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Examen du Brevet B

Gil et Solenn s’engagent dans un long périple vers les contrées très lointaines de Montrond-le-Château, afin d’y passer le fameux Brevet B.

Le départ se fait en ce vendredi 9 février après s’être donné rendez-vous à l’internat de Solenn à 13h30 pour un voyage de 6h qui leur a permis de réviser la partie théorique du brevet qui n’est pas leur fort à tous les deux. Arrivés à Besançon, les deux valeureux ont été chasser du bison pour leurs souper (vu le manque de bison dans la région, du saucisson, du fromage et du vrai pain français ont fait l’affaire !). Arrivés à 19h45 au gîte en même temps que les premiers flocons de neige, ils prennent possession des lieux en allumant le poêle, puis dégustent leur fameux bison fraîchement découpé. Ils ont été rejoints par deux de leurs compagnons (Pierre et Daniel) à 20h30, mais n’ont pas pu voir les autres arriver car ils étaient déjà dans les bras de Morphée… qui malheureusement ronflait fortement, au grand désespoir de Solenn.

Samedi

Le réveil se fit suivre par la découverte de leurs nouveaux copains avec qui ils ont pu prendre un petit déjeuner. La présentation des 4 examinateurs (Martin, Fred, Chris et Moïse) a été suivie par la découverte des équipes et l’attribution des grottes. La première était composée de Martin, Daniel et Solenn dans la Cheneau 2, la deuxième par Fred, Pierre et Gil dans Vauvougier, la troisième par Moïse, Paul et Thomas dans Mont Ratey et la quatrième par Chris et Geoffroy dans Pouet-Pouet.

-Equipe 1 – Cheneau 2 : la préparation du matériel par Daniel et Solenn se fait sans grande difficulté pour arriver à n’avoir que deux kits (ouf !). Yves, que nous avions oublié de vous présenter, s’est chargé des différents trajets, de la nourriture et du confort de chacun (tu es notre papa à tous !). C’est donc lui qui nous conduira jusqu’à la grotte supervisé par Daniel, qui ne verra pas des panneaux remplis de neige… Après une petite marche d’approche dans la neige franchement tombée durant la nuit, c’est Daniel qui a commencé d’équiper le P19 d’entrée, suivi d’un méandre avec 2 petits ressaut. Arrivé au P18, Daniel continue d’équiper. Ensuite, Solenn prend la relève pour le P28 et le P31. Après un petit ressaut, l’équipe décide de remonter mais à ce moment-là, faute grave pour Solenn, donc éliminatoire, elle se longe au mauvais endroit… Martin la réconforta en lui disant que si elle va jusqu’au bout du week-end, qu’elle pourrait être dispensée de certaines parties de l’évaluation du brevet pour l’année prochaine. La remontée des puits sera deséquipée par Daniel et le reste par Solenn, qui en profitera pour faire ses techniques de réchappe qu’elle réussira. La remontée du méandre fut périlleuse pour Daniel qui avait le gros kit. En plus, à sa sortie, il a du faire un dégagement d’équipier sur Martin. Après un petit coup de fil, Yves arrive à la rescousse pour nous amener au gîte qui sera déjà chauffé.

-Equipe 2 – Vauvougier : Gil et Pierre préparent leurs matériels et enkitent leurs cordes pour se retrouver avec 4 kits. Les voilà partis vers le gouffre de Vauvougier. Gil commence l’équipement par une vire aérienne à 35 mètres de haut et continue sur sa lancée par un puits de 28 mètres qui finit par un magnifique pendule d’une dizaine de mètres. Il continue dans un méandre pour arriver à un P20 qui, roulement de tambour, sera pendulaire. S’ensuit deux petits ressauts que Gil équipera avant de laisser sa place à Pierre. Ce dernier se lancera dans le P12 ASCO où toute l’équipe fera une petite pause bien méritée. Pierre passera dans une étroiture pour aller équiper un R4 se trouvant de l’autre côté. L’équipe continue dans un méandre qui débouchera sur un ressaut de 6 mètres, lui-même suivi de, surprise, un méandre. Les voilà arrivés au P11 que Pierre équipera. Arrivés devant une étroiture en trou de serrure, tout le monde passera… Ah non, Gil reste coincé ! Sur cette mauvaise nouvelle, ils décideront de faire demi-tour. Gil ouvrera la voie du déséquipement par le P11, R6, R4, pour arriver au pied du P12 ASCO. Là, Pierre et Gil feront leur fameuse technique de réchappe qu’ils réussiront. Gil ira ensuite faire pipi, mais Pierre se met en position pour faire la victime d’un dégagement l’équipier. Gil se met donc en route pour aller dégager sa victime. Ce sauvetage se fit en 7 minutes 30 loin des 10 minutes requis. Ils continueront leur progression jusqu’au R3 où Pierre reprendra le déséquipement. Après le P20 pendulaire, Gil aura quelques difficultés dans le méandre avec le gros kit. Il se fera aider quelques fois par Fred puis se passeront mutuellement le kit. Arrivée en bas du dernier puits, toute l’équipe remonte sans trop de difficulté malgré les deux gros kits qu’ils auront chacun. Retour à la voiture pour arriver au gîte où ils seront la dernière équipe, après 10 h sous terre.

Après un débriefing de nos cadres, tout le monde va dormir.

Dimanche

Après le petit-déjeuner, on nous donne nos nouvelles affectations. Les équipes seront : Fred, Daniel et Thomas dans Pouet-pouet, Chris, Pierre, Paul dans Cheneau 2, Martin, Geoffroy et Solenn dans Vauvougier et Moïse et Gil dans Pré Rond.

-Equipe 1 – Pré Rond : Gil et Moïse partent avec tout le matériel vers la grotte en voiture. Arrivés au parking, ils s’engagent sans équipement pour repérer le trou. C’est là que les recherches commencent : ils trouveront une entrée de grotte où ils tomberont nez à nez dans un terrier de blaireau (c’est vous, les blaireaux !). Ne sachant pas si c’était le bon trou, ils décident de retourner au gîte chercher des cartes IGN. Heureusement, car ce n’était pas le bon ! Après avoir facilement trouvé la bonne, ils s’engagent dans la grotte qui commence par un ressaut de 3 mètres avec une petite coulée d’eau. S’ensuit un méandre où se faufile 5 cm d’eau dans laquelle ils ont dû se coucher pour pouvoir progresser. Arrivé au bout du méandre, Gil équipe un P12 -bien arrosé- puis un deuxième P12 -encore plus arrosé. Après de grosses difficultés pour passer un coude, ils arrivent au-dessus d’un ressaut de 5 mètres. Pendant ce temps, ils verront l’eau monter… il s’avère que la grotte était en crue. Ils décident donc pour leur sécurité de rebrousser chemin, idée judicieuse car l’eau du méandre d’entrée avait doublée de volume. Durant la remonté, Gil et Moïse ont eu beaucoup de difficultés, l’eau les ayant littéralement gelés. Une fois arrivés à la voiture, ils jetteront tout le matériel dans le coffre pour rentrer en sous-combinaison jusqu’au gîte, où Yves-le-Sauveur avait laissé le poêle bien chaud. Pour se réchauffer, ils leur a fallu quand même 2 bonnes grosses heures.

