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Géocaches & Sub-boulder en Suède

Départ le vendredi 12 juillet fin d’aprèm’ et route jusque Bremen où nous arrivons après la fermeture de l’accueil ; nous nous hydratons (local, on est passé devant la brasserie peu avant) à la taverne du lac et allons nous installer avec les autres tentes au fond du camping. Le mot du jour (pour les trois) : Tranquille. Le lendemain enregistrement et départ après notre première fricassée matinale. Route (malgré les travaux et les encombrements subséquents) jusqu’au camping de København où nous resterons deux nuits …dans les vapeurs de kérosène (le camping est dans l’axe des pistes de l’aéroport !) ; visite de la ville, avec photo souvenir aux côtés de la Petite Sirène entre : une traversée en bac, une bière au chanvre, une église anglicane et néanmoins en silex, une non-montée au clocher de Vor Frelsers & quelques géocaches. Les mots du jour, samedi : Stau (bouchon) + Pont Danemark & dimanche : Copenhague : Gourmand + Petite Sirène + Christiana.

Le lundi 15 juillet, lestés d’une bonne fricassée nous franchissons l’Øresundsbron et entrons en Suède, direction le Värmland …en ratant la Midsommarstugan (« peut-être la seule grotte à blocs du Halland ») faute d’une lecture attentive de l’itinéraire. On se rattrape avec un bébé phare et une géocache en front de mer !

Petit crochet par l’InterSport de Göteborg ; Olivier y complète son équipement (hé oui, c’est l’été mais on est quand même dans le Nôôôrd !) et on fait l’acquisition d’un répulsif combiné tiques-moustiques. Direction Mellerud et son systembogalet, ensuite planter la tente au Kerstins Camping HB et partir à la recherche de Jättestöva ; un peu de répulsif et de lecture et nous voici face au phénomène …bon, c’est une grotte, certes ! mais question grotte de grès rien de comparable à ce que le Grand-Duché nous avait montré qq semaines plus tôt. Kike fouille les environs à la recherche, qui sait, de qqch de plus prometteur, Olivier estime qu’en s’y prenant bien on y trouve les 17m de développement annoncés et Yu découvre, elle, sa cache dans une fissure de plafond. Après une visite des environs guidée par Kike et quelques photos nous retournons au camping, c’est pas qu’on s’ennuie mais il y a un souper à préparer ! Le mot du jour : Phare + 1ère grotte (17m !) + Trop country + Cool Lichen.

Mardi 16 juillet, direction Karlstad puis Filipstad. Nouvelle lecture inattentive de l’itinéraire qui nous fait rater le crochet par Arvika et la Gylterudsgrottan, pourtant donnée pour plus de 100m de développement (entre blocs) ! Nous visiterons à la place le site de Högbergsfältet, avec la mine de Tilas Stoll -imaginez la grotte-mine de Vaux-sous-Olne mais à une bien plus grande échelle et répétée de nombreuses fois …hé bien vous n’y êtes pas encore :- ) Pas plus que la géocache :- / Le troll, lui, y était !

Le GPS -celui de Kike cette fois- n’en fait qu’à sa tête et laissé sans surveillance, nous amène via un audacieux Nord-Sud trop loin pour Rövarkulangrottan (celle près de Storfors) ; on y gagne peut-être un camping bien sympathique mais on y perd derechef un objectif :- /
Le mot du jour (4 mots …pour trois personnes) : Retour maison + Troll de la Moria + Mines de la Moria + Tilas Toll

Mercredi 17 juillet, après la traditionnelle fricassée en route vers Jätturngrottan ..mais quelques barrières 3-4km avant et la perspective de la natation nécessaire pour y accéder et la visiter nous font abandonner l’idée de visiter ce qui était pourtant annoncé comme « l’une des plus grandes et des plus intéressantes grottes du comté de Dalarna » ! Nous nous rabattrons sur Rudtjärnsgrottan (Västmanland). Mais d’abord un bon pique-nique en bord de lac avec de sympathiques naturalistes, ensuite un peu de lecture de carte (sur smartphone & tablette) et, malgré les conseils de -sympathiques, elles aussi- pêcheuses, nous traversons un spongieux paysage de fagnes pour arriver au tas de blocs promis. Motivés, Kike & Olivier s’équipent ; Yu, elle, se chargera des photos …et de la géocache !

