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JSS 2016: 20 ans fêtés dignement!

Les journées de spéléologie scientifique 2016 à Han-sur-Lesse et Dinant: Un anniversaire fêté dignement!

Une fois de plus les journées de spéléo scientifique ont rassemblé un grand nombre de spéléos, chercheurs, curieux et passionnés autour de différentes thématiques touchant de près ou de loin aux aspects scientifiques du milieu sous-terrain. Et pour cause, cette année c’était la 20ème édition. Année anniversaire oblige, les organisateurs ont prévu une journée supplémentaire aux deux journées « traditionnelles ». Nous étions plus ou moins 120 participants répartis sur les 3 jours.

La journée complémentaire du vendredi débute avec la conférence consacrée à la datation inédite des aménagements néandertaliens de la grotte de Bruniquel en France. Guidés par Jacques Jaubert et Sophie Verheyden, tout deux à l’origine de cette étude publiée dans la célèbre revue « Nature », nous avons été transportés dans leurs recherches de ce qui est peut-être la plus vieille construction humaine au monde. Une bonne partie de notre histoire est donc bien écrite dans nos cavernes. Une part de mystère reste encore à élucider sur ces étonnantes constructions, rendez-vous aux prochaines éditions, pour reparler de cette étude pleine de nouvelles perspectives!
La suite de la journée se déroule dans le Domaine des Grottes de Han, plus précisément à la découverte du massif de Boine. Embarqués dans un camion touristique, nous avons le privilège d’écouter les commentaires d’Yves Quinif qui nous présente les nombreux phénomènes karstiques. Nous nous attardons aux divers points de vue et au Gouffre de Belvaux présent dans le domaine. La visite en surface prend fin à l’entrée touristique des Grottes de Han. Vous l’aurez compris, la suite de la visite s’effectuera sous terre.
Dans la grotte, en plus de contempler les magnifiques concrétions, notre guide nous parle des différentes études effectuées ou qui sont toujours en cours. Dans la Salle Vigneron, il nous interpelle notamment sur la richesse que représentent les sédiments déposés par la rivière il y a des siècles. Dans la Salle du Trophée, c’est au tour de Sophie Verheyden de nous présenter l’étude qu’elle a mené sur la stalagmite Proserpine de la Salle du Dôme. Cette étude a non seulement permis d’en savoir plus sur le climat qui à régné dans la salle, mais elle a aussi pu déterminer l’âge de sa formation.
A la suite de notre visite et pour clôturer cette journée d’anniversaire, un drink nous a été offert dans le cadre magique de la Salle d’Armes. Ce n’est pas tout les jours que l’on prend l’apéro dans un tel endroit. Ce fut une agréable expérience! La soirée c’est ensuite terminée au Pavillon des grottes  autour d’un banquet.

La journée du samedi est consacrée aux diverses conférences. Celles-ci reprennent des sujets bien divers, mais toujours dans le thème de la spéléo et de la karstologie.
Le matin, après le mot de bienvenue des organisateurs, nous pouvons écouter respectivement :
-Amaël Poulain, nous parler du traçage au Fluo-G;
-Loraine Dewaide, qui, dans la poursuite de ses recherches, tente de comprendre grâce à une maquette, le système hydrodynamique  de la Lesse souterraine de Furfooz;
-Yves Quinif, qui étudie les dépôts présents  dans la grotte du Pont d’Arcole à Hastière, afin de comprendre la chronologie de ce remplissage;
-Carole Nehme et Jérémy Flament , qui nous expliquent leur étude sur le microclimat qui règne dans la salle du Dôme des grottes de Han;
-Stéphane Jaillet, pour terminer la matinée, qui nous présente l’avenir, on l’espère, de la topographie et cartographie des grottes avec l’apport des technologies 3D.
Après un repas bien mérité, il est temps pour ceux qui le souhaitent d’assister à la présentation de différents posters.  Dans l’un, nous pouvons apprécier des cartes postales anciennes qui ont immortalisé les grottes de han. Dans un autre, nous voyons la doline du « trou-madame », détaillée en 3D grâce à une méthode géoélectrique. Dans un troisième, nous saisissons la philosophie moléculaire et systématique des Niphargids d’Europe centrales et occidentales. Dans une quatrième, nous nous intéressons à l’étude et visualisons en 3D par photogrammétrie la salle du Val d’Enfer de la grotte de Lorette à Rochefort, prise depuis un drone. Puis, dans un cinquième, nous venons sur le problème de CO2 rencontré récemment dans la grotte de la Laide Fosse de Rochefort. Ce phénomène reste toujours inexpliqué.
Vers  13h45, il est l’heure de commencer un deuxième marathon de communication. Nous assistons aux présentations respectives de :
-Élise Kazmierczak, supervisée par le « Maître Jaillet », qui analyse structuralement le modèle 3D de la Salle du Dôme
-Georges Michel  qui nous parle de l’origine, de la cause, des conséquences et des solutions du chantoir surprise apparu à La Reid.
-Jean Godissart, qui, avec l’exemple de la grotte de la Fontaine de Rivîre, interprète la genèse des grottes dans les karsts barrés du Bassin de Dinant.
-Mohammed Allan, qui étudie la pollution atmosphérique enregistrée dans les stalagmites de Han-sur-Lesse.
Vers 15h45, une troisième session de communications a lieu avec :
– Arnaud Watlet qui cherche à découvrir une cavité cachée dans la grotte de Rochefort, à l’aide des anomalies de pesanteur produites par les inondations souterraines.
-Joël Rodet, qui nous parle de l’occurrence de bandes et anneaux de Liesegang, puis de leurs significations dans la Karstogenèse.
-Didier Cailhot, qui étudie l’évolution géomorphologique d’un site archéologique du Paléolithique en bordure de la Dordonne.
-Thomas Lecocq et Koen Vannoten, qui ont réalisé une expérience géophysique dans le réseau Sud des grottes de Han et qui souhaiterait la reproduire dans la grotte de Bruniquel.
Au total, nous avons assisté à pas moins de 13 conférences, qui reprenaient des sujets biens divers, de la spéléo d’exploration à la science « dure ». La journée se clôture par la présentation de l’excursion du lendemain et le traditionnel mot de la fin de Camille Ek. La soirée quant à elle s’est terminée au « gîte d’étape » de Han ou de nombreux participants ont encore pu échanger leurs études ou leurs travaux.