-Equipe 2 – Vauvougier : pas de difficulté pour faire les 4 kits et arriver jusqu’à la grotte. C’est Solenn qui a commencé l’équipement par la main courante et le P28 qui finit par un grand pendule. C’est Geoffroy qui a pris la relève et a équipé les puits suivants. Arrivés au puits ASCO, nous avons mangé nos tartines et continué notre route. Après avoir un peu cherché le R6, nous sommes arrivés P11. Après avoir passé l’étroiture sans grande difficulté (pas comme l’équipe d’hier :p), nous avons continué à équiper un R5. Un beau méandre a suivi qui a débouché sur le ressaut Machpro. C’est là que nous avons décidé de faire demi-tour vu l’heure. À la remontée chacun a déséquipé ce que l’autre avait équipé. Arrivé en dessous du puits ASCO, chacun a pu dégager Martin. Solenn a réussi à le faire en quatre minutes…la petite danse de la joie était de rigueur ! Suite à deux mauvaises manipulations, malheureusement, Geoffroy a été recalé.  À la sortie, la neige s’est transformée en boue et Solenn s’est retrouvée plus sale que dans la grotte ! Comme il faisait déjà nuit, l’équipe a réussi à se perdre dans le champ et dû faire appel à google map pour se retrouver. C’est alors que Yves-le-sauveur est arrivé en compagnie de Gil (que tout le monde a pris pour le papa de Solenn !) pour les ramener car ils étaient la dernière équipe après 10h sous terre.

Arrivés au gîte, nous avons eu le droit à un délicieux repas et un débriefing de la journée. Les plus fatigués d’entre nous ont été dormir, alors que les autres ont décompressé de leur weekend de spéléo.

Lundi

Après le réveil et le petit-déjeuner, l’épreuve tant redoutée par Solenn et Gil : l’écrit ! Celui-ci était composé de QCM et de questions ouvertes sur la résistance des matériaux et la gestion d’un groupe en sortie de spéléo. Après correction, tout le monde a réussi sauf Daniel et Solenn uniquement pour la partie résistance des matériaux (crottes de bidouille).
Solenn repassera donc son brevet l’année prochaine, avec quelques dispenses : sans les techniques de réchappe, de dégagement d’équipier et la partie des questions ouvertes.

Gil, quant à lui, est très fièr de vous annoncer sa réussite et qu’il est maintenant officiellement détenteur du Brevet B (applaudissements !!!!)

Gil et Solenn 💕💕

Doubspacito!

Premier jour: Départ de Liège à 18h30; petite pause à Martelange pour le plein de victuailles, puis arrêt oblige pour la tradition du club: les frites au fromage ! Arrivée au gîte dans le Doubs vers 2h du matin, repos des guerriers.

Deuxième jour: Réveil naturel. Après un petit déjeuner copieux, une balade digestive puis départ pour les courses. Ensuite, nous nous décidons à partir pour le gouffre d’Ouzène, vers 15h. La première équipe est menée par Solenn, accompagnée d’Enrique, Colin et DébA. Ils entrent par le P28 puis par la voie supérieure. La deuxième équipe est menée par Gil accompagnée d’Amaury, Olivier et DébO ; ils sont entrés par la deuxième entrée qui commence par un P15. Arrivés au bout de la grotte, chaque groupe est remonté par l’équipement de l’autre. Les premiers participants sont sortis vers 21h30 et les derniers vers 22h15. Vers 22h, Caro qui n’arrivait dans la région que ce soir, sonne en s’inquiétant de notre absence. Amaury marque le début du séjour en oubliant de reprendre 2 plaquettes qui évidement appartiennent à Enrique ! Nous rentrons pour manger et ne tardons pas à aller dormir… il est quand même 2h du matin !

Troisième jour: nous profitons du décalage horaire pour dormir une heure de plus. Pour la visite des cavités, nous formons 2 groupes pour 2 cavités différentes; Jérusalem avec Oli, Amaury, DébO, DébA et Solenn, et Biefs Boussets, avec Gil, Caro, Enrique et Colin. Dans cette dernière, il y avait 8 Allemands devant qui ont équipé tous les puits en mono point… Enrique et Colin ont transporté 2 kits inutilement car ils n’ont pas su aller jusqu’au fond de la grotte. Pendant ce temps, Solenn équipe Jérusalem en essayant au maximum de nous éviter d’être mouillé pour au final, passer dans une voûte bien mouillante ! L’équipe ressort donc bien humide sous une petite pluie qui ne fit que finir le travail ! Les deux groupes se sont retrouvés vers 18h30 pour partir visiter les amis de l’ULS qui se trouvaient au refuge de Montrond-le-Château. Retour vers 20h30, repas, séchage du matos et dodo bien mérité.

Quatrième jour: réveil vers 9h ; une nouvelle fois, formation de deux groupes : la première équipe explorera le gouffre de Brizon, avec Enrique, Gil, Amaury, Colin et DebO, dont l’arrivée se fit après quelques recherches en voiture. Nous tombons à l’entrée de la grotte sur nos copains allemands, qui, heureusement pour nous, n’iront pas sous-terre. Le puits d’entrée est équipé par Enrique, suivi par le P 28 et P33 équipés par Gil, suivis des derniers puits étroits équipés par Colin. Suite au manque de corde, nous avons dû utiliser la corde du kit d’intervention… pour une fois on ne l’a pas pris pour rien ! Déséquipement par Amaury et DébO qui en a chié (a éprouvé quelques difficultés) dans le puits plein pot avec le kit qui pesait son poids. Merci aux blocs qui ont coincé les pédales d’Amaury… Sortie du groupe vers 16h30 et retour vers la grotte d’Ouzène pour aller rechercher les plaquettes oubliées par Amaury 2 jours avant… – Hyjo De Puta ! – Ouais bon ça va je me suis excusé !
La deuxième équipe, Solenn, Oli, Caro et DébA, s’est rendu dans le gouffre de la Chenau. Ils empruntent le réseau de la Chenau 2, Caro équipe jusqu’à mi-hauteur des grands puits qui marqueront le demi-tour de chacun respectivement depuis les différents paliers atteints. Solenn déséquipe non sans rajouter une assistance à la progression dans le méandre pour ses camarades. Retour des deux équipes au gîte vers 19h pour manger des bonnes crêpes préparées par Enrique et Solenn.

