L’année commence bien! -Pyrénées catalanes 2019

Dimanche

Le rendez-vous est donné à 18h au local. Le matos est vite préparé avec 3 kits vides et une C10 ! Que la semaine va être dure ! Nous partons à 19h sans oublier le matos canyon et rencontrons la neige après Nancy pour une petite heure. La présence de talkies-walkies égayera nos 13h de route.

Lundi

Nous arrivons à 7h45 à Prades et cherchons immédiatement une boulangerie et un petit café pour petit-déjeuner. Vers 9h, nous trouvons le camping où Alain nous présente notre bungalow. Certains dorment, d’autres vont faire les courses de la semaine. Après avoir mangé, nous nous préparons à être opérationnel pour 13h15, car on nous attend pour faire une grotte. Nous retrouvons Jean-Louis, Michel et Patrick du Conflent Spéléo Club de Prades, sur un parking  du village de Ria, au pont d’En Gorner, pour nous faire découvrir l’Aven Perez. Après une marche d’approche montantes d’environ 15 minutes, l’entrée impressionne par sa taille, surtout Gil, qui pourtant passe sans difficulté. On attaque directement par un puits de 13m qui débouche sur une grande salle. Nous empruntons une galerie étroite descendante qui débouche sur un puits de 14m pour arriver dans la galerie Patrick, d’où nous rappelons la corde. Nous admirons les belles concrétions jusqu’à la Salle Centrale où nous descendons une corde d’environ 10m, pour accéder à la galerie de l’Enfant.

Celle-ci est plus humide que le reste de la cavité et les concrétions paraissent plus “vivantes”. Après avoir été jusqu’au fond de la Galerie Centrale, Débo et Yu remontent par la corde pendant que les autres trichent en escaladant sur le côté ! Nous ne ferons pas la Galerie Inférieure pour profiter de la Supérieure qui commence par une main courante et qui rejoint la galerie Claude. 

Tout est incroyablement concrétionné et devant nos yeux émerveillés, Michel nous prévient qu’il s’agira de la grotte la plus moche de la semaine …ça promet ! Nous ressortons à quatre pattes au bout de cette galerie pour clôturer la traversée vers 18h. Michel et Patrick font remonter Amaury par le sentier pour lui faire déséquiper la corde d’entrée, pendant que les filles leurs apprennent à faire des selfies.  TPST: 4h Jean-Louis nous rejoint au chalet pour boire sa bière belge préférée que nous lui offrons avec grand plaisir ! Nous finissons la journée par un saucisse-lentille au gras d’oie et nous ne tardons pas à nous coucher.

Mardi

Rendez-vous à 9h sur le même parking qu’hier pour rencontrer Jérôme, le propriétaire du terrain où l’entrée de la cavité se trouve. On rentre tous les 6 vers 10h, surpris par la taille de la porte… Devant nous, pas moins de 21km de galerie… bienvenue à En Gorner. Nous commençons la progression par la galerie de Marbre. Au sol, jonchent de jolis morceaux de marbre de couleur ocre. Dans une salle où se trouve des  plaquettes, nous en profitons pour pendre Yu afin de régler ses longes. Nous admirons au passage, un point d’eau où de la calcite flottante s’est développée. La galerie Pares nous mène directement à la galerie du Métro. Pendant environ 700m, nous marchons dans cette immense galerie sableuse en suivant le fil téléphonique qui sert de fil d’Ariane.

Nous arrivons à un croisement et nous tournons à gauche pour aller visiter la partie occidentale ; pour cela, nous passons dans l’épique galerie du Chaos où nous avons réussi à faire une boucle… 2 fois ! Après avoir enfin trouvé une corde disposée en main courant qui indique la sortie de l’éboulis, la faim nous gagne et Charlotte imagine des aigles partout, en cherchant la galerie à son nom. On arrive où une immense concrétion au milieu d’une salle ressemble fort un aigle majestueux. Nous mangeons à ses pattes et décidons d’aller faire la galerie des Merveilles. 

Pour cela, il faut faire une petite escalade d’environ 9m que Gil effectue, afin de l’équiper pour faire monter le reste de la troupe et nous nous retrouvons dans cette merveilleuse galerie blanche, avec une grande diversité de concrétions. Quelques peu abîmée et salie par d’anciens passages sauvages, elle garde toute sa beauté. Yu s’arrête pour se reposer, pendant que les autres vont jusqu’au bout de la galerie et trouvent des petits témoignages écris sur de petites plaquettes d’argile séchée datant de 1978. Nous rebroussons chemin en prenant notre temps et avant de descendre, nous décidons de faire deux équipes : une prendra le chemin du retour, pendant que la deuxième continuera l’exploration.