Le dimanche est consacré à une visite sur terrain. Cette année, c’est à Dinant que les organisateurs nous donnent rendez-vous avec pour thème de visite « Le karst urbain ». La ville située dans la vallée de la Meuse recèle de nombreux phénomènes karstiques dans son périmètre urbain.  Dans le cadre de l’excursion, nous nous concentrons sur les deux grottes touristiques de la Cité mosane.
La journée débute par la grotte La Merveilleuse. Vu le grand nombre de participants, un « troupeau d’au moins 70 têtes », nous nous divisons en 2 groupes, guidés par Camille Ek et par des membres du club spéléo « SC La Corde » de Dinant (Joël Hosselet et Jean-Benoit Schram). Découverte en 1904, suite à la création d’une tranchée pour le chemin de fer, la grotte va avoir toute une histoire pour la ville. En plus d’être touristique, elle va notamment servir comme grotte refuge, lors des deux conflits mondiaux. Nous avons le privilège de nous rendre dans des salles normalement fermées au public. La présence de cailloux roulés dans une galerie supérieure attire notre attention. À la sortie, Jean Godissart nous donne des explications sur les circulations d’air dans la grotte, les taux de CO2 et leur cyclicité.
L’après-midi, nous avons rendez-vous au centre de Dinant, le long du fleuve pour l’explication de différents phénomènes karstiques. Nous partons ensuite à la découverte de la grotte de Montfat. Cette cavité autrefois touristique est aujourd’hui totalement à l’abandon.
Nous commençons la visite par la partie de la grotte dite « karstique » . Cette partie témoigne de l’évolution de la Meuse depuis plus de 400 000 ans, grâce à la datation des spéléothèmes. Elle présente également de belles morphologies de galeries phréatiques sans doute creusées par une paléo-Meuse avant son incision Quaternaire. Dans cette partie, nous contemplons d’étonnantes concrétions en béton faussement authentiques, très à la mode à une certaine époque, nous ne serons pas dupes.
La visite se poursuit par la partie dite « militaire » de la grotte. Dès le XIIIe siècle, celle-ci est utilisée par la ville pour des raisons défensives. Elle permettait aux gardiens de relier le haut de la ville à la tour des Bourgeois. Beaucoup de vestiges sont présents, mais sont malheureusement négligés. Au sommet de la grotte, nous pourrons contempler de magnifiques points de vue également non entretenus. C’est là, avant une descente vertigineuse le long de la falaise, que se termineront les journées scientifiques 2016.

Une fois de plus ces journées furent riches en découvertes et en rencontres. Un grand merci au comité organisateur et aux différents participants qui ont fait de ces trois journées un réel succès. Pour ma part, je vous donne rendez-vous à l’année prochaine.

Sylvain Jacoby du RCAE.

Participants : Alex, Sylvain, François pour les 3 jours ; Charlotte, Déborah DF et Oli pour le vendredi uniquement

Expé Albanie juillet 2014

Après quelques réunions avec l’ULS il avait été décidé de partir en expé en Ablanie, endroit peu exploré spéléologiquement s’il en est.

C’est ainsi que le samedi 12 juillet le mini bus du RCAE démarre pour cette lointaine destination suivi de près par la voiture de Pierre C de l’ULS. Il font halte à ……….

Lundi 14 juillet 2014

…..dans l’après midi ils atteignent Podgorica au Monténégro et vont s’installer au camping de l’Hostel Izvor. Jérôme et Vinnie les rejoignent un peu plus tard, ces derniers ayant pris l’avion le jour même. La fin de la journée se passe autour de quelques bières et d’un repas servi par les tenanciers de l’endroit.

Mardi 15 juillet 2014

Nous ne tardons  pas à replier bagages, aller faire quelques emplettes avant de passer la frontière albanaise et arriver à Koplick. Rapidement nous prenons contact avec quelques locaux et rassemblons des informations utiles à la suite du voyage. Nous en profitons encore pour nous ravitailler en vivres et gaz. Nous reprenons  la route pour le petit village de Ducaj. Le temps n’est pas à la fête et c’est sous la pluie que nous arpentons le village peuplé d’une quinzaine de famille à la recherche de notre seul contact: Miri. Assez vite, nous le rencontrons et grâce à son fils-interprète Armando nous pouvons communiquer avec lui en anglais. Nous leur expliquons la raison de notre venue et ils nous invitent à nous installer dans une prairie à moutons du village.  La grande tente est dépliée ainsi que les autres tentes perso. Notre présence suscite la curiosité locale. Pierre retourne chez Miri pour un peu plus s’entretenir de nos desseins. Nous mangeons puis nous couchons vers 22h.

Mercredi 16 juillet 2014

 Après un lever fort matinal et une réprimande de Pierre C concernant nos maigres provisions, Bibi se charge de la vaisselle tandis qu’un groupe part visiter le massif. Alex, Jérôme, Maude, Arnaud et Vinnie suivent leur guide local du jour Vassel et s’en vont dans la montagne. Notre guide a une tenue peu adaptée à la rando: une veste de costume, des bottes coupées et une petite provision d’eau. Cela ne l’empêchera pas de gravir les 1000m de dénivelé positif avec la plus grande facilité. Il nous mène d’un pas décidé, laissant derrière lui quelque indices qui nous permettront de retrouver notre chemin au retour. Après quelques pauses et 2h30 d’ascension éreintante, nous atteignons le massif de Shtogut. Il nous quitte, un petit pourboire en poche et nous continuons sur le lapiaz de Luguishtjerave. Ce désert de pierres que nous commençons à prospecter est bien casse-pipe. Nous trouvons quelques trous et un abris sous roche  mais tout est vite bouché. Alex et Maude s’aventurent un peu plus haut, découvrant un autre lapiaz. Jérôme pointe un trou prometteur, quand on y jette des cailloux, ça a l’air de continuer. Nous repérons un coin où un camp avancé pourrait s’installer.  Le temps se met à changer un peu, quelques bonbons plus tard nous faisons demi tour et reprenons la direction du camp de base. La marche semble interminable et c’est vers 19h que nous l’atteignons bien lessivé après 10h en montagne. L’autre groupe n’a pas trouvé grand chose au cours de leur journée. Pierre C est allé faire des course et nous mangeons des spaghettis avec des légumes et du poulet. Miri et Armando viennent nous saluer et nous parlent d’une sorte de redevance somme toute légitime, pour l’occupation de leur terrain…

Jeudi 17 juillet 2014

Il est 6h30 quand nous nous levons. Alex, Matteo, Arnaud, Renaud, Bibi et Tom se chargent de matos spéléo, vivres, grande tente et se lancent à l’assaut du massif où nous sommes allé prospecter hier dans le but d’y installer un camp avancé.  Pierre C et Maud vont prospecter léger où Bibi est allé hier. Vinnie, Jérôme et Océane restent au camp et s’affairent à des activités ménagères.  Armando amène une grande bouteille de miel. Le menu du soir au camp de base est composé de choux braisé à l’ail, patates rissolées, red beans et saucisse.

