Archives de catégorie : Voyage

Weekend en Bourgogne

Pour nous préparer à la Pierre-St-Martin envisagée pour cet été, nous allons réaliser au cours de l’année de longs weekends spéléo. Notre premier se déroulera en Bourgogne.

En fonction des disponibilités de chacun, il y aura plusieurs départs du local ce vendredi 6 mars et la dernière voiture arrivera à Marigny-le-Cahouet vers 2h du matin, avec les bières mais sans Jupiler !

Arrivée tardive, réveil tardif. On émerge doucement et préparons les kits pour réaliser la Combe-aux-Prêtres. D’après les recherches d’Olivier, il nous est impossible d’effectuer la traversée. Tant pis, comme deuxième cavité on se rabat sur le Gouffre du Soucy. Nous séparons le groupe en 2 équipes, chacune équipera sa grotte puis déséquipera la seconde. Il est 13h quand nous descendons sous terre. Tandis que Laurent, Olivier, Déba, Faustine et Yu feront le Gouffre du Soucy, Solenn, Sylvain, CaroT, Déb’A et Charlotte se dirigent vers le puits de la Combe Rochotte que Solenn équipe. 

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Géocaches & Sub-boulder en Suède

Départ le vendredi 12 juillet fin d’aprèm’ et route jusque Bremen où nous arrivons après la fermeture de l’accueil ; nous nous hydratons (local, on est passé devant la brasserie peu avant) à la taverne du lac et allons nous installer avec les autres tentes au fond du camping. Le mot du jour (pour les trois) : Tranquille. Le lendemain enregistrement et départ après notre première fricassée matinale. Route (malgré les travaux et les encombrements subséquents) jusqu’au camping de København où nous resterons deux nuits …dans les vapeurs de kérosène (le camping est dans l’axe des pistes de l’aéroport !) ; visite de la ville, avec photo souvenir aux côtés de la Petite Sirène entre : une traversée en bac, une bière au chanvre, une église anglicane et néanmoins en silex, une non-montée au clocher de Vor Frelsers & quelques géocaches. Les mots du jour, samedi : Stau (bouchon) + Pont Danemark & dimanche : Copenhague : Gourmand + Petite Sirène + Christiana.

Le lundi 15 juillet, lestés d’une bonne fricassée nous franchissons l’Øresundsbron et entrons en Suède, direction le Värmland …en ratant la Midsommarstugan (« peut-être la seule grotte à blocs du Halland ») faute d’une lecture attentive de l’itinéraire. On se rattrape avec un bébé phare et une géocache en front de mer !

Petit crochet par l’InterSport de Göteborg ; Olivier y complète son équipement (hé oui, c’est l’été mais on est quand même dans le Nôôôrd !) et on fait l’acquisition d’un répulsif combiné tiques-moustiques. Direction Mellerud et son systembogalet, ensuite planter la tente au Kerstins Camping HB et partir à la recherche de Jättestöva ; un peu de répulsif et de lecture et nous voici face au phénomène …bon, c’est une grotte, certes ! mais question grotte de grès rien de comparable à ce que le Grand-Duché nous avait montré qq semaines plus tôt. Kike fouille les environs à la recherche, qui sait, de qqch de plus prometteur, Olivier estime qu’en s’y prenant bien on y trouve les 17m de développement annoncés et Yu découvre, elle, sa cache dans une fissure de plafond. Après une visite des environs guidée par Kike et quelques photos nous retournons au camping, c’est pas qu’on s’ennuie mais il y a un souper à préparer ! Le mot du jour : Phare + 1ère grotte (17m !) + Trop country + Cool Lichen.

Mardi 16 juillet, direction Karlstad puis Filipstad. Nouvelle lecture inattentive de l’itinéraire qui nous fait rater le crochet par Arvika et la Gylterudsgrottan, pourtant donnée pour plus de 100m de développement (entre blocs) ! Nous visiterons à la place le site de Högbergsfältet, avec la mine de Tilas Stoll -imaginez la grotte-mine de Vaux-sous-Olne mais à une bien plus grande échelle et répétée de nombreuses fois …hé bien vous n’y êtes pas encore :- ) Pas plus que la géocache :- / Le troll, lui, y était !

Le GPS -celui de Kike cette fois- n’en fait qu’à sa tête et laissé sans surveillance, nous amène via un audacieux Nord-Sud trop loin pour Rövarkulangrottan (celle près de Storfors) ; on y gagne peut-être un camping bien sympathique mais on y perd derechef un objectif :- /
Le mot du jour (4 mots …pour trois personnes) : Retour maison + Troll de la Moria + Mines de la Moria + Tilas Toll

Mercredi 17 juillet, après la traditionnelle fricassée en route vers Jätturngrottan ..mais quelques barrières 3-4km avant et la perspective de la natation nécessaire pour y accéder et la visiter nous font abandonner l’idée de visiter ce qui était pourtant annoncé comme « l’une des plus grandes et des plus intéressantes grottes du comté de Dalarna » ! Nous nous rabattrons sur Rudtjärnsgrottan (Västmanland). Mais d’abord un bon pique-nique en bord de lac avec de sympathiques naturalistes, ensuite un peu de lecture de carte (sur smartphone & tablette) et, malgré les conseils de -sympathiques, elles aussi- pêcheuses, nous traversons un spongieux paysage de fagnes pour arriver au tas de blocs promis. Motivés, Kike & Olivier s’équipent ; Yu, elle, se chargera des photos …et de la géocache !

Après plusieurs dizaines de mètres de contorsions, en suivant le fil d’Arianne ou en s’en écartant, le labyrinthe de blocs et ses multiples entrées étant suffisamment visité, nous nous déséquipons et repataugeons jusqu’à la voiture (les chaussons néoprènes auront finalement servis !), ensuite direction Stockholm et le camping de Bredäng. Le mot du jour (5 mots à trois !) : 2e & 3e grotte + Tout mou + Caos + Sflouch sflouch + Arnaud

La journée du 18 est consacrée à la visite de la capitale, et évidemment à la recherche de quelques géocaches ; la soirée verra la vaine recherche d’un concert punk, d’un peu d’animation et d’un verre à prix abordable (l’alcoolisme en Suède, et plus encore à Stockholm, semble une activité de luxe !). Nous n’irons finalement chercher ni Rövarkulangrottan (l’autre, près de Nybygget) ni Östra Klövbergsgrottan (Södermanland ; pourtant annoncée pour 309m de développement …entre blocs, évidemment). Le mot du jour (l’abus se poursuit) : Visite de Stockholm + Capitale + « mon énergie s’est rétablie » + Géocaching.

Le vendredi 19 juillet en route vers Trollegater (Östergötland). Visite de la réserve naturelle et de pas moins de 9 (les 7 référencés + 2 bonus) cavités ! de quelques 140 à 4m de développement : on explose donc le compteur spéléologique du séjour et le site est aussi géologiquement intéressant que sportivement amusant ; par contre malgré de longues recherches la cache ne sera pas trouvée (inactive depuis plusieurs mois, elle n’existe peut-être plus …piètre consolation :- /

Nous nous dirigeons ensuite vers Kalmar, son camping, son irish-pub (au repas tout à fait abordable), sa forteresse (au fantôme coquin) et notre dernière nuit en Suède. Le mot du jour (4 mots, la décrue ?) : Mini-grotte + Record battu + DNF + Grani(t).

Samedi 20 juillet, après une bonne douche -et, devinez, une fricassée !- nous nous mettons en route vers Grottan i Karnaberg (Småland) mais, las, décidant que nous avions suffisamment justifiés la veille de la fondation officielle de la discipline de sub-boulder, nous nous contenterons de parcourir de l’extérieur ces blocs erratiques et de valider la géocache.

Direction néanmoins Skaftaskärv (Blekinge) et un site similaire …autour duquel nous tournerons quelques heures sans même le voir, aussi -après avoir soulagé Kike de pas moins de 18 tiques !- nous reprendrons la route vers Balsbergsgrottan (Skåne) pour -enfin !!- du karst :- )) Nous allons chercher la clé n°2 auprès de Råbelöfs Godsförvaltning AB et nous dirigeons vers Balsberget. Yu & Olivier terminent l’approche à pied tandis que Kike convainc le véhicule de grimper la dernière pente. Nous croisons un couple de cyclistes à une table de pique-nique -les possesseurs de la clé n°1 ?- et atteignons l’entrée. Seul Olivier s’équipe -une question de respect face à notre première « vrai grotte », prétend-t-il- tandis que Yu et Kike s’enfoncent directement, seulement munis de leur casque. La morphologie générale est assez particulière, formée de petites salles en dôme reliées par des passages bas (« toi qui est équipé, va un peu voir ») le tout marqué par l’exploitation passée des fours à chaud qui voisinent l’entrée ; les parois montrent des alternances de couches d’un calcaire clair et tendre -presque crayeux- marqué de nombreux fossiles et de couches plus argileuses ou franchement gréseuses, avec en inclusion des « galets » granitiques de dimension métrique ; les rostres de bélemnites annoncés sont seulement visibles sous forme de débris sur le sol sablo-argileux ou de tronçons partiellement dégagés de la paroi : tous ceux longitudinaux et facilement accessibles ont dû être pillés depuis longtemps !

