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Savonnières-en-Perthois

Les Savonnières, enfin. Tous les ans, on les attend avec impatience. Cette petite parenthèse nocturne qui nous évade un peu de notre vie.

La première vague partira vers 13h30 du local avec Gil, DébO, Déb’A et Charlotte en direction de la Meuse française, avec un arrêt à Arlon pour récupérer Sylvain et accessoirement la clé de la grotte du Rupt-du-Puits que nous ferons dans la soirée. C’est vers 20h que nous nous engageons dans la forêt vraiment déboisée depuis l’année dernière, où nous découvrons la nouvelle entrée de la cavité, un abri donnant directement sur l’immense et impressionnant puits de 50 mètres. Nous équipons deux cordes pour aller plus vite lors de la remontée. Gil ouvre la marche pour ensuite contre-assurer la descente des deux Déborah; c’est à ce moment-là que nous remarquons que la roche est très friable et se détache par morceau. Grâce à cette nouvelle entrée, nous pouvons désormais fermer la porte à clé de l’intérieur en ayant aucune crainte sur le fait que des rigolos nous enlèvent les cordes! En bas, nous découvrons alors la superbe rivière souterraine dans laquelle nous n’hésitons pas à patauger grâce aux néoprènes. À mi-parcours, à cause d’un petit problème de chaussures et de semelles détachables, Déb’A et Charlotte ferons demi-tour et prendront leur temps pour remonter à cause des chutes de pierres. L’équipe restante continue sa progression jusqu’à la Galerie des Marmites qu’elle préférera éviter en passant par au-dessus, grâce au parcours de main courante équipé en fixe. Ils feront demi-tour vers 22h30, les filles les accueilleront environ une heure plus tard. Nous reprenons la route pour les carrières et après 2 km de marche souterraine et 2 « raccourcis » de Sylvain, nous arrivons enfin au camps aux alentours d’une heure du matin.

La deuxième vague composée d’Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin et José, est partie de Liège aux alentours de 18h, en faisant un petit détour par Tilff pour récupérer le matos que Colin oublié dans la voiture de sa maman… le weekend commence bien!

Dans les carrières, Amaury, Fred et les copains de l’ULS nous attendent déjà avec une surprise. Benoit, notre maître à tous, a construit une remorque qui se transforme en table…et ça, c’est la top classe!

Samedi

L’absence de Pierre Cartry nous vaut un réveil en douceur pour un bon petit déjeuner et la répartition des groupes pour les cavités à faire dans la journée.

-Après cette belle nuit étoilée passée dans la carrière, 2 équipes partent vers l’Abîme de la Sonnette. Arrivés sur place, nous nous divisons en 2 groupes pour faire une traversée. Entrée 1, Gil part équiper suivi des bons conseils d’Olivier, car vu le peu de mousquetons que les autres groupes nous ont laissés, il doit équiper avec de la dyneema. N’en ayant jamais utilisé, Olivier le coache. Après quelques hésitations, il avance assez bien. Arrivé en bas du premier puits de 30m, il contre-assure Zim qui est débutant en spéléo, suivi de Colin. Après quelques ressauts et mains courantes, il arrive au bout de sa corde de 75 m juste en dessous d’une petite cascade. Cascade qui mouille très bien si on reste en dessous et il pourra le confirmer car il doit jonctionner deux cordes, en pensant bien qu’Olivier a trouvé très amusant de le faire recommencer plusieurs fois! Après avoir réussi et bien trempé, nous continuons notre parcours jusqu’au fond de la grotte. Après l’arrivée de nos amis de l’entrée 2,  équipée par Maud, nous reprenons le chemin par celle-ci (l’entrée 2, hein, pas Maud !), qui fut assez simple pour tout le groupe.

Participants entrée 1 : Olivier, Gil, Colin, Zim (ULS) ; Participants entrée 2 : Benoit (ULS), Maud (ULS), Deb’A, CaroTte

-Fred, Carl, Théo et Charlotte prennent la direction de l’Avenir pour faire la traversée. A l’entrée de celle-ci, il y a déjà un bouchon. En effet, d’autres spéléos sont déjà sur place, il faudra donc équiper sous l’équipement déjà mis en place, attendre et croiser dans les méandres les 11 spéléos français (rien que ça!). En bas nous attendent Sylvain, Matéo et DébO. Théo préfère remonter par l’Avenir en suivant ce 2ème groupe, tandis que Fred, Carl et Charlotte se feront rincer par la cascade de la Grande Viaille. La difficulté de retrouver le chemin dans les méandres à la fin de cette cavité ne nous permet pas pour autant de se sécher!

-De leur côté , DébO, Mattéo et Sylvain partent pour équiper la Grande Viaille et ressortir par l’Avenir qui sera équipé par l’autre équipe. Sylvain par en tête pour équiper suivi de Matéo. La grotte est très étroite et assez trempée. Elle fut un bon test pour DébO qui suivit les garçons et a pu s’initier à l’oppo. Ils passent un ressaut de 10 mètres pour arriver au puits de 30 mètres. En attendant la fin de l’équipement, DébO mit le spéléoponcho de Matéo. Arrivés en bas et avant l’autre équipe, nous allons visiter les méandres de l’Avenir histoire de se réchauffer!

-Caro s’occupera d’équiper la Besace aidé d’Arnaud et suivi par Renaud, Amaury et José. N’ayant pas assez de corde pour aller jusqu’en bas, Olivier reviendra pour équiper jusque vraiment en bas…oui oui jusque là où personne ne va !

-Fred, Matéo, DébO et Charlotte feront une petite pause tartine au camps avant de reprendre le chemin pour la Sonnette. Nous commençons par le premier puits impressionnant et croisons une autre équipe de spéléo français tout au fond. Les filles augmenteront leur vitesse de croisières lors de la remontée par la 2ème entrée, pour laisser aux 2 bo goss le temps de déséquiper. En haut de l’entrée 1, Arnaud et Renaud attendent le signal pour remonter la corde. Fred, Matéo et Charlotte continueront leur lancée en partant déséquiper la Besace. Seul Matéo utilisera la corde d’Olivier pour s’enfoncer dans le dernier boyau !

-Sylvain, Amaury, Gil et Caro quittèrent le camp vers 17h pour une première visite des carrières avec pour objectif « le » tracteur et le niveau inférieur. Une grande déception les attendaient pour ces deux objectifs. Le premier étant calciné et le second étant probablement surfait. Heureusement, leur quête les mena à une série de lieux notoires où ils s’improvisèrent photographes. On citera notamment un bar, une « infirmerie », quelques bivouacs d’autres spéléos égarés dans les carrières ce même weekend, quelques machines plus ou moins bien conservées, des remorques de tout âge, des écrits ésotériques sur les murs qui resteront à jamais incompris et évidemment profusion de concrétionnement qui ne cessèrent de ralentir la troupe (lire Caro !).
L’épopée dut arriver à sa fin vers 20h30 pour le noble, mais non moins niais, dans le but de ne pas inquiéter nos camarades restés au camp.
Après le légendaire repas de pâtes préparées par Benoît de l’ULS via une cuisine qui ferait concurrence à celles de beaucoup d’entre nous, une nouvelle expédition s’organisa, avec pour objectif la voiture calcinée. Arnaud, Maud, Colin, Amaury, Sylvain, Gil, CaroTte, DébO et Caro s’inscrirent à l’aventure tardive.
Comme toutes expéditions dans les Savonnières y obligent, une fois l’objectif atteint, celle-ci dériva fortement avec pour objectif la gare à sec. De là, succession de fûts, entrées de cavités moins prometteuses que plus, champignonnières, fresques non pas de 1905 mais 1505 (plus logique d’après la réaction de Sylvain), frayeurs de Colin, et on en passe. L’équipe revient au camp vers 1h30 où la soirée bat son plein.
Grasse mat’ pour tout le monde, les plus fêtards émergeront vers midi. Il est temps de penser à rentrer. On range et on déambule une dernière fois dans ces galeries à la recherche de la lumière, le retour brutal à la réalité ne tarde pas à arriver.
Merci encore et toujours à Benoit qui fait de ce weekend, une bonne raison de revenir.
Un peut tout le monde!
Participants: Olivier, Arnaud, Caro, CaroTte, Colin, José, Gil, DébO, Déb’A, Charlotte, Amaury (RCAE) ainsi que Fred (La Cordée – Mouscron) Benoit, Matéo, Renaud, Carl et Théo (ULS)…et Kiouf!
Une petite vidéo de notre cher Fred:
https://www.youtube.com/watch?v=85Sio0MET2k&feature=share

Un beau nœud est un bon nœud !

Manière de faire simple, le week-end de Pâques qui s’annonçait était une sorte de melting pot entre un stage Monitorat Éducateur ADEPS, une formation Brevet B et enfin une bonne initiation ou perfectionnement à l’équipement. Après avoir savamment distillé les désirs, disponibilités et véhicules de chacun, plusieurs salves de RCAEistes-mais-pas-que allaient déferler sur le refuge spéléo de Montrond-le-Château !

Vendredi 25 avril 2016 :

Départ des troupes composées de Arnaud Dolmen, Arnaud S., Solenn, Vinnie et Olivier pour d’abord une pause à Martelange puis un arrêt frites à Arlon. Sylvain nous rejoint et Vinnie, Arnaud Dohmen transfèrent leur effets dans son carrosse. Arrivée des 2 voitures RCAE à Montrond-le-Château à 1h alors que pas mal de lits sont déjà occupés.

Samedi 26 avril 2016 :

On attaque le stage de bonne heure et de bonne humeur par un cours théorique orienté Brevet B donné par Pierre Cartry. Olivier quant à lui « s’occupe » des candidats Moniteurs Sportifs Éducateurs en Spéléologie (bigre !) en les faisant plancher d’abord sur le matériel particulier (principalement  : progression en cavités aquatiques, progression en milieu montagnard et bivouac souterrain) puis sur les aspects administratifs et juridiques de l’accès aux cavités ainsi que les différents statuts de protection du milieu souterrain en Belgique et pays circonvoisins (bref, ça envoie du lourd !). On profite de la pause de midi pour réviser ses nœuds et faire bronzette, que Sylvain, Solenn et les 2 Arnaud prolongeront l’après-midi grâce au cours de lecture de carte et d’orientation proposé par Olivier. Une équipe se rendra aux Ordons, une autre aux Cavottes. Vinnie sera plus tenté par une après-midi souterraine avec Martin, Maud et Thomas. Ces derniers malgré le beau temps vont s’enterrer au Gouffre du Brizon. Sur place Vinnie commence à équiper un R4, s’emberlificote un peu avec le kit, puis équipe un P8 et doit faire un passage de noeud à 1m du sol… Après petit boyau, Maud continue l’équipement par un P20, un P 33. Thomas finira avec quelques ressauts et un P19. Il est temps de faire demi-tour, Thomas et Vinnie déséquipent la grotte.

TPST : 4h30.

Au soir, on savoure les fameuses pâtes-bolo de Benoit et certains, épuisés de leur folle journée, se coucheront à 21h (Solenn pour ne citer personne !)
Pierre donne le programme pour le lendemain ainsi que les différentes équipes et cavités. On se retrouve tous dehors pour préparer nos kits à l’aide des topos et de nos moniteurs assignés.
Caro et Charlotte débarquent vers 20h et sont surprises de découvrir le régime spartiate et la (non-) folle ambiance qui y règne ! C’est qu’on se cacherait presque pour boire une bière après minuit de peur de se faire disputer par papas !

Dimanche 27 mars 2016 :

Après une trop courte nuit (changement d’heure oblige), le petit déjeuner est servi à 7h30 pour un départ prévu à 8h30 tapante et dans les voitures !

– Arnaud, Sylvain et Caro prennent la route pour la grotte Biefs Bousset. A l’entrée, Caro se rend compte qu’elle a oublié ses chaussures ! Elle utilisera une paire prêté par Sylvain. Celui-ci équipe 2 cordes tandis que Caro et Thibaut ont une discussion passionnée sur la physique quantique (rien que ça !). Par la suite, Caro équipera une série de ressauts d’environ 10m avec une corde. La cavité se finit par un long méandre sportif et étroit où l’on entendra Thibaut râler !

Participants: Caro, Sylvain, Arnaud S, Martin (ESB) et Thibaut (ULS)

TPST : 8h

– Vinnie, Gilles, Pierre C et Arnaud Dohmen se rendent à Trépot non pas pour s’adonner au strip poker mais bien au strip spéléo sous la pluie près de l’entrée de la Cheneau. Vinnie commence l’équipement par des amarrages naturels puis cherche pas mal des spits potables sur l’arrête rocheuse. Ce n’est pas chose facile : certains sont remplis de boue, tandis que d’autres se trouvent sur un bout de roche bien fissuré. Il finit par trouver quelque chose de safe et descend dans la doline. Un choix de corde trop courte l’obligera à faire, une fois n’est pas coutume, un passage de nœud pour atteindre le fond. Après une petite recherche, ils s’engagent dans la Cheneau II. La suite : un long méandre ultra lissé par les nombreux passages et constellés de spits. A 2 endroits, il installe 2 cordes qui seront bien utiles à la remontée. La fin du méandre se rétrécit et donne sur un P18.En bas de celui ci et sur une petite margelle, Gilles reprendra l’équipement: P24. Dans une petite salle, on mange un sandwiche puis Gilles continue par un P31 fractionné. Une fois en bas, on fait demi-tour et Vinnie déséquipe. La dernière sortie de puits n’est pas facile ainsi que certains passages en oppo dans le long méandre. Il fait encore clair quand on ressort.