Cinquième jour: debout à 7h30 pour la première équipe constituée d’Enrique, Solenn et Colin qui vont déséquiper la baume des Crêtes amont, équipée le jour d’avant par nos copains de l’ULS. Arrivé à 9h devant la grotte, ils sont descendus sous terre, ont cherché un peu le chemin mais n’ont pas trouvé tout de suite la corde pour aller dans le collecteur. Finalement, Enrique équipe de façon légère. Sur place, il y a une vasque mouillante. Ils remontent et descendent dans le collecteur. Ils décident de ne pas passer la vasque mouillante et font demi-tour sans tout déséquiper. Ils sortent de la grotte après 6h sous terre, boivent une petite soupe puis téléphonent à Oli pour qu’il vienne les chercher. Entre-temps ils aperçoivent des voitures allemandes de spéléo, mais ne les ont pas vus sous terre…en espérant qu’ils ne sont pas descendu par nos cordes… comme ils y avaient été invité la veille.
La deuxième équipe, composée de DébO, DébA, Gil et Amaury, est descendue dans la grotte des Ordons. Arrivé sur place, 2 groupes d’Allemands était déjà présents. Gil équipe au-dessus des deux autres équipements. Arrivé en bas, nous avons remarqué que c’était des photographes (sûrement des copains de Benja !). Après avoir parcouru la grotte de long en large, nous décidons de revenir au puits d’entrée pour manger, tout en regardant les copains allemands remonter. Ensuite, Gil ayant tendu la corde pour accrocher le kit pour avoir plus facile à remonter, avec Amaury ils se sont balancés le kit l’un à l’autre, jusqu’à ce que le copain allemand nous dise d’arrêter pour pouvoir retirer ses mousquetons (avec l’accent allemand s’il vous plait !). Ils sont remontés tranquillement pour téléphoner à Oli pour qu’il vienne les chercher ainsi que l’autre équipe. Ensemble, nous avons rapporté une partie du matériel à l’ULS et raconté la mauvaise nouvelle, que l’autre partie dormira encore un peu sous terre ! Après quelques bières, nous décidons de rentrer manger la morbiflette d’Olivier… pendant qu’on écrit ceci, nous n’avons pas encore mangé, on espère donc qu’elle soit vraiment bonne !

Sixième et dernier jour: départ pour la Belgique en laissant Olivier, Colin et Caro sur place pour la formation préparatoire au Brevet B: nous avons tout d’abord rangé un peu le gite maintenant occupé par les participants de cette formation. Comme le veut le monde spéléo, nous devons nettoyer notre matériel utilisé pendant la semaine. Une fois la voiture rangée, nous nous dirigeons vers les sources du Lison pour tout nettoyer. Après rangement du minibus, nous décidons d’aller visiter ces fameuses sources. De retour à la voiture, on se rend compte qu’Olivier nous a laissé -à chacun !- un message pour savoir si nous n’avions pas embarqué le sac d’un des participants du brevet B…chose faite ! Nous gagnons donc un aller-retour au gite et, sur place, nous nous rappelons que nous avons oublié de nettoyer le matos prêté par l’ULS et le faisons au gîte ! Nous pouvons enfin partir et, arrivés à Besançon, il est déjà l’heure de manger un petit bout. Départ vers 14h30 direction la Belgique, petit arrêt oblige au Luxembourg ainsi qu’un nettoyage du minibus pour arriver vers 21h au local où tout le monde est ravi !

Pas de photos mais plein de souvenirs!

Gil et DébO

Participants: Olivier, Collin, DébO, DébA, Amaury, Enrique, Gil, Solenn et Caro

Weekend d’initiation

Le weekend d’initiation marque la rentrée pour la Section Spéléo du RCAE – Service des Sports de l’Université de Liège. 2 jours pour découvrir le monde souterrain et son univers.
Cela commence dès le vendredi pour Charlotte qui prépare le traditionnel chili con (ou sin) carne du samedi soir.

Mais c’est le samedi au matin que nous accueillons les néophytes motivés, au secrétariat du RCAE. Les habitués se séparent en 2 groupes; certains s’occuperont des nouveaux à Sainte-Anne pour une première approche de la spéléo et les autres équiperont la carrière à Humain, près de Marche-en-Famenne, pour que nos petits nouveaux puissent se familiariser avec les cordes dans l’après-midi.

Après avoir chargé le mini-van, nous démarrons vers Ste-Anne qui sera leur première grotte. Une fois équipés, nous nous rassemblons sous le porche d’entrée afin qu’Alex puisse présenter la topo de la grotte et donner quelques infos. Les anciens et anciennes se dispersent dans le groupe et veillent sur les nouveaux. Benja et José nous attentent à certains endroits, en embuscade, pour nous tirer le portrait. Nous arrivons rapidement à la rivière et nous les initions à l’oppo. Direction ensuite le Pas-de-la-Mort qu’Alex équipe. Tout le monde se retrouve ensuite dans la petite salle en dessous de la Boite-aux-Lettres. Antoine ouvre la marche et accompagne le groupe jusqu’au lac suspendu. Malgré de petites appréhensions, tout les nouveaux passent par la Boite-aux-Lettres. Chemin en sens inverse pour retrouver la sortie. 

Pendant ce temps, Olivier, Enrique, Amaury, Arnaud, Colin, Solenn et Gil se retrouvent au local pour préparer le matos et chargent le tout dans la camionnette. Les 2 voitures se mettent en route pour la carrière d’Humain, Sylvain doit les rejoindre pour 10h30 sur place…d’après sa montre, il sera plus vite 13h30… quand nous aurons fini ! Arrivés à la carrière, on décharge – Micheeeel- le matériel et commençons à équiper. Tout le monde a une tâche bien précise et tout se passe pour le mieux (malgré qu’Amaury et Gil insupportent leurs petits camarades avec « Michel c’est le Brésil, il danse la samba de ville en ville pour vendre des fenêtres… » ). Petite pause -Miiiiiichel- pour manger, arrivé de Sylvain, suivi des petits nouveaux, ainsi que les copains qui les avaient encadrés. Nous leurs montrons le matériel ( harnais, descendeur …), leurs fonctionnements – Micheeeeeel- et les mettons en pratique sur différents ateliers répartis sur le rocher.

