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Samedi 6 mai – 1ère formation Brevet B

Sous un soleil radieux ce samedi 6 mai, Solenn, Gil, Benjamin, Pol (SSN) et Daniel (Sus-Pendus) se retrouvent à la Maison de la Spéléo pour suivre la première formation préparatoire au Brevet B.

Apres une rapide mise en route du percolateur, c’est devant une bonne tasse de café que Olivier démarre son programme.
Qui commence par un tour de table où chacun se présente, explique son parcours spéléologique et ses motivations à suivre cette formation.

Olivier enchaîne alors ses chapitres avec l’aide d’un dafalgan ou deux. En effet, un virus l’accable depuis quelques jours et sa forme n’est pas comme le soleil qui nous attend dehors.
Apres un rapide topo administratif sur les différents brevets, on découvre les notions de facteurs de chute, la théorie des cordes et autre noeuds savants (à faire et aussi à ne surtout pas faire).
Passé la partie théorique, nos tartines sont avalées aussi sec et nous prenons la route pour la carrière de Sprimont (mais à Floreffe !), où nous attendent le soleil et les travaux pratiques.

On débarque le matériel et, après un rapide repérage, des voies sont attribuées à chacun pour un premier exercice d’équipement.
Tous préparent ce dont ils -ou elle- ont besoin et c’est parti. Alors que tout le monde est bien engagé dans ses noeuds, Benjamin semble avoir disparu de la scène. Oli part à sa recherche, et se rend compte qu’il a raté son point de départ. Engagé loin dans les matitis, au mauvais endroit, pas anormal qu’il galère à trouver des points amarrage qui n’existent pas.
Un petit rappel à l’ordre, et le voilà remis sur le droit chemin.
Entre temps, les autres ont fini leur équipement et Olivier entame la pratique des techniques de dégagement d’équipiers. Et chacun de dégager sa chacune, et inversement -parfois avec un peu d’hésitations et pas mal de temps. Ensuite ce sont les techniques de réchappe qui sont abordées -surtout pour Pol & Daniel, puisqu’au RCAE nous les avions vues encore récemment ! Une fois tout le monde redescendu, nous revenons une dernière fois sur le cahier des charges pour les cotations et les fautes grâf’.
Mais le temps passe plus vite que prévu, et à bientôt 18h30, chacun part déséquiper. Le matériel est rassemblé, les cordes lovées, et on repart vers la Maison de la Spéléo pour ranger le matos et se dire au revoir.
RDV est pris pour la prochaine journée.

Benja (& Gil pour la partie où Benja « bartassait » de son côté)

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Abîme de la Chawresse – Réso-B

Entrée « propres, frais (ou presque) et secs » sous le soleil avec des VVS Jongeren (+/- le Spéléo J de nos compatriotes – www.speleovvs.be/index.php/nl/jongeren) vers 11h30, sortie « trempés, courbaturés et glaiseux » sous les premières étoiles derrière 3 membres de l’Astragale vers 19-20h.

Et voici le CR de Patrice pour l’entre deux :

Sortie très sportive dans le Réso-B pour un inter-clubs !

Le projet était d’explorer un puits oblique tout au fond du Réso-B et ensuite de boucler ce réseau exigeant.

Olivier nous a conduit et même materne tout au long du parcours. Arrivé sur place, une rapide visite dans cette tranchée trop étroite a permis de constater que ce sera un chantier « pour les générations futures »

A la sortie, nous étions tous convaincus (frigorifiés et crampés) que l’humain s’épanouit dans les douches chaudes.

TPST : 8 heures

Participants volontaires, RCAE : Charlotte, Olivier, Colin et Sylvain ;  GRSC : Patrice

CR : Patrice

Hotton

C’est le sympathique Spéléo Club de Belgique qui nous ouvre les portes du réseau non touristique de la grotte de Hotton en ce samedi après-midi.

Accompagnés par le C7, Antoine, Caro, Déb’A, Benja, Nico, Sylvain, commencent à s’équiper en attendant l’éternelle retardataire. A l’arrivée de Charlotte, 2 groupes se créaient. Mis à part Benja -que nous snobons car nous l’avons entendu dire « photos »- et Nico, nous nous retrouvons dans le second départ guidé par ??et Robert, et accompagnés par Greg (C7). On emprunte l’ascenseur puis l’escalier principale de la zone touristique. Robs nous demande de ne pas faire le toboggan réservé aux enfants (juste pour voir si vous lisez les autres résumés!) pour rejoindre le puits Atlas Copco, la porte du réseau non touristique. Après avoir crapahuté dans la boue et traversé une grosse marre grâce à un pont-de-singe fixé à la paroi, le passage concrétionné se rétrécit pour arriver dans une grande salle.