Participants : Vinnie, Pierre C (ULS), Arnaud Dohmen (CRSL) et Gilles (GSESM)

TPST : 10h

DSCF6208– Charlotte et Olivier iront à la conquête du célèbre Gouffre de Vauvougier. Peut-être l’équipe la plus boulet car Maud a oublié sa combi au gîte, personne n’avaient de montre et l’organisation pour le placement des bouteilles d’eau dans la cavité laisse à désirer ! Thomas équipe l’impressionnant puits d’entrée de 45m composé d’une vire et de 2 fractio. Maud prendra la relève pour 2 puits suivi de Charlotte. Thomas termine l’équipement par un puits de 10m. On n’ira pas jusqu’au bout du programme car il faut penser à remonter. Avec Vincent en superviseur, on perfectionne nos nœuds de papillon, nœuds de chaise et nœuds suivis ! Puis, en sadique qu’il est, il nous apprend quelques techniques de réchappe …au moins on se rappellera de ce nœud Machard !

Participants : Charlotte, Olivier, Vincent (GSESM), Maud (ULS) et Thomas (GSCT)

TPST : 12h

– Tout le monde respecte l’horaire de départ sauf le groupe de Fred, Géry et Solenn avec plus d’une heure de retard au grand dam de cette dernière qui aurait pu la passer dans son lit ! Enfin arrivés à la Beaume des Crêtes, Solenn équipe 2 puits. Au bout d’un an et demi, notre chère et tendre gamine s’est enfin décidé à investir dans des chaussons néoprène. Chaussons très pratiques qu’elle n’utilisera pas car elle a oublié de couper l’étiquette qui les reliait ensemble préalablement !

Participants : Solenn, Fred (GS La Cordée) et Gerry (GSCT)

TPST : 6h

De retour au gîte, on a à peine le temps de décharger le matos, faire un brin de toilette et manger du bœuf (ou seitan) bourguignon accompagné de patates et de soupe aux pois, que Pierre nous désigne les grottes et les groupes du lendemain. Une fois encore, à la lueur des frontale on prépare dans un joyeux bordel les kits et rares sont ceux qui se couchent tard.

Lundi 28 mars 2016 :

« Le jour avant avant la veille, comme le jour d’avant quoi » (Sylvain)
Après un réveil et petit dèj’ quasi militaire, on s’est séparé en plusieurs groupes pour explorer différentes cavités.

– Sylvain, accompagné de Vincent, Martin, Thibaut et Barbara se sont rendus à la Cheneau II. À 100m de l’entrée de la grotte, Sylvain se rend compte qu’il n’a pas ses bottes. Vincent, conduisant la voiture, exécute un 6ème tour d’un rond-point pour rentrer au gite. Vincent étant taquin, rappela tous les jours et toutes les heures à Sylvain s’il avait ses bottes. Quoi qu’il en soit, Thibaut équipa (enfin) le puits d’entrée et Sylvain a équipé la fin du méandre et un puits « impressionnant ! » à l’aide de « splites » (si si il l’a dit comme ça, c’est pas une faute de frappe).

– Solenn, Arnaud, Delphine, Vinnie et Pierre ont visité les Essarlottes. Ils ont cherché pendant 1h l’entrée de la grotte sans succès. Après la quête d’informations auprès des autochtones (nonagénaire qui plus est) au résultat plus que mitigé, l’entrée du gouffre est enfin découverte au-delà d’une jeune et -donc- récente sapinière. Delphine équipe les trois premiers puits. Vinnie prend le relais dans les grands puits avec un équipement léger et parfois tâtonnant. Depuis la bat-cave, Solenn se lance dans l’équipement de deux puits et d’une escalade jusqu’au collecteur qui est à l’étiage. En promenade vers l’aval, Solenn et Arnaud s’essayent à la contrebande de cristaux et perdent le groupe qui continue la marche sportive d’une bonne heure jusqu’à une jolie cascade. À la suite d’une course éperdue à travers les galeries, ils le retrouvent en bas des puits des Essarlottes. Ils remontent tandis que Arnaud S déséquipe.

Participants : Vinnie, Solenn, Arnaud S, Delphine (ULS) et Pierre C (ULS)

TPST : 9h

– Caro et Charlotte seront avec Antoine pour faire la Beaume des Crêtes. Charlotte équipera le grand puits extérieur pas rassurée du tout pendant que Caro mourra littéralement de froid !

Participants : Charlotte, Caro et Antoine (ULS)

TPST : 7h

Retour au gîte et repas minestrone, bouillabaisse et gnocchis. Après une sérieuse délibération digne d’un conseil des prof, Pierre annoncera la conclusion du WE de formation à l’équipement avec des commentaires personnalisés. Ouf, il ne faut pas préparer les kits pour demain !

Mardi 29 mars 2016 :

La journée commence par le lavage du matos, à l’exception notable de Vincent et des deux Arnaud qui avaient « cours » et n’ont pas aidés. De plus, ils se voient servir le café et du Pontarlier (alors qu’ils discutaient justement de la consommation d’alcool au sein des clubs).
Durant la séance d’habillage, Sylvain ayant malencontreusement oublié ses bottes la veille, Solenn, sous les conseils avisés de Fred, a caché ses bottes à 3 reprises.DSCF6221
Enfin, les choses sérieuses ; nous nous sommes rendus aux Cavottes avec Fred, Vinnie, Sylvain et Solenn. Entrée à 14h pour une durée sous terre d’environ 6h. Sylvain a équipé la première main-courante, Solenn la deuxième (dont un nœud de chaise tricoté avec 15m de corde derrière). Solenn équipe également une troisième main-courante suivie d’un puits à l’aide d’un seul moustif ! Ensuite Sylvain a équipé un P20 avec une corde de 11m et, ayant un léger doute, a laissé Solenn expérimenter la chose … Arrivée au point critique elle a effectué une jonction de corde en plein puits. Les autres n’ont pas suivis et elle a dû remonter. Sylvain se vengeant de l’histoire des bottes lança de l’eau sur Solenn. En contre-revanche, Solenn contre-attaque avec de la boue sous l’œil las de Vinnie. Ensuite, Vinnie a déséquipé l’ensemble de la cavité. Une fois sortis, nous rentrons au gite à pied ! Solenn étant courte sur pattes, elle a dû suivre les autres en courant.
Le soir, nous avons mangés des restes… encore.
Oli, s’étant perdu lors de la préparation de l’activité de nuit des futurs moniteurs (course d’orientation), est rentré au gite à 21h. La dite activité a donc démarré avec 2h de retard. Pierre, Oli, Arnaud D, Arnaud S et Vincent sont donc parti vers 22h30 pour commencer la course à 23h à Hautepierre-Le-Chatelet. Nous tairons ici les détails, néanmoins ils sont rentrés avec trois blessés et une roue voilée.
Entre-temps, Nico et Amaury sont arrivés au gite pour retrouver Solenn, Sylvain, Vinnie et Fred. Après quelques parties de Président, Vinnie est parti dormir. Les autres ont poursuivis la soirée avec une partie de poker-cuillères qu’un témoin la qualifia «  d’endiââbléeee ».

Mercredi 30 mars 2016:

Pendant la journée, Solenn, Sylvain, Amaury, Nico et Oli ont été récupérer les balises du jeu de nuit. Cette activité a été ponctuée par une initiation au canyoning. Ceux-ci ont donc parcouru les Cascades de Syratu. Celles-ci consistent en une descente de 55m et deux autres descentes moyennes. En fin d’après-midi, Arnaud S rejoint le groupe aux Sources de la Loue car Pierre, Arnaud D, Vincent, Fred et Vinnie étaient lâchement rentrés en Belgique. Lors de la recherche des deux dernières balises, Oli, Nico et Amaury ont la surprise de voir Arnaud surgir de la grille de l’égout de la route. Lui, Solenn et Sylvain avaient, en effet, découvert la sortie de l’égout de l’autre côté. Solenn, étant sortie juste avant Sylvain, décide de relancer les hostilités de la veille.
Une fois rentrés au gite et ayant mangé les restes… encore, la soirée se poursuit par la rédaction de ce CR (l’est beau hein) (sauf pour le 31 qui ne l’est encore que potentiellement).

Jeudi 31 mars 2016:

Suivant les bons conseils de tonton Vinnie, nous avons donnés sèchement un grand coup de baguette magique sur le pain.
Un levé tardif suivi de courses diverses nous a conduit à déguster (enfin) du Comté et du Morbier au parking de la grotte Chauveroche aux alentours de l’heure glorieuse et peu matinale de 14h. Les néoprènes enfilées, nous avons entamés la marche d’approche qui se révéla ardue, d’autant plus à cause de l’équipement précédemment cité. Dès l’entrée, la cavité nous donne le ton avec un passage aquatique (très) boueux. Après 20 minutes de péripéties boueuses, nous voilà arrivé à « la Plage ». Nous nous engageons dans le réseau des petits gours à la recherche de fraîcheur et d’humidité. Au-delà de quelques voûtes mouillantes ne correspondant pas à la description du parcourt classique, nous décidons de retourner à « la Plage ». Après une courte pause, Arnaud trouve l’accès au cheminement initialement prévu. Le groupe se scinde alors : Arnaud, Nico, Sylvain et Amaury vont continuer la visite, tant dis qu’Oli et Solenn retournent aux voitures. Après une étroiture, le premier groupe trouve la longue suite de gours nécessitant de nager à fréquentes reprises. Après 25 min, ce groupe décide de faire demi-tour. Entretemps, Oli et Solenn arrivent aux voitures mais ne retrouvent pas la cache des clés. Ils ont donc été contraints d’attendre -sous la pluie et –de ce fait–sous couvrantes- le retour des autres.
Sur le chemin du retour nous nous sommes rendu compte que nous avions oubliés d’acheter des oignons pour la morbiflette prévue pour le soir. Cependant, l’absence de pommes de terre n’a été découverte qu’au moment de cuisiner. À remarquer que Sylvain, ô miracle, n’a pas fait preuve de son talent coutumier (dixit Solenn, plus ou moins). La soirée s’est poursuivie par une partie de poker-cuillère et de la « rédaction » de ce dernier morceau de CR.

Vendredi 1er avril 2016:

On nettoie le matos, on range le gite, on achète du fromage, la route va être longue jusqu’à notre cité ardente.

 

Doubs, doubs, da di dou

Tous les ans à cette époque de l’année, c’est le Doubs qui nous accueille pour nous offrir ses souterrains et son Comté. Petite particularité pour cette nouvelle édition, ce séjour sera axé sur le perfectionnement, soit l’équipement.

Le rendez-vous est donné vendredi à 17h au local pour un départ à 18h. Alex et Amaury ont fait la route ensemble accompagnés de chansons paillardes qu’ils garderont en tête une partie du séjour ! Sylvain les rejoint à Arlon. Dans le minibus, la route sera égayée par une activité nœuds pour Solenn et Nico. Clem’ qui prend le volant pour la fin du trajet, cale dès les premiers instants et s’étonne que le minibus n’en avance plus ! Plus tard, elle gagna la course faite avec un petit lapin…victoire écrasante ! La fine équipe arrive vers 1h du mat’ au gite du Sauteray, à Bolandoz (http://www.franche-comte.org/offre/fiche/gite-d-etape-du-sauteray/345000124).

Samedi 7 novembre

Martin, un ancien du club exilé en Suisse, rejoint la troupe au matin avec du vrai pain frais du jour ! Ils décident de faire 2 groupes et le Comté sera présent au pique nique.

Oli, Vinnie, Solenn, Amaury et Martin font la grotte de la Belle Louise. Vinnie s’occupa de l’équipement et du déséquipement sans trop déranger les tritons et sangsues, habitants de la cavité. La descente commence par un puits de 46m avec une entrée étroite.DSCF0788 Après 2 puits et plusieurs ressauts, un méandre débouche sur une mare qu’il faut passer en oppo. Solenn décida de ne pas tenter celle-ci et traversa la mare boueuse. A la fin de la grotte, on découvre un coin de galerie truffée de sculptures en argile réalisées par plusieurs générations de spéléos.  Dans un ressaut de 8m, Vinnie se retrouve à cours de corde, il se résigne à utiliser la corde suivante et n’alla donc pas dans le fond.

TPST: 6h

De leur côté, Alex, Clem’, Sylvain, et Nico se dirigent vers le gouffre de la Légarde. C’est une succession de cinq beaux puits jusqu’à la trémie. Après celle-ci et ses étroitures se trouve un puits de 17m qui permet d’accéder à la galerie des Gours.

Les 2 équipes se retrouvent au gite pour la préparation du barbeuc (oui oui en novembre, mais il fait tellement beau dans le sud !) où tout le monde met du sien pour couper les légumes ! (ben oui, il s’agissait d’un couscous barbeuc)

Arrivée tardive pour Benja, Caro et Charlotte qui rejoignent les copains pour le reste du séjour. Après quelques propos admiratifs sur la coiffure de Benja, soirée arrosée pour la troupe avec la présence du grand, fort et beau Rémy Limagne (au cas où il lise ces lignes !).DSCF0677

Pour compléter « la formation » perfectionnement, les « profs » nous avaient demandé de préparer des exposés sur différents aspects en rapport avec l’équipement. A partir de maintenant, on sait quelle corde acheter, comment reconnaître un moustif corrodé (ou pas!), quel moustif utiliser et on n’appellera plus jamais une plaquette vrillée, coudée!

Dimanche 8 novembre

On inverse les groupes pour la visite des grottes de la veille.
Direction Motrond pour Alex, Clem’, Sylvain, Martin, Benja et Nico pour rencontrer la Belle Louise. Il y a 2 entrées, une équipée par Clèm, l’autre par Benja. Celui-ci se retrouve à court de corde (encore?!?) au milieu du puits de 48m, il a donc du remonter après avoir envisagé un passage de noeud. Clem’ a équipée la suite de la cavité. Caro est élu boulet du séjour en oubliant son croll, son bloqueur et son torse! La remontée fut donc plus longue et plus sportive que pévue ! Benja a pu tester son nouveau jouet, son appareil photo et personne n’est tombé dans la flaque d’eau.

