glaiseux » sous les premières étoiles derrière 3 membres de l’Astragale vers 19-20h.

Et voici le CR de Patrice pour l’entre deux :

Sortie très sportive dans le Réso-B pour un inter-clubs !

Le projet était d’explorer un puits oblique tout au fond du Réso-B et ensuite de boucler ce réseau exigeant.

Olivier nous a conduit et même materne tout au long du parcours. Arrivé sur place, une rapide visite dans cette tranchée trop étroite a permis de constater que ce sera un chantier « pour les générations futures »

A la sortie, nous étions tous convaincus (frigorifiés et crampés) que l’humain s’épanouit dans les douches chaudes.

TPST : 8 heures

Participants volontaires, RCAE : Charlotte, Olivier, Colin et Sylvain ;  GRSC : Patrice

CR : Patrice

Entrainement brevet A à la Basilique de Koekelberg

Arrivée sur place à 8h55. Ciel bien nuageux comme aux bonnes vieilles habitudes belges mais on ne se décourage pas ! Bien armé de nos bras reposés (ou pas, et oui, grimpeur aussi), on cherche un petit regroupement de gens bizarroïdes à casques qui seraient pendus au bout de cordes… Malheureusement, après 10 bonnes minutes de tourniquet autour de la basilique, aucun signe des hommes des cavernes. Nous décidons donc, Nicolas et moi-même de refaire le tour à pied depuis le panneau indiquant « spéléo »… après 5 minutes sous la bruine à essayer toutes les porte numérotées de la basilique, l’une d’elle s’ouvre ! Miracle ! c’est la porte numéro 7 (retenez bien pour les prochains ;D)… et nous entrons dans le ventre de la bête, bien chauffé.

Belle surprise en arrivant : il y a des cordes partout ! Des passages de nœuds, des déviations, des vires, des mains courantes, des parapluies, des fractios, des montées et descentes, même en étroitures, des oppositions… et même pour le ramping en hauteur : un sarcophage pendu au plafond (bah oui, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver en grotte !)

Blague à part, nous débutons la séance à 9h30. Petit groupe de 10 personnes de clubs différents avec une bonne ambiance. Nous débutons par des rappels « qui font du bien » : d’abord monté et descente avec clé double ou complète sur le descendeur, passage de nœuds, fractio, parapluie, vire, étroiture en montée et descente, déviation, descente guidée jusqu’au sol ou en hauteur, échelle, oppositions… accompagnés de tout plein de petit conseils pratiques pour gagner en sécurité et parfois pour aller plus vite aussi. Nos entraineurs seront aussi de la partie dans le jury donc autant bien les écouter !

Pause de midi de 12h à 13h, puis de nouveau on grimpe sur corde. Cette fois ci, petite difficulté supplémentaire, on a un kit avec une corde à l’intérieur. Pour cela on apprend aussi à la ranger correctement à l’intérieur du kit. On doit effectuer un parcours d’environ 1h30-2h en finissant par un puit de 30m. Finalement, la séance se termine avec l’apprentissage des nœuds de base : nœud de huit simple et double, nœud de chaise simple et double (ce dernier n’étant utilisé qu’en amarrage simple), nœud de mickey, nœud de fusion, nœud de vire, nœud de raccord de corde. A 16h-16h30 nous avons terminé et après la démonstration de quelques exercice physique à faire tous les jours pour gagner en puissance, nous rentrons sur Liège bien fatigué mais avec un bon début de formation !

Claire et Nico

Savonnières-en-Perthois

Les Savonnières, enfin. Tous les ans, on les attend avec impatience. Cette petite parenthèse nocturne qui nous évade un peu de notre vie.