Vers 17h, on commence à déséquiper la carrière et on charge le matos dans les véhicules. Antoine et Sylvain partent séparément, tandis qu’Olivier, Amaury et Enrique partent les derniers pour terminer le déséquipement. Le gros de la troupe se divise entre le minibus du RCAE avec Alex, la voiture de François ², celle de CaroT et Debo et la camionnette de Gil. Le périple pour trouver le gîte du SpéléoLux commence alors ! On suit Alex dans un chemin, puis un autre et encore un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que François ² prenne la relève. C’est reparti pour un chemin, puis un autre et encore un autre… et si on essayait par là ? Enfin arrivés, ouf ! Charlotte et Solenn, qui ont tout simplement suivie le plan donné préalablement par Olivier, dépose Colin à la gare de Marche avant de retourner acheter des bouteilles d’eau. Arrivées au gîte, elles allument la cheminée et préparent l’apéro en attendant les sportifs. Tout le monde est enfin réuni et peut profiter du chili, de la présentation du club sur grand écran et des tours de table qui animeront la soirée. On pense déjà au lendemain et on répartit tout ce petit monde dans 3 groupes pour 2 grottes différentes: l’Abîme de Lesve, et le Trou de l’Eglise.

Après un départ un peu chaotique en ce dimanche matin, le minibus suivi de 2 voitures rejoignent Jérôme et Cécile à l’abîme de Lesve. Deux équipes se forment, une va descendre par les Plafonds, équipés par Olivier, avec Solènn, Amaury, DebO, Zoé, Olivier et Laurent; l’autre par les Ressauts, équipés par Gil, suivi de Cécile, Jérôme, CaroT, Louise, Quentin et Arnaud. Tout ce petit monde avance bien, nos petits nouveaux sont bien encadrés et nous arrivons au fond de la grotte. Petite visite du fond et voilà que nos valeureux spéléo remontent tout doucement par les Ressauts, déséquipé par DebO supervisée par Gil. Olivier remontera par les Plafonds avec Quentin, suivi d’Amaury qui désequipera (vu qu’il aime ça, on va pas l’empêcher !) Une fois tout le monde sorti, plus ou moins en forme, ils retrouvent François² resté sur le parking.

Au même moment et un peu plus loin…après avoir mis en kit les cordes et moustifs, nous nous mettons en route en direction du Trou de l’Eglise. Antoine, Kiké, Sylvain, Liliane, Caroline, Narimen, Marie rejoignent Claire sur le parking en face de l’Eglise. Nous nous équipons rapidement et arrivons devant l’entrée. Enrique place rapidement les cordes tandis qu’Antoine, Claire et Sylvain se dispatchent pour encadrer les nouveaux. Lorsque tout le monde se rejoint en bas du puits d’entrée, nous entamons la visite par la Galerie des Bruxellois. Ça se rétrécit pas mal avant de tomber dans du plus grand volume. On continue de progresser dans le parcourt « classique » jusqu’à la salle Tony. Là, Enrique nous fait découvrir, via une étroiture, une superbe petite salle (on s’amuse à grimper un ressaut afin de descendre par l’ascenseur ! 🙂 Nous passons ensuite par les Plafonds qu’équipe Enrique sur la moitié du parcourt possible. Nous n’allons pas voir le siphon et passons par la salle des Orgues avant de remonter en escaladant les Cascades (pas trop flottées ce jour-là). Remontée sur corde au niveau du Pas-de-la-Mort avant de reprendre la voiture direction la Vilaine Source pour le nettoyage collectif du matériel.

Antoine, Gil et Charlotte

Photos: Benja

Formation au brevet B

Nous voici le 23 septembre, 2ème journée de formation préparatoire au Brevet B. Pour cela nous nous rendons à Villers-le-Gambon. Nous partons de Liège Solenn et moi-même jusque-là. Arrivée un peu avant 9h où tous les participants sont là… tous ? Ooh que non ! L’irréductible Benja n’est pas encore arrivé ! Tant pis, nous commençons sans lui. Petit tour de présentation des formateurs qui sont Olivier Stassart, Benoît Grignard et Fred Courcelles ainsi que les autres candidats : Nyko, Bernard, Laurent, Daniel, Pol, Pierre. 
Olivier nous donne les voies que chacun doit équiper et… Ahhh ! Benja arrive… nous partons chacun de notre côté rejoindre nos voies, les 7-8-9 pour ma part, la 10 pour Solenn et les 19-20-21 pour le retardataire. Solenn a beaucoup de mal à trouver le départ de la sienne vu que c’est une double voie et qu’elle doit la commencer par le milieu. Pour ma part, elles étaient assez facile et après avoir fini, je redescends pour voir ce qu’il reste à équiper. Olivier me propose ironiquement la voie 32 (voie que j’aime particulièrement…hein Charlotte ?!) Etant d’humeur généreuse, je la laisse à un de mes petits camarades et je pars équiper les 27-28, une double voie assez sympa. Pendant ce temps, Solenn a trouvé le début, le milieu et la fin de sa voie, de même que Benja et tous nos camarades. Une fois tout installé, nous allons sur le portique pour un exercice de dégagement d’équipier, 4 voies s’offre à nous et voilà toutes les marionnettes sur cordes. 17h30, après un rapide débriefing c’est l’heure de rentrer et de profiter d’une bonne soirée bien méritée.

Gil

Samedi 6 mai – 1ère formation Brevet B

Sous un soleil radieux ce samedi 6 mai, Solenn, Gil, Benjamin, Pol (SSN) et Daniel (Sus-Pendus) se retrouvent à la Maison de la Spéléo pour suivre la première formation préparatoire au Brevet B.

Apres une rapide mise en route du percolateur, c’est devant une bonne tasse de café que Olivier démarre son programme.
Qui commence par un tour de table où chacun se présente, explique son parcours spéléologique et ses motivations à suivre cette formation.

Olivier enchaîne alors ses chapitres avec l’aide d’un dafalgan ou deux. En effet, un virus l’accable depuis quelques jours et sa forme n’est pas comme le soleil qui nous attend dehors.
Apres un rapide topo administratif sur les différents brevets, on découvre les notions de facteurs de chute, la théorie des cordes et autre noeuds savants (à faire et aussi à ne surtout pas faire).
Passé la partie théorique, nos tartines sont avalées aussi sec et nous prenons la route pour la carrière de Sprimont (mais à Floreffe !), où nous attendent le soleil et les travaux pratiques.