Après plusieurs dizaines de mètres de contorsions, en suivant le fil d’Arianne ou en s’en écartant, le labyrinthe de blocs et ses multiples entrées étant suffisamment visité, nous nous déséquipons et repataugeons jusqu’à la voiture (les chaussons néoprènes auront finalement servis !), ensuite direction Stockholm et le camping de Bredäng. Le mot du jour (5 mots à trois !) : 2e & 3e grotte + Tout mou + Caos + Sflouch sflouch + Arnaud

La journée du 18 est consacrée à la visite de la capitale, et évidemment à la recherche de quelques géocaches ; la soirée verra la vaine recherche d’un concert punk, d’un peu d’animation et d’un verre à prix abordable (l’alcoolisme en Suède, et plus encore à Stockholm, semble une activité de luxe !). Nous n’irons finalement chercher ni Rövarkulangrottan (l’autre, près de Nybygget) ni Östra Klövbergsgrottan (Södermanland ; pourtant annoncée pour 309m de développement …entre blocs, évidemment). Le mot du jour (l’abus se poursuit) : Visite de Stockholm + Capitale + « mon énergie s’est rétablie » + Géocaching.

Le vendredi 19 juillet en route vers Trollegater (Östergötland). Visite de la réserve naturelle et de pas moins de 9 (les 7 référencés + 2 bonus) cavités ! de quelques 140 à 4m de développement : on explose donc le compteur spéléologique du séjour et le site est aussi géologiquement intéressant que sportivement amusant ; par contre malgré de longues recherches la cache ne sera pas trouvée (inactive depuis plusieurs mois, elle n’existe peut-être plus …piètre consolation :- /

Nous nous dirigeons ensuite vers Kalmar, son camping, son irish-pub (au repas tout à fait abordable), sa forteresse (au fantôme coquin) et notre dernière nuit en Suède. Le mot du jour (4 mots, la décrue ?) : Mini-grotte + Record battu + DNF + Grani(t).

Samedi 20 juillet, après une bonne douche -et, devinez, une fricassée !- nous nous mettons en route vers Grottan i Karnaberg (Småland) mais, las, décidant que nous avions suffisamment justifiés la veille de la fondation officielle de la discipline de sub-boulder, nous nous contenterons de parcourir de l’extérieur ces blocs erratiques et de valider la géocache.

Direction néanmoins Skaftaskärv (Blekinge) et un site similaire …autour duquel nous tournerons quelques heures sans même le voir, aussi -après avoir soulagé Kike de pas moins de 18 tiques !- nous reprendrons la route vers Balsbergsgrottan (Skåne) pour -enfin !!- du karst :- )) Nous allons chercher la clé n°2 auprès de Råbelöfs Godsförvaltning AB et nous dirigeons vers Balsberget. Yu & Olivier terminent l’approche à pied tandis que Kike convainc le véhicule de grimper la dernière pente. Nous croisons un couple de cyclistes à une table de pique-nique -les possesseurs de la clé n°1 ?- et atteignons l’entrée. Seul Olivier s’équipe -une question de respect face à notre première « vrai grotte », prétend-t-il- tandis que Yu et Kike s’enfoncent directement, seulement munis de leur casque. La morphologie générale est assez particulière, formée de petites salles en dôme reliées par des passages bas (« toi qui est équipé, va un peu voir ») le tout marqué par l’exploitation passée des fours à chaud qui voisinent l’entrée ; les parois montrent des alternances de couches d’un calcaire clair et tendre -presque crayeux- marqué de nombreux fossiles et de couches plus argileuses ou franchement gréseuses, avec en inclusion des « galets » granitiques de dimension métrique ; les rostres de bélemnites annoncés sont seulement visibles sous forme de débris sur le sol sablo-argileux ou de tronçons partiellement dégagés de la paroi : tous ceux longitudinaux et facilement accessibles ont dû être pillés depuis longtemps !