Vendredi 18 juillet 2014

 Côté camp de base, nous nous levons à 7h et après un bon petit dej, alors que Maud garde les affaires, Pierre C, Jérôme, Océane et Vinnie  prennent du matos spéléo et guidé par Armando partent pour une rando de 400m de dénivelé positive à travers la brousse. Les arbustes nous écorchent bien et nous finissons par arriver près de 4 entrées de grottes. La légende locale dit qu’une chèvre sauvage y habiterait… Parmi les 3 les plus proches, 2 sont de simples abris sous roche tandis que l’on peut pénétrer dans la 3eme mais ça queute très vite. Nous descendons un peu rejoindre Pierre C qui est en train d’équiper la 4eme grotte. Amarré sur 2 arbres avec une dev, il nettoie l’entrée et descend un puits de 15 mètres mais malheureusement il s’agit d’un puits aveugle. Après un pic nique sommaire, nous redescendons par un autre chemin au camp que nous atteignons vers 14h. Nous sommes heureux de constater que personnes n’a de tiques! Pierre C, Vinnie et Armando prennent une voiture et vont acheter du pain à Dedaj. De retour au camp nous mangeons des crêpes salées et sucrées en guise de souper. Nous préparons nos sacs pour le lendemain et nous nous couchons de bonne heure.

Samedi 19 juillet 2014

Après un lever à 7h, un petit dej et un bouclage de sacs à 8h15 Pierre C, Maude, Océane, Jérôme et Vinnie se mettent en route pour rejoindre le camp avancé. Rapidement nous nous trompons de chemin malgré un cairn évident. Nous devons redescendre 100m de dénivelé pour reprendre la bonne route. Nous faisons quelques pauses dont une ultime avant le dernier col où nous nous restaurons. Nous arrivons à 14h au camp avancé. Arnaud et Tom sont en prospection tandis que Matteo, Bibi, Renaud et Alex mangent. Nous prenons connaissance de leurs découvertes. A deux pas, une couverture de survie a été installée pour faire fondre de la neige au soleil. Notre pompe katadyn est la bienvenue pour filtrer l’eau de fonte qui contient des vers. Nous allons mettre une autre couverture de survie sur le peu de neige du névé qui reste, histoire de préserver notre réserve d’eau potable pour le reste du séjour. Nous pompons de l’eau de fonte pour la mettre en bouteille avec quand même du micropur. Alex, Arnaud, Matteo (qui souffre d’une légère insolation) et Renaud repartent à 15h30 vers le camp de base après encore un peu de prospection. Tom et Bibi restent en haut. Nous dégustons une soupe, jouons à Président avant de manger des spaghettis à l’Ajvar piquant et des liophs. Nous trainons un peu en essayant de déterminer le programme du lendemain. Quelques parties de Uno terminent la journée et nous allons nous coucher.

Dimanche 20 juillet 2014

 Encore une fois nous nous levons à 7h, Pierre C pompe et remplit des bouteilles d’eau. Notre petit dej se compose de muesli arrosé de thé vert à la menthe. Nous faisons nos sacs et montons le pierrier à l’est et descendons de l’autre coté. Jérôme et Bibi vont faire la topo du trou découvert par Arnaud hier. Tom, Pierre C, Maude, Océane et Vinnie prospectent une zone. Il y’a beaucoup de trou rapidement bouchés. Le soleil tape bien. Après un repas frugal, nous prospectons une autre zone. Toujours pas de trou qui continue.. Tom trouve une entrée, Pierre le rejoint et commence à équiper pour descendre. Maude et Océane restent là alors que Vinnie part à la recherche de Jérôme et Bibi pour ramener du matos à Pierre C. Il s’agit de dédales chaotiques qui flirtent souvent avec l’alpinisme avec pas mal d’escalades et désescalades en libre. Vinnie les retrouve et ramène à Pierre C un kit avec du matos. C’est parfois confus de s’y retrouver. Maud et Océane repartent au camp. Bibi et Jérôme retrouvent Vinnie et on l’on peut se désaltérer avec de la neige fondue trouvée dans le trou. Harassés, ils entament la longue montée avant de redescendre au camp avancé. Ils vont chercher de la neige à la « réserve » pour la faire fondre sur la couverture de survie.  Pierre C et Tom sont les derniers à rejoindre le camp et ils annoncent que leur trou queute. Des spaghettis sont encore au menu ainsi que des liophs. Bien repus, nous jouons à Président dans la grande tente et nous allons dormir à 21h30.

Lundi 21 juillet 2014

 Après une petite grasse mat jusque 8h, le menu du petit dej est semblable au jour précédent. Vinnie pompe et remplit les bouteilles d’eau pour la journée. A 9h15 nous montons le col. Jérôme, Tom et Bibi partent dans le haut prospecter. Pierre C, Maude, Océane et Vinnie vont dans le bas. On arpente le relief de haut en bas en éventail mais ça ne donne pas grand chose. Pierre C trouve un trou, descend dedans pendant un moment mais ça queute encore à ???? m. On mange à l’ombre d’un sapin. Pierre monte voir un abris sous roche en haut de l’autre côté.  Vinnie trouve un trou, Pierre le rejoint et équipe avec un coinceur et 2 pitons mais après 33m c’est fini. Il remonte et passe son matos à Vinnie qui descend à son tour et fait quelques photos. Une fois remonté nous nous retrouvons tous au camp avancé. Alex, Arnaud et Renaud sont revenus nous rejoindre pour prendre le relais. Pierre C et Tom restent en haut alors que Jérôme, Maude, Océane, Bibi et Vinnie marchent 3 h pour revenir au camp de base. Océane a un peu de mal, blessée par quelques coups de soleil. Nous rentrons à la tombée de la nuit vers 18h30. Mattéo nous attend encore un peu malade de son insolation. Apéro chips et bière. Bibi prépare une soupe à l’oignon. Légumes + sauce + jambon et riz ! Nous discutons, buvons un peu de Maitrank avant d’aller nous coucher à 22h30.