On goûte. Nous croisons l’autre groupe.

Au retour, Robs ne peut s’empêcher de jeter un caillou dans l’eau lors de la pose photo de Sisi et Caro sur le pont-de-singe. On traverse la partie touristique en profitant des lumières lors d’un passage de touristes et visitons.

 

 

 

 

 

 

Entrainement brevet A à la Basilique de Koekelberg

Arrivée sur place à 8h55. Ciel bien nuageux comme aux bonnes vieilles habitudes belges mais on ne se décourage pas ! Bien armé de nos bras reposés (ou pas, et oui, grimpeur aussi), on cherche un petit regroupement de gens bizarroïdes à casques qui seraient pendus au bout de cordes… Malheureusement, après 10 bonnes minutes de tourniquet autour de la basilique, aucun signe des hommes des cavernes. Nous décidons donc, Nicolas et moi-même de refaire le tour à pied depuis le panneau indiquant « spéléo »… après 5 minutes sous la bruine à essayer toutes les porte numérotées de la basilique, l’une d’elle s’ouvre ! Miracle ! c’est la porte numéro 7 (retenez bien pour les prochains ;D)… et nous entrons dans le ventre de la bête, bien chauffé.

Belle surprise en arrivant : il y a des cordes partout ! Des passages de nœuds, des déviations, des vires, des mains courantes, des parapluies, des fractios, des montées et descentes, même en étroitures, des oppositions… et même pour le ramping en hauteur : un sarcophage pendu au plafond (bah oui, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver en grotte !)

Blague à part, nous débutons la séance à 9h30. Petit groupe de 10 personnes de clubs différents avec une bonne ambiance. Nous débutons par des rappels « qui font du bien » : d’abord monté et descente avec clé double ou complète sur le descendeur, passage de nœuds, fractio, parapluie, vire, étroiture en montée et descente, déviation, descente guidée jusqu’au sol ou en hauteur, échelle, oppositions… accompagnés de tout plein de petit conseils pratiques pour gagner en sécurité et parfois pour aller plus vite aussi. Nos entraineurs seront aussi de la partie dans le jury donc autant bien les écouter !

Pause de midi de 12h à 13h, puis de nouveau on grimpe sur corde. Cette fois ci, petite difficulté supplémentaire, on a un kit avec une corde à l’intérieur. Pour cela on apprend aussi à la ranger correctement à l’intérieur du kit. On doit effectuer un parcours d’environ 1h30-2h en finissant par un puit de 30m. Finalement, la séance se termine avec l’apprentissage des nœuds de base : nœud de huit simple et double, nœud de chaise simple et double (ce dernier n’étant utilisé qu’en amarrage simple), nœud de mickey, nœud de fusion, nœud de vire, nœud de raccord de corde. A 16h-16h30 nous avons terminé et après la démonstration de quelques exercice physique à faire tous les jours pour gagner en puissance, nous rentrons sur Liège bien fatigué mais avec un bon début de formation !

Claire et Nico

Savonnières-en-Perthois

Les Savonnières, enfin. Tous les ans, on les attend avec impatience. Cette petite parenthèse nocturne qui nous évade un peu de notre vie.

La première vague partira vers 13h30 du local avec Gil, DébO, Déb’A et Charlotte en direction de la Meuse française, avec un arrêt à Arlon pour récupérer Sylvain et accessoirement la clé de la grotte du Rupt-du-Puits que nous ferons dans la soirée. C’est vers 20h que nous nous engageons dans la forêt vraiment déboisée depuis l’année dernière, où nous découvrons la nouvelle entrée de la cavité, un abri donnant directement sur l’immense et impressionnant puits de 50 mètres. Nous équipons deux cordes pour aller plus vite lors de la remontée. Gil ouvre la marche pour ensuite contre-assurer la descente des deux Déborah; c’est à ce moment-là que nous remarquons que la roche est très friable et se détache par morceau. Grâce à cette nouvelle entrée, nous pouvons désormais fermer la porte à clé de l’intérieur en ayant aucune crainte sur le fait que des rigolos nous enlèvent les cordes! En bas, nous découvrons alors la superbe rivière souterraine dans laquelle nous n’hésitons pas à patauger grâce aux néoprènes. À mi-parcours, à cause d’un petit problème de chaussures et de semelles détachables, Déb’A et Charlotte ferons demi-tour et prendront leur temps pour remonter à cause des chutes de pierres. L’équipe restante continue sa progression jusqu’à la Galerie des Marmites qu’elle préférera éviter en passant par au-dessus, grâce au parcours de main courante équipé en fixe. Ils feront demi-tour vers 22h30, les filles les accueilleront environ une heure plus tard. Nous reprenons la route pour les carrières et après 2 km de marche souterraine et 2 « raccourcis » de Sylvain, nous arrivons enfin au camps aux alentours d’une heure du matin.