Néanmoins une cavité intéressante, où Olivier se paiera même le luxe de parcourir, au bout d’un diverticule, un vrai bout de méandre jusqu’à une voûte mouillante -malgré le respect dû à cette «enfin vrai grotte» il ne poussera pas jusqu’à s’y immerger ^ _ ^

Retour à la voiture direction Malmö et, après s’être délesté de nos dernières couronnes (1€ ≈ 10,6SEK), adieu à la Suède ; nous traversons dans la foulée le pont d’Øresund et quasi tout le Sjælland pour planter -sous la drache- notre tente au Sorø Sø Camping. Le mot du jour (derechef 5 mots pour trois !) : Tiques + Sub-boulder + DNF + Bienvenue en Belgique (pluie) + Renoncer c’est choisir

En ce dimanche 21 juillet, salut au drapeau et Brabançonne -c’était sans doute plutôt cafetière italienne et fricassée, mais soit ! ensuite le temps d’une petite cache, de quelques pâtisseries (la boulangerie du camping vaut le détour !) et, lestés de quelques sucettes (autre spécialité du camping de Sorø), nous rentrons au pays ! Le mot du jour (unanimité) : Maison.

Participants : Yu, Kike, OSt

En guise de conclusion -mais nous le savions avant le départ- les régions visitées ne sont pas propices aux grands phénomènes, surtout karstiques ; pour cela il aurait fallu au minimum prendre le bac pour le Gotland ou pousser plus au Nord de la capitale -ou au Nord-Ouest, vers la frontière norvégienne. Mais ça ne nous était pas possible (cette fois ?).

Sauf le premier et le dernier, ainsi que le mine de Tilas Stoll, les phénomènes visités se développent dans du granit, et sont généralement constitués d’amoncellements de blocs rassemblés là par le mouvement des anciens glaciers ; dans le cas de Trollegater, lors du dernier retrait glaciaire c’est le substrat granitique lui-même qui s’est soulevé et fracturé (rééquilibrage isostatique, fractures de détente, tout çaaa) ce qui explique les vides plus quadrangulaires et rectilignes. La majorité des phénomènes cités sont repris sur cette carte : http://www.speleo.se/landskapsgrottor/ (NB carte où ne figurent ni tous les phénomènes existants ni apparemment toujours les plus développés ou les plus caractéristiques) ; quelques-uns nous ont été référencés par Johannes, notre interlocuteur de la fédération spéléo suédoise (avant que les échanges mail ne s’interrompent mystérieusement un mois avant notre départ, ce qui explique(?) que nous n’ayons malheureusement pas rencontré de spéléos locaux) ; références notamment aux deux Rövarkulangrottan ont été trouvées via divers blogs ou sites de géocaching, lesquels sites ou applications nous ont souvent été bien utiles pour l’approche finales des phénomènes et ce même si la plupart de ceux cités constituent des sites d’intérêt plus ou moins touristique.

Dernière info : si le réseau routier suédois est en très bon état (infiniment moins de trous que chez nous, infiniment moins de travaux qu’en Allemagne) et les nationales bien roulantes (quoique blindées de radars, autant savoir !), il s’avère rapidement TRES fatiguant nerveusement de rouler dans un pays où TOUS les villages portent des noms de meubles IKEA ;- )

WE au GD Lux

L’exotisme à un jet de caillou !

Suite à un exercice spéléo-secours où Deb’O & Olivier s’étaient vu proposer par Médy de visiter ses terres nous voici, Deb’A, Deb’O, Antoine, Amaury, F² & Oli, en route pour le Grand-Duché. La route par Gouvy et Clervaux est longue sous ce soleil de canicule-ou-presque mais les paysages compensent largement ! Arrivés à Müllerthal, après un peu de réorientation nous trouvons le parking où Médy et Claude nous attendent en compagnie d’ETienne (un ami d’Oli, travailleur luxembourgeois quoique bruxellois). Le programme du jour : la Petite Suisse luxembourgeoise et ses “petites” cavités dans le grès, avec pour commencer la grotte Sainte-Barbe : quand même qq 1.000m de développement, finalement pas mal de cordes (placées par nos hôtes en nous attendant !) et des plafonds à plus de 20 mètres de haut. En compagnie de Médy et Gast, lequel nous attendait à l’entrée, nous y passerons plusieurs heures pour la visite assez complète d’un phénomène “pseudo-karstique” (spéciale dédicace Luc Willems) bien intéressant. Ensuite ce sera la très courte traversée de la grotte des Celtes et un peu de rando jusqu’au site d’entrainement du GSL, là encore nous pénétrerons au sein d’une grotte -plus labyrinthique que les précédentes- que tectonique et dissolution ont ouvert dans les grès. Mais il est de temps de filer au camping confirmer notre réservation puis retrouver Claude pour un resto à Berdorf. Soirée bien sympathique, que certains continueront bien après le retour au camping et le montage des tentes.