Néanmoins une cavité intéressante, où Olivier se paiera même le luxe de parcourir, au bout d’un diverticule, un vrai bout de méandre jusqu’à une voûte mouillante -malgré le respect dû à cette «enfin vrai grotte» il ne poussera pas jusqu’à s’y immerger ^ _ ^

Retour à la voiture direction Malmö et, après s’être délesté de nos dernières couronnes (1€ ≈ 10,6SEK), adieu à la Suède ; nous traversons dans la foulée le pont d’Øresund et quasi tout le Sjælland pour planter -sous la drache- notre tente au Sorø Sø Camping. Le mot du jour (derechef 5 mots pour trois !) : Tiques + Sub-boulder + DNF + Bienvenue en Belgique (pluie) + Renoncer c’est choisir

En ce dimanche 21 juillet, salut au drapeau et Brabançonne -c’était sans doute plutôt cafetière italienne et fricassée, mais soit ! ensuite le temps d’une petite cache, de quelques pâtisseries (la boulangerie du camping vaut le détour !) et, lestés de quelques sucettes (autre spécialité du camping de Sorø), nous rentrons au pays ! Le mot du jour (unanimité) : Maison.

Participants : Yu, Kike, OSt

En guise de conclusion -mais nous le savions avant le départ- les régions visitées ne sont pas propices aux grands phénomènes, surtout karstiques ; pour cela il aurait fallu au minimum prendre le bac pour le Gotland ou pousser plus au Nord de la capitale -ou au Nord-Ouest, vers la frontière norvégienne. Mais ça ne nous était pas possible (cette fois ?).

Sauf le premier et le dernier, ainsi que le mine de Tilas Stoll, les phénomènes visités se développent dans du granit, et sont généralement constitués d’amoncellements de blocs rassemblés là par le mouvement des anciens glaciers ; dans le cas de Trollegater, lors du dernier retrait glaciaire c’est le substrat granitique lui-même qui s’est soulevé et fracturé (rééquilibrage isostatique, fractures de détente, tout çaaa) ce qui explique les vides plus quadrangulaires et rectilignes. La majorité des phénomènes cités sont repris sur cette carte : http://www.speleo.se/landskapsgrottor/ (NB carte où ne figurent ni tous les phénomènes existants ni apparemment toujours les plus développés ou les plus caractéristiques) ; quelques-uns nous ont été référencés par Johannes, notre interlocuteur de la fédération spéléo suédoise (avant que les échanges mail ne s’interrompent mystérieusement un mois avant notre départ, ce qui explique(?) que nous n’ayons malheureusement pas rencontré de spéléos locaux) ; références notamment aux deux Rövarkulangrottan ont été trouvées via divers blogs ou sites de géocaching, lesquels sites ou applications nous ont souvent été bien utiles pour l’approche finales des phénomènes et ce même si la plupart de ceux cités constituent des sites d’intérêt plus ou moins touristique.

Dernière info : si le réseau routier suédois est en très bon état (infiniment moins de trous que chez nous, infiniment moins de travaux qu’en Allemagne) et les nationales bien roulantes (quoique blindées de radars, autant savoir !), il s’avère rapidement TRES fatiguant nerveusement de rouler dans un pays où TOUS les villages portent des noms de meubles IKEA ;- )

WE au GD Lux

L’exotisme à un jet de caillou !

Suite à un exercice spéléo-secours où Deb’O & Olivier s’étaient vu proposer par Médy de visiter ses terres nous voici, Deb’A, Deb’O, Antoine, Amaury, F² & Oli, en route pour le Grand-Duché. La route par Gouvy et Clervaux est longue sous ce soleil de canicule-ou-presque mais les paysages compensent largement ! Arrivés à Müllerthal, après un peu de réorientation nous trouvons le parking où Médy et Claude nous attendent en compagnie d’ETienne (un ami d’Oli, travailleur luxembourgeois quoique bruxellois). Le programme du jour : la Petite Suisse luxembourgeoise et ses “petites” cavités dans le grès, avec pour commencer la grotte Sainte-Barbe : quand même qq 1.000m de développement, finalement pas mal de cordes (placées par nos hôtes en nous attendant !) et des plafonds à plus de 20 mètres de haut. En compagnie de Médy et Gast, lequel nous attendait à l’entrée, nous y passerons plusieurs heures pour la visite assez complète d’un phénomène “pseudo-karstique” (spéciale dédicace Luc Willems) bien intéressant. Ensuite ce sera la très courte traversée de la grotte des Celtes et un peu de rando jusqu’au site d’entrainement du GSL, là encore nous pénétrerons au sein d’une grotte -plus labyrinthique que les précédentes- que tectonique et dissolution ont ouvert dans les grès. Mais il est de temps de filer au camping confirmer notre réservation puis retrouver Claude pour un resto à Berdorf. Soirée bien sympathique, que certains continueront bien après le retour au camping et le montage des tentes.

Le lendemain après douche, fricassée et paiement du camping il est plus que temps de se mettre en route ! Direction la grotte de Moestroff, où nous finirons par retrouver Carmen, Médy et Claude, lequel commence par nous planter le décor de notre visite du jour : contexte géologique, détail des explorations et des études menées (dont le monitoring de longue durée -une première à l’époque- de la climatologie et du radon réalisé durant les années 90 -et entre autres présenté lors de JSS) notamment sur instigation de notre décidément incontournable Camille ! Ensuite c’est la longue marche d’approche dans les sous-bois avant d’arriver à la petite falaise équipée d’une échelle en fixe qui nous amène cette fois dans du karst “presque classique” : Moestroff se développe en effet dans la dolomie. Après une station debout dans la “salle d’entrée” nous nous mettons rapidement à genoux pour suivre nos deux guides dans “le circuit touristique”, circuit que nous parcourrons également et selon les cas en rampant sur le ventre ou de côté …mais attention, il y aura aussi quelques élargissements -n’allons pas jusqu’à parler de salles- où nous pourrons nous redresser, voire nous asseoir, parfois tous ensemble pour peu de bien se serrer. Vous l’aurez compris, si le développement est conséquent (>3,4 km), les grands volumes d’hier ne sont plus au programme ! L’orientation est également plus complexe, le maillage de diaclases n’étant ni toujours pénétrable ni parfaitement quadrangulaire et les topos plus schématique que réellement topographiques ; la recherche de la Salle Claude nous occupera entre autres un bon moment ! Néanmoins une visite bien sympathique, intéressante et amusante à la fois. Le trajet de retour aux voitures nous vit de nouveau braver la chaleur aussi la perspective d’une glace ou d’une boisson fraîche fut accueillie par chacun avec un plaisir non-dissimulé. Ce furent ensuite un dernier adieu et le chemin de retour.

Participants : Deb’A, Deb’O, Antoine, Amaury, F² & Oli ; ETienne (ESB) ; Médy, Carmen, Pol, Gast(on) et M. le Président Claude (GSL)

Photos : ETienne (ESB)

Camp canyon dans l’Ain

Mercredi 29 mai, il est pratiquement 19h, quand Oli, CaroT et Amaury démarrent du local avec le minibus, après avoir préparé le matos et fait des courses. A Arlon, nous retrouvons Sylvain et Yves G. qui embarquent avec nous en direction du Pays de Gex. Nous débarquons à Collonges, chez Cécile et Jérôme vers 4h du matin. Nous y sommes accueillis avec des matelas à disposition de tout le monde et un verre de Chartreuse.

Jeudi 30 mai :

Apres quelques petites heures de sommeil, Arnaud D. qui était en Corrèze, nous rejoint et nous planifions l’organisation des prochains jours. Après cette courte nuit, nous choisissons un canyon assez court et pas trop éloigné. Ce sera le canyon des cascades de la Sandezanne. La marche d’approche débute au pont des Pierres qui offre un magnifique panorama la vallée de la Valserine. Il y a assez peu d’indications mais après 15 minutes de marche d’approche nous trouvons tout de même le début du canyon. Nous finissons de nous équiper quand la tirette de la néoprène d’Oli rend l’âme. Ce qui va être un peu problématique pour la suite. La descente dure normalement 1h15-1h30 mais comme nous sommes 8, nous y restons plutôt 2-3h. Le canyon se termine par les deux impressionnantes cascades de travertin, une C25 et une C45.  Après ces belles descentes, nous retournons dans notre gîte 4 étoiles, profiter de l’apéro et de la bolo préparée la veille par Jérôme.