La première vague partira vers 13h30 du local avec Gil, DébO, Déb’A et Charlotte en direction de la Meuse française, avec un arrêt à Arlon pour récupérer Sylvain et accessoirement la clé de la grotte du Rupt-du-Puits que nous ferons dans la soirée. C’est vers 20h que nous nous engageons dans la forêt vraiment déboisée depuis l’année dernière, où nous découvrons la nouvelle entrée de la cavité, un abri donnant directement sur l’immense et impressionnant puits de 50 mètres. Nous équipons deux cordes pour aller plus vite lors de la remontée. Gil ouvre la marche pour ensuite contre-assurer la descente des deux Déborah; c’est à ce moment-là que nous remarquons que la roche est très friable et se détache par morceau. Grâce à cette nouvelle entrée, nous pouvons désormais fermer la porte à clé de l’intérieur en ayant aucune crainte sur le fait que des rigolos nous enlèvent les cordes! En bas, nous découvrons alors la superbe rivière souterraine dans laquelle nous n’hésitons pas à patauger grâce aux néoprènes. À mi-parcours, à cause d’un petit problème de chaussures et de semelles détachables, Déb’A et Charlotte ferons demi-tour et prendront leur temps pour remonter à cause des chutes de pierres. L’équipe restante continue sa progression jusqu’à la Galerie des Marmites qu’elle préférera éviter en passant par au-dessus, grâce au parcours de main courante équipé en fixe. Ils feront demi-tour vers 22h30, les filles les accueilleront environ une heure plus tard. Nous reprenons la route pour les carrières et après 2 km de marche souterraine et 2 « raccourcis » de Sylvain, nous arrivons enfin au camps aux alentours d’une heure du matin.

La deuxième vague composée d’Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin et José, est partie de Liège aux alentours de 18h, en faisant un petit détour par Tilff pour récupérer le matos que Colin oublié dans la voiture de sa maman… le weekend commence bien!

Dans les carrières, Amaury, Fred et les copains de l’ULS nous attendent déjà avec une surprise. Benoit, notre maître à tous, a construit une remorque qui se transforme en table…et ça, c’est la top classe!

Samedi

L’absence de Pierre Cartry nous vaut un réveil en douceur pour un bon petit déjeuner et la répartition des groupes pour les cavités à faire dans la journée.

-Après cette belle nuit étoilée passée dans la carrière, 2 équipes partent vers l’Abîme de la Sonnette. Arrivés sur place, nous nous divisons en 2 groupes pour faire une traversée. Entrée 1, Gil part équiper suivi des bons conseils d’Olivier, car vu le peu de mousquetons que les autres groupes nous ont laissés, il doit équiper avec de la dyneema. N’en ayant jamais utilisé, Olivier le coache. Après quelques hésitations, il avance assez bien. Arrivé en bas du premier puits de 30m, il contre-assure Zim qui est débutant en spéléo, suivi de Colin. Après quelques ressauts et mains courantes, il arrive au bout de sa corde de 75 m juste en dessous d’une petite cascade. Cascade qui mouille très bien si on reste en dessous et il pourra le confirmer car il doit jonctionner deux cordes, en pensant bien qu’Olivier a trouvé très amusant de le faire recommencer plusieurs fois! Après avoir réussi et bien trempé, nous continuons notre parcours jusqu’au fond de la grotte. Après l’arrivée de nos amis de l’entrée 2,  équipée par Maud, nous reprenons le chemin par celle-ci (l’entrée 2, hein, pas Maud !), qui fut assez simple pour tout le groupe.

Participants entrée 1 : Olivier, Gil, Colin, Zim (ULS) ; Participants entrée 2 : Benoit (ULS), Maud (ULS), Deb’A, CaroTte

-Fred, Carl, Théo et Charlotte prennent la direction de l’Avenir pour faire la traversée. A l’entrée de celle-ci, il y a déjà un bouchon. En effet, d’autres spéléos sont déjà sur place, il faudra donc équiper sous l’équipement déjà mis en place, attendre et croiser dans les méandres les 11 spéléos français (rien que ça!). En bas nous attendent Sylvain, Matéo et DébO. Théo préfère remonter par l’Avenir en suivant ce 2ème groupe, tandis que Fred, Carl et Charlotte se feront rincer par la cascade de la Grande Viaille. La difficulté de retrouver le chemin dans les méandres à la fin de cette cavité ne nous permet pas pour autant de se sécher!