TPST: 6h

Oli, Vinni, Amaury, Solenn et Charlotte se dirigent donc vers Mouthier-Hautepierre. Oli, ne se sentant pas d’attaque pour descendre, préfère profiter du soleil. Le Comté donne la force nécessaire aux autres et Vinnie  pris la relève en équipant cet enchaînement de beaux puits qui se termine par un P70. Amaury appris sur le tas à passer une déviation et fait sa 1ère clef sous l’oeil attentif de Solenn. Nous décidons de nous arrêter à la trémie et de remonter après une courte pause. Charlotte en tête, avec un kit lourd comme elle, suivie d’Amaury qui peine à remonter à cause d’un mauvais réglage de son harnais et la fâcheuse tendance de sa petite longe à se coincer dans les nœuds des amarrages. Solenn aide Vinnie pour le déséquipement et ils ressortent à 17h.

TPST: 6h

On se retrouve tous au refuge pour dire au revoir à Alex, Sylvain, Nico, Clem’ et Martin qui reprennent la route du travail tandis que Laurence nous rejoint pour une morbiflette sans patates (remplacées par des pâtes). Pour satisfaire les plus difficiles, les brocolis seront séparés des vrais aliments !

Lundi 9 novembre

On passe par Ornans pour acheter quelques cartes ign puis le groupe est séparé en 2.

DSC_2816Caro et Solenn préfèrent l’option via ferrata pour profiter au maximum du soleil (voilé justement ce jour-là ! justice immanente #1). Il y en a une qui surplombe la ville. La marche d’approche d’environ 10 min demande beaucoup d’effort, en effet les marches d’escaliers énormes pour les petites jambes de ces demoiselles sont un entraînement plus dur que d’habitude. Cette via  est composé de 2 voies selon leur difficulté, la plus dure terminant la plus simple. Elles décideront de pas faire cette dernière jusqu’au bout, privant ainsi les Ornanais d’un Xième secours héliporté !

Sur le plateau attend Marie, une statut d’environ 2m50, qui veille sur la vallée. Solenn blasphéma notre très chère mère à tous en lui escaladant dessus pour lui faire essayer son casque spéléo ! Le ciel se vengea immédiatement en déchaînant les éléments et d’un coup de vent, fit tomber le casque sur l’hérétique ! Justice immanente #2

Elles montent ensuite sur le col, et redescendent accompagné d’un groupe de 3ème âge en sortie sport-retraite. Apres une restauration rapide, elles font les courses. Ne pouvant s’empêcher d’être discrètes et bien élevées, elles ont été recadrées en rapport à leur utilisation inadéquate du caddy par le gérant puis par la caissière ! Au menu de ce soir, c’est poulet sauce aigre douce. Ayant la mission d’acheter un poulet, mais n’en n’ayant pas trouvé, elles achètent 3 filets et 2 cuisses pour « obtenir un poulet reconstitué »….pratique pour les cuistos!

Sur le chemin du retour, une entrée de grotte sur le bord de la route attire les filles, il s’agit de la grotte du Loup, avec quelques étroitures qui débouchent sur une tête de puits. Dépourvue d’équipement, elles font demi-tour et reprennent la voiture. DSCF0939

Leur journée n’est pas finie mais nous préférons nous tourner sur l’autre équipe, elle sous terre. Il s’agit du Gouffre d’Ouzène constitué de 2 entrées de puits débutant sur amarrages naturels. Vinnie et Benja équipent chacun une et on se retrouve dans une salle. Ils monteront une cheminée en escalade qui débouche sur une main courante surplombant plusieurs entrées de puits. Oli reste avec Charlotte et l’aide à équiper son tout 1er puits, 18m. Après avoir visité une galerie et vu de loin une ex-sévère étroiture, ils remontent pour équiper une seconde fois ce même puits mais par une entrée différente, plus étroite et plus aérienne. Sortie quelque peu précipitée pour ne pas excéder le timing limite annoncé aux deux ferratistes : l’inconvénient des entrées tardives !

TPST : 4hr

Mardi 10 novembre

Dernier jour, mais il reste du Comté!

DSCF1036On se dirige au milieu des bois pour chercher et trouver le gouffre des Ordons. Charlotte équipe le puits de 7m assez étroit ainsi que la main courante qui mène au puits de 18m pour découvrir une immense et magnifique galerie concrétionnée. Séance photo pour Benja qui utilise avec grand professionnalisme ses modèles ! (il devrait quand même aller chez le coiffeur !) A noter que Vinnie mena également, tout en discrétion, sa propre séance photo (et bon, en ce qui le concerne, le coiffeur…)

TPST : …on ne sait plus trop mais bien 5hr (les photographes c’est un peu comme les topographes pour ce qui est de la célérité de progression !)

Mercredi 11 novembre

Il n’y a plus de Comté !

Dernier petit dèj’ de guerrier pour avoir assez de forces pour ranger et nettoyer le gîte ainsi que pour laver le matos aux Sources du Lison, avant de refaire le plein de Comté (faut pas déconner non plus !) à la Laiterie du même nom.

On reprend la route vers midi en direction du gris.

Pendant ce séjour, tous ont pris du galon. Vinnie et Benja seuls pour équiper comme des pros ; Clem’ une plus grande confiance en soi pour mener une équipe ; Sylvain, Solenn et Nico officiellement autonomes ; Amaury plus motivé que jamais ; quand aux hirondelles, elles ont pris leur envol !

Participants: Alex, Clem’, Sylvain, Martin, Benja, Nico, Oli, Vinni, Amaury, Solenn et Charlotte

Canyoning dans le Jura

Mercredi 13 mai 2015

Il est 18h40 quand Olivier, François ² et Vinnie démarrent du local chargés de matos canyon, courses et sacs divers. Nous nous arrêtons  à Arlon pour une frite d’usage et puis nous remettons en route pour le Jura. Il est 3h30 quand nous arrivons par un chemin semi carrossable à travers bois au refuge non gardé du Tamiset. http://www.refuges.info/point/1454/cabane-non-gardee/jura/abri-du-tamiset/
Nous ne tardons pas à nous coucher après un rapide tour du propriétaire.

Jeudi 14 mai 2015

Histoire de récupérer un peu, nous nous octroyons une grasse mat’ jusque 10h et puis déjeunons après avoir installé un semblant de cuisine.  Nous reprenons le chemin forestier pour rejoindre les alentours de St-Claude. Nous faisons une petite halte pour admirer les Gorges du Flumen et puis gagnons Coiserette où nous retrouvons Caro directement venue nous rejoindre de Clermont-Ferrant. Le soleil brille, la température est de 20° +/-, nous commençons à nous changer en utilisant le système D pour fermer le baudrier de Caro et nous croisons fortuitement une équipe du Squad de Barchon sortant du canyon avec qui nous échangeons quelques mots. Nous marchons 5 minutes et nous entrons dans l’eau du Canyon de  Coiserette. Nous nous mouillons un peu pour éviter l’hypothermie. Olivier équipe la première cascade de 20m et c’est parti pour environ 2h30-3h de descente. On poursuit avec des passage étroits, des ressauts, d’autres cascades et 3-4 sauts dont un de 6m un peu flippant. Nous sommes talonnés par un autre groupe français. En bas de la partie canyon, nous sortons du lit de la rivière pour remonter par les bois et les prés pendant une vingtaine de minutes avant de nous changer aux voitures. Vers 17-18h, comme ils nous l’ont proposé, nous retrouvons l’équipe des 15 du Squad Barchon au camping du Martinet à St-Claude pour un apéro en bon(n)et d(‘)u(ni)forme. Il commence à pleuvoir, le Squad passe à table et nous nous éclipsons vers 19-20h. Pour revenir au refuge, nous devons faire avec la pluie, le brouillard et la boue pendant 40 minutes. Une fois sur place, mouillés, nous étendons le matos de canyon en espérant qu’il sèche un peu. Nous mangeons des pâtes sauce tomate et ratatouille. A 23h30 nous allons nous coucher bercés par le bruit de la pluie qui tape sur le toit.

Vendredi 15 mai 2015

Il est 8h00 quand nous ouvrons les yeux, la pluie semble s’être arrêtée mais pour faire place à des flocons! En effet le sol est recouvert de neige sur 5 centimètres. Café, œufs, beans et lard sont encore au menu du petit déjeuner. Nous trainons pas mal avant de nous mettre en route. Les voitures n’ont pas tant de difficulté à avancer qu’on pourrait le craindre malgré le mélange boue-neige. Une fois que nous baissons en altitude, la pluie est de nouveau au rendez-vous. On s’arrête pour aller voir le débit au départ du Flumen, le Chapeau du Gendarme. Près de St-Claude et d’une centrale électrique, nous garons les véhicules et marchons pour aller  voir le débit au final du Flumen et certaines de ses cascades. Çà crache bien ! Nous revenons aux voitures au pas de de courses et puis nous mettons en recherche d’un magasin de sport à St-Claude. Mais la ville semble tourner au ralenti sur ce temps de midi et rien n’est ouvert, pas même l’office du tourisme. Olivier décide qu’on va faire le Bief de la Goulette qui est court, vu l’heure déjà avancée et qui gagne à avoir de l’eau. Nous stoppons au pied de la dernière cascade pour manger sous la pluie… Nous observons un groupe de canyonistes en train de descendre. Le ventre plein et moyennement motivés pour certains, nous nous mettons en sous-vêtements, laissons nos habits secs à la voiture de Caro et embarquons dans celle de François² pour nous rendre au début du canyon. Une fois sur place, nous enfilons nos néoprènes trempées et ne tardons pas à nous engager dans le Bief de la Goulette. Nous doublons un autre groupe un peu nombreux et traçons. Cette fois pas de sauts, pas de nage mais une successions de cascades dont la dernière est impressionnante du haut de ses 30m. En 1h30 c’est fini ! Nous nous changeons à la voiture et puis allons rechercher l’autre véhicule en haut. La pluie s’est quelque peu calmée. Nous rentrons au refuge après avoir fait rapidement quelques achats à l’épicerie de La Pesse et à sa fruitière plus un peu de tourisme à la Borne au Lion. Nous lançons un feu dans la cuisinière à bois du refuge et nous cuisinons de l’ebly, des lentilles et des légumes dessus. Malheureusement cela ne nous réchauffe pas des masses…
Malgré -ou plutôt à cause de!- la journée peu productive, nous essayons d’établir un programme plus fourni pour le lendemain. Faute de cimetière amérindien, la soirée se termine sur des scénarios absurdes d’attaque à la hache…

Samedi 16 mai 2015

Lever à 7h30, re-petit dej’ salé. Les derniers bouts de neige sont en train de fondre et nous sommes bien plus efficaces pour nous préparer et nous mettre en route. Nous mettons le cap sur St-Claude et allons observer le débit du Bief des Parres, le confondant d’abord avec le Bief Noir. Le temps est à nouveau au beau fixe, aussi nous sommes plus motivés pour aborder la prochaine descente. Une fois encore nous laissons nos vêtements secs à la voiture de Caro et nous embarquons avec du matos dans la caisse de François². Nous parcourons 15km en 700 m de dénivelé avant de nous garer non loin de début du canyon. Nous mangeons et puis nous équipons. Un kit avec la C63 manque à l’appel … Difficile de savoir si nous l’avons laissé hors des voiture près du refuge ou près de la voiture de Caro. Malgré tout vers 12h nous démarrons le Canyon du Bief des Parres , comptant que la C30 + la corde d’intervention et quelques bouts de dynéma suffiront pour tout. Cela commence d’abord par de la marche à travers bois, l’eau étant souterraine à ces endroits. Le paysage n’aura de cesse de changer au long de la descente: de nombreux abris sous roches, grottes, taillis moussus, cascades sèches, jungle d’arbres couchés… Caro se découvre une -pesante- passion pour les fossiles. Il nous faut quelques heures de marches avant d’apercevoir les premiers filets d’eau. Olivier rappelle la C30 avec la corde d’intervention et autres malices quand il s’agit de cascades de + de 15 mètres. A un moment la réalité ne correspond plus au descro. Mais nous continuons quand même à descendre plusieurs ressauts et cascades jusqu’à ce que que la corde tonche sur une arrête, mettant un terme à notre égarement. En effet nous sortons du lit de la rivière pour emprunter un chemin de rando pour redescendre. Nous sommes un peu surpris d’arriver le long du Bief Noir.. Aurions-nous comme d’aucun le pense suivi une diffluence sans nous en rendre compte ? Les souvenirs d’autre(s) et la carte nient. Heureusement la voiture de Caro n’est pas loin et nous venons nous changer. La descente aura duré 7h30. Caro et François² foncent rechercher la voiture de ce dernier puis Caro part faire des courses. Olivier, Vinnie et François² la retrouvent au magasin in extremis à 19h58 et emportent les achats. Nous retournons au camping du Martinet retrouver le Squad pour un barbecue. Après une long apéro et une séance de tours de table comme le Squad en a le secret, nous passons -plus classiquement- à table. Vers 0h00 nous nous arrachons à ces joyeux lurons, et devons sauter le mur du camping qui nous emprisonne pour regagner les voitures, rentrer au refuge et aller nous coucher.

Dimanche 17 mai 2015

Nous nous levons à 8h, déjeunons, rassemblons nos affaires, nettoyons raisonnablement les lieux, chargeons les voitures méthodiquement et quittons pour de bon le refuge du Tamiset. Nous allons faire la file pour acheter du fromage et quelques produits locaux à la fruitière de La Pesse. Vu l’heure et les obligations de certains pour le lundi matin, nous décidons d’aller seulement pic-niquer au bord du Lac de Vouglans. Il fait beau mais nous ne trainons pas pour nous mettre en route pour Liège vers 13h30.  Il est 19h45 quand François² et Vinnie arrivent au local, suivis 15 minutes plus tard par Caro et Olivier. Ils rangent rapidement le matos, chacun embarque son bardas et arrive le temps des au-revoirs.