Vendredi 31 mai :

Après avoir quitté la demeure de Jérôme et Cécile, nous décidons de faire quelques courses… la question fondamentale concernant le panaché s’est réglée sur le parking du supermarché où Cécile décide d’y retourner pour en acheter ! Nous nous dirigeons donc vers le canyon du Groin. Après avoir co-voituré notre copain Bjorn, nous nous équipons à l’entrée du canyon et le départ se fait vers 13h par un rappel de 6 mètres. On continue dans une zone assez engagée, très verticale et très encaissée, dans une ambiance particulière au jeu de lumière intéressant. Nous passons un siphon et après une longue partie de nage, nous finissons le canyon par de belles cascades. Nous nous mettons en quête d’un site pour bivouaquer et après 3 endroits décevants, nous décidons d’aller directement au parking de la cascade de Cerveyrieu, (programme de demain). On finit la journée par un excellent taboulé assaisonné par la récolte de CaroT.

Samedi 01 juin :

9h00, les premières tentes commencent à s’ouvrir, le gros des troupes se réveille, le soleil brille, la fricassée crépite sur le bec à gaz et le doux crachotti des cafetières italiennes annonce un très bon début de journée. Après ce copieux petit déjeuner, nous replions rapidement notre bivouac et organisons la suite de la journée à savoir la descente des gorges du Seran. Ce canyon se découpe en 3 parties (Gorges du Pont à Favre, Gorges de Thurignin et Cascade de Cerveyrieu). Les 2 premières zones comportent très peu de corde (en réalité, nous n’avons pas du tout eu besoin de cordes mais dans le doute…). La dernière nécessite 2C60 (cascade de Cerveyrieu – 60m). Notre bivouac ayant été posé au-dessus de cette cascade, nous prendrons les C60 en arrivant au parking ! De plus, Yves préférant ne pas faire ce canyon, il nous servira de conducteur pour les navettes.

L’organisation étant ficelée, nous embarquons tous dans le minibus pour remonter à l’amont des gorges. Sur le chemin, nous nous apercevons que les topoguides ne sont pas des plus explicites si bien que nous cherchons, marchons, avançons, reculons,… Pour finalement tomber sur un chemin assez prometteur. Tellement prometteur que nous ratons le début du canyon (nous nous en apercevrons bien plus tard) ! Ainsi, nous marchons un long moment le long du cours d’eau pour finalement arriver sur une zone plus encaissée. Ni une, ni deux, nous enfilons le dessus de nos combis et nous mettons à l’eau. Quelques ressauts plus tard, la zone encaissée s’arrête. C’est reparti pour 15-20 min de marche aquatique. Une fois dans la 2ème partie (Thurignin), nous nous apercevons que nous avons raté la 1ère zone. Ce sera pour une autre fois ! Thurignin ne présente aucune difficulté. Quelques ressauts, un petit pas d’escalade, un peu de nage. Mais joli avec un rayon de soleil !

La suite est à nouveau composée de beaucoup de marche (20-30min) pour enfin arriver à la plus belle partie du canyon : la Cascade de 60m. Certains membres bien attentionnés avaient, le matin même, déposé quelques panachés dans le lit de la rivière. Après une telle marche en néoprène sous le soleil, ils ont été appréciés. 3 fromages, 1 saucisson et 2 baguettes plus tard, nous entamons la suite de la descente. 2 cascades de 5m précèdent le grand rappel. Et quel rappel. L’encaissement à cet endroit est tel qu’en se rapprochant du sommet, on a l’impression de passer par la fenêtre d’une maison. Ça en impressionnera plus d’un.

1h plus tard, nous nous retrouvons tous en bas, les cordes rangées, prêts à rejoindre notre chauffeur préféré (c’est lui qui a les bières !). Yves nous retrouve assez rapidement. La journée n’étant pas si entamée, nous décidons d’aller voir la source du Groin. Chose faite, nous reprenons la route vers l’appart’ de Cécile et Jérôme ou nous y prendrons notre dernier long apéro, soupé, café, pousse café, re pousse café, rere pousse café et enfin dodo !

Dimanche 02 juin :

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons les uns après les autres. Oli et Sylvain ont été cherché le petit déjeuner. Pas de temps à perdre aujourd’hui car nous avons du pain sur la planche ! Moins d’une heure après notre réveil, nous commençons à ranger nos affaires, trier le matos et charger les véhicules. Tout roule à la perfection si bien que nous avons le temps de faire un dernier petit canyon avant de prendre le chemin du retour. Le choix était fait dès le 1er jour. Ce sera le canyon de la Sémine (partie aval). 30 minutes de route plus tard, nous y sommes. Nous nous équipons et c’est partit pour 2-3 heures de descente. L’engagement de ce canyon est bien moindre que celui des jours précédents. Mais qu’est-ce qu’il est beau ! Après quelques minutes de marche, de nage et quelques glissades (les cailloux sont très glissants ici), nous croisons un guide et ses 2 sujets qui entrent dans le canyon par un beau rappel tiré depuis le sommet d’un viaduc (environ 35m). Nous y penserons pour la prochaine fois ! La suite de la descente étant assez simple, nous progressons assez vite pour tomber sur un 1er saut (3m). Une fois sondé, tout le monde y passe. 15-20 minutes plus tard, nous arrivons sur une cascade de 6-7m. La topographie des lieux nous laisse penser que ça se saute mais dans le doute, nous y installons une corde. Sur le temps de la réflexion et de l’équipement, les 3 gaillards que nous avions croisés au début nous rattrapent. Ils nous dépassent en rive gauche et sautent ! Il n’en faudra pas moins pour que nous fassions de même. Et heureusement car ce saut nous mettra en condition pour le suivant. Nous arrivons très rapidement à la fin du canyon, au-dessus d’une C10 et y retrouvons notre guide français. Il nous indique où sauter. Pas besoin de réfléchir, nous y allons. Et waouw, 10m de saut, ça parait long une fois lancé ! La manœuvre terminée, nous entamons la marche de retour. Nous arrivons aux véhicules vers 12h30, en profitons pour dîner, puis entamons la route du retour. Nous disons au-revoir à Cécile et Jérôme car leur route de retour est plus courte que la nôtre !

Quelques kilomètres, quelques bouchons et quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à Arlon pour une Maxi-Frite. Les derniers adieux se feront là-bas. Pour Sylvain, Yves et Arnaud, se sera retour maison. Pour Oli, Amaury et Caro, il y aura un arrêt supplémentaire nettoyage camionnette.

Merci Cécile et Jérôme de nous avoir accueillis dans votre logement !

CaroT, Amaury, Arnaud et Sylvain

Participants: CaroT, Sylvain, Amaury, Arnaud, Olivier, Jérôme, Cécile, Yves (GSCT)

Photos: Sylvain 

L’année commence bien! -Pyrénées catalanes 2019

Dimanche

Le rendez-vous est donné à 18h au local. Le matos est vite préparé avec 3 kits vides et une C10 ! Que la semaine va être dure ! Nous partons à 19h sans oublier le matos canyon et rencontrons la neige après Nancy pour une petite heure. La présence de talkies-walkies égayera nos 13h de route.

Lundi

Nous arrivons à 7h45 à Prades et cherchons immédiatement une boulangerie et un petit café pour petit-déjeuner. Vers 9h, nous trouvons le camping où Alain nous présente notre bungalow. Certains dorment, d’autres vont faire les courses de la semaine. Après avoir mangé, nous nous préparons à être opérationnel pour 13h15, car on nous attend pour faire une grotte. Nous retrouvons Jean-Louis, Michel et Patrick du Conflent Spéléo Club de Prades, sur un parking  du village de Ria, au pont d’En Gorner, pour nous faire découvrir l’Aven Perez. Après une marche d’approche montantes d’environ 15 minutes, l’entrée impressionne par sa taille, surtout Gil, qui pourtant passe sans difficulté. On attaque directement par un puits de 13m qui débouche sur une grande salle. Nous empruntons une galerie étroite descendante qui débouche sur un puits de 14m pour arriver dans la galerie Patrick, d’où nous rappelons la corde. Nous admirons les belles concrétions jusqu’à la Salle Centrale où nous descendons une corde d’environ 10m, pour accéder à la galerie de l’Enfant.

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Cap au Capéran !

