Tous les articles par Olivier Stassart

Piétiner des perles à Nancy !

Devant me rendre à Nancy cette fin de semaine, je décidai d’essayer d’en profiter pour découvrir leur fameux spéléodrome ( https://usan.ffspeleo.fr/usan2008/index.php?id=40 ). Contact fut donc pris avec l’USAN via Christophe Prévôt (ce doit être une tradition chez les responsables spéléos du NE de l’Hexagone que de porter ce patronyme) lequel relaya ma demande auprès de ses membres. C’est donc ainsi que je me retrouvai ce samedi fin de matinée accoudé dans un bistrot de Villers Clairlieu, en banlieue nancéienne, où : “- Jean-Michel ? – Olivier ?” la jonction fut établie. Le bistrot s’avérant ne pas servir de repas de midi en WE, nous changeons d’établissement et la lasagne maison (affichée de la veille, donc) se voit avantageusement -et plantureusement- remplacée par des côtes de sanglier servies en portions que n’aurait pas dédaignées Obélix.

Ainsi lestés, 13h sonnantes nous voit finalement à pied d’œuvre, un peu de marche, un muret à escalader, une trappe à déverrouiller et ouvrir, une C60 à placer et me voici dans le puits d’accès, un peu plus large que le forage du Rupt mais encombré d’échelons plus ou moins bien conservés. Tandis que Jean-Michel referme la trappe, je me retrouve face à la spécificité du lieu : sous une dizaine de cm d’eau, un sol quasi intégralement couvert de perles des cavernes ! A part la profondeur (qui montera localement jusqu’à mi-cuisse) il en sera ainsi sur les qq 3 des 7 km du réseau que nous visiterons : des perles, des perles, des millions de perles !! à en perdre parfois l’équilibre lorsque l’épaisseur de la couche est telle que le pied y roule et s’enfonce !! Et pour le reste, une galerie creusée fin du XIX dans les marnes (micacées, c’est du dur !) sous une cinquantaine de mètres de calcaires fissurés (mais où on ne connait pas de cavités) drainés de place en place dans cette galerie, à ces points d’écoulement du concrétionnement (immaculé ou localement teinté d’oxydes de manganèse ou de fer), des confortements en béton (d’époque), blocs maçonnés ou briques, quelques rostres de bélemnites, deux escaliers recouverts de calcite, des échelons encroûtés au point d’en ressembler à des marches, des galeries techniques supérieures -que nous emprunterons pour effectuer la “grande boucle”, jetant au passage un œil sur des puits (sur)brochés, sites d’entraînement de l’USAN- quelques galeries annexes ou diverticules remontants -que nous n’aurons pas visités, faute de temps (tant pis, on reviendra en club ! :- )

Car cette visite fut effectuée quelque peu au pas de courses vu mes contraintes horaires. Pour la même raison la sortie ne se fit pas sur cordes mais “bêtement” via les échelles et paliers en place. Ensuite ce fut le retour -dont le traversée de Villers Clairlieu en tenue spéléo, à la grande surprise des rares automobilistes et piétons croisés- et la tentative de déséquipement du puits d’entrée : après une dizaine de mètres la corde s’étant coincée, Jean-Michel prit la décision de laisser tomber et nous sommes retournés au parking finir de nous changer avant que je ne reprenne la route tout juste dans les temps. Non sans lui laisser quelques bières spéciales, à partager avec Christophe.

Et Jean-Michel de conclure “mais je ne bois pas de bière : c’est moi qui guide et c’est lui qui trinque !”

Désob à Miroule

Pendant près de 30 ans Albert Briffoz et Albert Deum pensaient trouver une grotte en utilisant cette ancienne perte qui est maintenant nommée la “grotte de Miroule”. Les travaux étaient depuis en “stand by” et attendaient que de courageux spéléo y retournent. Première fois depuis les anciennes fouilles : ce week-end… et je vous garantis que les « Meta » (Meta menardi) nous attendaient… Brrrr

8h30…Première team à commencer la désob dans cette étroite grotte : Colin Cloos (RCAE / C7-CASA) et Claire Chauveau (CRSOA / ex-RCAE).

Il est nécessaire de préciser que dans les conditions de la désobstruction de cette grotte où à peine une personne sait tenir allongée au fond, grattant avec le bout de ses doigts en position superman…

Je vous laisse imaginer….

