Pour une fois qu’un congrès se déroule à moins de 6h de route, nous en profiterons, direction la Bourgogne-Franche-Comté!



Ce vendredi 13 mars, nous nous dirigeons vers le petit village de Saffoz, pour visiter une des cavités les plus verticales proposées par le congrès de Bourgogne Franche Comté, la Lésine du Pré Marguerite.
Installés au pied d’un puits, nous profitons du temps de la remontée de Lio pour rédiger notre petit compte rendu !
La marche d’approche est très courte et le balisage excellent mais nous réussissons à nous égarer pas moins de deux fois en papotant.
L’enchaînement des deux puits prééquipés, entrecoupés d’un méandre désobé, nous emmène rapidement au fond. Après avoir dépassé les quelques fossiles, nous atteignons une vasque boueuse défendant l’accès au ressaut de 2 mètres que seuls Stéphane et Maud tenteront de franchir pour aller voir la cheminée terminale, sans succès hélas. Nous décidons de remonter dans l’espoir d’enchainer une seconde cavité sur la journée. Le retour se passe sans encombre. Même si la cavité est annoncée avec un peu de CO2, seuls Oli et Steph ressentent un essoufflement léger à la remontée. Nous veillons à ne pas déranger dans le puits quelques chauves-souris de plusieurs espèces.
TPST : 1h30 pour Steph, Oli, Lio et Maud



Une petite marche d’approche dans un bois nous amène à l’entrée de la cavité de la Lésine de Fontenu.. Le puits de 37 mètres s’ouvre directement sous nos pieds en bordure de chemin, fort heureusement sécurisé par un enclos métallique. Stéphane profite de l’équipement en place pour rapidement s’enfoncer dans le puits. Dès son arrivée en bas il est directement subjugué par la beauté de la grotte. Sitôt les compagnons réunis, nous descendons une pente légère et caillouteuse qui nous amène vers d’immense concrétions blanches dont la forme évoque des chutes d’eau. L’endroit est une suite de salles spacieuses décalées les unes par rapport aux autres, agrémentées de cheminées concrétionnées. Nous arrivons rapidement au bout de la cavité où nous découvrons de nombreuses traces de griffes d’animaux probablement coincés au fond de la grotte. Sur le retour nous sommes impressionnés par la quantité d’ossements de grande taille présents à la base du puits. Pendant la remontée du puits par Lionel et Olivier, Stéphane se rend compte qu’il n’a plus son pantin. Retour express jusqu’au fond de la grotte, accompagné de Maud, à la recherche du pantin perdu. Ne le trouvant pas, retour vers le puits afin de remonter les 37 mètres et ne pas trop faire attendre les copains. Bonne surprise à la base du puits : le pantin perdu était posé sur un rocher à côté de la corde ! Maud égare ensuite son gant juste avant de remonter… décidément quelle équipe !
TPST 1h45 pour Steph, Oli, Lio et Maud



Ce samedi 14 mars, notre plan initial, de visiter la Lésine au miroir et la grotte de la Pontoise, se voit modifié par une belle couche de neige tombée durant la nuit, qui empêche les accès à beaucoup de cavités. Steph, Lio et Maud se dirigent sur le conseil des organisateurs vers la Lésine du champ Guillobot, alors qu’Oli décide de profiter des exposés de la conférence. L’entrée verte de mousse est gelée et couverte de neige, qui rend ́l’accès glissant. Stéphane descend en premier, ce qui dégivre et dégorge la corde de son eau. Le passage de Lio termine le travail et Maud trouve alors ce P38 largement fractionné très agréable à descendre ! Dès la descente, chacun est impressionné par la taille et l’immensité des concrétions. Arrivés au pied du puits, nous apprécions la différence entre la température de la cavité et le froid de la surface. La salle est parsemée de stalagmites dont certaines en empilement d’assiettes font plusieurs mètres de hauteur. Nous explorons les deux côtés de la cavité en contournant les nombreuses stalagmites, dont certaines évoquent un peu la tour de Pise. Ce concrétionnement d’une taille exceptionnelle est d’ailleurs réputé inégalé dans le Jura. À la remontée, nous innovons avec un jeu très approprié : la bataille de boules de neige verticale !
TPST : 1h45 pour Steph, Lio et Maud



Par ce beau dimanche ensoleillé, nous nous dirigeons vers le cirque du Vaucluse rendu accessible grâce à un redoux après les fortes chutes de neige de la veille. Notre objectif est une singularité géologique qu’Oli ambitionnait de visiter de longue date. La lésine au Miroir est une petite cavité qui ne nécessite aucun équipement personnel, à tel point que nous y allons en tenue de rando. Après une main courante descendante et glaiseuse, nous atteignons rapidement un couloir d’environ 50 mètres de long, dont un des murs s’élève verticalement, presque parfaitement lisse, sur une vingtaine de mètres de haut. Au bout de la galerie, son aspect est comparable à celui du marbre poli. Nous prenons quelques photos, mettant en valeur la couleur de notre club !
TPST 45 minutes pour Oli, Lio, Steph et Maud