Mardi 22 juillet 2014

Au camp de base, nous profitons de ce jour de repos pour nous lever à 9h. Il y’a des averses tout le temps. Nous jouons à Poker menteur jusque 13h.  Nous ne mangeons pas vraiment, Armando arrive et nous essayons difficilement de dresser un inventaire pour déterminer ce que nous allons acheter.  A 13h30, Matteo, Maude, Océane, Armando et Vinnie vont à Koplick faire des courses dans plusieurs magasins. Armando nous sert encore une fois de guide et en profite pour aller chez le coiffeur. On rachète un peu de pain car une vache s’en est prise sournoisement à notre garde manger au camp… Nous revenons au camp de base à 18h. Pierre C et Tom nous rejoignent car le temps est trop mauvais en haut. Nous jouons encore à Poker Menteur et achetons une bouteille artisanale de Raki à Miri.  Nous en buvons un peu avant de préparer un « couscous » avec des coquillettes et les légumes dont nous disposons. Nous discutons et admirons les belles étoiles avant de nous coucher.

Mercredi 23 juillet 2014

Il n’arrête pas de pleuvoir et nous sommes contraints de jouer à Poker Menteur puis vers 12h nous nous décidons tous à aller en ville guidés par Armando. Grosses manœuvres pour sortir la voiture de Pierre C et le minibus. On s’arrête à un premier resto mais on nous conseille d’aller au village de Razem à 12km de là dans les montagnes. Nous nous rendons dans cet espèce de parc naturel où il y’a une belles brochette de restos. Nous nous rabattons sur une sorte de pizzeria. Une grande famille y fait bombance à une grande table tandis que quelques enfants grivois mangent des pizzas devant des dessins animés.  Nous éprouvons quelques difficultés à commander à manger. Armando nous sert d’interprète. On nous sert un assortiments de feta, yaourt assaisonné, salades, choux, aubergines et poivrons marinés, pain maison et chèvre. On s’en envoie bien dans la panse! Nous sortons de table vers 15h et Pierre C va à Koplick pour changer ses pneus. Bibi, Jérôme, Mattéo et Vinnie reviennent au camp de base faire une sieste. Plus tard, quand tout le monde est de retour, nous jouons à Président, Poker Menteur et préparons un chili avant de nous coucher.

Jeudi 24 juillet 2014

Nous nous levons à 7h, prenons un petit dej, préparons nos sacs et nous partageons la bouffe à monter. Il est 8h45 quand nous nous mettons en route avec Pierre C, Bibi, Jérôme, Matteo, Tom et Vinnie. Armando, Océane et Maude nous suivent un petit moment avant de nous quitter et rester au camp de base. Nous marchons assez bien sans faire trop de pauses. A la vallée Tom et Jérôme vont voir une grotte, mais ce n’est pas plus qu’un gros abris sous roche.  Arrivés à la croix, nous voyons 2 jeunes qui nous foutent les jetons en tirant un coup de fusil. Nous arrivons au 2eme col et puis mangeons à 12h. Pain, fromage et saucisson sont au menu. Alex, Arnaud et Renaud nous rejoignent en fin de prospection. Ils ont l’air lessivés par les derniers jours où ils ont subi les ravages de la pluie.  Nous discutons un peu, puis descendons dans la vallée au fond. Alex équipe l’entrée d’une grotte trouvée par Renaud. Ce n’est pas facile car il y’a plein de roches instables et peu d’endroit où équiper. Pierre C, Matteo et Bibi prospectent un peu puis viennent nous rejoindre car Alex manque de cordes pour continuer. Certains vont à l’entrée d’un beau P70 qu’ils ont découvert hier et qui est toujours équipé. Vinnie et Renaud s’équipent et y descendent. Le début est un peu instable, il y’a 2 fractios, au fond il y’a un névé fort pentu. Vinnie fait quelques photos en bas du P70 avec Renaud comme modèle. Ils restent quasi 2 h en passant entre le névé et la roche mais hélas comme prévu tout queute. Ils remontent en prenant soin de ne pas s’envoyer des blocs sur la figure. Renaud déséquipe. Une fois dehors ils rejoignent les autres et leurs amènent des cordes utiles à la suite de leur découverte. Pierre C, Matteo et Bibi font la topo, vont jusqu’où ça queute. Jérôme a mal à la tête. Alex, Arnaud et Renaud redescendent au camp de base. Le reste de l’équipe va au camp avancé. Nous mangeons de la soupe, des cacahuètes, des rations de pâtes, de l’Ajvar et nous nous payons le luxe de 2 Orvaux courageusement montés par Tom avant d’aller nous coucher.

Vendredi 25 juillet 2014

Lever vers 8h, muesli,thé et biscuits pour manger. Nous préparons nos sacs. Jérôme qui a toujours mal à la tête, embarque quelques trucs et rentre tout seul au camp de base. Nous partons avec Pierre C, Bibi, Matteo, Tom et Vinnie d’abord jusqu’à la dernière grotte explorée hier qui est toujours équipée.  Tom et Vinnie y descendent avec du matos. Puits, pente sur glace avec déviation. Ils ne vont pas totalement au fond, mais Vinnie immortalise les lieux. A la remontée il fait tomber la grosse lampe de Jérôme dans une crevasse, mais Tom arrive à aller la récupérer en remontant. Après 1h30 ils ressortent frigorifiés de la cavité, Tom ayant déséquipé. Ils rejoignent Matteo et Bibi un peu plus bas. Pierre C est dans une grotte mais elle queute. Nous cassons la croute puis le temps se met à changer. Il commence à pleuvoir sérieusement, l’orage arrive et même des grêlons gros comme des pois chiches nous lacèrent! Nous rentrons péniblement au camp avancé et sommes trempés des pieds à la tête. Nous essayons tant bien que mal de faire sécher nos vêtements puis nous nous enfermons dans la grande tente, emmitouflés dans nos sacs de couchage et nous jouons à Poker Menteur. Soupes, riz, sauce tomates-olives sont au menu. La journée se finit en discussions et nous nous couchons à 21h30.