-De leur côté , DébO, Mattéo et Sylvain partent pour équiper la Grande Viaille et ressortir par l’Avenir qui sera équipé par l’autre équipe. Sylvain par en tête pour équiper suivi de Matéo. La grotte est très étroite et assez trempée. Elle fut un bon test pour DébO qui suivit les garçons et a pu s’initier à l’oppo. Ils passent un ressaut de 10 mètres pour arriver au puits de 30 mètres. En attendant la fin de l’équipement, DébO mit le spéléoponcho de Matéo. Arrivés en bas et avant l’autre équipe, nous allons visiter les méandres de l’Avenir histoire de se réchauffer!

-Caro s’occupera d’équiper la Besace aidé d’Arnaud et suivi par Renaud, Amaury et José. N’ayant pas assez de corde pour aller jusqu’en bas, Olivier reviendra pour équiper jusque vraiment en bas…oui oui jusque là où personne ne va !

-Fred, Matéo, DébO et Charlotte feront une petite pause tartine au camps avant de reprendre le chemin pour la Sonnette. Nous commençons par le premier puits impressionnant et croisons une autre équipe de spéléo français tout au fond. Les filles augmenteront leur vitesse de croisières lors de la remontée par la 2ème entrée, pour laisser aux 2 bo goss le temps de déséquiper. En haut de l’entrée 1, Arnaud et Renaud attendent le signal pour remonter la corde. Fred, Matéo et Charlotte continueront leur lancée en partant déséquiper la Besace. Seul Matéo utilisera la corde d’Olivier pour s’enfoncer dans le dernier boyau !

-Sylvain, Amaury, Gil et Caro quittèrent le camp vers 17h pour une première visite des carrières avec pour objectif « le » tracteur et le niveau inférieur. Une grande déception les attendaient pour ces deux objectifs. Le premier étant calciné et le second étant probablement surfait. Heureusement, leur quête les mena à une série de lieux notoires où ils s’improvisèrent photographes. On citera notamment un bar, une « infirmerie », quelques bivouacs d’autres spéléos égarés dans les carrières ce même weekend, quelques machines plus ou moins bien conservées, des remorques de tout âge, des écrits ésotériques sur les murs qui resteront à jamais incompris et évidemment profusion de concrétionnement qui ne cessèrent de ralentir la troupe (lire Caro !).
L’épopée dut arriver à sa fin vers 20h30 pour le noble, mais non moins niais, dans le but de ne pas inquiéter nos camarades restés au camp.
Après le légendaire repas de pâtes préparées par Benoît de l’ULS via une cuisine qui ferait concurrence à celles de beaucoup d’entre nous, une nouvelle expédition s’organisa, avec pour objectif la voiture calcinée. Arnaud, Maud, Colin, Amaury, Sylvain, Gil, CaroTte, DébO et Caro s’inscrirent à l’aventure tardive.
Comme toutes expéditions dans les Savonnières y obligent, une fois l’objectif atteint, celle-ci dériva fortement avec pour objectif la gare à sec. De là, succession de fûts, entrées de cavités moins prometteuses que plus, champignonnières, fresques non pas de 1905 mais 1505 (plus logique d’après la réaction de Sylvain), frayeurs de Colin, et on en passe. L’équipe revient au camp vers 1h30 où la soirée bat son plein.
Grasse mat’ pour tout le monde, les plus fêtards émergeront vers midi. Il est temps de penser à rentrer. On range et on déambule une dernière fois dans ces galeries à la recherche de la lumière, le retour brutal à la réalité ne tarde pas à arriver.
Merci encore et toujours à Benoit qui fait de ce weekend, une bonne raison de revenir.
Un peut tout le monde!
Participants: Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin, José, Gil, DébO, Déb’A, Charlotte, Amaury (RCAE) ainsi que Fred (La Cordée – Mouscron) Benoit, Matéo, Renaud, Carl et Théo (ULS)…et Kiouf!
Une petite vidéo de notre cher Fred:
https://www.youtube.com/watch?v=85Sio0MET2k&feature=share

Chawresse-Véronika & souper club

Une tradition: la traversée Chawresse-Véronika suivie du souper-club.