On débarque le matériel et, après un rapide repérage, des voies sont attribuées à chacun pour un premier exercice d’équipement.
Tous préparent ce dont ils -ou elle- ont besoin et c’est parti. Alors que tout le monde est bien engagé dans ses noeuds, Benjamin semble avoir disparu de la scène. Oli part à sa recherche, et se rend compte qu’il a raté son point de départ. Engagé loin dans les matitis, au mauvais endroit, pas anormal qu’il galère à trouver des points amarrage qui n’existent pas.
Un petit rappel à l’ordre, et le voilà remis sur le droit chemin.
Entre temps, les autres ont fini leur équipement et Olivier entame la pratique des techniques de dégagement d’équipiers. Et chacun de dégager sa chacune, et inversement -parfois avec un peu d’hésitations et pas mal de temps. Ensuite ce sont les techniques de réchappe qui sont abordées -surtout pour Pol & Daniel, puisqu’au RCAE nous les avions vues encore récemment ! Une fois tout le monde redescendu, nous revenons une dernière fois sur le cahier des charges pour les cotations et les fautes grâf’.
Mais le temps passe plus vite que prévu, et à bientôt 18h30, chacun part déséquiper. Le matériel est rassemblé, les cordes lovées, et on repart vers la Maison de la Spéléo pour ranger le matos et se dire au revoir.
RDV est pris pour la prochaine journée.

Benja (& Gil pour la partie où Benja « bartassait » de son côté)

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Entrainement brevet A à la Basilique de Koekelberg

Arrivée sur place à 8h55. Ciel bien nuageux comme aux bonnes vieilles habitudes belges mais on ne se décourage pas ! Bien armé de nos bras reposés (ou pas, et oui, grimpeur aussi), on cherche un petit regroupement de gens bizarroïdes à casques qui seraient pendus au bout de cordes… Malheureusement, après 10 bonnes minutes de tourniquet autour de la basilique, aucun signe des hommes des cavernes. Nous décidons donc, Nicolas et moi-même de refaire le tour à pied depuis le panneau indiquant « spéléo »… après 5 minutes sous la bruine à essayer toutes les porte numérotées de la basilique, l’une d’elle s’ouvre ! Miracle ! c’est la porte numéro 7 (retenez bien pour les prochains ;D)… et nous entrons dans le ventre de la bête, bien chauffé.

Belle surprise en arrivant : il y a des cordes partout ! Des passages de nœuds, des déviations, des vires, des mains courantes, des parapluies, des fractios, des montées et descentes, même en étroitures, des oppositions… et même pour le ramping en hauteur : un sarcophage pendu au plafond (bah oui, on ne sait jamais ce qui peut nous arriver en grotte !)

Blague à part, nous débutons la séance à 9h30. Petit groupe de 10 personnes de clubs différents avec une bonne ambiance. Nous débutons par des rappels « qui font du bien » : d’abord monté et descente avec clé double ou complète sur le descendeur, passage de nœuds, fractio, parapluie, vire, étroiture en montée et descente, déviation, descente guidée jusqu’au sol ou en hauteur, échelle, oppositions… accompagnés de tout plein de petit conseils pratiques pour gagner en sécurité et parfois pour aller plus vite aussi. Nos entraineurs seront aussi de la partie dans le jury donc autant bien les écouter !

Pause de midi de 12h à 13h, puis de nouveau on grimpe sur corde. Cette fois ci, petite difficulté supplémentaire, on a un kit avec une corde à l’intérieur. Pour cela on apprend aussi à la ranger correctement à l’intérieur du kit. On doit effectuer un parcours d’environ 1h30-2h en finissant par un puit de 30m. Finalement, la séance se termine avec l’apprentissage des nœuds de base : nœud de huit simple et double, nœud de chaise simple et double (ce dernier n’étant utilisé qu’en amarrage simple), nœud de mickey, nœud de fusion, nœud de vire, nœud de raccord de corde. A 16h-16h30 nous avons terminé et après la démonstration de quelques exercice physique à faire tous les jours pour gagner en puissance, nous rentrons sur Liège bien fatigué mais avec un bon début de formation !

Claire et Nico

JSS 2016: 20 ans fêtés dignement!

Les journées de spéléologie scientifique 2016 à Han-sur-Lesse et Dinant: Un anniversaire fêté dignement!

Une fois de plus les journées de spéléo scientifique ont rassemblé un grand nombre de spéléos, chercheurs, curieux et passionnés autour de différentes thématiques touchant de près ou de loin aux aspects scientifiques du milieu sous-terrain. Et pour cause, cette année c’était la 20ème édition. Année anniversaire oblige, les organisateurs ont prévu une journée supplémentaire aux deux journées « traditionnelles ». Nous étions plus ou moins 120 participants répartis sur les 3 jours.

La journée complémentaire du vendredi débute avec la conférence consacrée à la datation inédite des aménagements néandertaliens de la grotte de Bruniquel en France. Guidés par Jacques Jaubert et Sophie Verheyden, tout deux à l’origine de cette étude publiée dans la célèbre revue « Nature », nous avons été transportés dans leurs recherches de ce qui est peut-être la plus vieille construction humaine au monde. Une bonne partie de notre histoire est donc bien écrite dans nos cavernes. Une part de mystère reste encore à élucider sur ces étonnantes constructions, rendez-vous aux prochaines éditions, pour reparler de cette étude pleine de nouvelles perspectives!
La suite de la journée se déroule dans le Domaine des Grottes de Han, plus précisément à la découverte du massif de Boine. Embarqués dans un camion touristique, nous avons le privilège d’écouter les commentaires d’Yves Quinif qui nous présente les nombreux phénomènes karstiques. Nous nous attardons aux divers points de vue et au Gouffre de Belvaux présent dans le domaine. La visite en surface prend fin à l’entrée touristique des Grottes de Han. Vous l’aurez compris, la suite de la visite s’effectuera sous terre.
Dans la grotte, en plus de contempler les magnifiques concrétions, notre guide nous parle des différentes études effectuées ou qui sont toujours en cours. Dans la Salle Vigneron, il nous interpelle notamment sur la richesse que représentent les sédiments déposés par la rivière il y a des siècles. Dans la Salle du Trophée, c’est au tour de Sophie Verheyden de nous présenter l’étude qu’elle a mené sur la stalagmite Proserpine de la Salle du Dôme. Cette étude a non seulement permis d’en savoir plus sur le climat qui à régné dans la salle, mais elle a aussi pu déterminer l’âge de sa formation.
A la suite de notre visite et pour clôturer cette journée d’anniversaire, un drink nous a été offert dans le cadre magique de la Salle d’Armes. Ce n’est pas tout les jours que l’on prend l’apéro dans un tel endroit. Ce fut une agréable expérience! La soirée c’est ensuite terminée au Pavillon des grottes  autour d’un banquet.