Amaury, Yu et Gil  quitte l’Aigle vers 16h pour arriver à 18h30 à la sortie sans problème particulier et en ne se perdant pas dans le chaos tout en admirant des chauves-souris. Débo, Solenn et Charlotte parcours la galerie de l’Aigle jusqu’à atteindre la baïonnette pour accéder au réseau des Aragonites. Nous cherchons la flaque d’eau dans laquelle il faut se tremper pour accéder à la dernière salle où se trouvent en gros nombres ces concrétions particulières. Sans jamais la trouver, nous arrivons au fond d’une galerie et pensons qu’il s’agit en fait de la supérieure. Nous faisons donc demi-tour et arrivons à l’aigle à 17h30.  

On rebrousse chemin en traversant la galerie du Chaos sans encombre (et en suivant les flèches !) et arrivons au croisement pour filer vers la rivière, en suivant le fil électrique et en traversant la galerie de Nodes. Nous arrivons à la fin du câble dans un éboulis, après quelques recherches sans conviction, nous ne trouvons pas le début de la rivière, et vu l’heure, nous décidons de faire demi-tour. Nous repassons par le croisement pour récupérer le kit laissé préalablement et nous mettons une demi-heure en pressant le pas pour rejoindre la sortie. Nous passons la porte à 20h pour rejoindre les copains aux voitures. TPST: 8h39 et 10h À la maison, nous attend le livre du Réseau Lachambre avec son immense topo, apportée par Jean-Louis qui était venu chercher une Rochefort ! Après étude le la topo d’En Gorner, nous pensons qu’au lieu d’avoir fait le réseau des Aragonites, nous nous sommes perdues dans le réseau Banana ! Rien que pour le nom, c’est pas si grave !

Nous reprenons nos forces autour de pâtes-lardons-crème-champignons.

Mercredi

Nous rejoignons notre nouvel ami Michel vers 10h, au parking à l’entrée de Villefranche, pour faire la grotte Vidatripa. La marche d’approche montante d’environ 15 minutes se fait à travers la garrigue, nous arrivons en haut d’une falaise où nous admirons une superbe vue. Pour accéder à la grotte, nous sommes obligés de passer par un ensemble de cordes attachées à la falaise pendant 15-20m, où le passage est assez glissant. Nous contemplons la porte de 60cm², qui s’ouvre avec une clef qui ressemble fort à une baguette de sourcier made in Jean-Louis ! La première galerie se fait à quatre pattes et nous tombons sur un crâne de chien.

Cette cavité fait environ 3 km, que nous admirons avec émerveillement vu la quantité de concrétions diverses qui se trouvent. Tout le long de notre progression, nous suivons la galerie inférieure, où nous admirons sa blancheur de haut. Nous allons jusqu’à la galerie des Os qui porte bien son nom. En effet, des ossements d’ours sont éparpillés un peu partout, dont un crâne calcifié et une colonne vertébrale quasi complète. De ci de là, se trouve des bauges, des trous creusés dans la terre pour qu’ils puissent dormir. Sur une paroi, nous pouvons observés des griffures d’ours. La théorie des archéologues est qu’une colonie d’ours habitait ici et qu’un effondrement a bloqué leur entrée.

Nous revenons sur nos pas jusqu’à la grande salle où nous mangeons. Après une petite demi heure de pause, nous faisons la galerie du nord où les concrétions sont différentes, certaines de couleur ocre et dans le fond, orange. Nous rebroussons chemin en admirant une dernière fois toutes ces choses incroyables et sortons sous un beau soleil à 15h30. TPST: 5h

Michel nous accompagne jusqu’au chalet pour l’apéro et Jean-Louis nous rejoint pour déguster sa Rochefort ! Après leur départ, nous mangeons des escalopes de dinde accompagnées de blé et de châtaignes à la sauce chasseur en attendant Caro qui arrive vers 21h. Galette des rois, Woodberry et Chartreuse clôturent les retrouvailles !

Jeudi 

Aujourd’hui, la grasse mat s’impose ! On se lève tranquillement vers 9h pour faire quelques courses et aller visiter Eus, un des plus beaux villages de France. Dans ce charmant petit bourg aux airs abandonnés, la team-chat nous lache pour caresser leurs nombreux amis félins avant de nous retrouver pour une petite séance de géo-caching. Après de nombreuses photos, la team-chien trouve Charlie et nous rentrons au camping.

Nous reprenons la route pour Thues-les-Bains vers 13h pour cette fois ci, faire un canyon. La particularité de celui-ci, est la présence de source d’eau chaude qui se déversent dans différentes vasques du canyon, rendant le température de l’eau très agréable pour un mois de janvier ! On débute la marche d’approche vers 14h et évidemment, on se trompe de sentier ! Après être monté tout en haut, puis redescendu tout en bas pour remonter, nous arrivons enfin au départ du canyon ! Et il est 16h quand nous le commençons ! C’est une première pour Débo et Yu qui profitent des conseils de Gil. Le canyon est relativement facile et parfait pour débuter. L’eau est chaude, il y a quelques toboggans, les gens qu’on croise sont tout nu et Amaury a un peu de mal à contre-assurer ! Après une C9 et une C11, on profite de la dernière vasque pour faire et refaire le dernier toboggan avant d’attaquer la dernière cascade de 35m. La nuit commence doucement à tomber au fur et à mesure de notre descente. Il est 18h40 quand nous sortons du canyon à la lumière de nos casques. Pour rejoindre le parking, nous devons traverser la rivière sous la route principale en formant une chaîne humaine. TPDE: 2h30

On rentre au chalet où Solenn nous fait des crêpes trop bonnes et nous passons la soirée à trinquer à l’obtention du diplôme de DébO et au départ de Yu et d’Amaury.