Le lendemain après douche, fricassée et paiement du camping il est plus que temps de se mettre en route ! Direction la grotte de Moestroff, où nous finirons par retrouver Carmen, Médy et Claude, lequel commence par nous planter le décor de notre visite du jour : contexte géologique, détail des explorations et des études menées (dont le monitoring de longue durée -une première à l’époque- de la climatologie et du radon réalisé durant les années 90 -et entre autres présenté lors de JSS) notamment sur instigation de notre décidément incontournable Camille ! Ensuite c’est la longue marche d’approche dans les sous-bois avant d’arriver à la petite falaise équipée d’une échelle en fixe qui nous amène cette fois dans du karst “presque classique” : Moestroff se développe en effet dans la dolomie. Après une station debout dans la “salle d’entrée” nous nous mettons rapidement à genoux pour suivre nos deux guides dans “le circuit touristique”, circuit que nous parcourrons également et selon les cas en rampant sur le ventre ou de côté …mais attention, il y aura aussi quelques élargissements -n’allons pas jusqu’à parler de salles- où nous pourrons nous redresser, voire nous asseoir, parfois tous ensemble pour peu de bien se serrer. Vous l’aurez compris, si le développement est conséquent (>3,4 km), les grands volumes d’hier ne sont plus au programme ! L’orientation est également plus complexe, le maillage de diaclases n’étant ni toujours pénétrable ni parfaitement quadrangulaire et les topos plus schématique que réellement topographiques ; la recherche de la Salle Claude nous occupera entre autres un bon moment ! Néanmoins une visite bien sympathique, intéressante et amusante à la fois. Le trajet de retour aux voitures nous vit de nouveau braver la chaleur aussi la perspective d’une glace ou d’une boisson fraîche fut accueillie par chacun avec un plaisir non-dissimulé. Ce furent ensuite un dernier adieu et le chemin de retour.

Participants : Deb’A, Deb’O, Antoine, Amaury, F² & Oli ; ETienne (ESB) ; Médy, Carmen, Pol, Gast(on) et M. le Président Claude (GSL)

Photos : ETienne (ESB)

Camp canyon dans l’Ain

Mercredi 29 mai, il est pratiquement 19h, quand Oli, CaroT et Amaury démarrent du local avec le minibus, après avoir préparé le matos et fait des courses. A Arlon, nous retrouvons Sylvain et Yves G. qui embarquent avec nous en direction du Pays de Gex. Nous débarquons à Collonges, chez Cécile et Jérôme vers 4h du matin. Nous y sommes accueillis avec des matelas à disposition de tout le monde et un verre de Chartreuse.

Jeudi 30 mai :

Apres quelques petites heures de sommeil, Arnaud D. qui était en Corrèze, nous rejoint et nous planifions l’organisation des prochains jours. Après cette courte nuit, nous choisissons un canyon assez court et pas trop éloigné. Ce sera le canyon des cascades de la Sandezanne. La marche d’approche débute au pont des Pierres qui offre un magnifique panorama la vallée de la Valserine. Il y a assez peu d’indications mais après 15 minutes de marche d’approche nous trouvons tout de même le début du canyon. Nous finissons de nous équiper quand la tirette de la néoprène d’Oli rend l’âme. Ce qui va être un peu problématique pour la suite. La descente dure normalement 1h15-1h30 mais comme nous sommes 8, nous y restons plutôt 2-3h. Le canyon se termine par les deux impressionnantes cascades de travertin, une C25 et une C45.  Après ces belles descentes, nous retournons dans notre gîte 4 étoiles, profiter de l’apéro et de la bolo préparée la veille par Jérôme.