Le camps de cet été se passe dans les Pyrénées, notre petite bulle, notre paradis à nous. Heureusement, le C7 veut bien nous le prêter ! Et c’est donc avec eux que nous allons partager 10 jours de bonheur.

Vendredi 3 août
Le rendez-vous est donné à 13h30 au local. A notre grande surprise, nous arrivons à finir le tétris du minibus assez rapidement pour partir vers 15h. Nous passons chercher Sylvain chez lui et reprenons la route à 17h. Voici l’itinéraire que nous avons choisis, plutôt efficace car il nous évite Paris et autres ralentissements ; 15h de route en tout et pour tout, pas mal : Liège, Wellin, Bouillon, Sedan, Charleville, Châlons-en-Champagne, Troie, Orléans, Limoges, Toulouse, Tarbes, Pau, Laruns, Gourette.

Robert, qui ne devait pas conduire, conduit 5h alors qu’Alex n’a pas dormi, stressé d’être à la meilleure place pour le faire ! Comme nous avions l’habitude du second minibus, avec lecteur CD intégré, nous nous sommes un peu retrouvé hasbeen à la vue de la modernité qui régnait dans ce nouveau véhicule ! En n’ayant que 2 petites clefs USB où traînaient quelques musiques pour nous tenir éveillés, les rois du monde vont nous manquer cette année ! Brassens et Brel nous accompagnent donc tout le trajet et nous finissons par Classique 3. Nous arrivons à 6h28 à Laruns où nous forçons une boulangère à ouvrir 2 min plus tôt pour acheter toute sa marchandise en affamant la population locale. Nous parcourons le marché du village à la recherche de victuailles fraîches, nous passons à la droguerie pour acheter quelques litres de naphte et nous finissons au supermarché, où Solenn épuisée, s’endort sur le parking, la conduite sans doute !

Nous arrivons enfin à Gourette où nous retrouvons notre gars du terroir, Serge, à la caserne des pompiers. Nous répartissons les charges dans les sacs et nous nous amusons à les peser. Cédric débarque vers 13h30 pour faire recharger les batteries des foreuses. Serge fera un premier voyage avec son 4×4, accompagné d’Olivier qui retrouvera Jack au Plaa Ségouné. Le deuxième voyage se fera vers 15h par Jean-Michel, notre 2e copain du village. Nous faisons donc les magasins en attendant l’horaire puis testons les bières de son bar ! La montée en 4×4 fut très drôle et très secouée et nous arrivons enfin au Plaa Ségouné où nous attend nos 2 comparses. Le départ se fait à 16h40 pour le camp. Alourdie, Charlotte fait un roulé-boulé dans la dernière descente, Solenn, essayant de maîtriser la chose, ne maîtrisera rien du tout et c’est Jack qui sauvera les deux filles ! Sylvain nous rappelle qu’il n’aime pas cette descente et nous arrivons à 18h40 au camp embrumé où nous montons les tentes.

CaroT et Alex sont rapidement désignés volontaires comme cuistots de la semaine et nous concoctent du poulet au riz avec son lait de coco, ses noix de cajou et ses poivron à 10 € le kilo… avec quelques petits asticots en prime ! Le premier pastis de la semaine est offert par Cédric car nos victuailles liquides passeront la nuit au Plaa Ségouné.

Dimanche
La surprise fut générale et totale quand Charlotte et Caro se lèvent à 9h et se rendent compte qu’elles sont les premières debout, la première fois dans l’histoire du RCAE !

-Toute la troupe fraîchement débarquée de la veille, avec Caro vêtue de son seul bourrelet, retourne au Plaa Ségouné pour faire un portage et ramener les sacs qu’ils avaient laissés. Nous partons vers 11h en faisant un petit détour par le LG 10 pour indiquer le chemin à ceux qui ne connaissent pas la grotte et laisser du matos pour le lendemain. Dans la montée, que Sylvain n’aime vraiment pas, nous nous rendons compte que Charlotte a eu un bleu suite à la chute de la veille ; et oui, on peut avoir un bleu sur une poignée d’amour ! Nous essayons un chemin pour éviter la montée dans le pierrier de la mort, qui n’est franchement pas concluant ! Arrivés sur place à 13h30, nous pique-niquons, siestons et partageons les courses et le matériel. Le départ se fait à 15h30 et nous arrivons au camp à 17h45. Lors de la descente du pierrier de la mort, Solenn et Charlotte prendront leur temps pour créer un chemin avec un virage (Si, y avait un virage !) et nous finissons la descente dans le brouillard.

-Jack et Cédric :

Cavité : UL1 Objectif : équiper toute la grotte

Entrée : 13h Sortie : minuit 30 TPST : 11h30

Nous descendons avec une C70 pour rééquiper le puits de l’entrée occupé par les chocards et leurs oisillons. Nous remettons en place les cordes stockées aux sommets des verticales sur plaquettes, laissées en fixe il y a 2 ans. Tout roule jusqu’au milieu du “Soixante-dix”, au fractio à plus ou moins 20 mètres du fond, nous arrivons en bout de corde et aucune en vue pour continuer. La corde qu’on aurait dû utiliser a été retrouvée à la remonté, cachée dans une alcôve sous des dalles, 40 m plus haut ! (= 100 mètres de diamètre 10, neuve) On sort donc une C30 prise en principe pour plus bas et prenons pied sur la grosse margelle du “V”. Il y a là, pas loin de 150 mètres d’anciennes Edelrid de diamètre 10 mm. A défaut d’autres, nous repartons avec celles-là. Grâce à la foreuse, il est facile d’imaginer des amarrages pratiques et sereins. Jack équipe le rappel guidé pour passer par le shunt et éviter le piège du puits archi-flotté en crue. De nouveaux goujons en nouveaux goujons (plus ou moins 20 placés), on atteint “l’Hôtel sans Etoiles” à 21h pour une bonne bouffe bien méritée à -270 mètres où nous laissons un kit plein d’Elderid  (C80 + C12 de diamètre 9 mm + une C8 + 6 gougeons et plaquettes). Nous commençons la  remontée vers 22h, où Jack se demande comment il avait pu passer autant de nuits en bivouac sur hamac à l’hôtel sans Etoiles !!!

Objectif atteint ? +/- : équipement installé jusqu’au puits d’Isco Prochain objectif : finir l’équipement + escalade

Tout le monde s’occupe en ce début de soirée :  CaroT et Alex cuisinent, Caro et Sylvain cherchent de grandes pierres pour agrandir la table intérieure, certains font la vaisselle, d’autres s’étirent. Piégée par Sissi qui a un peu trop pompé le pick-one, nous apercevons la tête de Caro dans une immense flamme où elle manque de perdre ses cheveux ! 21 cuillères de Mousseline suffiront pour créer de la purée qui s’accompagneront de saucisses et de courgettes.

Lundi:
– Olivier, Alex et CaroT

Cavité : LG10 Objectifs : faire la topo  entière et continuer l’explo

Entrée : 12h30 Sortie : 19h30

Nous partons du camp à 11h avec le soleil qui tape et rentrons pour se rafraîchir dans la grotte vers 12h30 où nous débutons la topo à 13h30, à partir de “Sissi-la-Grosse”. Toute la topo est à refaire parce que personne ne sait où est celle que Sylvain a faite il y a 2 ans ! Alex prend note et fait le croquis pendant que CaroT prend les mesures. Ils font la topo jusqu’au fond avant de rejoindre Oli qui a escaladé et foré pour placer des amarrages. L’escalade est prometteuse, Olivier a même fait de la première ! Il a équipé 2 pendules et une main courante en trois tronçons, jusqu’à “la Lucarne-à-Robs”….qui donne ! 3-4m chiatiques suivis d’une chicane genre RésoB, sur plus ou moins 25m pour arriver à un passage étroit élargi à coups de talon qui donne en affluent dans un système puits-méandres. Nous devons nous arrêter car nous n’avons hélas plus de goujon en tête d’un puits estimé à plus ou moins 20-25m en section d’env. 4 x 6-8 m. 

Objectifs atteints ? oui Prochain objectif : continuer l’explo 

-Caro et Sylvain

Cavité : UL1 Objectif : descendre les affaires des bivouaqueurs à la base des puits d’Isco

Entrée : 11h Sortie : 23h30

Nous partons avec Robert tous très chargés ;  Sylvain se fait avoir en portant 3 kits, Caro et Robs font leurs princesses en n’en prenant qu’un chacun… mais beaucoup plus lourd !