La journée du samedi est consacrée aux diverses conférences. Celles-ci reprennent des sujets bien divers, mais toujours dans le thème de la spéléo et de la karstologie.
Le matin, après le mot de bienvenue des organisateurs, nous pouvons écouter respectivement :
-Amaël Poulain, nous parler du traçage au Fluo-G;
-Loraine Dewaide, qui, dans la poursuite de ses recherches, tente de comprendre grâce à une maquette, le système hydrodynamique  de la Lesse souterraine de Furfooz;
-Yves Quinif, qui étudie les dépôts présents  dans la grotte du Pont d’Arcole à Hastière, afin de comprendre la chronologie de ce remplissage;
-Carole Nehme et Jérémy Flament , qui nous expliquent leur étude sur le microclimat qui règne dans la salle du Dôme des grottes de Han;
-Stéphane Jaillet, pour terminer la matinée, qui nous présente l’avenir, on l’espère, de la topographie et cartographie des grottes avec l’apport des technologies 3D.
Après un repas bien mérité, il est temps pour ceux qui le souhaitent d’assister à la présentation de différents posters.  Dans l’un, nous pouvons apprécier des cartes postales anciennes qui ont immortalisé les grottes de han. Dans un autre, nous voyons la doline du « trou-madame », détaillée en 3D grâce à une méthode géoélectrique. Dans un troisième, nous saisissons la philosophie moléculaire et systématique des Niphargids d’Europe centrales et occidentales. Dans une quatrième, nous nous intéressons à l’étude et visualisons en 3D par photogrammétrie la salle du Val d’Enfer de la grotte de Lorette à Rochefort, prise depuis un drone. Puis, dans un cinquième, nous venons sur le problème de CO2 rencontré récemment dans la grotte de la Laide Fosse de Rochefort. Ce phénomène reste toujours inexpliqué.
Vers  13h45, il est l’heure de commencer un deuxième marathon de communication. Nous assistons aux présentations respectives de :
-Élise Kazmierczak, supervisée par le « Maître Jaillet », qui analyse structuralement le modèle 3D de la Salle du Dôme
-Georges Michel  qui nous parle de l’origine, de la cause, des conséquences et des solutions du chantoir surprise apparu à La Reid.
-Jean Godissart, qui, avec l’exemple de la grotte de la Fontaine de Rivîre, interprète la genèse des grottes dans les karsts barrés du Bassin de Dinant.
-Mohammed Allan, qui étudie la pollution atmosphérique enregistrée dans les stalagmites de Han-sur-Lesse.
Vers 15h45, une troisième session de communications a lieu avec :
– Arnaud Watlet qui cherche à découvrir une cavité cachée dans la grotte de Rochefort, à l’aide des anomalies de pesanteur produites par les inondations souterraines.
-Joël Rodet, qui nous parle de l’occurrence de bandes et anneaux de Liesegang, puis de leurs significations dans la Karstogenèse.
-Didier Cailhot, qui étudie l’évolution géomorphologique d’un site archéologique du Paléolithique en bordure de la Dordonne.
-Thomas Lecocq et Koen Vannoten, qui ont réalisé une expérience géophysique dans le réseau Sud des grottes de Han et qui souhaiterait la reproduire dans la grotte de Bruniquel.
Au total, nous avons assisté à pas moins de 13 conférences, qui reprenaient des sujets biens divers, de la spéléo d’exploration à la science « dure ». La journée se clôture par la présentation de l’excursion du lendemain et le traditionnel mot de la fin de Camille Ek. La soirée quant à elle s’est terminée au « gîte d’étape » de Han ou de nombreux participants ont encore pu échanger leurs études ou leurs travaux.

Le dimanche est consacré à une visite sur terrain. Cette année, c’est à Dinant que les organisateurs nous donnent rendez-vous avec pour thème de visite « Le karst urbain ». La ville située dans la vallée de la Meuse recèle de nombreux phénomènes karstiques dans son périmètre urbain.  Dans le cadre de l’excursion, nous nous concentrons sur les deux grottes touristiques de la Cité mosane.
La journée débute par la grotte La Merveilleuse. Vu le grand nombre de participants, un « troupeau d’au moins 70 têtes », nous nous divisons en 2 groupes, guidés par Camille Ek et par des membres du club spéléo « SC La Corde » de Dinant (Joël Hosselet et Jean-Benoit Schram). Découverte en 1904, suite à la création d’une tranchée pour le chemin de fer, la grotte va avoir toute une histoire pour la ville. En plus d’être touristique, elle va notamment servir comme grotte refuge, lors des deux conflits mondiaux. Nous avons le privilège de nous rendre dans des salles normalement fermées au public. La présence de cailloux roulés dans une galerie supérieure attire notre attention. À la sortie, Jean Godissart nous donne des explications sur les circulations d’air dans la grotte, les taux de CO2 et leur cyclicité.
L’après-midi, nous avons rendez-vous au centre de Dinant, le long du fleuve pour l’explication de différents phénomènes karstiques. Nous partons ensuite à la découverte de la grotte de Montfat. Cette cavité autrefois touristique est aujourd’hui totalement à l’abandon.
Nous commençons la visite par la partie de la grotte dite « karstique » . Cette partie témoigne de l’évolution de la Meuse depuis plus de 400 000 ans, grâce à la datation des spéléothèmes. Elle présente également de belles morphologies de galeries phréatiques sans doute creusées par une paléo-Meuse avant son incision Quaternaire. Dans cette partie, nous contemplons d’étonnantes concrétions en béton faussement authentiques, très à la mode à une certaine époque, nous ne serons pas dupes.
La visite se poursuit par la partie dite « militaire » de la grotte. Dès le XIIIe siècle, celle-ci est utilisée par la ville pour des raisons défensives. Elle permettait aux gardiens de relier le haut de la ville à la tour des Bourgeois. Beaucoup de vestiges sont présents, mais sont malheureusement négligés. Au sommet de la grotte, nous pourrons contempler de magnifiques points de vue également non entretenus. C’est là, avant une descente vertigineuse le long de la falaise, que se termineront les journées scientifiques 2016.

Une fois de plus ces journées furent riches en découvertes et en rencontres. Un grand merci au comité organisateur et aux différents participants qui ont fait de ces trois journées un réel succès. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

Sylvain Jacoby du RCAE.

Participants : Alex, Sylvain, François pour les 3 jours ; Charlotte, Déborah DF et Oli pour le vendredi uniquement

Le Nou Maulin

En ce début de mois de novembre, pendant que certains passent leur brevet B au milieu du Doubs, d’autres se perfectionnent. Et d’autres encore s’essayent à la spéléologie. En ce début de matinée, anciens, nouveaux et nouveaux encore plus frais, se retrouvent sur le mur du Blanc Gravier pour des exercices techniques sur corde sous le regard attentif d’Olivier.