Participants: Olivier, François², Caro et Vinnie

 

Bourgogne

Sortie du week-end du 1er mai 2015 en Bourgogne (Côte d’Or) près de Francheville pour faire le réseau de la Combe-aux-Prêtres

Jeudi 30 avril départ en petit effectif (Olivier, Charlotte et Claire) direction 500 km plus au sud, dans la région des vignobles français.
Départ 18h30, arrivée 5h après au domicile Durupt à Marigny-le-Cahouet où une bonne nuit de sommeil les attendait. Avec la pluie battante à l’extérieur, il faut apprécier l’ironie du nom du village…le séjour s’annonçait humide Rue de la Cure…

Ils se réveillèrent dans l’ancienne écurie vers 9h, au son des cloches annonçant par la même occasion un premier mai pluvieux, mais comme disent les Bourguignons : « Rosée du soir et fraîcheur de mai appellent du vin et beaucoup de foin. » !
Petit déjeuner prit, affaires préparées et les voilà partis pour le réseau de la Combe-aux-Prêtres, à une heure du lieu du dortoir.
Arrivés sur place, directement ils se dirigèrent vers « le trou » … il pleuvait toujours au dehors et l’appel des profondeurs se faisait entendre.
Olivier équipa donc l’entrée puis Claire suivit, Charlotte fermant la marche (que dis-je, la descente !).
Trois entrées se distinguent : une entrée naturelle au nord, entrée A (Puits du Soucis), et deux autres entrées ouvertes plus tard : au niveau du réseau Nord, entrée B (Combe-aux-Prêtres proprement-dite) et au niveau du réseau Ben, entrée C (Gouffre de la Rochotte).
Ils entamèrent d’abord un puits de 57 mètres au niveau de l’entrée B afin d’équiper leur sortie du lendemain, dans l’optique de faire la traversée du réseau en commençant cette fois-ci par l’entrée C.
Dans celui-ci, on peut distinguer 2 parties : la première jusqu’à -30 m est verticale, la seconde est entrecoupée de paliers plus ou moins importants. Le gouffre débouche à -57 m dans l’angle d’une salle avec galerie amont (la Galerie Nord) et aval (en direction de la Vire, où ils prévoyaient d’aller afin de vérifier les équipements permanents). Le niveau d’eau de la rivière au niveau de la Chatière était à 20 cm au-dessus de la normale, rien d’inquiétant pour l’instant malgré le petit courant (sauf peut-être pour Charlotte qui en avait déjà jusqu’à la taille). En passant par un petit « ramping » dans l’eau, ils débouchèrent sur la Salle aux Merveilles…quelles beautés leur réservaient cette grottes… des gours, des cristaux de roches, des fistuleuses fléchées, des colonnes, des chaudrons et des draperies « à gogo »…toutes les parois brillaient à la lueur des lampes. Puis ils débouchèrent sur le Lac de Glaise (où malheureusement pas d’otarie pour ce jour-là) et continuèrent jusqu’à la Vire (matériel impec ! ok pour demain). En continuant sur leur lancée, ils arrivèrent à la Salle du Balcon où, en grimpant un peu, ils pouvaient avoir une vue imprenable sur une salle remplie de fistuleuses de plus d’un mètre de long recouvrant tout le plafond… Ils firent demi-tour un peu avant la Galerie aux Gours pour prendre le temps de faire la partie Nord du réseau (GN). Dans la Galerie des Merveilles, pause pique-nique avant d’aller dans la GN. Ici l’ambiance ressemblait plus à celui d’une cathédrale avec de hauts couloirs où des intrusions se distinguaient nettement, de couleur maronnâtres, semblant être très peu altérées par l’acidité de l’eau contrairement à la roche calcaire. Après avoir exploré pratiquement tout le Réseau Nord, ils firent demi-tour et retournèrent à la surface ; plus de 7h sous terre et plus de 2,5 km de galerie, ils en avaient dans les pattes !
Le soir, un bon repas chaud (ou pas selon que l’on aime le cumin aux lentilles!) et une bonne nuit de sommeil pour la longue journée du lendemain.

Le lendemain, tous trois levés à 7h30, départ à 9h ! 10h sur les lieux ! Ça y est, la traversée, enfin !!!
Malheureusement, arrivant sur place (c’était déjà « l’autoroute » avec la venue des chers compatriotes parisiens), une voix sortant du « trou » parle de « corde des Belges sectionnée » …mauvais augure… et la pluie ne s’arrêtait pas …allant aux renseignements, ils apprirent qu’un rocher d’une cinquantaine de kilo était tombé dans le premier puits et avait sectionné leur corde plus bas …mais en plus de cela, la crue avait monté et le niveau de l’eau se trouvait maintenant à 85 cm au-dessus de la normale : la Chatière entière était noyée et en plus il y avait beaucoup de courant … impossible de passer et de faire la traversée… ils décidèrent donc d’aller voir l’entrée naturelle ; malheureusement, de ce côté-là aussi c’était « l’autoroute …en août ! »… ils se résignèrent donc à ne pas attendre et reprirent le chemin en direction de l’entrée du réseau Ben (Gouffre de la Rochotte) après avoir grignoté quelques choses.
A l’entrée de cette partie-ci, plantée au beau milieu de la forêt, un magnifique puits de 95m les attendait (descente et montée) ; avec pour Claire et Charlotte l’occasion de s’entraîner sur des fractios et des déviations un peu plus compliqués que d’habitude. En bas, ils « atterrirent » juste à côté de la Cascade où, à cause de la crue, le débit était intense. Ils allèrent donc visiter les alentours du puits où les salles étaient remplies de gros blocs détachés mais ne pouvaient aller bien loin à cause de la montée des eaux, siphonnant alors de nombreuses parties du réseau. Ils remontèrent donc et s’arrêtèrent au bivouac des autres spéléo où des Franciliens leur ont offert …de la Chimay bleue! Ils reprirent le chemin de Marigny où les parents de Charlotte les attendaient avec un bon pot-au-feu ! Une belle soirée en perspective ! Et malgré la déception de n’avoir pu faire la traversée à cause de la crue, ils gardaient de magnifiques images de leurs péripéties sous terre.

Le lendemain départ de la Rue de la Cure et, passage dans la Bourgogne oblige, visite d’une cave en fin de matinée, plus au sud, au niveau de la Route des Grands Crus, à Morey-St-Denis près de Gevrey-Chambertin : le domaine Familiale Hubert Lignier, famille de Claire. La dégustation de plusieurs vins en cave typiques clôture ce weekend humide.

Retour sur Liège en début d’après-midi, souvenirs et papilles bien beaux…

Claire

Participants: Olivier, Charlotte et Claire

Yorkshire Dales

Pour Pâques, notre club a décidé de passer ses vacances dans le Yorshire… Le Yorkshire, là où le soleil brille, où les faisans traversent la route sans regarder, où les moutons ont des têtes noires, où les grottes sont larges, où les sous-combi sont tricolores, où le cidre se vend par bouteille en plastique de 2L, où le ronflement est une douce berceuse et où le petit déjeuner est toujours servi.

Samedi

C’est pour cette magnifique région que Jérôme, Alex, Caroline, Benjamin, Vincent, Solenn, Arnaud, Antoine, Tim et Luca nous sommes levés de bonne heure pour un rendez vous au local à 7h 20, pour un départ de bonne humeur à 8h.

Le trafic calme (ainsi qu’une organisation sans faille) nous permet d’arriver plus tôt que prévu à Calais et ainsi de prendre le bateau plus tôt, soit celui de 12h30. En attendant la traversée, un petit retour en enfance s’impose dans les jeux gonflables mis à disposition ainsi qu’une petite visite des parents de Benjamin.
Après une traversée tout aussi calme, la joyeuse troupe reprend la route, mais cette fois-ci à gauche, pour parcourir les 600km et arriver ainsi à Casterton.

Deux voitures sur trois font un arrêt à Ingleton pour manger un morceau et assister à la kermesse annuelle du club de cricket de la ville, rapidement rejointes par la troisième voiture ne voulant pas rater une ambiance « english ». Après avoir consommé des produits locaux, c’est le moment de se diriger au bout du monde en empruntant cette petite route sinueuse pleine de gibier pour se rendre à la Bull Pot Farm, notre hébergement perdu au milieu de la lande.
Benoît, Maud et Thibaut, membres du club de l’ULS d’Arlon, nous rejoignent au gîte dans la soirée et Solène est élue boulet de la semaine pour avoir oublié son harnais!

Dimanche

On engloutit le premier « typical English breakfast » d’une longue série avant d’aller à Ingleton pour faire les magasins.

Dans l’après midi, plusieurs groupes se forment:

Benoît, Antoine, Maud et Solenn décident de faire la cavité Wretched Rabbit. En rampant dans un conduit très mouillé et très étroit sur environ 900m, ils font demi-tour après s’être rendu compte qu’ils se sont trompés de grotte!

Arnaud, Alex, Tim, Thibaut et Luca ont eux trouvé la bonne entrée de Pool Sink! Après un début étroit avec passage par une baïonnette, Alex équipe rapidement les beaux puits qui donnent accès à de larges méandres.

Quand à Vincent, Benjamin, Caroline et Jérôme, ils décident de consacrer leur après-midi à la découverte de la vallée. Après avoir accompagné les autres aux prétendues entrées de grottes, ils errent dans la lande pour une séance photo au milieu des carcasses d’animaux, des rivières et des animaux sauvages. Une petite bronzette s’impose devant une des grottes de leurs camarades, tout en buvant la bouteille d’eau de ces derniers « afin de mieux gérer nos ressources »!

François², Olivier, Charlotte, chocolats belges et bières spéciales, qui ont pris la route le samedi après-midi, en passant par Rotterdam, avec une traversée de 12h en bateau jusqu’à Hull, où les cabines sont très petites et le breakfast est à volonté, sont arrivés à Ingleton vers midi pour une petite séance shopping de 3h! Pressés de se retrouver sous terre, ils vident à peine la voiture et se dirigent vers Bull Pot of the Witches, grotte situé à 100m du gîte. Equipée rapidement par Olivier, on commence par descendre un puits extérieur d’environ 20m attaché à un arbre qui surplombe l’entrée. On s’engouffre sous terre par un large passage coudé, qui nous mène à une courte main courante donnant accès au puits d’environ 20m fractionné. Un deuxième puits de même longueur nous emmène près de la rivière que nous pouvons suivre. Nous pouvons également faire une petite escalade pour nous retrouver dans la Long Gallery, un tunnel assez large.

Une deuxième voiture du club de l’ULS constituée de Pierre et Muriel Cartri, Carole et Delphine arrive dans la soirée.

C’est enfin tous réunis que nous partageons de bon coeur notre repas apporté par Benoît, cuisses de canard -confites- aux lentilles.

Lundi

Pour cette première journée où le groupe est au complet, nos 20 spéléos fringants vont s’attaquer au système Ease Gill, qui fait partie du plus vaste système souterrain du Royaume-Uni, le 3 Counties System, qui comporte environ 89 km de galeries réparties les 3 comtés : Cumbria, Lancashire et Yorkshire (http://www.rrcpc.org.uk/easegill/). Pour ce jour, nous nous cantonnerons à la visite des réseaux amont du réseau d’Ease Gill, à savoir Top Sink, Pool sink, Wretched Rabbit et County Pot, dont les entrées se situent dans la vallée éponyme. La marche d’approche, d’à peu près 30 minutes depuis le gîte, permet de profiter des paysages bucoliques de la lande, avec ses grandes étendues herbacées, ses murets de pierres sèches et ses moutons. Une fois la vallée d’Ease Gill atteinte, les 4 groupes prennent chacun la direction de leur cavité.

Top Sink, visitée par Alex, Tim, Charlotte, Jérôme, Vincent et Arnaud, équipée par ce dernier.
Cette cavité correspond à l’extrême amont du système d’Ease Gill. L’entrée se fait dans une doline jouxtant le ruisseau. Après un passage légèrement humide et quelques crapahuts, on atteint une zone joliment concrétionnée, où on en profite pour faire une séance photos. La suite est une succession de méandres, souvent étroits et donc la seule surlargeur se trouve au niveau des pieds (comme un trou de serrure inversé). Vincent, avec son matos photos, est contraint de ramper, alors que Charlotte gambade. Les autres se la jouent à l’égyptienne. Arrivés au premier puits, Jérôme et Vincent, nos deux photographes attitrés, préfèrent faire demi-tour (cavité beaucoup trop large pour eux :-)). Jérôme en bas du puits prévient quand même tant bien que mal qu’il faut absolument prendre une photo du puits et allume l’éclairage à fond.

La suite sera encore méandre sur méandre, avec un second puits, et par la suite des secteurs beaucoup plus larges et confortables, avec de belles morphologies de conduits et quelques concrétions. La rivière souterraine et le réseau fossile se recoupent régulièrement et on emprunte tantôt la première à 4 pattes, tantôt le second en oppo. Quelques séances photos et on fait demi-tour pour ré-affronter les méandres. Charlotte se charge du déséquipement et c’est sous un soleil radieux que nous sortons de cette cavité.

Traversée Wretched Rabbit-Pool sink, réalisée par Antoine, Benoît, Solenn, Maud, Carole et Delphine. Les cordes étant déjà présentes, les puits sont faciles à descendre. Il faut ramper jusqu’au collecteur puis remonter par des méandres, avec une petite erreur de 10m trop haut en oppo!