La deuxième vague composée d’Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin et José, est partie de Liège aux alentours de 18h, en faisant un petit détour par Tilff pour récupérer le matos que Colin oublié dans la voiture de sa maman… le weekend commence bien!

Dans les carrières, Amaury, Fred et les copains de l’ULS nous attendent déjà avec une surprise. Benoit, notre maître à tous, a construit une remorque qui se transforme en table…et ça, c’est la top classe!

Samedi

L’absence de Pierre Cartry nous vaut un réveil en douceur pour un bon petit déjeuner et la répartition des groupes pour les cavités à faire dans la journée.

-Après cette belle nuit étoilée passée dans la carrière, 2 équipes partent vers l’Abîme de la Sonnette. Arrivés sur place, nous nous divisons en 2 groupes pour faire une traversée. Entrée 1, Gil part équiper suivi des bons conseils d’Olivier, car vu le peu de mousquetons que les autres groupes nous ont laissés, il doit équiper avec de la dyneema. N’en ayant jamais utilisé, Olivier le coache. Après quelques hésitations, il avance assez bien. Arrivé en bas du premier puits de 30m, il contre-assure Zim qui est débutant en spéléo, suivi de Colin. Après quelques ressauts et mains courantes, il arrive au bout de sa corde de 75 m juste en dessous d’une petite cascade. Cascade qui mouille très bien si on reste en dessous et il pourra le confirmer car il doit jonctionner deux cordes, en pensant bien qu’Olivier a trouvé très amusant de le faire recommencer plusieurs fois! Après avoir réussi et bien trempé, nous continuons notre parcours jusqu’au fond de la grotte. Après l’arrivée de nos amis de l’entrée 2,  équipée par Maud, nous reprenons le chemin par celle-ci (l’entrée 2, hein, pas Maud !), qui fut assez simple pour tout le groupe.

Participants entrée 1 : Olivier, Gil, Colin, Zim (ULS) ; Participants entrée 2 : Benoit (ULS), Maud (ULS), Deb’A, CaroTte

-Fred, Carl, Théo et Charlotte prennent la direction de l’Avenir pour faire la traversée. A l’entrée de celle-ci, il y a déjà un bouchon. En effet, d’autres spéléos sont déjà sur place, il faudra donc équiper sous l’équipement déjà mis en place, attendre et croiser dans les méandres les 11 spéléos français (rien que ça!). En bas nous attendent Sylvain, Matéo et DébO. Théo préfère remonter par l’Avenir en suivant ce 2ème groupe, tandis que Fred, Carl et Charlotte se feront rincer par la cascade de la Grande Viaille. La difficulté de retrouver le chemin dans les méandres à la fin de cette cavité ne nous permet pas pour autant de se sécher!

-De leur côté , DébO, Mattéo et Sylvain partent pour équiper la Grande Viaille et ressortir par l’Avenir qui sera équipé par l’autre équipe. Sylvain par en tête pour équiper suivi de Matéo. La grotte est très étroite et assez trempée. Elle fut un bon test pour DébO qui suivit les garçons et a pu s’initier à l’oppo. Ils passent un ressaut de 10 mètres pour arriver au puits de 30 mètres. En attendant la fin de l’équipement, DébO mit le spéléoponcho de Matéo. Arrivés en bas et avant l’autre équipe, nous allons visiter les méandres de l’Avenir histoire de se réchauffer!

-Caro s’occupera d’équiper la Besace aidé d’Arnaud et suivi par Renaud, Amaury et José. N’ayant pas assez de corde pour aller jusqu’en bas, Olivier reviendra pour équiper jusque vraiment en bas…oui oui jusque là où personne ne va !