Vendredi 31 mai :

Après avoir quitté la demeure de Jérôme et Cécile, nous décidons de faire quelques courses… la question fondamentale concernant le panaché s’est réglée sur le parking du supermarché où Cécile décide d’y retourner pour en acheter ! Nous nous dirigeons donc vers le canyon du Groin. Après avoir co-voituré notre copain Bjorn, nous nous équipons à l’entrée du canyon et le départ se fait vers 13h par un rappel de 6 mètres. On continue dans une zone assez engagée, très verticale et très encaissée, dans une ambiance particulière au jeu de lumière intéressant. Nous passons un siphon et après une longue partie de nage, nous finissons le canyon par de belles cascades. Nous nous mettons en quête d’un site pour bivouaquer et après 3 endroits décevants, nous décidons d’aller directement au parking de la cascade de Cerveyrieu, (programme de demain). On finit la journée par un excellent taboulé assaisonné par la récolte de CaroT.

Samedi 01 juin :

9h00, les premières tentes commencent à s’ouvrir, le gros des troupes se réveille, le soleil brille, la fricassée crépite sur le bec à gaz et le doux crachotti des cafetières italiennes annonce un très bon début de journée. Après ce copieux petit déjeuner, nous replions rapidement notre bivouac et organisons la suite de la journée à savoir la descente des gorges du Seran. Ce canyon se découpe en 3 parties (Gorges du Pont à Favre, Gorges de Thurignin et Cascade de Cerveyrieu). Les 2 premières zones comportent très peu de corde (en réalité, nous n’avons pas du tout eu besoin de cordes mais dans le doute…). La dernière nécessite 2C60 (cascade de Cerveyrieu – 60m). Notre bivouac ayant été posé au-dessus de cette cascade, nous prendrons les C60 en arrivant au parking ! De plus, Yves préférant ne pas faire ce canyon, il nous servira de conducteur pour les navettes.

L’organisation étant ficelée, nous embarquons tous dans le minibus pour remonter à l’amont des gorges. Sur le chemin, nous nous apercevons que les topoguides ne sont pas des plus explicites si bien que nous cherchons, marchons, avançons, reculons,… Pour finalement tomber sur un chemin assez prometteur. Tellement prometteur que nous ratons le début du canyon (nous nous en apercevrons bien plus tard) ! Ainsi, nous marchons un long moment le long du cours d’eau pour finalement arriver sur une zone plus encaissée. Ni une, ni deux, nous enfilons le dessus de nos combis et nous mettons à l’eau. Quelques ressauts plus tard, la zone encaissée s’arrête. C’est reparti pour 15-20 min de marche aquatique. Une fois dans la 2ème partie (Thurignin), nous nous apercevons que nous avons raté la 1ère zone. Ce sera pour une autre fois ! Thurignin ne présente aucune difficulté. Quelques ressauts, un petit pas d’escalade, un peu de nage. Mais joli avec un rayon de soleil !

La suite est à nouveau composée de beaucoup de marche (20-30min) pour enfin arriver à la plus belle partie du canyon : la Cascade de 60m. Certains membres bien attentionnés avaient, le matin même, déposé quelques panachés dans le lit de la rivière. Après une telle marche en néoprène sous le soleil, ils ont été appréciés. 3 fromages, 1 saucisson et 2 baguettes plus tard, nous entamons la suite de la descente. 2 cascades de 5m précèdent le grand rappel. Et quel rappel. L’encaissement à cet endroit est tel qu’en se rapprochant du sommet, on a l’impression de passer par la fenêtre d’une maison. Ça en impressionnera plus d’un.

1h plus tard, nous nous retrouvons tous en bas, les cordes rangées, prêts à rejoindre notre chauffeur préféré (c’est lui qui a les bières !). Yves nous retrouve assez rapidement. La journée n’étant pas si entamée, nous décidons d’aller voir la source du Groin. Chose faite, nous reprenons la route vers l’appart’ de Cécile et Jérôme ou nous y prendrons notre dernier long apéro, soupé, café, pousse café, re pousse café, rere pousse café et enfin dodo !