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Nous établissons un premier contact avec un chocard à la base du puits d’entrée. Surement un oisillons tombé du nid, n’arrivant pas  retrouver la sortie. Caro prend quelques cailloux à la descente dans la “salle RCAE” et les planque pour la remontée avant de se mouiller dans Jaws. Robert leur fait visiter le “Bivouac sans Etoiles” avant d’arriver aux “puits d’Isco” vers 14h15 où Robert doit équiper. Après 15 minutes, Caro et Sylvain font demi-tour pour aller à la rencontre des 2 filles qui sont partis 1h après eux. Le début de leur descente commence doucement car Charlotte est rouillée et Solenn a peur des oiseaux… Le rythme s’accentue après le Jaws. En bas d’un puits, Solenn galère pour atteindre l’amarrage en essayant de nouvelles techniques de cochon pendu ! Une fois passée, elle s’installe confortablement au fractio et attend patiemment l’arrivée de Charlotte pour pouvoir se moquer ! Pas de chance, Charlotte y arrive du premier coup ! En essayant de se rappeler de la description des lieux faite précédemment par Jack, Charlotte pense arriver aux puits d’Isco à quasi chaque fin de puits après le rappel guidé ! Enfin, on croise une gourde qui ressemble fort à un indice laisser par Caro pour indiquer le chemin à prendre ! On retrouve enfin nos 2 copains à 15h dans l’endroit le plus froid du monde où Robert est déjà en train d’équiper. On décide toutes les deux de le rejoindre pour l’aider. La descente est fraîche et pénible ainsi que l’équipement dans ces puits pas bien larges. C’est à ce moment précis que nous nous rendons compte que nous avons oublié le tuyau d’arrosage pour vider le siphon ! On exploite une technique pour passer les kits et arrivons enfin en bas 3h plus tard, où l’on découvre la belle cascade d’environ 8 mètres ainsi que notre future chambre à coucher. Caro et Sylvain, dont l’esprit a été traversé par l’idée de rester un peu, ont vite abandonné celle-ci à la vue de l’emplacement ! C’est donc après une rapide visite des lieux où l’atmosphère est très humide et encore plus bruyante sur le site du bivouac, que nous faisons demi-tour avant de se refroidir encore plus. La fatigue nous gagne, le froid n’arrange rien, au point d’entendre des voix ! La situation est confuse car il n’est pas logique d’entendre les bivouaqueurs à notre niveau, sauf s’ils ont eu un problème et ont décidé de nous suivre. On prend la décision de ne pas s’arrêter par peur de ne jamais repartir. La remontée se fait en 5h en rêvant de trouver une source d’eau chaude ou une sortie qui mènerait directement au village ! Sans oublier les cailloux, nous arrivons enfin en bas du puits d’entrée et établissons un deuxième contact avec le chocard. Caro retrouve de l’énergie pour le capturer et après plusieurs essais sur l’épaule(!), elle le place dans son minikit pour le remonter à la surface où CaroT, Alex et Olivier les attendent en admirant la scène insolite, avec un souper sans harengs !

Objectif atteint ? oui Prochain objectif : faire un bivouac après les puits d’Isco pour réaliser une escalade et vider un siphon

– Robs, Solenn et Charlotte

Cavité : UL1 Objectifs : faire un bivouac après les puits d’Isco pour réaliser une escalade et vider un siphon

Entrée : 12h10 Sortie : le lendemain, à 22h

Arrivé au bivouac, Robert allume un feu à l’aide de carbure rester sur place il y a fort longtemps. On fait bouillir de l’eau pour une soupe dégueu et un chocolat chaud et après s’être réchauffé les pieds, on se prépare à l’escalade. Robert et Solenn testent la solidité de la corde de “l’escalade de la Luciole” mise en place 20 ans plus tôt, pour pouvoir l’emprunter et ainsi gagner 10m. Robs commence à grimper en artif assuré par Charlotte. Il mettra 2h pour monter les 10m qu’on nommera “le Sekmou”, avant d’inviter les filles à le rejoindre. Pendant ce temps, ne pouvant vider le siphon, Solenn s’occupe en bourdonnant autour de Charlotte pour ne pas se refroidir jusqu’à faire des flexions avec une ceinture de plongé pleine de poids ! Charlotte rejoint lentement Robert en déséquipant les points fixes pour une toute première fois. Solenn les suit en prenant la plaquette oubliée. Arrivés là-haut : Jackpot ! nous découvrons une galerie. Robert suppose qu’il s’agit d’un ancien siphon d’une section d’1m50 de diamètre, ventilé sur 15 mètres, que l’on nommera ” le Passage de la Majorité”, avec un shunt, “la Solenn” ! Le sol et les capsules sont calcifiés. Dans un méandre, on a un banc de sable très ondulé. On arrive à la base d’un puits oblique d’environ 20m en escalier de 2-3m, joliment concrétionné avec, sur un palier, de magnifiques cheminées de fée d’argile. Le puits n’a pas été escaladé faute de temps et on poursuit dans la galerie environ 15m pour aboutir au-dessus d’un plan d’eau situé 8m plus bas. On retourne chercher du matos et coupe un morceau de la corde qui a servi à grimper, pour pouvoir équiper cette descente. Nous découvrons avec surprise des cordes attachées au fond de l’eau ! Robert en conclut qu’il s’agit du siphon de la cascade. On retourne au bivouac pour manger, Robert ignore qu’il est accompagné d’une vache et d’une licorne et nous installons les hamacs pour enfin aller se coucher vers 2h du matin. Contre toute attente, nous nous réveillons à 12h30 ! Malgré le froid et le bruit, on n’a jamais aussi bien dormi ! On presse le pas, car vu l’heure, on est pas prêts de sortir ! Solenn et Cha retournent en haut de l’escalade pour photographier la découverte de la veille pendant que Robert fait du rangement et prépare les kits. Nous partons à 15h pour les abominables puits d’Isco avec 5 Kits, où Robert récupère tous les moustifs en pestant contre son nouveau pantin, pendant que Solenn et Charlotte s’entraînent à la nouvelle discipline du lancer-de-cordelle-de-kit, ravis de leurs nouveaux pantins ! On passe les méandres frigorifiés où Charlotte choisit le mauvais chemin et faisons une pause à la base des puits où nous laisserons 2 kits. On commence la remontée assidûment jusqu’à ce que Robert se perde à la 3e corde dans un méandre inconnu pendant 20 minutes, avant de se reconnaître et de prendre le bon passage ! Charlotte donne un bon rythme à la remontée et nous faisons une pause après le Jaws. On commence alors la remontée des ressauts où les kits freinent l’avancée en devenant difficilement gérables. Les filles galèrent dans une sortie de puits mais remontent sans problème jusqu’à l’extérieur. Il est 22h et le RCAE les attend. Le brouillard tombe au fur à mesure des sorties et Jack parait déçu de l’énergie de la petite troupe ! Midi 30 bordel !

Objectifs atteints ?  oui, sauf pour le siphon Prochain objectif : remonter les kits laissés à la base des puits, retirer les mousquetons et remonter les cordes au niveau des amarrages 

Mardi

-CaroT, Alex et Olivier font un portage matos pour le LG 10 et construisent l’abri au col de Ger. Repos, sieste, douche et cuisine rythment le reste de la journée.

-Cédric et Jack :

Cavité : UL 15 Objectif : échanger une corde par une C75

Vu l’orage prévu en fin de journée, le projet initial de retourner à la pointe BBS1 est reporté prudemment. Direction Li Caillon. Rééquipement avec changement de la C60 par une nouvelle C75 dans le puits des Anges ainsi qu’un fractio à mi-puits et un autre à la terrasse. Ouf, plus de passage de nœud ! Petite pause noodles pour dîner et puis descente jusqu’au fond pour attaquer le méandre terminal. Deux tirs de confort à l’entrée en [????] un peu, ensuite on atteint facilement mon terminus 2016 quelques 10 mètres plus loin. On [travaille] au marteau ce tronçon pour se passer le matos et je refais un tir dans la [????] Bingo, après ça passe d’un coup ! Encore quelques resserrements, mais ça passe et débouche sur du plus large et un P5 ! AhAh)) 🙂 Il nous reste un bout de nouille et un goujon, mais il faut d’abord aller rechercher nos baudards à l’entrée du méandre… donc repasser… et rerepasser ! Il est 17h, l’heure limite qu’on s’était fixé à cause du risque d’orage vers 20h. Mais bon on ne risque pas grand-chose sinon de la pluie dans les puits, on se donne encore une heure ! Zou, en bas du puits. Dessous, c’est grand mais directement une nouvelle étroiture à ras de l’eau. Ça passe sans baudard et on arrive ainsi sur [???] et surtout une verticale qui perce le plancher, +/- P15 ! Ca sera pour 2019… On repasse tous les obstacles et remonte en déséquipant les cordes au sommet des puits et ressortons avec les moustifs. Il faut environ 25 moustifs + 3 déviations. Il faudra doubler certains amarrages simples et changer une 8 mm dans le dernier R5 et avant le puits final. Éventuellement, un deuxième fractio dans le fond du puits des Anges. La sortie du méandre SNCB mérite aussi un aménagement, Cédric a essayé mais raté, ainsi que le méandre terminal pour que tout le monde passe. Jonction avec Capéran ou BBS1 ? A suivre !