Samedi 26 juillet 2014

Remettre des fringues trempées est une expérience fort peu amusante, c’est pourtant ce qui arrive à beaucoup d’entre nous ce matin là. Nous déjeunons avec du thé, du muesli et des biscuits secs. Vers 8h nous remontons le col désormais bien connu et c’est reparti pour ce qui semble être la dernière journée de prospection. Matteo trouve une grosse entrée. Tom et Vinnie vont voir mais ça queute. Ce dernier se démène avec le tube de peinture et s’en met partout pour pointer le trou. Matteo trouve un autre trou et l’équipe avec Tom. Ils y descendent. Pierre C et Bibi en trouvent un autre et s’y jettent aussi. Il s’avèrent qu’aucun des deux ne continuent bien loin. Nous mangeons près d’un trou qui vient d’être trouvé.Pierre C nous réprimande un peu car certains trous découverts n’ont pas été pointés sur le GPS. Vinnie plante un spit, Tom met un coinceur et une fois équipé, Vinnie descend en équipant un peu. Il arrive au fond sur un névé mais ça queute encore une fois. Il remonte…Matteo et Vinnie vont pointer les trous découverts tout à l’heure pendant que Pierre C descend dans une faille fraichement trouvée. Le groupe se réunit, c’est alors que Pierre C remonte plein d’espoirs car après les 2 petits puits d’entrée il y’a un P40! L’idée de rester une nuit de plus là haut est évoquée. Pierre passe un moment à nettoyer et équiper le P40 mais au fond, hélas c’est bouché. Mattéo et Bibi font quand même la topo. Tom et Vinnie reviennent au camp avancé, de soif leur langue pend jusque par terre. Il refont le plein d’eau et commencent à replier bagage. Matteo, Bibi et Pierre les rejoignent et cela va assez vite pour boucler tous les sacs. Il est 18h quand nous nous mettons en route bien chargés. Nous marchons assez vite malgré la fatigue accumulée et la poids des sacs. Nous ne faisons que deux pauses. A la fin nous courrons presque. Arrivés dans un sous bois, des lucioles virevoltent. Il fait quasi noir quand nous arrivons au camp bien épuisés à 20h45. Nous prenons tous ensemble un apéro bien mérité. Nous nous racontons nos derniers jours. Océane, Maude, Arnaud et Renaud sont aux fourneaux. Soupe, crêpes au fromage, œufs. C’est l’euphorie culinaire et l’agrémentation des plats est au poil! Le raki tape déjà bien sur Arnaud et Renaud qui sont hilares et bruyants. Les autres passent aussi au raki, ils sont même contraints de cacher la bouteille… Nous jouons à Poker Menteur en rigolant bien. Certains supportent mal les excès, d’autres vont se coucher vers 2h30.

Dimanche 27 juillet 2014

Nous nous levons vers 8h un peu dans le gaz. Nous trions et rangeons aussi bien le matos collectif qu’individuel. Nous commençons à charger les véhicules et lever le camp. Nous allons payer notre occupation des lieux à la communauté et la famille de Miri nous accueille pour un verre. Arnaud n’est vraiment pas en forme et essaie de se rafraichir à même le carrelage. C’est vers 12h que nous prenons congé et nous nous mettons en route pour le lac de Shkoder. Nous allons manger dans un petit restaurant. Arnaud se repose à l’ombre. Nous attendons longtemps avant d’être servi en viande ou poisson grillé, feta, salades, pain et frites. A 14h30 nous allons nous relaxer sur la « plage » où quelques vaches broutent nonchalamment. Tout le monde va se baigner dans les eaux peu profondes. Nous reprenons les véhicules, passons la frontière albanaise et revenons à Podgorica au Monténégro à l’Hostel Izvor. Cette fois nous louons des chambres. Nous profitons des douches et prenons l’apéro avant de nous rendre en ville. Il y’a des orages violents et des pluies diluviennes. Nous nous attablons dans un restaurant, avons du mal à commander à manger et c’est finalement des boreks au fromage et épinards qui nous sont servis. Nous ne nous attardons pas et rentrons à l’Hostel. Les tenanciers sont devant leur télé, et nous nous installons à une table pour jouer et taper la discute avant d’aller dormir.

Lundi 28 juillet 2014

Nous nous levons assez tôt et prenons notre petit déjeuner sur place. Pierre C a un soucis de pneu crevé car il s’est coincé la roue sur un bord en béton hier soir en partant du resto, il est obligé de mettre sa roue de secours. Nous passons du temps à chercher un garage que nous trouvons finalement. Il est malheureusement obligé de changer les 2 pneus (remplacés il y’a quelques jours seulement). Nous déposons Bibi à Podgorica pour qu’il puisse aller à l’aéroport prendre un avion pour rentrer en Belgique. Après cela avec les 2 véhicules, nous prenons la route du retour pour de bon. En Bosnie-Herzégovine, nous nous arrêtons dans un bar d’une petite ville pour dîner. Il pleut toujours comme vache qui pisse. Une fois à la frontière croate, il y’a des embouteillages et nous nous faisons fouiller 1 par 1 dans un petit cabanon fort peu accueillant. Le soir nous nous retrouvons une dernière fois pour manger tous ensemble dans un restaurant en Croatie à Bosiljevo. Repus, nous nous disons au revoir et les 2 véhicules se séparent. Nous arrivons en Slovénie. Vinnie et Oceane subissent une nouvelle fouille totale. A la frontière autrichienne, nous sommes contraints de payer une vignette pour « utilitaire ». Nous nous relayons au volant sans vraiment nous arrêter pour dormir.

Mardi 29 juillet 2014

Nous passons par l’Allemagne puis, enfin nous arrivons au local à Liège bien crevés. La mère de Tom vient le rechercher avec Océane. Les membres du RCAE rangent du matos et puis vont se délecter d’un pizza au Marco Polo avec Cécile. C’est ainsi que se termine ce long périple.

Participants: Alex, Jérôme, Arnaud , Vinnie du RCAE, Pierre C, Bibi, Tom, Matteo, Renaud, Oceane et Maude de l’ULS.

Expé Capéran – Pires Ainées – 22/07/2013 au 01/08/2013

Ce camp était prévu de longue date à l’initiative du club C7/Casa et il avait été prévu que la section spéléo du RCAE s’y greffent pour, tout le monde l’espérait, y faire des explos.
Les conditions sur place n’étaient pas très prometteuses les jours précédents le départ, en effet la neige y était encore bien trop présente pour l’époque de l’année. Certaines entrées de cavités étant même complètement bouchées et le chemin habituel pour accéder au plateau du Capéran était quasi impraticable.
Différents groupes d’éclaireurs du C7 se rendirent quelques jours avant la fatidique date du 22 juillet sur place pour tâter un peu le terrain.
En ce qui nous concerne, les objectifs du séjour étaient un peu flous du fait que nous n’y étions jamais allés et que les conditions neigeuses nous faisaient passer successivement d’un plan A à un plan B, puis C,…
C’est dans ce climat de doutes et d’interrogations que l’on se retrouve au local à 5h du mat le

lundi 22/07.