Dimanche 02 juin :

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons les uns après les autres. Oli et Sylvain ont été cherché le petit déjeuner. Pas de temps à perdre aujourd’hui car nous avons du pain sur la planche ! Moins d’une heure après notre réveil, nous commençons à ranger nos affaires, trier le matos et charger les véhicules. Tout roule à la perfection si bien que nous avons le temps de faire un dernier petit canyon avant de prendre le chemin du retour. Le choix était fait dès le 1er jour. Ce sera le canyon de la Sémine (partie aval). 30 minutes de route plus tard, nous y sommes. Nous nous équipons et c’est partit pour 2-3 heures de descente. L’engagement de ce canyon est bien moindre que celui des jours précédents. Mais qu’est-ce qu’il est beau ! Après quelques minutes de marche, de nage et quelques glissades (les cailloux sont très glissants ici), nous croisons un guide et ses 2 sujets qui entrent dans le canyon par un beau rappel tiré depuis le sommet d’un viaduc (environ 35m). Nous y penserons pour la prochaine fois ! La suite de la descente étant assez simple, nous progressons assez vite pour tomber sur un 1er saut (3m). Une fois sondé, tout le monde y passe. 15-20 minutes plus tard, nous arrivons sur une cascade de 6-7m. La topographie des lieux nous laisse penser que ça se saute mais dans le doute, nous y installons une corde. Sur le temps de la réflexion et de l’équipement, les 3 gaillards que nous avions croisés au début nous rattrapent. Ils nous dépassent en rive gauche et sautent ! Il n’en faudra pas moins pour que nous fassions de même. Et heureusement car ce saut nous mettra en condition pour le suivant. Nous arrivons très rapidement à la fin du canyon, au-dessus d’une C10 et y retrouvons notre guide français. Il nous indique où sauter. Pas besoin de réfléchir, nous y allons. Et waouw, 10m de saut, ça parait long une fois lancé ! La manœuvre terminée, nous entamons la marche de retour. Nous arrivons aux véhicules vers 12h30, en profitons pour dîner, puis entamons la route du retour. Nous disons au-revoir à Cécile et Jérôme car leur route de retour est plus courte que la nôtre !

Quelques kilomètres, quelques bouchons et quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à Arlon pour une Maxi-Frite. Les derniers adieux se feront là-bas. Pour Sylvain, Yves et Arnaud, se sera retour maison. Pour Oli, Amaury et Caro, il y aura un arrêt supplémentaire nettoyage camionnette.

Merci Cécile et Jérôme de nous avoir accueillis dans votre logement !

CaroT, Amaury, Arnaud et Sylvain

Participants: CaroT, Sylvain, Amaury, Arnaud, Olivier, Jérôme, Cécile, Yves (GSCT)

Photos: Sylvain 

L’année commence bien! -Pyrénées catalanes 2019

Dimanche

Le rendez-vous est donné à 18h au local. Le matos est vite préparé avec 3 kits vides et une C10 ! Que la semaine va être dure ! Nous partons à 19h sans oublier le matos canyon et rencontrons la neige après Nancy pour une petite heure. La présence de talkies-walkies égayera nos 13h de route.

Lundi

Nous arrivons à 7h45 à Prades et cherchons immédiatement une boulangerie et un petit café pour petit-déjeuner. Vers 9h, nous trouvons le camping où Alain nous présente notre bungalow. Certains dorment, d’autres vont faire les courses de la semaine. Après avoir mangé, nous nous préparons à être opérationnel pour 13h15, car on nous attend pour faire une grotte. Nous retrouvons Jean-Louis, Michel et Patrick du Conflent Spéléo Club de Prades, sur un parking  du village de Ria, au pont d’En Gorner, pour nous faire découvrir l’Aven Perez. Après une marche d’approche montantes d’environ 15 minutes, l’entrée impressionne par sa taille, surtout Gil, qui pourtant passe sans difficulté. On attaque directement par un puits de 13m qui débouche sur une grande salle. Nous empruntons une galerie étroite descendante qui débouche sur un puits de 14m pour arriver dans la galerie Patrick, d’où nous rappelons la corde. Nous admirons les belles concrétions jusqu’à la Salle Centrale où nous descendons une corde d’environ 10m, pour accéder à la galerie de l’Enfant.

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Week-end canyon en Haut-Jura – 19 au 21 mai

Bief de Préverant – Cascades de la Blénière – Bief de la Goulette – Cascade du Moulin de Vulvoz

Participants : Louise & Quentin qui devaient faire le résumé, Cécile, Nico & Oli (RCAE) + Yves et Thibaut (GSCT) qui ont fait leur propre résumé, que voici :

Ce WE de Pentecôte, nous étions invités à participer au camp canyon du RCAE dans le Haut-Jura.