Alex, Caro et Charlotte les rejoindront vers midi et demi et on répartira la joyeuse troupe dans les voitures pour prendre la direction de Rochefort. Sur place, c’est le Nou Maulin que nous envahissons. On divise le groupe en 2 ; Alex, Amaury, Nico, Claire, Colin, les 2 Antoine, Fabien, Caroline et Déborah prendront l’entrée au dessus de la grotte, descendront dans le Gruyère 3, rejoindront la galerie phréatique et concluront par le Roulement-à-Billes. Caro, Charlotte, Sylvain, Gil et Didier feront ce chemin en sens inverse. Ce dernier groupe se perdra dès les 3 premiers mètres mais Sylvain illuminera notre journée en nous montrant comment descendre un ressaut de 4m en faisant la sirène! Les 2 groupes se croiseront au milieu de l’éboulis pour une photo de groupe…à 15…qui s’est révélée quelque peu compliqué!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tout le monde revoit le jour vers 17h. Les avis plus ou moins négatifs sur le nombre important de flèches dans le Gruyère facilitant la progression furent partagé autour d’une bonne Rochefort…évidement!

Charlotte

 

Participants: Alex, Caro, Charlotte, Sylvain, Gil, Didier, Amaury, Nico, Claire, Colin, les 2 Antoine, Fabien, Caroline et Déborah.

TPST: 2h30

Photos: Alex et Charlotte

Weekend d’initiation 2016

Vendredi 21 octobre2016

Une première équipe motivée par l’acquisition de notions théoriques d’équipement, et rassemblée par Oli, se rejoint vendredi en fin de journée au gite du Spéléo Lux. Il sagit de deux nouveaux au sein du club (Collin et Gil) ainsi que de Amaury, Sylvain et Antoine. La soirée commence par un rappel des différents facteurs de chutes suivie dune présentation intéressante et historique des nombreuses plaquettes existantes (panneau didactique à lappui), avant de finir par du tricotage de nœud un peu tardif mais toujours aussi instructif. Le reste de la nuit est rythmée par les scieurs de bois, les pets toxiques de Gil et les recharges nocturnes du poil.

Samedi 22 octobre 2016

Après s’être tous rejoint au local et avoir préparé le matos, l’équipe d’Alex, Jérôme et Solenn se met en route en direction du minibus, où elle avait rendez-vous avec les nouveaux. Arrivé là-bas, on décore le bus de tentures et rencontre les 2 Déborah, Tanguy, Simon et José et on se met en route en direction de Ste Anne.  On se fait rejoindre par Didier et on commence à se préparer, quand Jérôme se rend compte qu’il avait oublié ses bottes et sa sous-combi, alors que plus tôt dans la journée, il avait  déjà oublié le sac de Cécile dans le couloir, ce qui leur a valu un demi-tour et d’arriver « presque » en retard. Pour remédier au problème, il met la sous-combi de Cécile et ses chaussures de marche. Une fois tout le monde prêt, on commence la grotte. A la salle des scouts, on a droit à la traditionnelle explication des synclinales et anticlinales par Alex, avec de belles métaphores de tranches de Gouda. Après avoir traversé le « pas de la mort », équipé par les soins de Solenn et supervisé par Alex, on arrive à la boîte aux lettres. En attendant la fin des explications d’Alex sur la faune souterraine, Jérôme se précipite dans la boîte aux lettres, mais n’arrive pas à passer, ne se rappelant plus de la trajectoire à prendre. Au final, tout le monde passa avec succès, ce qui nous permit de faire un petit tour près du lac. Au retour, on décide de faire le toboggan avant de sortir.

TPST:+/- 2.5 h

De l’autre coté, Arnaud D et Arnaud S, Cécile et Vinnie chargés de cordes et matos se rendent à Marche en Famenne où après s’être arrêté pour un café rejoignent vers 10h Olivier, Antoine, Sylvain, Amaury et Gil à la Carrière St Remy à Humain. Bien que le ciel est un peu menaçant il ne pleuvra finalement pas. Par petits groupes chacun se met à la tâche d’équiper différents parcours dans la carrière pour les nouveaux. L’occasion pour certains de s’initier ou perfectionner à l’équipement. Un grand rappel guidé sera même installé.
Vers 14h l’équipe de St Anne arrive et le moment difficile de l’enfilage de baudrier passé, les nouveaux s’essaient à la descente, montée sur corde et passage de fractio. Tandis que des petits ateliers de techniques de réchappe et dégagement d’équipier se mettent en place. Vers 17-18h on déséquipe toute la carrière et on se rend au Gîte Spéléolux où Charlotte s’est occupée de l’intendance. On prend le temps de faire mieux connaissance avec les  recrues, de déguster du chili préparé par la chef du jour. La soirée se termine en tour de table et passage d’étroiture dans un banc qui réussiront à certains avec plus ou moins de succès …

Dimanche 23 octobre 2016

Après un petit dej, préparation des kits et rangement, cest dans les alentours de 9h-10h que 3 groupes se forment et quittent le gite pour rejoindre sa grotte.

-Jérôme, Caro, Gil, Tanguy et Antoine prennent la  direction de Mont Godinne afin de faire le Trou de lEglise. Le puits dentrée ainsi quun petit réseau sont vite équipés par Gilles sous la supervision de Jérôme. Sensuit un petit crapahutage dans la gallerie des Bruxellois. On arrive assez vite dans la partie active (qui sent bon les égouts) et nous nous enfonçons de plus en plus en direction du siphon. Au retour, Caro part en éclaireuse et trouve un passage jusquau pied des cascades. Malheureusement, les indications qu’elle tente de nous fournir sont difficiles à saisir (HAZABLOBLO…. heu what?). Dans le doute nous la rejoignons. Nous remontons les cascades en escalade et atteignons rapidement la corde installée par Gil afin de retrouver le puits dentrée. Chacun passe la petite lucarne de sortie assez facilement et nous remontons le dernier puits pour nous retrouver à lair libre. Nous sommes très large par rapport à lhoraire et nous décidons daller manger un bout en attendant les autres équipes.

Participants: Jérôme, Caro, Gil, Tanguy et Antoine
TPST: 3h30

– C’est à l’Haquin, qu’Alex, Charlotte, Amaury et les 2 Déborah suivront Solenn qui doit se perfectionner en reconnaissance topo! Elle y arrive avec beaucoup de succès tout en équipant les trompettes. Cette autre façon de découvrir cette grotte école dite classique nous montre la grandeur de cette cavité. On en explore la totalité et Alex, Solenn, Dèb et Débo remonteront par la voie classique, tandis qu’Amaury déséquipera les trompettes.