Pierre, Muriel, Thibaut et Benja ont fait la traversée inverse.

County Pot: réalisée par Caroline, François², Olivier et Luca. Il s’agit d’une boucle équipée par les bons soins de Caroline qui présente un Snake, méandre très étroit en ramping. L’oubli en bas du puits du kit avec les gourdes leur permet d’approfondir leur connaissance de la grotte! S’ensuit la partie large des méandres puis la présence de lames de rasoir, signe de nombreuses turbulences dans le passé.

A la sortie, différents groupes se retrouvent pour profiter du soleil en se reposant, en bronzant….ou en courant…beaucoup…pour éliminer l’effet d’un petit bonbon (chique ou autre gougouille) au Red bull! On fait sécher les combi, on patauge dans l’eau, Luca tombe…deux fois, précisément au même endroit -pour être sur, peut-être.

Les pâtes bolognaise clôturent la journée ainsi que le Tiramisu de Luca.

Mardi

Journée tant attendue car il s’agit de la découverte de Gaping Gill. Un réseau et pas des moindres, car il fait partie des plus grands mondiaux. Entre autre, Main Shaft, un large puits de 110m de profondeur où se déverse une cascade dans l’une des plus grandes salles souterraines d’Angleterre.
Un lieu mythique, mystique, peut être les deux. On nous en a parlé, beaucoup, en bien, en mal, l’évaluation de notre endurance, un mauvais souvenir pour certains, un gros examen pour d’autres. Un rêve dont on n’osait touché du doigt il y a un an.
Ce matin, le bacon a un goût de conquérant.

Appréhension et excitation nous donnent l’entrain nécessaire pour la marche d’approche d’environ une heure dans le parc national du Yorkshire, sous le soleil, aux abords d’une rivière, au milieu des moutons, dans ce cadre magnifique où se dévoilent peu à peu quelques entrées souterraines.

Vu le temps magnifique qui s’annonce, Jérôme, Vincent et Muriel décident de faire une randonnée. Rejoint par Antoine et François² ne se sentant pas en forme pour descendre sous terre, on accompagne tous les groupes devant leurs entrées respectives puis on monte jusqu’au sommet de Little Ingleborgouh. On emprunte un autre chemin pour la descente.
On parcours ensuite la région pour faire les courses, on rafle tout sur notre passage; oeufs, bacon, saucisses, moutons, bières, cidre….la dame nous regarde bizarrement… « oui oui vous avez bien compris…on veut 42 côtes d’agneau s’il vous plaît! »

Pendant ce temps là, pour parcourir au maximum ce réseau, nous nous divisons en trois groupes, pour trois entrées différentes avec objectif de tous nous retrouver dans la Main Room, où arrive la cascade.

Bar Pot: visitée par Alex, Benoît, Luca, Solenn et Benja, équipée par ce dernier. L’entrée se situe à courte distance de la tête du premier puits. Suivie d’une zone d’éboulis puis d’un grand puits d’environ 40m.

Lateral Shaft: il s’agit de l’entrée de Main Shaft par Jib Tunnel, un passage latéral pour éviter de progresser -trop- dans la cascade. Il se découpe en 2 puits de +/-55m, quelque un peu arrosés, avec 2 fractio dans le dernier, équipés par Olivier pour Arnaud , Tim, Carole et Delphine.

Flood Entrance: réalisée par Pierre, Thibaut, Maud, Caroline et Charlotte. Egarés évidemment par Pierre, on progresse dans les nombreux méandres s’offrant à nous. Thibaut équipe les deux puits d’une quinzaine de mètres situés dans des failles pour rejoindre un tunnel sculpté par le courant. S’ensuit 2 gros puits circulaires, où une déviation est longue à passée.
En bas, attend l’équipe d’Alex. Ensemble nous nous dirigeons en rampant dans une galerie phréatique vers la Main Room. Séance photos oblige, nous laissons nos kit pour explorer le réseau de l’est. S’offre alors à nous des salles immenses et des concrétions à perte de vue.
La cavité est longue et sportive, certains fatiguent, il faut pourtant garder des forces pour le retour. Nous décidons de faire demi tour et nous sommes rejoint par le groupe d’Olivier qui a parcouru tout le réseau.
On réorganise les équipes: Alex, Benoît, Benja, Solenn et Tim sortiront par Flood Entrance, Arnaud, Olivier, Luca, Carole et Delphine par Bar Pot et Pierre, Thibaut, Maud, Caroline et Charlotte par Lateral Shaft. La remontée se fait sans problème.

Presque la moitié de la troupe découvre depuis peu les merveilles de la spéléo, ayant encore moins l’habitude des immenses salles et des grands puits. Aujourd’hui, ils ont fait Main Shaft et 110m à coté d’une cascade, ce n’est pas rien!
Et on s’y est cru, là, sur cette couverture de magazine de sport extrême, ici, dans cette émission sur les splendeurs de la nature. On était tout, mais surtout on était rien, face à ce gouffre, face à cette eau. On nous apprend à être là, en sécurité, entre la paroi et le vide, en harmonie avec la corde, à admirer, à halluciner, à rêver. Il faut se presser, car les copains attendent, dans l’eau, dans le froid. Quelques minutes, juste quelques minutes qui nous rappellent notre place. Juste une impression de liberté.

C’est avec un sourire béa qu’on a dégusté le rôti de boeuf, ses pâtes et sa salade. Sa sauce porto avait un goût de victoire.

Mercredi

Cow Pot: Olivier, Arnaud, Jérôme et Charlotte les seuls motivés à descendre sous terre après la grosse journée de la veille, prennent la route pour la compote party! La sortie commence bien avec l’oublie de la topo au gîte, où Jérôme en grand homme qu’il est, se dévoue pour retourner la chercher! En l’attendant, Olivier commence à équiper le magnifique puits extérieur recouvert de mousse. L’entrée souterraine se fait par une étroiture relativement sévère oblique descendante. Des méandres donnent accès à une corniche où l’on installe une main courante aérienne jusqu’à l’entrée d’un puits de 40m divisé en plusieurs ressauts qui surplombe une grande salle d’éboulis. Passage dans le collecteur, très beau vers l’amont avec des coups de gouge très caractéristiques d’une grotte active. On parcourt les jolis méandres entrecoupés de marmites relativement profondes. Stoppés par de trop nombreux éboulis, nous voyageons vers l’aval pour découvrir les larges galeries du collecteur avec ses galets roulés et ses sédiments au sol.
Retour vers le gîte où l’apéro nous attend. Et oui, bien sûr qu’on a oublié la topo près de la grotte!

De leur coté, le reste de la troupe se dirige vers Ingleton pour une randonnée à la découverte des cascades de la région. L’endroit est très touristique mais cela n’empêche pas au groupe de profiter de la beauté du paysage. Cinq valeureux montent jusqu’au sommet, pour, soyons original, faire une sieste au soleil!

Et pour finir en beauté, ce soir, c’est Barbeuc, sans patates, avec légumes en papillote et chamalow grillés! Tout le monde s’étant bien reposé la journée, la soirée fut plus longue et agitée que les autres!

Jeudi

Tattam Wife Hole: Alex, Arnaud, Benja et Charlotte prennent la route à la découverte de cette cavité au nom plus qu’atypique, au pied d’Inglebrough.
La marche d’approche au milieu des landes est plus longue que prévue (environ 2h), en effet, la femme de Tattam se cache! Après avoir ratisser toute la vallée, on pique nique enfin devant son entrée.
Arnaud équipe la grotte avec une corde de 120m qu’il doit couper au fur et à mesure de sa progression. Autre chose qu’il a fallu couper, les cheveux de Charlotte pris accidentellement dans le descendeur lors du premier puits…Quatre puits nous attendent ainsi que de belles concrétions.
Pour éviter un duck fortement mouillé, on équipe une main courante dans une étroiture juste au dessus, où l’entrée du passage se fait dans une lucarne. Passage relativement pénible pour Charlotte ainsi qu’à déséquiper.
On continue jusqu’à la tête du dernier puits (env. 20m) que nous décidons de ne pas réaliser faute d’épuisement et de temps.
Récompense ultime en sortant de la cavité, couché de soleil sur la vallée, juste rien, même pas un petit mouton pour briser le silence.
Retour plus rapide dans l’obscurité grandissant à la frontale, en coupant par la lande (trop facile de prendre le sentier!) sous le regard inquiet des brebis surveillant leurs méchoui agneaux.

Ireby Fell Cavern: quant on part en vacances entre francophone, on oublie vite que l’on est à l’étranger. Heureusement, certains détails propres au pays nous le rappellent; en Angleterre, il ne s’agit pas seulement des moutons ou du cidre, mais également de l’humour. Aaaah, l’humour british! Il est partout…même sous terre! Certains noms de grottes nous avaient déjà donnée un avant goût, nous l’avons retrouvé dans cette cavité.
Pierre, Tim, Antoine, Thibault et Maud font une marche d’approche d’environ une demi heure pour découvrir la grotte dans une doline. L’entrée se fait par un tube métallique puis l’accès au puits est aérien dans un méandre. Il y a une succession de 5 puits (nommés Ding, Dong, Bell, Pussy et Well), certains reliés par des mains courantes hautes qu’il faut passer en oppo. La cavité est entrecoupé de méandre parsemé de magnifiques concrétions. En bas, d’immenses salles, certaines vides, d’autres avec des éboulis, nous conduisent jusqu’au siphon. Par chance, la grotte n’est pas très flottée par rapport à d’habitude, les tenues néoprène n’ont servies à rien!
L’humour? Il faut être connaisseur. Ou plutôt…anglais! Il s’agit d’une célèbre comptine populaire du pays dont les paroles sont: « Ding, dong, Bell; Pussy’s in the well. Who put her in? Little Johnny Flynn. »

Vincent, Benoît, Luca et Solenn rejoint peu après par Caroline, décident d’aller déséquiper Pull Pot. Ils explorent plus longuement la cavité.
Une balade improvisée faite par Caroline et Muriel les emmène près d’un mouton piégé dans des barbelés. Ne pouvant rien faire, elles préviennent un cottage des alentours de la situation. Après l’excursion dans la grotte, Caroline se sentant l’âme d’un héros, retourne au près du mouton avec en renfort Tim, Solène et un couteau suisse permettant ainsi de liberté la pauvre bête.

Olivier et François² décident de faire Cow Pot -et d’en retrouver la topo- avant de reprendre la route pour le continent. Dommage pour eux, ils ont loupé le gigot d’agneau avec pommes de terre et brocolis à la crème!

Vendredi

Un réveil de bonne heure pour Benoît et Maud qui reprennent la route pour le plat pays.
Alex, Jérôme, Arnaud, Benja, Muriel, Caroline et Charlotte décident de faire Ireby Fell Cavern. La descente équipée par Arnaud est rapide malgré une déviation difficile, la remonté, déséquipée par Benja, est ralentie par Muriel, souffrant d’une douleur au bras.

Pendant se temps, Vincent, Antoine, Solenn, Carole et Delphine explorent les alentours du gîte. Ils se promènent dans un « mini-canyon » avec des « mini-cascades » sur environ 10km. Ils font tout le versant de la colline et remontent par des cascades sèches pour retrouver le gîte.

Pierre, Thibaut et Tim descendent dans Lancaster Hole. Il faut marcher longtemps jusqu’au collecteur, puis ramper. C’est très mouillé car on remonte le lit de la rivière. Après avoir contemplé quelques concrétions, on remonte et manque par deux fois la sortie! Tim équipe pour la première fois et s’en sort à merveille.

Le poulet au curry nous met en condition pour passer une bonne nuit, hélas la horde de spéléo anglais débarquée dans la journée détruit toutes nos chances!

Samedi

Pierre, Antoine, Tim, Solenn, Delphine, Luca, Arnaud et Charlotte partent pour faire la traversée Simpson’s Pot. Après une marche d’approche d’environ 15 min, nous peinons à trouver la grotte. Après un puits d’entrée, il y a un ramping dans l’eau sur environ 500m. Cette traversée est un enchaînement de huit puits que Pierre équipe et qu’Arnaud déséquipe en rappel. Il y a deux petits puits, puis deux grands d’environ 20m. Antoine loupe une déviation qui l’oblige à faire toute la descente dans la cascade. La progression se poursuit dans des méandres flottés et des désescalades jusqu’au collecteur. La tête de groupe fait une échappée et l’arrière a du mal à les rattraper. En les attendant et pour éviter de se refroidir, ils entreprennent un exercice de réchauffement en tournant dans une petite salle tout en faisant des flexions! La remonté se fait par un puits de 10m.

Le reste de la troupe s’occupe du grand nettoyage du gîte avant de retourner à Ingleton pour acheter des souvenirs comestibles. Nous décidons de clôturer la semaine par un restaurant le soir, on teste donc à midi la restauration d’un pub! Repus et convaincus, on y retourne en fin de journée pour dégusté burger, fish and chips et autres moutons, autour de nos dernières Guinness.

Dimanche

Pas de petit déjeuné servi ce matin, ce qui annonce le dur retour à la réalité. On remplit les voitures, on s’échange les CD. La route sinueuse tant empruntée nous parait plus courte. La lande défile derrière nos vitres, la musique les fait vibrer. La fin d’un générique de film, la fin du séjour. Les moutons sont contents. Nous pas.
Plus de 600km de route avec plus ou moins d’ambiance dans les différentes voitures, la pause obligé au Burger King, on arrive à Douvres où certains prennent de justesse le bateau. En effet, la voiture d’Arnaud (oui oui, Arnaud!) se trompe d’embarcadère!
On profite de la traversée pour faire le débriefing. Le Yorkshire est un endroit épatant particulièrement pour les spéléo, offrant de nombreux réseaux. Ils y en a pour tout le monde, pour tous les niveaux, pour tous les goûts, les grottes étant plus belles les unes que les autres. La trempée, la méandreuse, la vertigineuse, chacun à sa préférée.
On fait les dernières photos de groupe, on teste les parfums, les conducteurs font une sieste puis on reprend la route pour la dernière ligne droite…à droite! Benja, habitué, conseille de passer par Lille pour éviter les possibles embouteillages de Bruges-Bruxelles des retours de mer. La voiture d’Alex se trompe et confirme ainsi le pressentiment de Benja! On s’arrête dans une pizzeria sur la route pour laisser le trafic se fluidifier. La dernière voiture arrive à minuit au local.