Rendez-vous est fixé à Arlon avec nos deux passagers, Nico et CaroT, une autre voiture est déjà partie de Liège.

Après presque une nuit de route, nous arrivons enfin au refuge… : une vieille et misérable chaumière perdue au milieu de la forêt, au bout d’un chemin rempli de boue, sans eau ni électricité, vaguement chauffé par un vieux poêle à moitié déglingué et sa corvée bois, empesté par une cheminée délabrée et sa fumée qui envahit toutes les pièces,…. c’est Koh-Lanta  version Jura !

A notre arrivée, Olivier, Cécile, Quentin et Louise sont déjà là.  Tout le monde dort, ne faisons pas de bruit pour ne pas réveiller nos hôtes. Petit à petit la maisonnée s’éveille, et on fait plus ample connaissance sous un généreux soleil et autour d’une bonne fricassée.

Au programme aujourd’hui, Prévérant, un canyon pas trop long et pas trop compliqué, histoire de se mettre en jambes. Avant le canyon, ce qui deviendra le rituel matinal et vespéral des prochains jours : le passage à la fromagerie de Pesse, pour faire le plein de fromages et de saucissons locaux, pour le pique-nique de midi et l’apéro du soir.  Le canyon se déroule bien, malgré une virole oubliée par-ci, ou une longe oubliée par-là, mais chuuut, pas de noms 😉  !!  On installera même un rappel guidé, pas indispensable du tout, juste pour s’amuser et réviser ses techniques.  Nico Météo avait annoncé de la pluie avec son Appli mais pas l’ombre d’une goutte cet après-midi.  Retour au campement après un passage dans la civilisation, comprenez l’Intermarché local.  Corvée eau, corvée bois et corvée feu, Koh-Lanta continue… heureusement qu’on n’a pas dû chasser ni pêcher notre repas…  Ce soir, l’apéro aidant, on trouve à notre table quelques ressemblances avec un duo de stars : Plastic Bertrand Quentin et Louise Lorie… c’est décidé ce sera leurs surnoms, au moins pour le WE.

Ce dimanche, après le rituel matinal de la fromagerie et de la fricassée, direction les Cascades de Blénière. La journée commence bien, l’Appli de Nico Météo annonce du soleil… mais arrivés en haut des dernières cascades le ciel s’assombrit… et se déchaine : du tonnerre, une forte pluie, et même des grêlons !  Pauvres Olivier et Thomas qui équipent pendant que nous nous mettons à l’abri sous un surplomb… Avec sa caméra sur le casque et son appli météo qui dit n’importe quoi, Nico me ferait plutôt penser à l’inspecteur GoPro Gadget…!  Le soleil revient pour la dernière cascade et on se fait encore plaisir avec un beau rappel guidé.  Derniers ébats dans la vasque terminale, photos de groupe et de Quentin qui prend la pose de la petite sirène sur son rocher…. Décidément, ça plane pour lui…! Retour au refuge pour les corvées eau et bois, je m’endors presque à table après le repas… j’ai encore des heures à récupérer… quelques rires moqueurs me réveillent… !

Bief de la Goulette au menu de ce lundi. Changement de rituel ce matin, avant le fromage la journée commence par une cueillette géante de fleurs de pissenlits… à transformer en confiture maison. Arrivés au parking de Goulette, il y a du monde.  On décide de faire la navette de voitures pour gagner du temps, et essayer d’enchaîner avec la Cascade du Moulin de Vulvoz, mais c’est sans compter sur la Police de l’Environnement qui nous suggère de ne pas laisser la voiture là où elle est garée… il faut dire qu’il y avait un panneau “route interdite” bien en évidence avant le parking aval …. A peine remontés au parking amont, qui revoilà ? Nos policiers !  Ils s’arrêtent.. .vont-ils nous demander ici aussi de déplacer le véhicule ? Ouf, non, c’est juste pour discuter un peu et surtout poser discrètement des questions sur qui on est, d’où on vient… 

Après ce canyon sympathique qu’on termine par une belle C32 ouverte sur la vallée, la question se pose pour ceux qui rentrent ce lundi : Moulin de Vulvoz ou pas ?   “C’est pas loin, c’est un beau coin, il y a une belle cascade, on va manger là-bas… “, avec tous ces arguments d’Olivier et Cécile, le sourire de CaroT et l’insistance de Thomas, comment résister ? Allez hop, tout le monde en néo dans les autos et direction Vulvoz, pour une belle C25 ensoleillée avec une magnifique gerbe d’eau retombant dans une vasque vert-émeraude, cascade que certains referont d’ailleurs plusieurs fois !