-Fred, Matéo, DébO et Charlotte feront une petite pause tartine au camps avant de reprendre le chemin pour la Sonnette. Nous commençons par le premier puits impressionnant et croisons une autre équipe de spéléo français tout au fond. Les filles augmenteront leur vitesse de croisières lors de la remontée par la 2ème entrée, pour laisser aux 2 bo goss le temps de déséquiper. En haut de l’entrée 1, Arnaud et Renaud attendent le signal pour remonter la corde. Fred, Matéo et Charlotte continueront leur lancée en partant déséquiper la Besace. Seul Matéo utilisera la corde d’Olivier pour s’enfoncer dans le dernier boyau !

-Sylvain, Amaury, Gil et Caro quittèrent le camp vers 17h pour une première visite des carrières avec pour objectif « le » tracteur et le niveau inférieur. Une grande déception les attendaient pour ces deux objectifs. Le premier étant calciné et le second étant probablement surfait. Heureusement, leur quête les mena à une série de lieux notoires où ils s’improvisèrent photographes. On citera notamment un bar, une « infirmerie », quelques bivouacs d’autres spéléos égarés dans les carrières ce même weekend, quelques machines plus ou moins bien conservées, des remorques de tout âge, des écrits ésotériques sur les murs qui resteront à jamais incompris et évidemment profusion de concrétionnement qui ne cessèrent de ralentir la troupe (lire Caro !).
L’épopée dut arriver à sa fin vers 20h30 pour le noble, mais non moins niais, dans le but de ne pas inquiéter nos camarades restés au camp.
Après le légendaire repas de pâtes préparées par Benoît de l’ULS via une cuisine qui ferait concurrence à celles de beaucoup d’entre nous, une nouvelle expédition s’organisa, avec pour objectif la voiture calcinée. Arnaud, Maud, Colin, Amaury, Sylvain, Gil, CaroTte, DébO et Caro s’inscrirent à l’aventure tardive.
Comme toutes expéditions dans les Savonnières y obligent, une fois l’objectif atteint, celle-ci dériva fortement avec pour objectif la gare à sec. De là, succession de fûts, entrées de cavités moins prometteuses que plus, champignonnières, fresques non pas de 1905 mais 1505 (plus logique d’après la réaction de Sylvain), frayeurs de Colin, et on en passe. L’équipe revient au camp vers 1h30 où la soirée bat son plein.
Grasse mat’ pour tout le monde, les plus fêtards émergeront vers midi. Il est temps de penser à rentrer. On range et on déambule une dernière fois dans ces galeries à la recherche de la lumière, le retour brutal à la réalité ne tarde pas à arriver.
Merci encore et toujours à Benoit qui fait de ce weekend, une bonne raison de revenir.
Un peut tout le monde!
Participants: Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin, José, Gil, DébO, Déb’A, Charlotte, Amaury (RCAE) ainsi que Fred (La Cordée – Mouscron) Benoit, Matéo, Renaud, Carl et Théo (ULS)…et Kiouf!
Une petite vidéo de notre cher Fred:
https://www.youtube.com/watch?v=85Sio0MET2k&feature=share

Chawresse-Véronika & souper club

Une tradition: la traversée Chawresse-Véronika suivie du souper-club.

2 équipes se composent pour cette journée. La première (DébO, Déb’A, Didier, José, Sylvain, Gil, Antoine, Olivier) part le matin pour une traversée découverte avec la plupart des nouveaux de cette année.

 

DSCF7050La 2ème, composée de Charlotte, Solenn, Vinnie, Amaury et Colin, fera la traversée dans l’après-midi plus rapidement. Alors que Charlotte galère pour la première demi-heure de descente, ce sont les grands qui peineront dans la Galerie des Rotules tandis que les filles finiront par cavaler pour tenter de rattraper le 1er groupe. En chemin, elles croiseront Vincent et Benja pendant leur séance photo. Après un sprint dans le souterrain de la CILE, elles les retrouveront dehors, en battant un record pour une traversée en 2H et 25min!!! Après avoir beaucoup crié, elles retourneront dans la grotte pour rejoindre les garçons lâchement abandonnés.

Sur le parking, la messagerie d’Olivier l’informe qu’un secours a lieu à Ste-Anne et que son aide serait la bienvenue. Antoine l’y dépose et c’est avec quelques autres membres du Spéléo-Secours qu’il reviendra peu après (intervention relativement simple et sans gravité) rattraper l’apéro puis notre annuel souper-(inter)club.