C’est les yeux mi-clos et le coeur gros qu’on dit au revoir aux copains. La nuit sera silencieuse et le petit déjeuner ne sera pas servi.

On ne remerciera sans doute jamais assez les conducteurs, les encadrants, les cuistos qui ont fait de cette semaine un excellant souvenir dans un petit coin de paradis.

Participants: Alex, Arnaud, Olivier, Jérôme, Vincent, François², Benjamin, Antoine, Caroline, Charlotte, Solenn, Tim et Luca (club RCAE)
Benoît, Pierre, Muriel, Thibaut, Maud, Carole et Delphine (club ULS)
Photographes: Vincent, Jérome, Alex, Caroline

Savonnières-en-perthois + Rupt du Puits

Vendredi 6 février 2015

Peu avant 13h, Olivier, Sylvain, Tim, Charlotte et Vinnie se retrouvent au local pour prendre un peu de matos et constituer un petit groupe d’avant garde avant le week-end souterrain qui nous attend dans les Savonnières-en-Perthois. En effet, nous nous serrons dans le petite voiture de Charlotte pour partir armés de chiques, bonbons, un disque du Grand Jojo. Nous faisons d’abord une halte chez Jérôme pour lui emprunter des combis néoprène et un casque en extra vu que Tim a oublié d’en prendre un au local. Un peu plus tard nous nous arrêtons à Martelange pour y faire quelques emplettes, et puis à Arlon pour y prendre la clé de la grotte. En début de soirée, après quelques erreurs de trajet, nous arrivons enfin à destination. Une fois un petit casse-croute avalé, nous enfilons nos néoprènes, combis spéléos en essayant de ne pas trop penser à la température proche de 0°C ou au vent glacial qui nous fouette. Nous gagnons rapidement l’entrée de Rupt-du-Puits, soulevons la plaque d’entrée. Le courant d’air chaud qui en sort alors n’est vraiment pas pour nous déplaire. Olivier et Vinnie installent 2 cordes amarrées sur la structure métallique et nous ne tardons pas à descendre ce puits artificiel de 40m. Nous arrivons pile les pieds dans l’eau devant le siphon aval. Nous remontons la rivière souterraine pendant 2km. Nous avons tous les temps les pieds dans l’eau entre la cheville et mi-cuisse. Vu le peu de temps que nous avons, nous nous contentons de rester sur la voie principale. A un moment nous évitons une baignoire en passant en oppo au dessus. Après un peu plus d’1h de marche, nous atteignons le siphon amont et il faut progresser à quatre pattes pour y arriver. Après quelques commentaire avisés d’Olivier, nous faisons demi-tour et revenons à notre point de départ. C’est quand même plus aisé de progresser dans le sens du courant. Il faut un petit moment pour que nous soyons tous remontés du P40 artificiel. Une fois dehors, nous retirons les cordes et refermons le couvercle. De retour à la voiture, nos lacets sont gelés et nous nous démenons contre le froid pour nous changer. La visite aura duré un peu plus de 2h.  Il est 23h30 quand nous reprenons la route et 30km plus nous sommes à l’entrée des carrières souterraines des Savonnières-en-Perthois. Une grosse équipe de l’ULS est déjà sous terre, ainsi que Alex, Caro, Claire, Luca, Nicolas, Kevin, Maude. D’ailleurs ces braves ont amenés nos sacs au campement, au grand dam de Tim qui y avait laissé sa seule paire de chaussure de rechange! Nous ne tardons pas à pénétrer dans ce dédale, passer quelques flaques et marcher pendant une petite demi-heure pour atteindre le bivouac. Alors que certains dorment déjà, nous finissons la soirée autour des lampes à acétylène et d’un verre. Les derniers se couchent à 3h.

 

Samedi 7 février 2015

Le camp s’éveille aux alentours de 9h45 et après avoir petit-déjeuné et déterminé qui va faire quoi, nous préparons le matos pour les différentes cavités. Comme d’habitude, c’est vers le Gouffre de la Sonnette (par ses deux entrées), La Besace, L’Avenir et La Grande Viaille que différents groupes s’ébranlent. Tandis que certains se contentent d’une seul grotte, d’autres enchainent plusieurs cavités. En fin de journée, les derniers déséquipent respectivement leur grotte. Pendant ce temps quelques uns partent marcher pendant plusieurs heures dans l’immensité des carrières et dénichent quelques vestiges des anciennes exploitations. Nous nous retrouvons tous au camp à 21h30 pour partager l’apéro puis des tagliatelles préparées de main de maître par Benoît. Pas de pétanque 3D cette année, mais pas mal de discussions spéléologico-philosophiques. Une fois encore, les derniers gagnent leurs couches vers 3h.

Dimanche 8 février 2015

Le réveil du camp est animé par le passage d’une troupe cycliste (les membres d’un club spéléo de la région désireux de visiter leur terrain de jeu « autrement ») puis, chacun ayant regroupé ses affaires et s’étant réparti le matériel collectif, tous -ou presque !- se dirigent vers la sortie. La rupture d’un des diables transportant le gros du matos collectif anime le trajet mais finalement -et autour de sandwichs improvisés, chips ou nic-nac (découverte pour certains)- tous se retrouvent dehors ..tous ? est-ce bien sur ?! Car il faut bien se résoudre à l’évidence : Luca n’est pas parmi nous ! Cinq courageux retournent donc au sein du labyrinthe de galerie, donnant du sifflet et de la voix …jusqu’à proximité du bivouac où ils retrouvent Luca, un plan des carrières à la main mais sans mousse sur les arbres pour l’orienter ! Laissant là les petits papiers qu’il avait semés aux différents carrefours ils ramènent leur latin petit poucet à la lumière du jour pour enfin se répartir dans les différents véhicules et prendre le chemin du retour -marqué d’une halte de réhydratation, étape indispensable de toute pratique sportive bien pensée. Finalement, malgré certaines paupières lourdes (ou quelques ronflements plus ou moins sonores en provenance des banquettes arrières), chaque véhicule rejoint le local puis se disperse avant la prochaine activité.

TPST: +/- 36h

Participants: Olivier, Charlotte, Tim, Sylvain, Vinnie, Alex, Caro, Claire, Luca, Nicolas, Kevin, Maude.

 

Doubs

Ce fut par une fin de journée d’un vendredi (7 novembre 2014) bien chargé que neuf membres de la joyeuse compagnie des spéléos du RCAE (Alexandre, Jérôme, Benjamin, Vinnie, Tim, Solène, Claire, Caroline et Luca) quittèrent leur cher pays belge pour quelques centaines de kilomètres plus au Sud, au pays du vin et du fromage : Le Doubs. Ils y rejoignirent deux autres mordus du monde « vers de terre » : Laurence et Vincent au gîte d’étape « le Sauteray ».

Samedi 8 novembre :

Météo : grand soleil (qui l’aurait cru en ce mois de Novembre ?)
Après une courte nuit et un réveil difficile (surtout pour les petits nouveaux de la troupe) ce fut avec plaisir que tout le monde dégusta ce premier petit déjeuner français avant de se mettre en route pour la première escapade du séjour : la Via Ferrata « Les Baumes du Verneau » à Nans-sous-Ste-Anne ! Au programme : sensations fortes garanties (et vécues) et vue imprenable (ne regardez pas trop en bas !). Toute une journée à grimper sur la roche jusqu’à 550 mètres d’altitude, histoire de se mettre en condition physique pour les 9 amis! Et en fin de journée, ce fut un « come back home » (ou plutôt gîte) bien mérité !
Mais où sont passés les vers de terre ? On dirait plus des Bonobos là, à se balancer le long de la paroi rocheuse ! Patience ! …

Dimanche 9 novembre :

Météo : ça ira, on ne va pas chipoter, de toute façon aujourd’hui il est prévu que l’on aille faire nos vers !
Ce fut, toujours avec ce bon petit dej dans le ventre, que la joyeuse compagnie se sépara en deux groupes :

L’un, composé d’Alex, Caroline, Vinnie, Tim et Solène, allèrent au Gouffre de Vaux. Vinnie se charge de l’équipement, même s’il faut composer avec les cordes déjà mises en place par une autre équipe en train de descendre dans le gouffre. Après 44 m de belle descente, on atteint le fond du puits, dans lequel on découvre une dizaine de salamandres. La suite de la cavité est spacieuse et largement concrétionnée. On atteint rapidement une grande salle dans laquelle une petite escalade nous permet d’atteindre un autre réseau. Après quelques petits ressauts équipés par Vinnie, on atteint la suite de ce réseau qui devient très boueux. On décide alors de faire demi-tour, on évitera ainsi de salir les passages concrétionnés. La remontée se déroule sans encombre, avec Caro au déséquipement.

Le second, composé de Benjamin, Claire et Lucas, guidés par les très aguerris Jérôme et Laurence se dirigèrent vers le Gouffre des Ordons… Après un petit temps d’installation c’est par un trou pas plus large que…que quoi d’ailleurs ? Bref à peine ce qu’il faut pour passer, qu’ils descendirent les uns après les autres jusqu’à un ressaut où la plus belle partie de la grotte les attendait : un puis de 20 mètres de profondeur, juste au centre d’une énorme coupole (Jolie vue là-haut ?). Qui aurait cru qu’en dessous de ce si petit trou se trouvait une salle gigantesque et concrétionnée à foison ! Des Colonnes de 10 mètres s’étiraient de chaque côté du chemin balisé, des draperies tapissaient toutes les parois et l’eau qui suintait au plafond formait des stalagmites et stalactites qui semblaient sortir de nul part. Ce fut dans cet antre magnifique qu’ils progressèrent et le lieu laissait place à l’imagination : passant devant une sirène, ou bien se croyant dans un château avec ses multiples tours ce fut avec regret qu’ils revinrent en bas de la corde qui allait les mener jusqu’à la surface. Première remonté pour Claire et Lucas qui furent bien heureux lorsque Vincent les accueillit à la sortie avec la Rochefort ! Après un dernier petit détour par le sentier karstique, c’est avec de belles images et (comme on dit) de la bonne fatigue, qu’ils rentrèrent tous déguster la Morbiflète au Gite !

Lundi 10 novembre :

Météo : soleil : 15%, humidité 80%, bonne humeur 200% ! 😀
Alors que d’autres travaillaient ce jour-ci, ce fut la colonie toute entière qui partit dans la Grotte des Cavottes! Une magnifique entrée sous les arbres suivi d’un enchevêtrement de galeries afin d’atteindre : la salle du Chaos !!! Dans cette salle ce fut pose photos et repos quelques instant pendant que Vinnie et Alex installaient la main courante. La progression fut suivie d’un petit tunnel pour déboucher dans un couloir où l’on pouvait nettement distinguer les différents lits de la rivière d’il y a quelques milliers d’années, puis d’un petit ressaut de 8 mètres. En bas de celui-ci, deux chemins s’ouvraient à nous, nous prîmes le chemin sud. Ici la rivière avait creusé de grandes galeries qui semblaient n’en plus finir… jusqu’au fameux puis de 20 mètres dont on ne pouvait apercevoir la profondeur… on fit demi-tour ici. Pour certains, l’aventure se termina par un retour jusqu’à l’air libre, pour d’autres, se fut la petite exploration de la partie Nord et quelques séances photos orchestrées par Vig.
Les derniers lombrics mirent la tête dehors 30 minutes plus tard et tous repartirent en direction du gîte ; la soirée se termina autour de belles grillades au barbecue accompagnées de vin du Jura !

Mardi 11 Novembre :

Météo : couverture nuageuse 75%, tristesse du dernier jour 50% (parce qu’ils gardaient les 50 autres % pour profiter de celui-ci)
Aujourd’hui, après avoir chargé les affaires dans le minibus, fait quelques achats régionaux et dit au revoir à Laurence et Vincent, pas de combinaison humide ou de chaussures détrempées, mais opération nettoyage du matériel dans les sources du Lison. Celui-ci fut suivit de la visite « pieds secs » du porche de la Sarrazine et des cascades du Lison. Un déjeuner sur le pouce (au mot près car on était des « sans couvert ») et le minibus pris le chemin du retour en direction de Liège, tous, la tête pleine de souvenirs…

Claire

Photos de Alex, Vig et Vinnie

Expé Albanie juillet 2014

Après quelques réunions avec l’ULS il avait été décidé de partir en expé en Ablanie, endroit peu exploré spéléologiquement s’il en est.

C’est ainsi que le samedi 12 juillet le mini bus du RCAE démarre pour cette lointaine destination suivi de près par la voiture de Pierre C de l’ULS. Il font halte à ……….

Lundi 14 juillet 2014

…..dans l’après midi ils atteignent Podgorica au Monténégro et vont s’installer au camping de l’Hostel Izvor. Jérôme et Vinnie les rejoignent un peu plus tard, ces derniers ayant pris l’avion le jour même. La fin de la journée se passe autour de quelques bières et d’un repas servi par les tenanciers de l’endroit.