2 équipes se composent pour cette journée. La première (DébO, Déb’A, Didier, José, Sylvain, Gil, Antoine, Olivier) part le matin pour une traversée découverte avec la plupart des nouveaux de cette année.

 

DSCF7050La 2ème, composée de Charlotte, Solenn, Vinnie, Amaury et Colin, fera la traversée dans l’après-midi plus rapidement. Alors que Charlotte galère pour la première demi-heure de descente, ce sont les grands qui peineront dans la Galerie des Rotules tandis que les filles finiront par cavaler pour tenter de rattraper le 1er groupe. En chemin, elles croiseront Vincent et Benja pendant leur séance photo. Après un sprint dans le souterrain de la CILE, elles les retrouveront dehors, en battant un record pour une traversée en 2H et 25min!!! Après avoir beaucoup crié, elles retourneront dans la grotte pour rejoindre les garçons lâchement abandonnés.

Sur le parking, la messagerie d’Olivier l’informe qu’un secours a lieu à Ste-Anne et que son aide serait la bienvenue. Antoine l’y dépose et c’est avec quelques autres membres du Spéléo-Secours qu’il reviendra peu après (intervention relativement simple et sans gravité) rattraper l’apéro puis notre annuel souper-(inter)club.

Le lendemain quelques courageux rangeront et nettoieront la salle du CRU pour la laisser aussi accueillante qu’ils l’ont trouvées.

Participants 1 : DébO, Déb’A, Didier, José, Gil, Sylvain, Antoine, Olivier ; TPST : +/- 5h

Participants 2 :  Charlotte, Solenn, Vinnie, Amaury et Colin ; TPST : +/- 3h

Participants 3 : les mêmes moins Vinnie & José + Caro, CaroTte, Cécile & Djay, Claire, Gauthier (CRSOA), ViG (Abyss) & Véro, Patrice (GRSC), Yves (CTS), Luis (SpéléoLux), Annette & Paul (Avalon), JMM (SSN), Daniel (SCR), Olivier B (SSN), … ; TPàTable : variable…

 

JSS 2016: 20 ans fêtés dignement!

Les journées de spéléologie scientifique 2016 à Han-sur-Lesse et Dinant: Un anniversaire fêté dignement!

Une fois de plus les journées de spéléo scientifique ont rassemblé un grand nombre de spéléos, chercheurs, curieux et passionnés autour de différentes thématiques touchant de près ou de loin aux aspects scientifiques du milieu sous-terrain. Et pour cause, cette année c’était la 20ème édition. Année anniversaire oblige, les organisateurs ont prévu une journée supplémentaire aux deux journées « traditionnelles ». Nous étions plus ou moins 120 participants répartis sur les 3 jours.