Le lendemain quelques courageux rangeront et nettoieront la salle du CRU pour la laisser aussi accueillante qu’ils l’ont trouvées.

Participants 1 : DébO, Déb’A, Didier, José, Gil, Sylvain, Antoine, Olivier ; TPST : +/- 5h

Participants 2 :  Charlotte, Solenn, Vinnie, Amaury et Colin ; TPST : +/- 3h

Participants 3 : les mêmes moins Vinnie & José + Caro, CaroTte, Cécile & Djay, Claire, Gauthier (CRSOA), ViG (Abyss) & Véro, Patrice (GRSC), Yves (CTS), Luis (SpéléoLux), Annette & Paul (Avalon), JMM (SSN), Daniel (SCR), Olivier B (SSN), … ; TPàTable : variable…

 

JSS 2016: 20 ans fêtés dignement!

Les journées de spéléologie scientifique 2016 à Han-sur-Lesse et Dinant: Un anniversaire fêté dignement!

Une fois de plus les journées de spéléo scientifique ont rassemblé un grand nombre de spéléos, chercheurs, curieux et passionnés autour de différentes thématiques touchant de près ou de loin aux aspects scientifiques du milieu sous-terrain. Et pour cause, cette année c’était la 20ème édition. Année anniversaire oblige, les organisateurs ont prévu une journée supplémentaire aux deux journées « traditionnelles ». Nous étions plus ou moins 120 participants répartis sur les 3 jours.

La journée complémentaire du vendredi débute avec la conférence consacrée à la datation inédite des aménagements néandertaliens de la grotte de Bruniquel en France. Guidés par Jacques Jaubert et Sophie Verheyden, tout deux à l’origine de cette étude publiée dans la célèbre revue « Nature », nous avons été transportés dans leurs recherches de ce qui est peut-être la plus vieille construction humaine au monde. Une bonne partie de notre histoire est donc bien écrite dans nos cavernes. Une part de mystère reste encore à élucider sur ces étonnantes constructions, rendez-vous aux prochaines éditions, pour reparler de cette étude pleine de nouvelles perspectives!
La suite de la journée se déroule dans le Domaine des Grottes de Han, plus précisément à la découverte du massif de Boine. Embarqués dans un camion touristique, nous avons le privilège d’écouter les commentaires d’Yves Quinif qui nous présente les nombreux phénomènes karstiques. Nous nous attardons aux divers points de vue et au Gouffre de Belvaux présent dans le domaine. La visite en surface prend fin à l’entrée touristique des Grottes de Han. Vous l’aurez compris, la suite de la visite s’effectuera sous terre.
Dans la grotte, en plus de contempler les magnifiques concrétions, notre guide nous parle des différentes études effectuées ou qui sont toujours en cours. Dans la Salle Vigneron, il nous interpelle notamment sur la richesse que représentent les sédiments déposés par la rivière il y a des siècles. Dans la Salle du Trophée, c’est au tour de Sophie Verheyden de nous présenter l’étude qu’elle a mené sur la stalagmite Proserpine de la Salle du Dôme. Cette étude a non seulement permis d’en savoir plus sur le climat qui à régné dans la salle, mais elle a aussi pu déterminer l’âge de sa formation.
A la suite de notre visite et pour clôturer cette journée d’anniversaire, un drink nous a été offert dans le cadre magique de la Salle d’Armes. Ce n’est pas tout les jours que l’on prend l’apéro dans un tel endroit. Ce fut une agréable expérience! La soirée c’est ensuite terminée au Pavillon des grottes  autour d’un banquet.