Olivier ayant au dernier moment déclaré forfait à cause de son dos en compote, nous sommes 4 à partir dans le mini bus finalement : Alex, Gauthier, Vinnie et en plus Arnaud D du CRSL.
On démarre à 5h45 après avoir chargé le mini-bus. On prend la route du Sud en se relayant au volant toutes les 2h. Le temps est caniculaire, mais l’airco rend le voyage moins lourd.
On arrive vers 20h au village de Laruns après avoir cherché un endroit où nous restaurer. On trouve « L’Auberge Belle Vue ». Les repas sont microscopiques et un peu chérot, heureusement qu’il y’a du pain à volonté et que le Jurançon est frais ! On quitte la table à 22h15 et à travers des chemins pentus, on se met à la recherche d’un endroit où camper. On finit par trouver quelque chose de plus ou moins plat. On trinque une dernière fois avant de poser nos matelas dans les pierrailles et dormir à la belle étoile.

Mardi 23/07,

on se lève à 8h, remballe nos affaires et on se rend à Gourette. On retrouve Rodolphe venu nous dire bonjour. Le village semble encore endormi en dehors de la saison de ski. Jack nous avait conseillé d’aller goûter aux omelettes de Jean-Michel à la Quebotte mais celle-ci étant fermée, on va prendre le petit déj dans une auberge au soleil. L’omelette n’y est pas mauvaise pour autant !
Il est 10h quand nous retrouvons Jean-Michel, restaurateur, chasseur, bonhomme, ami de Jack. Nous nous attablons quelque peu dans son établissement pour taper la discute et puis comme prévu nous chargeons notre barda dans son pick up.

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Il nous amène tous parmi des sentiers parfois raides le plus près possible du plateau de Bouy. Après une petite demi-heure de trajet chaloupé, le chemin devient impraticable à tout véhicule et nous déchargeons. Nous faisons un premier portage de 25 minutes jusqu’à la cabane de Bouy où nous retrouvons le camp du C7.
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Pendant qu’Alex et Arnaud s’installent, Gauthier et Vinnie font un deuxième et dernier portage. Après s’être nourri, on décide de faire un premier portage vers le plateau du Capéran.
Il est aux alentours de 15H quand nous démarrons chargé de nos affaires spéléos et d’autres choses. Nous nous trompons de chemin plusieurs fois, et finissons par nous aventurer dans des torrents à sec un peu casse-gueule. On descend, remonte, prend un affluent… On sue bien puis on décide de faire demi-tour quand ça devient trop raide. On revient à la plaque où l’on a du se gourer et on croise un groupe du C7 qui nous confirme notre erreur. On accroche nos sacs à un arbre sous une bâche et on remonte au camp vers 18h30. On est en tout une petite quinzaine avec les membres du C7 et leurs familles. On mange chacun notre nourriture. Riz aux lentilles corail curry pour nous. La fin du repas est interrompue par des draches successives et un orage. Malgré les bâches, le déluge finit par avoir raison d’elles l’une après l’autre et c’est dans une ambiance apocalyptique et jaunâtre que nous nous entassons dans la cabane. Tout le monde va se coucher vers 22h30. Nous sommes 4 à dormir dans la cabane.

Mercredi 24/07,

on se lève à 8h après une mauvaise nuit. Après le petit déj, avec Jack on se met en route, cette fois bien déterminé à trouver notre chemin ! On récupère nos sacs un peu mouillés puis on entame l’ascension raide et dure.

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Après 2h30, on arrive au lapiaz du Capéran à l’abri sous bâche tout confort installé par Jack et ses camarades du C7/casa les jours précédants. On sort du matos d’une cache dans divers bidons étanches et on installe quelques trucs. On mange, boit du thé puis on essaie de monter au Col du Capéran mais on fait demi tour car le névé est trop important. On revient à l’abri puis Jack nous fait la visite guidée à l’entrée de pas mal de trous dans le secteur qui ont été explorés ou sont toujours en travaux.
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On revient au camp de Bouy. On va se laver à l’abreuvoir à chevaux sans manquer de se faire bouffer par les taons. L’eau est glaciale mais ça rafraîchit ! On mange un barbec tous ensemble, la nuit tombe, la lune se lève et la plaine résonne des conversations jusqu’à 0h00 quand nous allons nous coucher.

Jeudi 25/07,

lever à 8h. Après le petit dej, tout le monde remballe ses affaires et une bonne partie du C7 nous dit aurevoir un peu déçu. Seuls Jack, Françoise, Zoé et Andrew continuent l’aventure.
Il est 10H quand on se met en route pour le plateau du Capéran 2eme acte. Certains avancent plus vite que d’autres mais on finit quand même pas tous arriver à 13h45 en haut. On monte nos tentes, aménage un peu les lieux et puis on se repose au soleil.

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Après le repas du soir il y’a préparation du matos et débat quant au programme du lendemain. On va se coucher à 22h30 après avoir admiré le couché de soleil.

Vendredi 26/07,

le réveil (Georges-Harry) sonne encore à 8h et après avoir déjeuné on grimpe jusqu’au Trou des Choucas avec Jack. Le vent est fort et après avoir déposé nos sacs spéléo, on contourne un massif pour admirer le paysage avec les commentaires et explications de Jack qui semble connaître le coin comme sa poche.
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Ce dernier et Gauthier vont préparer le terrain au LG10. Jack va donc s’y faufiler et constate avec bonheur que le LG10 est accessible malgré la neige! Puis, pour faciliter nos déplacements prochains ils installent quelques cairns baliseurs et équipent en fixe son entrée ainsi que la descente/montée du Col Du Ger.
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Pendant ce temps il est 12h quand Alex montre à Vinnie comment planter un spit, puis Arnaud D équipe la descente. Nous sommes sans doute les premiers à redescendre dans ce trou depuis plus de 30 ans ! Succession de puits et pentes remplies de pierres qui glissent parfois… Certains spits ont l’air encore potables depuis tout ce temps. Après un avant dernier puits de 60 mètres on touche le fond vers 14h.
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On doit bien se rendre à l’évidence : la grotte ne continue pas à cause d’un éboulis en pente qui est bouché. Des vieilles gourdes nous rappellent une précédente présence humaine. On se fait une soupe car il fait froid ( 4-5°c) et pendant ce temps on remarque un drôle d’insecte sur la jambe de Vinnie. Il est plus petit qu’un ongle, translucide, avec des pinces comme un scorpion. Alex passe un peu de temps à essayer de le photographier. On commence à remonter le puits bien épuisant. Il faut faire attention aux cailloux instables…On finit par retrouver la surface à 16h30. Il fait chaud dehors par rapport à la cavité. On se pause au soleil dans le vent pour faire sécher nos effets puis on revient au camp. Françoise, Andrew et Zoe vaquent à leurs occupations. Après un 4h tardif, Jack et Gauthier reviennent du LG 10 et d’après leurs dires, cela semble prometteur ! On se raconte nos journées autour de lioph avant d’aller se coucher à 22h30.