La journée complémentaire du vendredi débute avec la conférence consacrée à la datation inédite des aménagements néandertaliens de la grotte de Bruniquel en France. Guidés par Jacques Jaubert et Sophie Verheyden, tout deux à l’origine de cette étude publiée dans la célèbre revue « Nature », nous avons été transportés dans leurs recherches de ce qui est peut-être la plus vieille construction humaine au monde. Une bonne partie de notre histoire est donc bien écrite dans nos cavernes. Une part de mystère reste encore à élucider sur ces étonnantes constructions, rendez-vous aux prochaines éditions, pour reparler de cette étude pleine de nouvelles perspectives!
La suite de la journée se déroule dans le Domaine des Grottes de Han, plus précisément à la découverte du massif de Boine. Embarqués dans un camion touristique, nous avons le privilège d’écouter les commentaires d’Yves Quinif qui nous présente les nombreux phénomènes karstiques. Nous nous attardons aux divers points de vue et au Gouffre de Belvaux présent dans le domaine. La visite en surface prend fin à l’entrée touristique des Grottes de Han. Vous l’aurez compris, la suite de la visite s’effectuera sous terre.
Dans la grotte, en plus de contempler les magnifiques concrétions, notre guide nous parle des différentes études effectuées ou qui sont toujours en cours. Dans la Salle Vigneron, il nous interpelle notamment sur la richesse que représentent les sédiments déposés par la rivière il y a des siècles. Dans la Salle du Trophée, c’est au tour de Sophie Verheyden de nous présenter l’étude qu’elle a mené sur la stalagmite Proserpine de la Salle du Dôme. Cette étude a non seulement permis d’en savoir plus sur le climat qui à régné dans la salle, mais elle a aussi pu déterminer l’âge de sa formation.
A la suite de notre visite et pour clôturer cette journée d’anniversaire, un drink nous a été offert dans le cadre magique de la Salle d’Armes. Ce n’est pas tout les jours que l’on prend l’apéro dans un tel endroit. Ce fut une agréable expérience! La soirée c’est ensuite terminée au Pavillon des grottes  autour d’un banquet.

La journée du samedi est consacrée aux diverses conférences. Celles-ci reprennent des sujets bien divers, mais toujours dans le thème de la spéléo et de la karstologie.
Le matin, après le mot de bienvenue des organisateurs, nous pouvons écouter respectivement :
-Amaël Poulain, nous parler du traçage au Fluo-G;
-Loraine Dewaide, qui, dans la poursuite de ses recherches, tente de comprendre grâce à une maquette, le système hydrodynamique  de la Lesse souterraine de Furfooz;
-Yves Quinif, qui étudie les dépôts présents  dans la grotte du Pont d’Arcole à Hastière, afin de comprendre la chronologie de ce remplissage;
-Carole Nehme et Jérémy Flament , qui nous expliquent leur étude sur le microclimat qui règne dans la salle du Dôme des grottes de Han;
-Stéphane Jaillet, pour terminer la matinée, qui nous présente l’avenir, on l’espère, de la topographie et cartographie des grottes avec l’apport des technologies 3D.
Après un repas bien mérité, il est temps pour ceux qui le souhaitent d’assister à la présentation de différents posters.  Dans l’un, nous pouvons apprécier des cartes postales anciennes qui ont immortalisé les grottes de han. Dans un autre, nous voyons la doline du « trou-madame », détaillée en 3D grâce à une méthode géoélectrique. Dans un troisième, nous saisissons la philosophie moléculaire et systématique des Niphargids d’Europe centrales et occidentales. Dans une quatrième, nous nous intéressons à l’étude et visualisons en 3D par photogrammétrie la salle du Val d’Enfer de la grotte de Lorette à Rochefort, prise depuis un drone. Puis, dans un cinquième, nous venons sur le problème de CO2 rencontré récemment dans la grotte de la Laide Fosse de Rochefort. Ce phénomène reste toujours inexpliqué.
Vers  13h45, il est l’heure de commencer un deuxième marathon de communication. Nous assistons aux présentations respectives de :
-Élise Kazmierczak, supervisée par le « Maître Jaillet », qui analyse structuralement le modèle 3D de la Salle du Dôme
-Georges Michel  qui nous parle de l’origine, de la cause, des conséquences et des solutions du chantoir surprise apparu à La Reid.
-Jean Godissart, qui, avec l’exemple de la grotte de la Fontaine de Rivîre, interprète la genèse des grottes dans les karsts barrés du Bassin de Dinant.
-Mohammed Allan, qui étudie la pollution atmosphérique enregistrée dans les stalagmites de Han-sur-Lesse.
Vers 15h45, une troisième session de communications a lieu avec :
– Arnaud Watlet qui cherche à découvrir une cavité cachée dans la grotte de Rochefort, à l’aide des anomalies de pesanteur produites par les inondations souterraines.
-Joël Rodet, qui nous parle de l’occurrence de bandes et anneaux de Liesegang, puis de leurs significations dans la Karstogenèse.
-Didier Cailhot, qui étudie l’évolution géomorphologique d’un site archéologique du Paléolithique en bordure de la Dordonne.
-Thomas Lecocq et Koen Vannoten, qui ont réalisé une expérience géophysique dans le réseau Sud des grottes de Han et qui souhaiterait la reproduire dans la grotte de Bruniquel.
Au total, nous avons assisté à pas moins de 13 conférences, qui reprenaient des sujets biens divers, de la spéléo d’exploration à la science « dure ». La journée se clôture par la présentation de l’excursion du lendemain et le traditionnel mot de la fin de Camille Ek. La soirée quant à elle s’est terminée au « gîte d’étape » de Han ou de nombreux participants ont encore pu échanger leurs études ou leurs travaux.