Mais l’heure tourne et tout a une fin…. et il faut bien se décider à repartir, en se promettant de remettre ça une autre fois !

Encore merci pour l’invitation et à bientôt !

Photos : Yves, Nico & Quentin

Piétiner des perles à Nancy !

Devant me rendre à Nancy cette fin de semaine, je décidai d’essayer d’en profiter pour découvrir leur fameux spéléodrome ( https://usan.ffspeleo.fr/usan2008/index.php?id=40 ). Contact fut donc pris avec l’USAN via Christophe Prévôt (ce doit être une tradition chez les responsables spéléos du NE de l’Hexagone que de porter ce patronyme) lequel relaya ma demande auprès de ses membres. C’est donc ainsi que je me retrouvai ce samedi fin de matinée accoudé dans un bistrot de Villers Clairlieu, en banlieue nancéienne, où : “- Jean-Michel ? – Olivier ?” la jonction fut établie. Le bistrot s’avérant ne pas servir de repas de midi en WE, nous changeons d’établissement et la lasagne maison (affichée de la veille, donc) se voit avantageusement -et plantureusement- remplacée par des côtes de sanglier servies en portions que n’aurait pas dédaignées Obélix.

Ainsi lestés, 13h sonnantes nous voit finalement à pied d’œuvre, un peu de marche, un muret à escalader, une trappe à déverrouiller et ouvrir, une C60 à placer et me voici dans le puits d’accès, un peu plus large que le forage du Rupt mais encombré d’échelons plus ou moins bien conservés. Tandis que Jean-Michel referme la trappe, je me retrouve face à la spécificité du lieu : sous une dizaine de cm d’eau, un sol quasi intégralement couvert de perles des cavernes ! A part la profondeur (qui montera localement jusqu’à mi-cuisse) il en sera ainsi sur les qq 3 des 7 km du réseau que nous visiterons : des perles, des perles, des millions de perles !! à en perdre parfois l’équilibre lorsque l’épaisseur de la couche est telle que le pied y roule et s’enfonce !! Et pour le reste, une galerie creusée fin du XIX dans les marnes (micacées, c’est du dur !) sous une cinquantaine de mètres de calcaires fissurés (mais où on ne connait pas de cavités) drainés de place en place dans cette galerie, à ces points d’écoulement du concrétionnement (immaculé ou localement teinté d’oxydes de manganèse ou de fer), des confortements en béton (d’époque), blocs maçonnés ou briques, quelques rostres de bélemnites, deux escaliers recouverts de calcite, des échelons encroûtés au point d’en ressembler à des marches, des galeries techniques supérieures -que nous emprunterons pour effectuer la “grande boucle”, jetant au passage un œil sur des puits (sur)brochés, sites d’entraînement de l’USAN- quelques galeries annexes ou diverticules remontants -que nous n’aurons pas visités, faute de temps (tant pis, on reviendra en club ! :- )

Car cette visite fut effectuée quelque peu au pas de courses vu mes contraintes horaires. Pour la même raison la sortie ne se fit pas sur cordes mais “bêtement” via les échelles et paliers en place. Ensuite ce fut le retour -dont le traversée de Villers Clairlieu en tenue spéléo, à la grande surprise des rares automobilistes et piétons croisés- et la tentative de déséquipement du puits d’entrée : après une dizaine de mètres la corde s’étant coincée, Jean-Michel prit la décision de laisser tomber et nous sommes retournés au parking finir de nous changer avant que je ne reprenne la route tout juste dans les temps. Non sans lui laisser quelques bières spéciales, à partager avec Christophe.

Et Jean-Michel de conclure “mais je ne bois pas de bière : c’est moi qui guide et c’est lui qui trinque !”