Participants: Alex, Charlotte, Solenn, Amaury et les 2 Déborah
TPST: 3h30-4h

– Le minibus chargé d’Olivier, Vinnie, José, Didier, Sylvain, Cécile et Simon se rend à l’Abîme de Lesves. 2 sous groupes se créent. Vinnie, José et Didier descendront par les plafonds. Oliver tel Spiderman se balade entre Cécile et Vinnie qui équipent. Olivier finit l’équipement des plafonds car Vinnie patauge un peu avant le grand Puits. Sylvain, en tête du deuxième groupe, équipe la cavité par le chemin dit « classique ». Il est suivi de Cécile pour réfléchir avec lui à l’équipement adéquat. L’équipe peut compter sur yoyo Oli qui les supervisent. Arrivé dans le fond et en attendant l’arrivée de l’autre équipe qui prend plus de temps, nos 4 spéléos vont explorer la rivière. Pour la remontée, ils empruntent la voie des plafonds. Colin, puis Cecile se chargent du déséquipement.

Participants: Olivier, Vinnie, Didier, José, Sylvain, Cécile et Simon
TPST: 3h30-4h

Tout le monde se retrouve à la Vilaine Source à Arbre pour laver ses cordes sales en famille avant de prendre congé, qui de repasser au local ranger le matériel.

Solenn, Antoine, Vinnie, Sylvain et Charlotte

Passons nos brevets!

Dans le cadre des formations proposé par l’UBS, certains membres de notre club décident de passer des brevets pour confirmer leur niveaux.

Brevet B (apéritif)

– C’est un peu la course ce samedi 24 septembre 2016 au petit matin vu que je me rends compte à 6h50 dans le tunnel sous Cointe que mon GPS a la stupide idée de m’envoyer vers ma destination précédente. Changement de cap pour finalement arriver en retard à 8h30 sur le site de la Carrière de Villers-Le-Gambon. Les 6 autres candidats au Brevet B sont en train de préparer leur matos. Les instructeurs me donnent les voies que je vais devoir équiper: 30, 31, 32 et j’essaie de rattraper le temps perdu pour préparer mon kit. Sous les yeux attentifs des cadres chacun se lance sur les voies. Il n’est pas toujours simple de trouver le début ni même la suite des parcours surtout que pour être honnête je ne suis venu qu’une seule fois sur ce parcours. Sur la voie 30 après un premier double amarrage , j’utilise un amarrage en trop puis je zappe une dev et une fois en bout de corde à 4-5m du sol je me rend compte qu’il y’a peut-être un soucis. Je remonte et après plusieurs conseils je rectifie plusieurs fois l’équipement. La corde est bien assez longue au final! J’embraye avec la voie 31 qui sera plus une aide à la remontée en auto assurance. Je perds un peu de temps à me demander si ces vieilles broches sont les meilleures points d’attache. La voie finit dans les ronces et la jungle. Il est 11h35 et on me fait remarquer qu’il me reste la voie la plus difficile à équiper: la 32. Après avoir fait plusieurs allers-retours pour chercher une sangle et prendre une corde supplémentaire pour être sur, je commence mon double amarrage sur 2 arbres avec une sangle. La suite sera principalement composée d’une longue vire aérienne qui finira sur le Big Surplomb. Les Brevets A sont déjà bien arrivés et peu après on nous débriefe. « Il y’a encore du boulot pour tout le monde »,  on reçoit des conseils, remarques plus ou moins individualisés et sur les 7 candidats, 2 seront « disqualifiés ». La suite dans le Doubs en novembre !

Vinnie

Brevet A

-Samedi matin, levé tranquille, mes parents me conduisent à la carrière de Villers-le-Gambon. Mille fois plus stressés que moi, ils prévoient de me conduire là bas pour 10h avec une marge d’une heure, ce qui fait que j’arrive sur le site à 9h, alors que le RDV est a 11h et qu’au final on démarre à 13h… Me voyant m’ennuyer, 2 enfants plein de vie décident de m’adopter ce qui fait de moi leur baby-sitter pour 3-4heures. L’équipement enfin fini par les brevets B, nous avons le droit aux consignes, vérification du matos et petit test de nœud. Je commence en tête de mon groupe par la voie 13, galère un peu pour l’énorme parapluie, trouve une solution de dernière minute pour la vire accompagnée du câble, ne fais pas l’échelle de 27m et fini par distancer mon groupe, pour finir la première, en +- 4heure, suivit de près par Arthur et Ludovic, des jeunes du club de la basilique de Koekelberg. Petit déséquipement d’une voie et puis souper! Le premier débriefing se fait tard, donc on attend jusqu’à minuit pour avoir notre petit commentaire. Soulagée mais fatiguée, je vais dormir mais passe une nuit à grelotter.

-Dimanche 25 septembre 2016
Réveil dur à 6h (j’avais trop froid!), petit dej suvi de l’enquitage d’un kit pour chacun, pour partir en direction de la grotte d’Haquin. Nous sommes séparés par petits groupes de 2-3 avec une topo marquée d’un chemin. Je me retrouve avec Ludovic, tous les 2 n’avions jamais fais la grotte et la topo n’est pas notre point fort! Après un quart d’heure pour trouver le bon chemin, on fini par rentrer en même temps que le groupe derrière nous, et arrivons à nous perdre dans la première demi heure! Redirigés par les animateurs, dispersés aux quatre coins de la grotte, on finit par s’y retrouver, et on se rend compte que nous sommes les derniers… Malgré notre exceptionnel sens de l’orientation, nous finissons par rattraper les autres groupes et progressons sans trop se perdre. Nous sortons soulagés de revoir le jour, mais aussi très content de cette expérience, qui malgré l’apparence n’a pas été si désastreuse que ça! On se donne rdv à Namur, où ils refont un débriefing et finissent par nous donner les résultats. La grande majorité a réussi, nous avons tous le droit à un petit commentaire, le miens étant « Continue comme ça, on est content de toi mais prend l’habitude de lire une topo! » tout le monde se dit au revoir, je rentre chez moi, très contente du weekend et des rencontres, tout en espérant les recroiser un de ces jours! 😉

Merci à Vinnie, Maud, Gil et tous les autres qui ont équipé la carrière, surtout toi Vinnie, parce que tu as équipé un passage très chiant, qui était très bien adapté à ma petite taille 😉

Solenn