Mardi 15 juillet 2014

Nous ne tardons  pas à replier bagages, aller faire quelques emplettes avant de passer la frontière albanaise et arriver à Koplick. Rapidement nous prenons contact avec quelques locaux et rassemblons des informations utiles à la suite du voyage. Nous en profitons encore pour nous ravitailler en vivres et gaz. Nous reprenons  la route pour le petit village de Ducaj. Le temps n’est pas à la fête et c’est sous la pluie que nous arpentons le village peuplé d’une quinzaine de famille à la recherche de notre seul contact: Miri. Assez vite, nous le rencontrons et grâce à son fils-interprète Armando nous pouvons communiquer avec lui en anglais. Nous leur expliquons la raison de notre venue et ils nous invitent à nous installer dans une prairie à moutons du village.  La grande tente est dépliée ainsi que les autres tentes perso. Notre présence suscite la curiosité locale. Pierre retourne chez Miri pour un peu plus s’entretenir de nos desseins. Nous mangeons puis nous couchons vers 22h.

Mercredi 16 juillet 2014

 Après un lever fort matinal et une réprimande de Pierre C concernant nos maigres provisions, Bibi se charge de la vaisselle tandis qu’un groupe part visiter le massif. Alex, Jérôme, Maude, Arnaud et Vinnie suivent leur guide local du jour Vassel et s’en vont dans la montagne. Notre guide a une tenue peu adaptée à la rando: une veste de costume, des bottes coupées et une petite provision d’eau. Cela ne l’empêchera pas de gravir les 1000m de dénivelé positif avec la plus grande facilité. Il nous mène d’un pas décidé, laissant derrière lui quelque indices qui nous permettront de retrouver notre chemin au retour. Après quelques pauses et 2h30 d’ascension éreintante, nous atteignons le massif de Shtogut. Il nous quitte, un petit pourboire en poche et nous continuons sur le lapiaz de Luguishtjerave. Ce désert de pierres que nous commençons à prospecter est bien casse-pipe. Nous trouvons quelques trous et un abris sous roche  mais tout est vite bouché. Alex et Maude s’aventurent un peu plus haut, découvrant un autre lapiaz. Jérôme pointe un trou prometteur, quand on y jette des cailloux, ça a l’air de continuer. Nous repérons un coin où un camp avancé pourrait s’installer.  Le temps se met à changer un peu, quelques bonbons plus tard nous faisons demi tour et reprenons la direction du camp de base. La marche semble interminable et c’est vers 19h que nous l’atteignons bien lessivé après 10h en montagne. L’autre groupe n’a pas trouvé grand chose au cours de leur journée. Pierre C est allé faire des course et nous mangeons des spaghettis avec des légumes et du poulet. Miri et Armando viennent nous saluer et nous parlent d’une sorte de redevance somme toute légitime, pour l’occupation de leur terrain…

Jeudi 17 juillet 2014

Il est 6h30 quand nous nous levons. Alex, Matteo, Arnaud, Renaud, Bibi et Tom se chargent de matos spéléo, vivres, grande tente et se lancent à l’assaut du massif où nous sommes allé prospecter hier dans le but d’y installer un camp avancé.  Pierre C et Maud vont prospecter léger où Bibi est allé hier. Vinnie, Jérôme et Océane restent au camp et s’affairent à des activités ménagères.  Armando amène une grande bouteille de miel. Le menu du soir au camp de base est composé de choux braisé à l’ail, patates rissolées, red beans et saucisse.

Vendredi 18 juillet 2014

 Côté camp de base, nous nous levons à 7h et après un bon petit dej, alors que Maud garde les affaires, Pierre C, Jérôme, Océane et Vinnie  prennent du matos spéléo et guidé par Armando partent pour une rando de 400m de dénivelé positive à travers la brousse. Les arbustes nous écorchent bien et nous finissons par arriver près de 4 entrées de grottes. La légende locale dit qu’une chèvre sauvage y habiterait… Parmi les 3 les plus proches, 2 sont de simples abris sous roche tandis que l’on peut pénétrer dans la 3eme mais ça queute très vite. Nous descendons un peu rejoindre Pierre C qui est en train d’équiper la 4eme grotte. Amarré sur 2 arbres avec une dev, il nettoie l’entrée et descend un puits de 15 mètres mais malheureusement il s’agit d’un puits aveugle. Après un pic nique sommaire, nous redescendons par un autre chemin au camp que nous atteignons vers 14h. Nous sommes heureux de constater que personnes n’a de tiques! Pierre C, Vinnie et Armando prennent une voiture et vont acheter du pain à Dedaj. De retour au camp nous mangeons des crêpes salées et sucrées en guise de souper. Nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous nous couchons de bonne heure.

Samedi 19 juillet 2014

Après un lever à 7h, un petit dej et un bouclage de sacs à 8h15 Pierre C, Maude, Océane, Jérôme et Vinnie se mettent en route pour rejoindre le camp avancé. Rapidement nous nous trompons de chemin malgré un cairn évident. Nous devons redescendre 100m de dénivelé pour reprendre la bonne route. Nous faisons quelques pauses dont une ultime avant le dernier col où nous nous restaurons. Nous arrivons à 14h au camp avancé. Arnaud et Tom sont en prospection tandis que Matteo, Bibi, Renaud et Alex mangent. Nous prenons connaissance de leurs découvertes. A deux pas, une couverture de survie a été installée pour faire fondre de la neige au soleil. Notre pompe katadyn est la bienvenue pour filtrer l’eau de fonte qui contient des vers. Nous allons mettre une autre couverture de survie sur le peu de neige du névé qui reste, histoire de préserver notre réserve d’eau potable pour le reste du séjour. Nous pompons de l’eau de fonte pour la mettre en bouteille avec quand même du micropur. Alex, Arnaud, Matteo (qui souffre d’une légère insolation) et Renaud repartent à 15h30 vers le camp de base après encore un peu de prospection. Tom et Bibi restent en haut. Nous dégustons une soupe, jouons à Président avant de manger des spaghettis à l’Ajvar piquant et des liophs. Nous trainons un peu en essayant de déterminer le programme du lendemain. Quelques parties de Uno terminent la journée et nous allons nous coucher.

Dimanche 20 juillet 2014

 Encore une fois nous nous levons à 7h, Pierre C pompe et remplit des bouteilles d’eau. Notre petit dej se compose de muesli arrosé de thé vert à la menthe. Nous faisons nos sacs et montons le pierrier à l’est et descendons de l’autre coté. Jérôme et Bibi vont faire la topo du trou découvert par Arnaud hier. Tom, Pierre C, Maude, Océane et Vinnie prospectent une zone. Il y’a beaucoup de trou rapidement bouchés. Le soleil tape bien. Après un repas frugal, nous prospectons une autre zone. Toujours pas de trou qui continue.. Tom trouve une entrée, Pierre le rejoint et commence à équiper pour descendre. Maude et Océane restent là alors que Vinnie part à la recherche de Jérôme et Bibi pour ramener du matos à Pierre C. Il s’agit de dédales chaotiques qui flirtent souvent avec l’alpinisme avec pas mal d’escalades et désescalades en libre. Vinnie les retrouve et ramène à Pierre C un kit avec du matos. C’est parfois confus de s’y retrouver. Maud et Océane repartent au camp. Bibi et Jérôme retrouvent Vinnie et on l’on peut se désaltérer avec de la neige fondue trouvée dans le trou. Harassés, ils entament la longue montée avant de redescendre au camp avancé. Ils vont chercher de la neige à la « réserve » pour la faire fondre sur la couverture de survie.  Pierre C et Tom sont les derniers à rejoindre le camp et ils annoncent que leur trou queute. Des spaghettis sont encore au menu ainsi que des liophs. Bien repus, nous jouons à Président dans la grande tente et nous allons dormir à 21h30.

Lundi 21 juillet 2014

 Après une petite grasse mat jusque 8h, le menu du petit dej est semblable au jour précédent. Vinnie pompe et remplit les bouteilles d’eau pour la journée. A 9h15 nous montons le col. Jérôme, Tom et Bibi partent dans le haut prospecter. Pierre C, Maude, Océane et Vinnie vont dans le bas. On arpente le relief de haut en bas en éventail mais ça ne donne pas grand chose. Pierre C trouve un trou, descend dedans pendant un moment mais ça queute encore à ???? m. On mange à l’ombre d’un sapin. Pierre monte voir un abris sous roche en haut de l’autre côté.  Vinnie trouve un trou, Pierre le rejoint et équipe avec un coinceur et 2 pitons mais après 33m c’est fini. Il remonte et passe son matos à Vinnie qui descend à son tour et fait quelques photos. Une fois remonté nous nous retrouvons tous au camp avancé. Alex, Arnaud et Renaud sont revenus nous rejoindre pour prendre le relais. Pierre C et Tom restent en haut alors que Jérôme, Maude, Océane, Bibi et Vinnie marchent 3 h pour revenir au camp de base. Océane a un peu de mal, blessée par quelques coups de soleil. Nous rentrons à la tombée de la nuit vers 18h30. Mattéo nous attend encore un peu malade de son insolation. Apéro chips et bière. Bibi prépare une soupe à l’oignon. Légumes + sauce + jambon et riz ! Nous discutons, buvons un peu de Maitrank avant d’aller nous coucher à 22h30.

Mardi 22 juillet 2014

Au camp de base, nous profitons de ce jour de repos pour nous lever à 9h. Il y’a des averses tout le temps. Nous jouons à Poker menteur jusque 13h.  Nous ne mangeons pas vraiment, Armando arrive et nous essayons difficilement de dresser un inventaire pour déterminer ce que nous allons acheter.  A 13h30, Matteo, Maude, Océane, Armando et Vinnie vont à Koplick faire des courses dans plusieurs magasins. Armando nous sert encore une fois de guide et en profite pour aller chez le coiffeur. On rachète un peu de pain car une vache s’en est prise sournoisement à notre garde manger au camp… Nous revenons au camp de base à 18h. Pierre C et Tom nous rejoignent car le temps est trop mauvais en haut. Nous jouons encore à Poker Menteur et achetons une bouteille artisanale de Raki à Miri.  Nous en buvons un peu avant de préparer un « couscous » avec des coquillettes et les légumes dont nous disposons. Nous discutons et admirons les belles étoiles avant de nous coucher.

Mercredi 23 juillet 2014

Il n’arrête pas de pleuvoir et nous sommes contraints de jouer à Poker Menteur puis vers 12h nous nous décidons tous à aller en ville guidés par Armando. Grosses manœuvres pour sortir la voiture de Pierre C et le minibus. On s’arrête à un premier resto mais on nous conseille d’aller au village de Razem à 12km de là dans les montagnes. Nous nous rendons dans cet espèce de parc naturel où il y’a une belles brochette de restos. Nous nous rabattons sur une sorte de pizzeria. Une grande famille y fait bombance à une grande table tandis que quelques enfants grivois mangent des pizzas devant des dessins animés.  Nous éprouvons quelques difficultés à commander à manger. Armando nous sert d’interprète. On nous sert un assortiments de feta, yaourt assaisonné, salades, choux, aubergines et poivrons marinés, pain maison et chèvre. On s’en envoie bien dans la panse! Nous sortons de table vers 15h et Pierre C va à Koplick pour changer ses pneus. Bibi, Jérôme, Mattéo et Vinnie reviennent au camp de base faire une sieste. Plus tard, quand tout le monde est de retour, nous jouons à Président, Poker Menteur et préparons un chili avant de nous coucher.

Jeudi 24 juillet 2014

Nous nous levons à 7h, prenons un petit dej, préparons nos sacs et nous partageons la bouffe à monter. Il est 8h45 quand nous nous mettons en route avec Pierre C, Bibi, Jérôme, Matteo, Tom et Vinnie. Armando, Océane et Maude nous suivent un petit moment avant de nous quitter et rester au camp de base. Nous marchons assez bien sans faire trop de pauses. A la vallée Tom et Jérôme vont voir une grotte, mais ce n’est pas plus qu’un gros abris sous roche.  Arrivés à la croix, nous voyons 2 jeunes qui nous foutent les jetons en tirant un coup de fusil. Nous arrivons au 2eme col et puis mangeons à 12h. Pain, fromage et saucisson sont au menu. Alex, Arnaud et Renaud nous rejoignent en fin de prospection. Ils ont l’air lessivés par les derniers jours où ils ont subi les ravages de la pluie.  Nous discutons un peu, puis descendons dans la vallée au fond. Alex équipe l’entrée d’une grotte trouvée par Renaud. Ce n’est pas facile car il y’a plein de roches instables et peu d’endroit où équiper. Pierre C, Matteo et Bibi prospectent un peu puis viennent nous rejoindre car Alex manque de cordes pour continuer. Certains vont à l’entrée d’un beau P70 qu’ils ont découvert hier et qui est toujours équipé. Vinnie et Renaud s’équipent et y descendent. Le début est un peu instable, il y’a 2 fractios, au fond il y’a un névé fort pentu. Vinnie fait quelques photos en bas du P70 avec Renaud comme modèle. Ils restent quasi 2 h en passant entre le névé et la roche mais hélas comme prévu tout queute. Ils remontent en prenant soin de ne pas s’envoyer des blocs sur la figure. Renaud déséquipe. Une fois dehors ils rejoignent les autres et leurs amènent des cordes utiles à la suite de leur découverte. Pierre C, Matteo et Bibi font la topo, vont jusqu’où ça queute. Jérôme a mal à la tête. Alex, Arnaud et Renaud redescendent au camp de base. Le reste de l’équipe va au camp avancé. Nous mangeons de la soupe, des cacahuètes, des rations de pâtes, de l’Ajvar et nous nous payons le luxe de 2 Orvaux courageusement montés par Tom avant d’aller nous coucher.