La journée du samedi est consacrée aux diverses conférences. Celles-ci reprennent des sujets bien divers, mais toujours dans le thème de la spéléo et de la karstologie.
Le matin, après le mot de bienvenue des organisateurs, nous pouvons écouter respectivement :
-Amaël Poulain, nous parler du traçage au Fluo-G;
-Loraine Dewaide, qui, dans la poursuite de ses recherches, tente de comprendre grâce à une maquette, le système hydrodynamique  de la Lesse souterraine de Furfooz;
-Yves Quinif, qui étudie les dépôts présents  dans la grotte du Pont d’Arcole à Hastière, afin de comprendre la chronologie de ce remplissage;
-Carole Nehme et Jérémy Flament , qui nous expliquent leur étude sur le microclimat qui règne dans la salle du Dôme des grottes de Han;
-Stéphane Jaillet, pour terminer la matinée, qui nous présente l’avenir, on l’espère, de la topographie et cartographie des grottes avec l’apport des technologies 3D.
Après un repas bien mérité, il est temps pour ceux qui le souhaitent d’assister à la présentation de différents posters.  Dans l’un, nous pouvons apprécier des cartes postales anciennes qui ont immortalisé les grottes de han. Dans un autre, nous voyons la doline du « trou-madame », détaillée en 3D grâce à une méthode géoélectrique. Dans un troisième, nous saisissons la philosophie moléculaire et systématique des Niphargids d’Europe centrales et occidentales. Dans une quatrième, nous nous intéressons à l’étude et visualisons en 3D par photogrammétrie la salle du Val d’Enfer de la grotte de Lorette à Rochefort, prise depuis un drone. Puis, dans un cinquième, nous venons sur le problème de CO2 rencontré récemment dans la grotte de la Laide Fosse de Rochefort. Ce phénomène reste toujours inexpliqué.
Vers  13h45, il est l’heure de commencer un deuxième marathon de communication. Nous assistons aux présentations respectives de :
-Élise Kazmierczak, supervisée par le « Maître Jaillet », qui analyse structuralement le modèle 3D de la Salle du Dôme
-Georges Michel  qui nous parle de l’origine, de la cause, des conséquences et des solutions du chantoir surprise apparu à La Reid.
-Jean Godissart, qui, avec l’exemple de la grotte de la Fontaine de Rivîre, interprète la genèse des grottes dans les karsts barrés du Bassin de Dinant.
-Mohammed Allan, qui étudie la pollution atmosphérique enregistrée dans les stalagmites de Han-sur-Lesse.
Vers 15h45, une troisième session de communications a lieu avec :
– Arnaud Watlet qui cherche à découvrir une cavité cachée dans la grotte de Rochefort, à l’aide des anomalies de pesanteur produites par les inondations souterraines.
-Joël Rodet, qui nous parle de l’occurrence de bandes et anneaux de Liesegang, puis de leurs significations dans la Karstogenèse.
-Didier Cailhot, qui étudie l’évolution géomorphologique d’un site archéologique du Paléolithique en bordure de la Dordonne.
-Thomas Lecocq et Koen Vannoten, qui ont réalisé une expérience géophysique dans le réseau Sud des grottes de Han et qui souhaiterait la reproduire dans la grotte de Bruniquel.
Au total, nous avons assisté à pas moins de 13 conférences, qui reprenaient des sujets biens divers, de la spéléo d’exploration à la science « dure ». La journée se clôture par la présentation de l’excursion du lendemain et le traditionnel mot de la fin de Camille Ek. La soirée quant à elle s’est terminée au « gîte d’étape » de Han ou de nombreux participants ont encore pu échanger leurs études ou leurs travaux.

Le dimanche est consacré à une visite sur terrain. Cette année, c’est à Dinant que les organisateurs nous donnent rendez-vous avec pour thème de visite « Le karst urbain ». La ville située dans la vallée de la Meuse recèle de nombreux phénomènes karstiques dans son périmètre urbain.  Dans le cadre de l’excursion, nous nous concentrons sur les deux grottes touristiques de la Cité mosane.
La journée débute par la grotte La Merveilleuse. Vu le grand nombre de participants, un « troupeau d’au moins 70 têtes », nous nous divisons en 2 groupes, guidés par Camille Ek et par des membres du club spéléo « SC La Corde » de Dinant (Joël Hosselet et Jean-Benoit Schram). Découverte en 1904, suite à la création d’une tranchée pour le chemin de fer, la grotte va avoir toute une histoire pour la ville. En plus d’être touristique, elle va notamment servir comme grotte refuge, lors des deux conflits mondiaux. Nous avons le privilège de nous rendre dans des salles normalement fermées au public. La présence de cailloux roulés dans une galerie supérieure attire notre attention. À la sortie, Jean Godissart nous donne des explications sur les circulations d’air dans la grotte, les taux de CO2 et leur cyclicité.
L’après-midi, nous avons rendez-vous au centre de Dinant, le long du fleuve pour l’explication de différents phénomènes karstiques. Nous partons ensuite à la découverte de la grotte de Montfat. Cette cavité autrefois touristique est aujourd’hui totalement à l’abandon.
Nous commençons la visite par la partie de la grotte dite « karstique » . Cette partie témoigne de l’évolution de la Meuse depuis plus de 400 000 ans, grâce à la datation des spéléothèmes. Elle présente également de belles morphologies de galeries phréatiques sans doute creusées par une paléo-Meuse avant son incision Quaternaire. Dans cette partie, nous contemplons d’étonnantes concrétions en béton faussement authentiques, très à la mode à une certaine époque, nous ne serons pas dupes.
La visite se poursuit par la partie dite « militaire » de la grotte. Dès le XIIIe siècle, celle-ci est utilisée par la ville pour des raisons défensives. Elle permettait aux gardiens de relier le haut de la ville à la tour des Bourgeois. Beaucoup de vestiges sont présents, mais sont malheureusement négligés. Au sommet de la grotte, nous pourrons contempler de magnifiques points de vue également non entretenus. C’est là, avant une descente vertigineuse le long de la falaise, que se termineront les journées scientifiques 2016.