Vendredi

Yu et Amaury prennent la route pour le nord de très bon matin et arriverons vers 17h30 sans encombre.

Journée exceptionnelle pour les autres, car aujourd’hui nous visitons le réseau Lachambre. On rejoint Jean-Louis à 9h au parking de la gare. Après une courte marche d’approche, nous arrivons devons cette énorme porte d’entrée similaire à un coffre fort de banque ! Une plaque commémorative rendant hommage à André Lachambre et sa femme orne l’entrée. Nous parcourons ces quelques 26 km de galerie en faisant un parcours traversant toutes les plus belles zones de la cavité. Nous passons dans des endroits fragiles où nous avons peur de tout casser et où tout est trop blanc pour faire des photos ! 

Nous suivons avec beaucoup d’intérêt les explications de Jean-Louis qui connait par cœur ce labyrinthe. Nous entrons par la galerie Pages et passons par la rivière fossile avant de nous envoyer dans une galerie supérieur sans grand intérêt. Il insiste pour que l’on recherche la plaque du nom de cette dernière… Galerie Pol Xhar (hein???). Nous continuons à travers la galerie Francois pour arriver à une échelle installée en fixe. Nous descendons donc la dizaine de mètres pour arriver dans cette immense galerie du Canigou (secteur central). Nous trottons jusqu’à la salle Cisquet avant de quitter cette route pour la galerie Lotois. 

Au milieu de celle ci, nous effectuons une escalade de quelques mètres pour admirer la magnifique galerie Marie Hélène. Nous progressons à quatre pattes en espérant léviter! Nous y apercevons d’étranges concrétions ressemblant à des brosses à dents! Nous revenons sur nos pas, passons quelques éboulis et continuons pour retrouver la galerie du Canigou. Nous remontons l’échelle mais bifurquons pour visiter son secteur oriental. Nous passons quelques endroits instables pour revenir dans du très grand et du très beau, la galerie du Merder. Sans doute notre préférée, elle abrite toute sorte de concrétions et nous ne savons plus où donner de la tête!

Nous arrivons enfin en bas des canyons blanc, ceux qui ont surrement fait la renommée de la grotte mais qui a surtout aidé à la classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous traversons donc cette galerie incroyablement blanche, tapissée d’aragonites en forme d’aiguilles auxquelles se sont ajoutés des dépôts nodulaires d’hydromagnésie. Nous rebroussons chemin afin de préserver les autres parties et redescendons dans la galerie principale où tout est encore très beau, jusqu’à la sortie. TPST: 8h Après un calin collectif pour remercier Jean louis, nous le rejoindrons en début de soirée à son local, pour retrouver Michel et rencontrer les autres membres du club de Prades. Après leurs avoir faire goûter nos différentes bières, nous les quittons pour rejoindre le centre du village afin de déguster les spécialités locales et ainsi, achever la semaine. 

Samedi

C’est vers 9h que nous nous séparons de Caro et que nous quittons le beau soleil de Prades, bercés une dernière fois par “nos souvenirs”.

 Nous remercirons sans doute jamais assez Jean louis, Michel et Patrick, ainsi que tous ceux qui nous ont aidé dans la réalisation de ce camps, pour nous avoir fait décrouvir leur région, pour nous avoir guidés, pour avoir supporter nos selfies, pour nous avoir montrer que des grottes exceptionnelles et pour nous avoir fait autant rêver.

Participants: Gil, Amaury, Yulriche, Solenn, DébO, Caro et Charlotte

Photos: Charlotte, Caro et Yu

Logement: Camping les portes du Canigou chemin du gaz 66500 prades

Ouvrages: Le Conflent souterrain – 2 volumes

“-On est dans un bungalow ou un mobilhome ? -En fait, il faudrait démonter le bâtiment pour le savoir précisément… -Ecris chalet !”

“-Au fait…quelqu’un sait ce que c’est des aragonites ? -…”

“-On prend une galette des rois ? -NON !”

“-Y a un courant d’eau froide… -C’est moi qui a fait pipi !”

“Il faut toujours se mettre devant Gilou le prouteux et Caro le caillou !”

“Tout le monde est passé ? Même le petit gros ?”

“Tu me prends en photo en faisant le chat ?”

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