Objectifs atteint ? oui Prochain objectif : continuer l’explo une prochaine année

C’est avec du riz, des carottes et des saucisses que nous partageons nos dernières trouvailles.

Mercredi
-Journée repos pour Robert, Jack, Cédric, Solenn et Charlotte. Caro et Sissi feront un portage au Plaa Ségouné pour nous rapporter la superbe bâche. Chacun est à sa tache pour construire une magnifique piscine ! L’eau est fraîche mais le plaisir est intense !

-Olivier, Alex et CaroT :

Cavité: LG10 Objectif: continuer l’explo 

TPST: 12h

Oli vole jusqu’à “la Lucarne à Robs” (un goujon mal placé) puis commence à équiper pendant que CaroT et Alex suivent en topographiant. Le réseau suit le pendage en plafond. Une tête de puits étroite est élargie au marteau à spits et derrière, l’accu rend l’âme à un tiers du goujon …fini au rocpecker (tamponnoir pour mèches SDS) La tête de puits suivante se fait sur 2 spits (pas de main courante… soyez prudents !) puis amarrage naturel plus ou moins bien placée. La suite logique (pendage) devient impénétrable et un dernier puits (P17) est descendu “à rebours”, il donne sur un méandre impénétrable. Fin de topo et déséquipement de la cavité.

Objectif atteint ? oui Prochain objectif : ré-équiper(!) la cavité et continuer l’explo en élargissant la suite logique impénétrable

Les cuistots étant de sortie, on a tenté du gésier de poulet avec son blé pour clôturer la journée.

Jeudi
-Caro et Charlotte :

Cavité : UL1 Objectif : remonter les bonnes cordes présentes sous terre

Entrée : 15h Sortie : 16h

Nous sommes allées chercher quelques cordes situées après quelques ressauts au delà du puits d’entrée.

-Solenn, Olivier, CaroT et Alex : émergent vers 10h et se reposeront toute la journée 

-Robert, Sylvain et Charlotte : après une longue discussion sur la répartition des objectifs des prochains jours, on décide enfin de partir explorer la faille que Robert avait en mémoire en amont de la source. Il s’agit en fait d’ UL3 déjà exploré. On décide de mettre une corde pour aller voir. Après le puits de 12/15m, on descend un ressaut et on passe un passage bas où l’eau s’infiltre.

On passe la journée sous la pluie, mais ça sera la seule de la semaine. Et puis ça ne nous dérange pas… ça remplit la piscine ! C’est la noix de jambon qui s’invite à notre table, pour notre plus grand malheur ! Heureusement, les spaghettis sauvent la partie !

-Cédric et Jack :

Cavité : BBS1 Objectif : continuer l’explo

Entrée : départ 14h Sortie : retour 4h30 du matin

Cédric et moi [Jack, donc] on se lève tôt, question de s’engager au plus vite à la pointe du BBS1. Mais il fait vraiment moche, démarrer sous ce crachin pénétrant, ce serait entrer trempés dans le trou, ce qu’il faut éviter tant l’ambiance est glaciale. On décide de se remettre au lit et postposer notre départ en début d’après-midi. On fait bien, la pluie laisse la place au brouillard, on dîne et quittons le camp à 13h, avec instructions de ne pas s’inquiéter avant demain à l’aube, vu qu’on compte faire la pointe mais aussi remonter en déséquipant jusque -60. Marche complètement équipés question de s’alléger et aller au plus vite. Chargés malgré tout d’un kit chacun car on emporte un peu de nouille, la foreuse and co, amarrages et de quoi faire un point chaud. En chemin, je ramasse encore un bout de corde que j’essaye d’utiliser pour améliorer une sortie de puits mais trop courte. Tant pis pour cette fois, elle servira espérons-le à la pointe.

A noter que cet impressionnant P60 gelé mériterait d’être fractionné plusieurs fois pour s’écarter au mieux de la trajectoire de la pluie et d’éventuelle chute de pierres ou glace. Un boulot pas facile, la roche est par endroit délitée ou couvert de glace. C’est faisable, mais faut y passer du temps. L’ennui, c’est que l’équipement ne sera plus visible ou accessible l’an prochain si ça fond différemment. A essayer en tout cas l’an prochain en début d’explo. En réalité, il s’agit d’un P80 jusqu’en bas quand la neige a fondu (c’était le cas cette année au moins sur une bonne dizaine de mètres, « caverna magica » était peut-être accessible cette fois… Nous ralentiront aussi l’étroiture R3D3 avant Stargate, les quelques départs de puits étroits, le méandre « Tortillard » (terminus l’an dernier) et la « Promenade dominicale ». 3 bonnes heures de progression pour enfin atteindre le « Soupirail ». Pendant que Ced déséquipe l’escalade artificielle que j’avais faite et qui lui avait permis de trouver un shunt via une fissure ouverte en lucarne, j’équipe cette dernière 5 m à l’aplomb du soupirail en question. Petite pause bouffe et nous allons équiper le R5 qui se présente plus loin et permet de reprendre pied au fond du méandre. Plus large mais pas bien longtemps car ça se pince au point de devoir écarter les murs… Nous renonçons préférant nous acharner sur une fissure latérale donnant sur R oblique semblant shunter l’obstacle. C’est vite réglé et en bas, il nous semble entendre un petit grondement. Un coude de méandre nous demande encore de rentrer le ventre, le cul et la poitrine et derrière OUI, c’est vraiment le bruit d’un écoulement d’eau qui se fait entendre ! Excités à l’idée d’avoir enfin rejoint une circulation, qui sait le drain du secteur, le R5 suivant est rapidement équipé sur AN. A sa base, on devine nettement un passage de 1,8m de large sur 70cm de haut, derrière lequel on s’attend à voir la rivière. Mais p****n de b—-l de m///e , le passage est complètement encombré par une trémie qui a chié d’on ne sait où juste à cet endroit. Et pas des petits cailloux, des blocs empilés, le tout très instable… Pourquoi ? On ne mérite pas ça ;-((( Après avoir fait sauter tant de verrous pour arriver ici. Ce qui nous intrigue, c’est qu’un petit écoulement vient de la droite et s’enfile vers la gauche. Or, il nous semble que ce n’est pas à ça que correspond le bruit d’eau que l’on entend, qui nous semble vraiment couler dans l’autre sens ! Mystère… Prudent comme tout je m’insinue en longeant la paroi sur la droite, couché quasi dans l’eau… Elle sort d’un laminoir impénétrable pour partir entre les fameux blocs, sans visibilité sur une suite. Ced fait pareil coté gauche en aménageant pour un minimum de sécurité, mais c’est peine perdue. On passe encore une heure à titiller la trémie frontalement mais plus on bouge de cailloux, plus il en revient. Je suis déçu, dégoûté, et aussi frigorifié et fatigué. 22 heures, on décide de rebrousser chemin après encore avoir fouillé au dessus du R. Au soupirail, on profite de la petite plage pour se reprendre des forces qu’on brûlera tout au long de la remontée et ainsi émerger du trou vers 4 heures du matin, impatients de retrouver l’abri (encore une demi-heure de remontée du lapiaz, heureusement cairné) pour un casse-croûte et notre couchage pour quelques heures de repos. Plus de mon âge ces conneries ! A écrire ces lignes et réfléchir sur la suite à donner là-bas, je me suis rappelé que dans la descente du balcon atteint en artif et menant à la lucarne du Soupirail, Ced a aperçu au moins une autre fissure dans laquelle il voyait sur une dizaine de mètres. Quelle direction, je n’en sais rien mais il y a peut-être un espoir là bas, d’autant qu’il nous a semblé qu’il y avait beaucoup moins de courant d’air à la trémie que en amont du trou où il ne fait pas bon s’arrêter trop longtemps (aspirant aujourd’hui, l’inverse que par beau temps). Une bonne raison en tout cas pour au moins y retourner une fois, avec du sang frais et des outils, ne fusse qu’une petite barre à mine.

Vendredi
-Robert, Jack et Cédric effectue un portage jusqu’au Plaa Ségouné pour y apporter une partie de leur affaire.