Une fois de plus ces journées furent riches en découvertes et en rencontres. Un grand merci au comité organisateur et aux différents participants qui ont fait de ces trois journées un réel succès. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

Sylvain Jacoby du RCAE.

Participants : Alex, Sylvain, François pour les 3 jours ; Charlotte, Déborah DF et Oli pour le vendredi uniquement

Visite enchanteresse au Nou Bleu.

Sortie exceptionnelle pour les assidus du club comme dernière activité pour clôturer cette année…le Nou Bleu.

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Guidés par les 2 découvreurs et Alex, un habitué des lieux, Albert et Albert nous ont fait découvrir leur paradis. Alex prit la route de l’aval avec Benja, Solenn et Charlotte. Albert guida Amaury et Sylvain en faisant le parcours inverse. Charlotte se moqua longtemps de l’oubli de la combi d’Amaury jusqu’à ce qu’elle se rende compte que sa combi néoprène n’est pas dans ses affaires! On descend le petit puits. Et les groupes se séparent. Certains iront à la découverte de Mobidick, d’autres à celle des Cocognes. Dans un tel environnement, on se déshabille avant le passage de celles-ci. Nous remontons la rivière qui n’a absolument rien à envier aux Cocognes et enchaînons les salles dont les noms sont tirés des plus grands jeux de mot associant les bières d’abbaye.

C’est émerveillés que nous en ressortons tout en remerciant nos supers guides!

Chantoir de (Mama) Kin

En ce samedi 27 août 2016 caniculaire rien de tel qu’une petite rincette au Chantoir de Kin et qui plus est en compagnie de PasC7al du C7 Casa. D’autant plus qu’une réunion post pyrénéenne est prévue au Chalet C7 en début de soirée. Malgré la météo qui annonce des orages, le ciel ne laisse rien présager de grave dans les heures qui viennent. Il est 14h quand déjà couverts de sueur, nous  (PasC7al, Vinnie, Charlotte, Sylvain et Amaury)  enfilons nos combis. Une fois devant le chantoir, nos clés UBS ne veulent désespérément pas ouvrir le cadenas, et ce n’est pas du liquide de frein qui lubrifiera ses rouages… A 14h30,  après avoir amarré une corde sur un arbre et l’avoir passée dans le trou de la porte, nous  nous rafraîchissons enfin en empruntant l’autre entrée. Vinnie en tête descend jusqu’à une petite plate forme. La corde ne touche pas le fond du puits mais une petite désescalade est possible. PasC7al ne reconnait rien et trouve que tout a bougé depuis sa dernière visite il y a 2 ans. Pourtant il semble que nous soyons dans la Salle Cri-cri, nous sommes bien arrosés et PasC7al s’engouffre dans une lucarne qui est peut-être le Réseau Jules ou Marcel ? Pas la peine que les autres nous rejoignent, nous ne sommes pas au bon endroit et nous remontons pendant que Charlotte, Sylvain et Amaury cherchent une suite par le toboggan 1. Nous ne trouvons pas de suite dans la Salle des Perdus mais PasC7al trouve enfin la tant convoitée voie vers le Puits Arlette qui débute au pieds du petit puits d’entrée. Assez vite il apparaît qu’un bloc semble avoir bougé créant 2 étroitures malaisées à franchir de par leur nature accrocheuse et même arroseuse ! Un peu d’ordre dans sa quincaillerie perso est nécessaire pour ne pas resté coincé. La désescalade qui suit est pratique pour tous les grands… Vinnie commence à équiper le très beau Puits Arlette  d’une vingtaine de mètres. Une fois tout le monde en bas, il est sur que nous sommes tous bien mouillés. Nous continuons la visite jusqu’au siphon terminal, après un selfie de circonstance nous ne tardons pas à remonter. Vinnie déséquipe et nous retrouvons la chaleur étouffante du dehors à 18h30.
La journée se finit autour d’un échange de photos et de verres ainsi qu’un barbec en présence du cru du RCAE et du C7 Casa au Chalet. Merci à PasC7al pour son invitation!