Samedi 27/07,

lever un peu difficile à 7H. Arnaud fait des crêpes, d’autres terminent les restes d’hier soir.
A 9h30 nous  (Jack et Alex) démarrons et après une marche d’approche de +/- 1h et la visite de quelques trous en surface, nous nous rendons au LG10.
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Une fois équipés chaudement, nous nous faufilons dans une fissure entre roche et névé, légèrement arrosés par les filets d’eau de fonte des névés. Lorsqu’on atteint l’entrée à proprement parler de la grotte, on est enfin au sec mais avec un bon courant d’air qui refroidit l’atmosphère. De toute façon, pas le temps d’avoir froid : Jack rééquipe une série de petites descentes pendant qu’Alex s’acharne à élargir quelques passages. L’équipement est rapide et on atteint rapidement une étroiture de 3 m bien pénible qui ne demande qu’à être élargie. Heureusement, au-delà ça devient large. On se croirait en France, tient. On fait demi-tour à la tête du puits qui faisait office de terminus l’an passé. La remontée se fait sans histoire. TPST : 7h

Au même moment, Arnaud, Gauthier et Vinnie portent leurs affaires spéléo, des bâches, vieilles cordes, mats en plastique sur le col de Ger.
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Arnaud installe quelques mains courantes pour faciliter le passage du pierrier. Il y’a du vent et le paysage est magnifique ! On arrive tout près du début d’abris commencé par un membre du C7 des années plus tôt (3 murs de pierres empilées). On continue son édification à la façon Tetris. On y passe la journée, on fait 2 pauses casse croutes. Un vautour s’envole alors qu’on prend de la glace. On se remet à l’ouvrage. Seul le bruit des blocs qui se jettent, se brisent, s’entassent et le souffle du vent berce nos oreilles. A un moment de l’après-midi, le temps se gâte et on installe 2 bâches tendues par un quadrillage de cordes sur les 3 arceaux grâce au tricotage d’Arnaud. Ce n’est pas simple avec les rafales de vent et la pluie glaciale qui s’abat sur nous. Une fois l’abri de fortune +/- stabilisé, on s’y réfugie avec nos ponchos imperméables.
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Ça se calme et on en profite pour redescendre au camp en trottinant ça prend 15 minutes. Il est 17h40 quand on y boit un thé réparateur. Après quelque discussion, on commence à préparer le repas : oignons, fruits secs sauté à la crème de curry et riz. Alex et Jack reviennent pile poil pour manger à 19h30 et nous raconte leur journée de 7h sous terre.
On essaie d’organiser la journée du lendemain et les plans changent sans arrêt. Le brouillard monte de la vallée sur le camp et y dépose son manteau de nuit.

Dimanche 28/07,

lever à 7h. Vinnie se sent un peu fatigué par ces derniers jours et un sommeil inconfortable, c’est pourquoi il choisit le repos finalement. Alex, Arnaud et Gauthier montent au LG10 pour y continuer la pointe.
Au passage, l’étroiture de -40 est retaillée par Gautier qui s’acharnera également courageusement au burin sur l’étranglement à -60.
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Le trio enchaîne alors deux nouvelles verticales aux dimensions très sympathiques. Malheureusement, s’ensuit un méandre trop étroit que pour être franchi dans l’état. On devine cependant qu’il y a du vide au delà. Autre alternative : une grosse lucarne perchée à mi puits. Ils en restent là pour aujourd’hui, le camp est déjà à quelques heures de progression.
En surface, vers midi Jack qui avait choisi de se reposer aussi, François, Andrew et Zoé cogitent aux énigmes Royco. L’après midi se passe calmement pour tout le monde sauf pour Jack et Andrew qui font un portage-reconnaissance par le col du Plaa Ségouné. Ils reviennent vers 19h, suivis de près par Alex, Arnaud et Gauthier. Ils racontent leur journée sous terre en dégustant de délicieux lioph. On plonge sous nos couettes à la tombée du jour.

Lundi 29/07,

on se lève à 8h et après un solide petit déj on se prépare. Gauthier passe une journée « repos » à ériger un mur coupe vent devant l’entrée de  l’abri commun. A 10h on monte au Col du Ger avec Alex qui nous aide pour un portage et puis part randonner toute la journée.
Jack, Arnaud et Vinnie se changent à l’abri construit samedi puis on marche 20 minutes jusque l’entrée du LG 10. Il est 12h quand on descend sous terre. On passe par des passages étroits, coupants, verticaux sous un névé. Arnaud et Jack ne trainent pas, Vinnie a un peu du mal à les suivre. Succession de petits puits et d’étroitures en pente. Ils commencent à faire de la Topo pendant que Vinnie essaie de faire des provisions d’eau pour la journée avec les écoulements. Après une vilaine étroiture incurvée de 2m, Vinnie se mets une première fois sous la burkhanette d’Alex pour ne pas trop se refroidir.

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On se fait une soupe-nouilles chaude vers 14h30. Ça retape ! On s’égare un peu par une lucarne fossile après des passages en oppo. Arnaud désob des blocs dans un méandre étroit et ça continue. Ils constatent plusieurs passages possibles mais on fait demi-tour et revient au dernier puits qu’on descend. Jack essaie d’élargir une étroiture avec 4 charges d’explosifs dont 1 foire. Il arrive quand même à passer suivi par Arnaud. Vinnie reste encore sous la burkhanette une quarantaine de minutes. Ils équipent puis manquent de corde et finissent par revenir en râlant un peu. Nous entamons la remontée alors que Jack et Arnaud déséquipent. Vinnie fait malencontreusement tomber un caillou sur l’épaule de Jack et galère un peu pour remonter…
Il est 22h quand on ressort enfin au dessus des nuages sous un superbe ciel orangé TPST:10h. On revient à l’abri pour se changer et puis on redescend dans le noir au camp à 23h15. Gauthier nous attend avec une omelette aux fruits secs fumante puis Alex se relève pour entendre  nos nouvelles. Gauthier fait un massage magique dont il a le secret à l’épaule de Jack. On va s’écrouler épuisés à minuit.