Vendredi 25 juillet 2014

Lever vers 8h, muesli,thé et biscuits pour manger. Nous préparons nos sacs. Jérôme qui a toujours mal à la tête, embarque quelques trucs et rentre tout seul au camp de base. Nous partons avec Pierre C, Bibi, Matteo, Tom et Vinnie d’abord jusqu’à la dernière grotte explorée hier qui est toujours équipée.  Tom et Vinnie y descendent avec du matos. Puits, pente sur glace avec déviation. Ils ne vont pas totalement au fond, mais Vinnie immortalise les lieux. A la remontée il fait tomber la grosse lampe de Jérôme dans une crevasse, mais Tom arrive à aller la récupérer en remontant. Après 1h30 ils ressortent frigorifiés de la cavité, Tom ayant déséquipé. Ils rejoignent Matteo et Bibi un peu plus bas. Pierre C est dans une grotte mais elle queute. Nous cassons la croute puis le temps se met à changer. Il commence à pleuvoir sérieusement, l’orage arrive et même des grêlons gros comme des pois chiches nous lacèrent! Nous rentrons péniblement au camp avancé et sommes trempés des pieds à la tête. Nous essayons tant bien que mal de faire sécher nos vêtements puis nous nous enfermons dans la grande tente, emmitouflés dans nos sacs de couchage et nous jouons à Poker Menteur. Soupes, riz, sauce tomates-olives sont au menu. La journée se finit en discussions et nous nous couchons à 21h30.

Samedi 26 juillet 2014

Remettre des fringues trempées est une expérience fort peu amusante, c’est pourtant ce qui arrive à beaucoup d’entre nous ce matin là. Nous déjeunons avec du thé, du muesli et des biscuits secs. Vers 8h nous remontons le col désormais bien connu et c’est reparti pour ce qui semble être la dernière journée de prospection. Matteo trouve une grosse entrée. Tom et Vinnie vont voir mais ça queute. Ce dernier se démène avec le tube de peinture et s’en met partout pour pointer le trou. Matteo trouve un autre trou et l’équipe avec Tom. Ils y descendent. Pierre C et Bibi en trouvent un autre et s’y jettent aussi. Il s’avèrent qu’aucun des deux ne continuent bien loin. Nous mangeons près d’un trou qui vient d’être trouvé.Pierre C nous réprimande un peu car certains trous découverts n’ont pas été pointés sur le GPS. Vinnie plante un spit, Tom met un coinceur et une fois équipé, Vinnie descend en équipant un peu. Il arrive au fond sur un névé mais ça queute encore une fois. Il remonte…Matteo et Vinnie vont pointer les trous découverts tout à l’heure pendant que Pierre C descend dans une faille fraichement trouvée. Le groupe se réunit, c’est alors que Pierre C remonte plein d’espoirs car après les 2 petits puits d’entrée il y’a un P40! L’idée de rester une nuit de plus là haut est évoquée. Pierre passe un moment à nettoyer et équiper le P40 mais au fond, hélas c’est bouché. Mattéo et Bibi font quand même la topo. Tom et Vinnie reviennent au camp avancé, de soif leur langue pend jusque par terre. Il refont le plein d’eau et commencent à replier bagage. Matteo, Bibi et Pierre les rejoignent et cela va assez vite pour boucler tous les sacs. Il est 18h quand nous nous mettons en route bien chargés. Nous marchons assez vite malgré la fatigue accumulée et la poids des sacs. Nous ne faisons que deux pauses. A la fin nous courrons presque. Arrivés dans un sous bois, des lucioles virevoltent. Il fait quasi noir quand nous arrivons au camp bien épuisés à 20h45. Nous prenons tous ensemble un apéro bien mérité. Nous nous racontons nos derniers jours. Océane, Maude, Arnaud et Renaud sont aux fourneaux. Soupe, crêpes au fromage, œufs. C’est l’euphorie culinaire et l’agrémentation des plats est au poil! Le raki tape déjà bien sur Arnaud et Renaud qui sont hilares et bruyants. Les autres passent aussi au raki, ils sont même contraints de cacher la bouteille… Nous jouons à Poker Menteur en rigolant bien. Certains supportent mal les excès, d’autres vont se coucher vers 2h30.

Dimanche 27 juillet 2014

Nous nous levons vers 8h un peu dans le gaz. Nous trions et rangeons aussi bien le matos collectif qu’individuel. Nous commençons à charger les véhicules et lever le camp. Nous allons payer notre occupation des lieux à la communauté et la famille de Miri nous accueille pour un verre. Arnaud n’est vraiment pas en forme et essaie de se rafraichir à même le carrelage. C’est vers 12h que nous prenons congé et nous nous mettons en route pour le lac de Shkoder. Nous allons manger dans un petit restaurant. Arnaud se repose à l’ombre. Nous attendons longtemps avant d’être servi en viande ou poisson grillé, feta, salades, pain et frites. A 14h30 nous allons nous relaxer sur la « plage » où quelques vaches broutent nonchalamment. Tout le monde va se baigner dans les eaux peu profondes. Nous reprenons les véhicules, passons la frontière albanaise et revenons à Podgorica au Monténégro à l’Hostel Izvor. Cette fois nous louons des chambres. Nous profitons des douches et prenons l’apéro avant de nous rendre en ville. Il y’a des orages violents et des pluies diluviennes. Nous nous attablons dans un restaurant, avons du mal à commander à manger et c’est finalement des boreks au fromage et épinards qui nous sont servis. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’Hostel. Les tenanciers sont devant leur télé, et nous nous installons à une table pour jouer et taper la discute avant d’aller dormir.

Lundi 28 juillet 2014

Nous nous levons assez tôt et prenons notre petit déjeuner sur place. Pierre C a un soucis de pneu crevé car il s’est coincé la roue sur un bord en béton hier soir en partant du resto, il est obligé de mettre sa roue de secours. Nous passons du temps à chercher un garage que nous trouvons finalement. Il est malheureusement obligé de changer les 2 pneus (remplacés il y’a quelques jours seulement). Nous déposons Bibi à Podgorica pour qu’il puisse aller à l’aéroport prendre un avion pour rentrer en Belgique. Après cela avec les 2 véhicules, nous prenons la route du retour pour de bon. En Bosnie-Herzégovine, nous nous arrêtons dans un bar d’une petite ville pour dîner. Il pleut toujours comme vache qui pisse. Une fois à la frontière croate, il y’a des embouteillages et nous nous faisons fouiller 1 par 1 dans un petit cabanon fort peu accueillant. Le soir nous nous retrouvons une dernière fois pour manger tous ensemble dans un restaurant en Croatie à Bosiljevo. Repus, nous nous disons au revoir et les 2 véhicules se séparent. Nous arrivons en Slovénie. Vinnie et Oceane subissent une nouvelle fouille totale. A la frontière autrichienne, nous sommes contraints de payer une vignette pour « utilitaire ». Nous nous relayons au volant sans vraiment nous arrêter pour dormir.

Mardi 29 juillet 2014

Nous passons par l’Allemagne puis, enfin nous arrivons au local à Liège bien crevés. La mère de Tom vient le rechercher avec Océane. Les membres du RCAE rangent du matos et puis vont se délecter d’un pizza au Marco Polo avec Cécile. C’est ainsi que se termine ce long périple.

Participants: Alex, Jérôme, Arnaud , Vinnie du RCAE, Pierre C, Bibi, Tom, Matteo, Renaud, Oceane et Maude de l’ULS.

Canyoning dans le Haut Jura

Mercredi 28/05/2014

C’est finalement un peu à l’arrache, la voiture chargée de matos et docu d’Olivier que Jérôme et Vinnie démarrent de Liège à 18h. Après le ravitaillement de rigueur à Martelange on retrouve Jean Mi à Arlon et on arrive à faire rentrer son matos dans le véhicule déjà bien rempli. Après une frite on se remet en route jusqu’à Les Planches-en-Montagne. On s’engage dans un chemin de montagne vers le Refuge non gardé du Paradis. On fête quelque peu notre arrivée et on va se coucher à l’aube pour certains…
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Jeudi 29/05/2014

Le réveil sonne à 9h et on met un peu de temps à émerger. Un petit dej à base d’omelette et haricots blancs sauce tomate nous retape. Après avoir remballé nos affaires et être redescendu au village, on va jeter un œil aux Gorges de la Langouette où coule la Saine. Il y a trop de débit pour envisager la descente mais on va quand même admirer la cascade.

 

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On tape la discute avec quelques pêcheurs avant de remonter au refuge rechercher la montre de Jérôme. On va à Foncinne-le-Bas, prépare le matos, se change. Jérôme en profite pour se casser une dent en ouvrant un paquet de Dinosaurus. La marche d’approche emprunte la TramJurassienneet un tunnel désaffecté puis un bois pentu. On entame la descente du Bief de la Ruine avec juste le bas de la néoprène. C’est presque sec au début. Jérôme équipe quelques ressauts, Jean Mi aussi, même Vinnie s’essaie un peu à l’exercice.

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On rejoint la Saine avant de remonter au viaduc et revenir à la voiture pas trop mouillé après 1h30 de descente. On essaie de réorganiser le rangement de la voiture puis comme on y était bien, on décide de revenir au Refuge du Paradis. Apéro, discussions, chili végé avec riz précédé d’une soupe périmée. On lance une flambée et on admire ses flammes après la vaisselle. Il est peu avant minuit quand on se couche.

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Vendredi 30/05/2013

Lever à 8h30 et petit dej céréales au soleil pour commencer. On est un peu plus efficace pour ranger et il est 10h quand on se met en route pour Chauvin où on s’arrête dans une fruitière pour acheter des produits locaux. Ensuite destination Saint-Claude où on grappille quelques infos à l’Office du Tourisme et réfléchit au programme à la terrasse du Bar des Touristes. Une fois notre choix fait, on débarque à Jeurre-Vaux. On prépare le matos, se change, mange et puis on attaque une pente assez raide pendant une bonne quinzaine de minutes. C’est parti pour le Canyon de la Teinte.

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On avance un peu plus vite qu’hier, il y a plus d’eau et quelques cascades où on se fait arroser un peu. La plus grand cascade fait 12m puis ça devient plus plat. Après encore quelques rappels sur sol glissant on revient à la voiture se changer. On repart et sur la route on s’arrête pour aller admirer la cascade de Vulvoz.

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On se perd un peu dans les bois plus loin, on croise un couple de belges avec des VTT électriques puis on finit par trouver la cabane du Cernetrou.

http://www.refuges.info/point/4021/cabane-non-gardee/Jura/Cabane-du-Cernetrou/

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C’est un peu plus spartiate que la précédente mais nous nous en contentons. Il se met à dracher et on trouve un peu de bois pas trop détrempé pour allumer un feu dans la cheminée. Apéro et Jean Mi nous prépare des pâtes aux légumes. Pour dormir il essaie de s’installer sur la mezzanine mais elle n’est pas facile d’accès. Il installe une corde pour y arriver. Vinnie essaie de le suivre mais il s’avère que l’endroit est bien trop petit pour 2. Branle-bas de combat pour déplacer la table pour que Jérôme et Vinnie puissent installer leur paillasse. Extinction des feux vers 23h30.


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Samedi 31/05/2014

Il fait assez froid quand on se lève peu avant 8h ce qui nous fait aller vite pour nous activer, manger les restes de pâtes, faire un peu de vaisselle et replier nos bagages. Il est 10h quand on part vers Giron se ravitailler en eau. On va se garer près du viaduc entre Giron et Belleydoux pour s’apprêter. Quel plaisir d’enfiler les néoprènes mouillées ! On marche avant de commencer Semine Aval. Cela commence par quelques bassins de nage. Le canyon est composé de moins de cordes que ceux des jours précédents mais par contre il y’a plus d’eau. A un moment il n y a pas d’amarrages évidents donc Jérôme va sonder le fond et donne son feu vert à Jean Mi et Vinnie pour un saut d’environ 4m.

 

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Jean Mi refera un saut dans une gorge plus étroite tandis que Jérôme et Vinnie préféreront la corde. La descente d’1h50 se termine par le contournement d’une cascade de 10m.

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On sort de la flotte, revient à la voiture, se change puis on démarre en quête d’une boulangerie. On arpente la ville de Nantua sans rien trouver. Jean Mi en profite pour aller voir une église romane gothique primitif du XIème siècle. On trouve enfin du pain et on va pique-niquer au bord du lac de Nantua.

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Notre motivation pour refaire une autre descente quelque part se ramollit, donc on va à Oyonnax boire un coup au bar « L’imprévu » doté de wifi. Jérôme checke les Via Ferratas du coin ainsi que la météo. Sur la route de Les Rousses, on s’arrête pour voir les Gorges de Flumen et le Chapeau du Gendarme.

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Aux Rousses, on se promène dans la station de ski, observe les cartes des restos puis on prend un apéro à la voiture en attendant une heure décente pour manger. Après 2 tentatives on trouve un resto qui n’est pas complet : triple fondue aux morilles (servie un poil précipitamment) avec vin blanc du Jura au menu.

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On ne s’attarde pas trop et on se remet en route vers notre refuge préféré Le Paradis. Pousses café avant de se mettre au lit.

Dimanche 01/06/2014

Lever à 8h, remballage puis on se met en route pour aller faire la Via Ferrata de la Roche au Dade. Le soleil tape bien et on commence par la partie « difficile ». Il y a 2 tyroliennes, quelques dévers un peu sportifs.

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Après environ 2 h on arrive en haut pour ensuite revenir à la voiture par un sentier. Début d’après midi on remonte vers la Belgique. On se relaie au volant et on arrive en début de soirée à Arlon pour droper Jean Mi à sa voiture. Jérome et Vinnie retrouvent Cécile à Bastogne et vont déguster une pizza avant de rentrer sur Liège et de se dire au revoir.

Participants : Jérôme, Vinnie et Jean Mi (La Calestienne)