-CaroT, Sylvain et Charlotte :

Cavité : BBS1 Objectif : déséquiper les cordes 

Entrée : 13h30 Sortie : 15h

On découvre cette cavité très impressionnante, autant son entrée que son intérieur rempli de neige. C’est CaroT qui déséquipe pendant que Sylvain s’émerveille à chaque cristaux tout en prenant plein de photos ! On profite d’être en tenue pour aller directement déséquiper UL3, où Sissi fait la topo -mode architecte- avant de déséquiper. 

-Olivier et Solenn :

Cavité : LG10 Objectifs : ré-équiper la cavité et continuer l’explo

Entrée : ???h Sortie : 19h

Rééquipement du trou déséquipé l’avant-veille (intégralement jusqu’à “Sissi-la-Grosse”, tandis que les cordes étaient remontées aux amarrages jusqu’à la sortie) …mais avec des cordes différentes. Doublage du goujon fini à la main et équipements d’une main courante jusqu’à la tête de puits en spits. Olivier purge une lame rocheuse qui sonnait bien creux que Solenn précipite dans le méandre… lame qui s’avère plus grande qu’elle et devait bien faire 4-5x son poids ! les amarrages naturels sensibles ou surdimensionnées de la veille sont replacés par des amarrages forés ou des goujons et posés en fonction de l’objectif du lendemain, début d’élargissement du méandre -sûrement la suite logique du réseau. Marteau, burin et perfo sans accu sont laissés sur place.

Objectif atteint ?  oui Prochains objectifs : ré-équiper une corde, agrandir le dernier passage étroit, faire une tête de puits et remonter les cordes en haut des amarrages 

-Caro et Alex : inventaire des trous dans la vallée

Ils aident au portage des cordes jusqu’au LG10, où Olivier casse ses lunettes ! Heureusement, Alex avait apporté ses spéculoos où l’emballage métallique (le lien de fermeture) permet la réparation ! Solenn sert de modèle pour quelques photos avant qu’ils ne rentrent sous terre. On descend au col de Ger où l’on croise Robert qui nous annonce qu’on devra peut-être redescendre la corde qu’on vient de monter… On longe la crête où l’on pointe 2 trous pas prometteurs. Alex va voir le col vers l’autre vallée et se rend compte que Caro l’attend en faisant la sieste ! On recense tous les trous de la partie supérieure du lapiaz du Caperan et on finit par la Combe cachée, où l’on ne savait plus où donner de la tête au vu de l’abondance des trous. Pour certains, nous poussons l’explo le long du névé sans réussite. Lors du retour vers le camps, nous tombons par surprise sur les trois topographes de l’UL3. Alex est frustré par les découvertes de trous où il se rend compte, en partant de la zone, qu’ils ont été déjà explorés !

Oli fait la surprise d’avoir monté un red bull pour Charlotte… oui, une incroyable surprise ! Pour le repas de ce soir, c’est purée, fenouil, thon et hareng. Mais c’est sans compter sur CaroT qui se trompe de bouteille en voulant y rajouté de l’huile ! Ce petit gout anisé en régalera plus d’un ! Quoi de mieux pour cette dernière soirée festive ; en effet, demain le C7 reprendra doucement la route et on en profite pour fêter les 18 ans que la gamine va avoir dans quelques jours. Nous organisons un petit jeu de piste, avec des énigmes pour retrouver les lieux emblématiques du camps. Nous clôturons la soirée autour du feu, les yeux vers les cieux.

Samedi

La répartition des sorties rend Charlotte de mauvaise humeur car elle n’ira pas sous terre lors de ce dernier jour de camp. Tout le monde en prendra pour son grade !

-Départ pour Cédric, Jack et Robert pour le plat pays à 15h30.

-Solenn et Charlotte passeront une affreuse journée à enchaîner les malédictions sous un soleil de plomb. On part chargés comme des mulets, sans chapeau et sans crème, à la recherche de l’UL9 qui est beaucoup plus loin qu’il n’y parait ! On ne l’a jamais trouvé ! Mais au lieu indiqué par Robs la veille, se trouve UL13. Deux chocards nous barrent l’entrée ce qui éloigne Solenn… De toute façon, les spits sont trop vieux et abîmés pour équiper. On trouve un chemin plus rapide pour retourner au camps à 14h30 cramées ! On profite de la piscine et on repart vers 16h pour UL10 et 11, cette fois plus équipées pour le soleil qui tape encore. Le GPS nous amène jusqu’à UL10. En surchauffe et avec les souvenirs de la description de la cavité, on y va uniquement en combinaison pensant que ça serait vite fait ! Tu parles, un immense névé nous barre la route en bas du puits de 10m et nous devons faire une étroiture au milieu de la neige. Cette fois-ci gelées, nous remontons pour nous habiller un peu plus chaudement et seule Charlotte redescendra. Une fois tout équipé, topographié, photographié et déséquipé, Charlotte se réchauffe très vite sous le soleil encore présent. On part sans grande conviction pour UL11. Après une demi-heure de recherche et de théories bizarres, on abandonne l’idée d’y descendre car on ne voit aucun spit, ni amarrage naturel suffisamment solide. On remonte jusqu’au col de Ger pour déposer quelques affaires à l’abri pour le lendemain. Un superbe coucher de soleil s’efface doucement et nous sprintons pour pouvoir faire une photo. Venant d’un tout autre chemin, on voit les copains Sissi et Caro courir pour la même raison, et faisons un ultime selfie loupé ! Le corps brûlé, les filles manquent de pousser Caro dans le vide après qu’elle nous avoue être déçue d’être aller sous terre et qu’on avait trop eu de la chance de profiter du soleil comme ça !

-CaroT, Alex et Olivier :

Cavité : UL1 Objectifs : remonter les kits et les cordes en haut des amarrages 

Entrée : 12h Sortie : 20h15

Sortie des derniers kits du bivouac et préparation du trou pour l’hiver. Entrée vers midi, – 270 à 14h30 et sortie vers 20h15.

-Sylvain et Caro :

Cavité : LG10 Objectifs : ré-équiper une corde, agrandir le dernier passage étroit, faire une tête de puits et remonter les cordes en haut des amarrages 

Entrée : 13h30 Sortie : 20h15

Départ à 11h30 du camp, on arrive à la cavité vers 13h30 sous une nuée de vautours affamés devant l’embonpoint de Sylvain ! On découvre le nouveau réseau, passons la désescalade avec les roches coupantes où nous avons galéré à la remontée. Caro fait tomber son appareil photo dans un des puits dans le méandre d’environ 8m. Après l’avoir récupéré, elle trouve qu’il marche mieux qu’avant ! Nous avions l’objectif de changer une corde tendue et trop courte, mais suite à une incompréhension des explications d’Olivier, on a déséquipé la mauvaise corde ! Arrivé au bout de celle-ci, on se rend compte que la corde à déséquiper est la suivante ! On ré-équipe donc et laissons une corde de 40 m à la fin du rééquipement. On arrive à l’endroit où les autres ont arrêté. Sissi tape du marteau pour agrandir le passage pendant que Caro fait des selfies ! Il ne détruit pas assez pour passer et on décide de faire demi-tour en laissant marteau et burin. On remonte les cordes en haut des puits en reprenant les amarrages RCAE en laissant les plaquettes C7. En déséquipant, Sylvain laissa tomber la déviation en ne voulant pas lâcher la rondelle ! Il doit donc redescendre pour remonter ! Caro déséquipe le reste de la cavité et laisse la dernière corde pour Sylvain. On sort pour 21h et on retrouve les filles sur le col de Ger. On se change et laisse le matos à l’abri pour le portage du lendemain. Au retour, Cha se trompe de fissure et on se retrouve près du sapin de Solenn… on finit en désescalade pour arriver au camp vers 22h.

Objectifs atteints ?  euh… Prochains objectifs : agrandir le dernier passage étroit, faire une tête de puits et continuer l’explo. 