Le dimanche est consacré à une visite sur terrain. Cette année, c’est à Dinant que les organisateurs nous donnent rendez-vous avec pour thème de visite « Le karst urbain ». La ville située dans la vallée de la Meuse recèle de nombreux phénomènes karstiques dans son périmètre urbain.  Dans le cadre de l’excursion, nous nous concentrons sur les deux grottes touristiques de la Cité mosane.
La journée débute par la grotte La Merveilleuse. Vu le grand nombre de participants, un « troupeau d’au moins 70 têtes », nous nous divisons en 2 groupes, guidés par Camille Ek et par des membres du club spéléo « SC La Corde » de Dinant (Joël Hosselet et Jean-Benoit Schram). Découverte en 1904, suite à la création d’une tranchée pour le chemin de fer, la grotte va avoir toute une histoire pour la ville. En plus d’être touristique, elle va notamment servir comme grotte refuge, lors des deux conflits mondiaux. Nous avons le privilège de nous rendre dans des salles normalement fermées au public. La présence de cailloux roulés dans une galerie supérieure attire notre attention. À la sortie, Jean Godissart nous donne des explications sur les circulations d’air dans la grotte, les taux de CO2 et leur cyclicité.
L’après-midi, nous avons rendez-vous au centre de Dinant, le long du fleuve pour l’explication de différents phénomènes karstiques. Nous partons ensuite à la découverte de la grotte de Montfat. Cette cavité autrefois touristique est aujourd’hui totalement à l’abandon.
Nous commençons la visite par la partie de la grotte dite « karstique » . Cette partie témoigne de l’évolution de la Meuse depuis plus de 400 000 ans, grâce à la datation des spéléothèmes. Elle présente également de belles morphologies de galeries phréatiques sans doute creusées par une paléo-Meuse avant son incision Quaternaire. Dans cette partie, nous contemplons d’étonnantes concrétions en béton faussement authentiques, très à la mode à une certaine époque, nous ne serons pas dupes.
La visite se poursuit par la partie dite « militaire » de la grotte. Dès le XIIIe siècle, celle-ci est utilisée par la ville pour des raisons défensives. Elle permettait aux gardiens de relier le haut de la ville à la tour des Bourgeois. Beaucoup de vestiges sont présents, mais sont malheureusement négligés. Au sommet de la grotte, nous pourrons contempler de magnifiques points de vue également non entretenus. C’est là, avant une descente vertigineuse le long de la falaise, que se termineront les journées scientifiques 2016.

Une fois de plus ces journées furent riches en découvertes et en rencontres. Un grand merci au comité organisateur et aux différents participants qui ont fait de ces trois journées un réel succès. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

Sylvain Jacoby du RCAE.

Participants : Alex, Sylvain, François pour les 3 jours ; Charlotte, Déborah DF et Oli pour le vendredi uniquement