TPST: 4h
Participants: Vinnie, Charlotte, Sylvain, Amaury et PasC7al du C7 Casa
Photos: PasC7al

La cochonne de Senzeille

En ce début d’été, la der du trio des parcours techniques (de cette année scolaire) se déroule dans les carrières de Beauchateau à Senzeille.

Avec un planning fort chargé, les membres du RCAE ne répondent pas vraiment présents pour faire l’immense parapluie situé au dessus du lac. Heureusement, une autre facette du parcours s’offre à nous. Contacté par le club organisateur, le GSCT, c’est à grand coup de renfort féminin qu’Olivier débarque dès le jeudi soir pour aider à l’équipement. Après avoir affronté la tempête, les erreurs d’itinéraires, la mauvaise communication entre les voitures, le risque d’embourbement, les branches d’arbres qui volent, les mauvaises indications, les chutes dans les flaques, les hommes en peignoir et le manque de réseau, on s’enfonce pendant plus d’une heure dans la foret à la recherche d’un souvenir de photo! Après avoir tenté d’appeler la moitié des spéléos belges, Arnaud Le Brave nous répond et tente de nous géo-localiser! Heureusement, Olivier arrive à notre secours ! Cédric du GSCT est le seul présent sur les lieux, les autres étant ralentis par la tempête (et bin non, je n’exagérais pas !). On se retrouve enfin tous et faisons connaissance autour de la star du weekend, la Cochonne….une bière spéciale, pour les non-habitués !DSCF6515

Grasse matinée oblige, on se lève vers 7h30. On prend connaissance de l’organisation d’un tel évènement et tout est drôlement bien ficelé. Clem, Caro et Solenn équiperont le début du parcourt débutant. La main courante qui mènera au futur pont de singe compliquera la vie des filles ! Pas très loin, Oli suit Charlotte qui se fait pousser des ailes pour atteindre les spits ! On est toutes super fières de nous, équiper sur une surface lisse n’est pas chose mince à faire. Mais arrivées au sol, à la vue du reste du parcours, on se dit que nous avons ajouté qu’une petite pierre à l’édifice.

Après la pause déjeuner, chacun retourne à sa tâche. Oli guidera Solenn et Caro sur la face centrale, tandis que Charlotte suivra Thomas du GSCT dans la mise en place du pont de singe, sous le regard minutieux de Clem qui nous empêchera de nous emmêler ! L’équipement de ce dernier ne plait pas aux adultes qui le corrigeront par la suite. En fin de journée, les chapiteaux ont poussés comme des champignons, le radeau est à l’eau et les maîtres des lieux tendent les derniers rappels guidés ; ça y est le parcours est prêt… pile pour les premiers motivés ! Et évidement, ce sont les copains ! On passe la soirée avec Laurence, Julien, Martin… tous réunis autour de leur première et notre dernière cochonne ! DSCF0172

On remercie tous les membres du GSCT, les grands comme les petits, pour leur accueil, leur bonne humeur, leur motivation, les photos et les super t-shirt !

Charlotte

Après avoir attendu que le réveil finisse par fonctionner, Nico et Amaury se sont mis en route ce dimanche matin pour Senzeille. Ils ont donc suivi les conseils avisés d’Olivier et ont débuté par le parcours « soft » avant d’entamer le parcours général. Ce premier parcours permettait de faire de bons rappels techniques et notamment, de traverser les parois en utilisant un pont de singe. Celui-ci donnait d’ailleurs du fil à retordre car il avait été un peu détendu de la veille. Après avoir réitéré le parcours et s’être laissés tentés par les tyroliennes, ils ont voulu commencer le parcours général sauf que la météo n’était pas des meilleures. La journée a donc été terminée assez rapidement mais avec une dégustation de bière brassée à la vapeur.

Nico

Participants: Olivier, Caro, Clem, Solenn, Charlotte, Amaury et Nico

Photos: Gerry et Charlotte