Les cuistots nous attendent avec impatience, avec de la semoule et de la noix de jambon…

Dimanche

Premier portage pour le Plaa Ségouné. La plupart d’entre nous ont laissé la moitié de leurs affaires à l’abri du col pour faciliter le trajet. A quelques centaines de mètres du camps, dans la montée que Sylvain aime tant, nos téléphones se mettent à biper de tous côtés ! On s’arrête donc de peur de ne plus capter et écoutons nos messages. Après une demi-heure d’incompréhension, on comprend que les copains du C7 nous ont contacté car il n’y aura personne pour venir nous chercher au Plaa ségouné, au cause de la fête du 15 août et d’un problème sur la voiture de Serge. Ils pourrons nous prendre uniquement à la station intermédiaire et Jack nous explique qu’il est plus simple de passer par un autre chemin que d’habitude, la pente herbeuse. Après concertation, on décide tout de même de passer par le col du Ger pour démonter l’abri et récupérer nos affaires… pour une fois qu’on était prévoyant ! Arrivés au Plaa Ségouné, nous commençons la descente par la route jusqu’à cette fameuse station intermédiaire que nous voyons d’ici, Jack nous ayant préciser qu’elle n’est qu’à une demi-heure, ceci semble logique. Une heure plus tard… nous arrivons à cette fameuse station, trouvons un abris et déposons toutes nos affaires. Après avoir  récupéré, Alex préfère appeler Serge pour être sur de l’endroit. Bon réflexe car cette station n’est pas la station intermédiaire ! La vraie se situe plus bas et plus loin ! Une petite heure plus tard, nous arrivons enfin là où il faut ! On reprend des force et décidons de repasser pas le col, ne connaissant pas le deuxième chemin. Légers, le retour est plus rapide mais se fait sous l’orage. Pour se remettre de cette journée, Oli nous fait des crêpes ! :p

Lundi

Dernier réveil dans ce magnifique paysage sous les derniers rayons de soleil. Après avoir mangé tous les restes, dans la brume et l’humidité, Solenn et Charlotte font l’inventaire bouffe, CaroT fait du tétris dans les bidons, Oli, Alex et Caro démontent l’abri et les toilettes et Sylvain consolide la piscine pour qu’elle passe l’hiver. On part du camps vers 13h et passons par cette fameuse pente herbeuse. On ne voit pas à un mètre et ça glisse dangereusement, mais surtout, on ne sait pas où aller ! Heureusement, Alex trouve un trajet enregistré d’il y a 2 ans dans le GPS ! Chargés, on mettra 2h pour atteindre le funiculaire. On appelle Serge qui nous rejoint et prend au passage Alex et Oli pour se rendre à la station intermédiaire et récupérer nos affaires [en y oubliant sans doute un kit d’amarrages -qui nous manquent à tous terriblement depuis !!]. Le reste de la troupe descendra par la cabine, une première pour certains ! On arrive en face du restaurant de notre copain Jean-Michel… un chocolat chaud plein de chantilly s’impose ! Il aura la gentillesse de nous prêter un logement pour y passer la nuit. En attendant, nous fêtons ces 10 jours de vacances à savourer ses mets. Au cours du repas, aussi discrets que l’on sait l’être, notre voisine de table nous redonne foi en l’humanité. On n’a pas envie de rentrer, on veut juste s’isoler dans ce petit bout de vallée. C’est avec la sympathie des gens comme Serge, Jean-Michel et cette randonneuse, que le retour à la réalité se fera en douceur.

Co-écrit par toute la troupe

Participants : Alex, Olivier, Sylvain, Caro, CaroT, Solenn pour le RCAE et Robs, Jack et Cédric pour le C7

“-Tu as déjà vécu un bivouac comme ça ?

-Oh vous savez… tous les bivouacs sont différents !”

“Mais c’est affreux !”

“-Je n’aime pas cette descente (x10)

-Moi non plus (x6)”

“Tu sais, tout ne me dégoûte pas…”

RCAE au C7: “En fait, vous êtes nos invités ici !”

“Rêve… pour nous t’as toujours 14 ans !”

*Accent sérésien* “-il faut passer par la pente herbeuse

-euh…ok…(mais de quelle panthère bleue il parle ?)”

 

Week-end canyon en Haut-Jura – 19 au 21 mai

Bief de Préverant – Cascades de la Blénière – Bief de la Goulette – Cascade du Moulin de Vulvoz

Participants : Louise & Quentin qui devaient faire le résumé, Cécile, Nico & Oli (RCAE) + Yves et Thibaut (GSCT) qui ont fait leur propre résumé, que voici :

Ce WE de Pentecôte, nous étions invités à participer au camp canyon du RCAE dans le Haut-Jura.

Rendez-vous est fixé à Arlon avec nos deux passagers, Nico et CaroT, une autre voiture est déjà partie de Liège.

Après presque une nuit de route, nous arrivons enfin au refuge… : une vieille et misérable chaumière perdue au milieu de la forêt, au bout d’un chemin rempli de boue, sans eau ni électricité, vaguement chauffé par un vieux poêle à moitié déglingué et sa corvée bois, empesté par une cheminée délabrée et sa fumée qui envahit toutes les pièces,…. c’est Koh-Lanta  version Jura !

A notre arrivée, Olivier, Cécile, Quentin et Louise sont déjà là.  Tout le monde dort, ne faisons pas de bruit pour ne pas réveiller nos hôtes. Petit à petit la maisonnée s’éveille, et on fait plus ample connaissance sous un généreux soleil et autour d’une bonne fricassée.

Au programme aujourd’hui, Prévérant, un canyon pas trop long et pas trop compliqué, histoire de se mettre en jambes. Avant le canyon, ce qui deviendra le rituel matinal et vespéral des prochains jours : le passage à la fromagerie de Pesse, pour faire le plein de fromages et de saucissons locaux, pour le pique-nique de midi et l’apéro du soir.  Le canyon se déroule bien, malgré une virole oubliée par-ci, ou une longe oubliée par-là, mais chuuut, pas de noms 😉  !!  On installera même un rappel guidé, pas indispensable du tout, juste pour s’amuser et réviser ses techniques.  Nico Météo avait annoncé de la pluie avec son Appli mais pas l’ombre d’une goutte cet après-midi.  Retour au campement après un passage dans la civilisation, comprenez l’Intermarché local.  Corvée eau, corvée bois et corvée feu, Koh-Lanta continue… heureusement qu’on n’a pas dû chasser ni pêcher notre repas…  Ce soir, l’apéro aidant, on trouve à notre table quelques ressemblances avec un duo de stars : Plastic Bertrand Quentin et Louise Lorie… c’est décidé ce sera leurs surnoms, au moins pour le WE.

Ce dimanche, après le rituel matinal de la fromagerie et de la fricassée, direction les Cascades de Blénière. La journée commence bien, l’Appli de Nico Météo annonce du soleil… mais arrivés en haut des dernières cascades le ciel s’assombrit… et se déchaine : du tonnerre, une forte pluie, et même des grêlons !  Pauvres Olivier et Thomas qui équipent pendant que nous nous mettons à l’abri sous un surplomb… Avec sa caméra sur le casque et son appli météo qui dit n’importe quoi, Nico me ferait plutôt penser à l’inspecteur GoPro Gadget…!  Le soleil revient pour la dernière cascade et on se fait encore plaisir avec un beau rappel guidé.  Derniers ébats dans la vasque terminale, photos de groupe et de Quentin qui prend la pose de la petite sirène sur son rocher…. Décidément, ça plane pour lui…! Retour au refuge pour les corvées eau et bois, je m’endors presque à table après le repas… j’ai encore des heures à récupérer… quelques rires moqueurs me réveillent… !

Bief de la Goulette au menu de ce lundi. Changement de rituel ce matin, avant le fromage la journée commence par une cueillette géante de fleurs de pissenlits… à transformer en confiture maison. Arrivés au parking de Goulette, il y a du monde.  On décide de faire la navette de voitures pour gagner du temps, et essayer d’enchaîner avec la Cascade du Moulin de Vulvoz, mais c’est sans compter sur la Police de l’Environnement qui nous suggère de ne pas laisser la voiture là où elle est garée… il faut dire qu’il y avait un panneau “route interdite” bien en évidence avant le parking aval …. A peine remontés au parking amont, qui revoilà ? Nos policiers !  Ils s’arrêtent.. .vont-ils nous demander ici aussi de déplacer le véhicule ? Ouf, non, c’est juste pour discuter un peu et surtout poser discrètement des questions sur qui on est, d’où on vient… 

Après ce canyon sympathique qu’on termine par une belle C32 ouverte sur la vallée, la question se pose pour ceux qui rentrent ce lundi : Moulin de Vulvoz ou pas ?   “C’est pas loin, c’est un beau coin, il y a une belle cascade, on va manger là-bas… “, avec tous ces arguments d’Olivier et Cécile, le sourire de CaroT et l’insistance de Thomas, comment résister ? Allez hop, tout le monde en néo dans les autos et direction Vulvoz, pour une belle C25 ensoleillée avec une magnifique gerbe d’eau retombant dans une vasque vert-émeraude, cascade que certains referont d’ailleurs plusieurs fois !

Mais l’heure tourne et tout a une fin…. et il faut bien se décider à repartir, en se promettant de remettre ça une autre fois !

Encore merci pour l’invitation et à bientôt !

Photos : Yves, Nico & Quentin