Mardi 30/07,

après une « grasse mat », on se lève à 10h avec l’arrivée du soleil sur le camp. Après collation on se prépare. Alex et Arnaud partent en éclaireurs pour démonter l’abri sur le col du Ger. On y monte peu après avec Gauthier, Jack et Andrew tandis que Françoise redescend déjà au plateau de Bouy. Une fois en haut, on fait sécher nos affaires spéléo d’hier puis on replie tout et on se met en route avec nos sacs. On passe au dessus d’un gros névé casse gueule jusqu’au col du Plaa Ségouné (Weaver).
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Après une petite pause, on descend par un pierrier très pentu pour arriver aux lacs gelés du Plaa Ségouné pour arriver enfin aux derniers télésièges. On dépose nos sacs dans une remise avec l’aide d’employés des télésièges. On mange une soupe, puis on entame la pénible remontée de près de 700 mètres de dénivelé ! Arrivés au col du Plaa Ségouné, Alex, Arnaud et Gauthier toujours vaillants sont en train de monter jusqu’au Pic du Ger (2700m). Jack, Andrew et Vinnie se contentent de rester à 2500m et d’admirer le paysage quand même fameux ! On se remet en route jusque l’abri démonté du col du Ger. Les derniers déséquipent les mains courantes puis on revient au camp à 19h. On mange une omelette aux champignons, du riz puis on passe beaucoup de temps à admirer notre dernier coucher de soleil là haut.
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Mercredi 31/07

après s’être levé à 8h et avoir mangé ce qui traîne, on commence à tout ranger. Ça ne s’organise pas si mal que ça ! Zoé fait des crêpes pour midi. On remet tout ce qui doit l’être dans les bidons étanches et puis dans la cache.
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A 13h30, on est fin prêts et on entame la descente de la pente herbeuse. On fait une pause baignade et guimbarde à la petite cascade avant de continuer jusqu’à la cabane de Bouy. Un dernier effort nous amène jusqu’au point de rendez vous avec Jean Michel.
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Il est 16h quand nous embarquons tous dans son pick up qui nous redescend à Gourette. Françoise nous rejoint sur le parking et pendant que nous trions et rangeons nos affaires dans le mini bus, Jack et Jean Michel vont chercher nos sacs laissés hier aux cabines de télésièges. On va tous prendre une douche enfin, et un apéro au gîte que Jack et sa famille ont loué. A 19h on va tous au resto « La Quebotte ».
Cocktail myrtille Jurançon, fondue au fromage de Gourette, Jurançon et cèpes ainsi que d’autres délices sont au menu! Un génépi finit de nous faire digérer.
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A 22h30, repue, la famille de Jack retourne au gîte après nous avoir dit aurevoir pendant que nous nous posons à plat au bord d’un parcours vita, un terrain de tennis et un ruisseau pour dormir. On ne dort pas très bien mais on a des millions d’étoile au dessous de notre couche.

Jeudi 01/08,

on est réveillé peu avant 7h par des moutons et des chiens de bergers… On lève le camp de fortune, et on se met en route jusque Larens où on s’attable pour un petit déjeuner. Il est 8h quand on prend le départ du retour. Encore une fois, on se remplace au volant toutes les 2h. Le choix de passer en dessous de Paris semble judicieux car nous ne rencontrons pas trop d’embouteillages. On fait une halte à Bouillon pour manger des frites, ensuite une autre à Nandrin au Car Wash avant d’arriver au local vers minuit. On trie nos affaires respectives et puis chacun rentre chez lui des souvenirs plein la tête.

Vinnie et Alex
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Participants : Alex, Gauthier, Vinnie ainsi que Arnaud D du CRSL et Jack du C7/Casa

Photos réalisées par Vinnie,Alex et Jack

Expédition à Durmitor (Monténégro)

C’est pour la dernière fois que les spéléos belges ont installé leur Q.G. dans le parc national du Durmitor au Monténégro afin de poursuivre l’exploration du gouffre du Captain’Flysch débutée en 2009. Contrairement à l’année passée, le beau temps était avec nous, même si quelques pluies et grêlons sont venus rafraîchir ce temps caniculaire.

Les objectifs étaient d’y relever les derniers points d’interrogation. Les sorties étaient longues et fatigantes, mais récompensées ! Deux nouvelles branches de la grotte ont été découvertes ; elles rejoignent toutes les deux le réseau connu depuis 2009 (près de la base du puits de l’Au-delà vers -450 m). Aussi, la jonction entre le Vortex (P53) et le Cyberlab, supposée en 2011 a été explorée. L’installation d’une grande vire aérienne nous a permis d’atteindre une terrasse derrière laquelle un P98 et une galerie déclive de 60 m termine cette nouvelle branche de la grotte.

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En parallèle au Flysch, nous avons approfondi certaines des prospections entamées lors des précédentes expéditions. Malgré leurs résultats peu concluants, elles ont permis aux moins expérimentés d’appréhender quelques techniques d’équipement et cette délicieuse discipline qu’est la topographie. Il est évident qu’une sérieuse formation sera indispensable pour compléter cette courte et légère expérience …

Malheureusement, cette année, nous n’avons pas retrouvé nos amis serbes. Mais des spéléos polonais nous ont tenu compagnie sur le massif. Que d’enthousiasme !

L’exploration du Captain’Flysch est désormais terminée. On ne vous a rien laissé ! .. Mais ne vous tracassez pas, vous savez bien que d’autres territoires encore inconnus des GPS restent à découvrir !

Merci à toute l’équipe d’avoir généré une ambiance aussi agréable et conviviale et, tout particulièrement à Pierre C. et Alex, sans qui cette expé n’aurait été aussi bien préparée.

Clarence Sous Terre

avec l’aide des camarades pour la rédaction

Participants : Pierre C., Tom, Renaud & Matéo (ULS) + Simon (Spid’Ath) + Patrice (GRSC) + Alex, Arnaud, Benja, Martin, Rodolphe, Fabien & Clem (RCAE)

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Explorations au trou de la chaise

Voir le récit complet sur le blog de l’ESB (Equipe Spéléo de Bruxelles)

Participants : pour le RCAE, Olivier (escalade artif) ; pour l’ESB, Martin et John.