L’autre personne (le « récupérateur) se retrouve derrière à récupérer les nombreux blocs que le courageux superman boueux fait péniblement glisser sur le côté à l’aide de son autre main…

Le « récupérateur » doit ensuite mettre les blocs dans un petit « traîneau » et les tirer difficilement au milieu de la boue, des blocs sur le chemin et des étroitures, jusqu’à une partie plus large de la grotte qui est en fait la seule salle et le seul endroit où on peut se mettre assis, voire debout pour les <160 cm…

1h30 chacun … puis 1h chacun pour le second run et enfin 30 minutes pour le dernier run

Avancée : 2,5 mètres… en six heures de boulot…

Petite frayeur après le deuxième tour de Colin au fond du trou : après plus de 4h45 de grattage dans le fond, Colin est pris de vertiges : accumulation de CO2 ou hypoglycémie ? Nous ne savions pas mais dans tous les cas une petite pause était nécessaire…

Après un peu de repos et quelques barres de chocolat, nous reprîmes le travail… jusqu’à 14h30-15h, sortie de la grotte :

La deuxième équipe Gauthier Roba (CRSOA) et Antoine Theiner (RCAE), arrivèrent vers 15h30-16h.

Le but était de continuer la désob (chacun une heure) puis d’introduire une caméra gopro dans le fond de la désob (passage très étroit entre le plafond et les sédiments) pour essayer de « voir » la suite.

Ce fut malheureusement quelques peu décevant compte tenu de la noirceur du fond et la difficulté de l’apport de lumière vu l’étroitesse de l’ouverture. Mais excepté les sédiments et du colmatage, continuer la désob pourrait être intéressant…

Sortie de la deuxième équipe à 19h…

Claire Chauveau (CRSOA)

Samedi 6 mai – 1ère formation Brevet B

Sous un soleil radieux ce samedi 6 mai, Solenn, Gil, Benjamin, Pol (SSN) et Daniel (Sus-Pendus) se retrouvent à la Maison de la Spéléo pour suivre la première formation préparatoire au Brevet B.

Apres une rapide mise en route du percolateur, c’est devant une bonne tasse de café que Olivier démarre son programme.
Qui commence par un tour de table où chacun se présente, explique son parcours spéléologique et ses motivations à suivre cette formation.

Olivier enchaîne alors ses chapitres avec l’aide d’un dafalgan ou deux. En effet, un virus l’accable depuis quelques jours et sa forme n’est pas comme le soleil qui nous attend dehors.
Apres un rapide topo administratif sur les différents brevets, on découvre les notions de facteurs de chute, la théorie des cordes et autre noeuds savants (à faire et aussi à ne surtout pas faire).
Passé la partie théorique, nos tartines sont avalées aussi sec et nous prenons la route pour la carrière de Sprimont (mais à Floreffe !), où nous attendent le soleil et les travaux pratiques.

On débarque le matériel et, après un rapide repérage, des voies sont attribuées à chacun pour un premier exercice d’équipement.
Tous préparent ce dont ils -ou elle- ont besoin et c’est parti. Alors que tout le monde est bien engagé dans ses noeuds, Benjamin semble avoir disparu de la scène. Oli part à sa recherche, et se rend compte qu’il a raté son point de départ. Engagé loin dans les matitis, au mauvais endroit, pas anormal qu’il galère à trouver des points amarrage qui n’existent pas.
Un petit rappel à l’ordre, et le voilà remis sur le droit chemin.
Entre temps, les autres ont fini leur équipement et Olivier entame la pratique des techniques de dégagement d’équipiers. Et chacun de dégager sa chacune, et inversement -parfois avec un peu d’hésitations et pas mal de temps. Ensuite ce sont les techniques de réchappe qui sont abordées -surtout pour Pol & Daniel, puisqu’au RCAE nous les avions vues encore récemment ! Une fois tout le monde redescendu, nous revenons une dernière fois sur le cahier des charges pour les cotations et les fautes grâf’.
Mais le temps passe plus vite que prévu, et à bientôt 18h30, chacun part déséquiper. Le matériel est rassemblé, les cordes lovées, et on repart vers la Maison de la Spéléo pour ranger le matos et se dire au revoir.
RDV est pris pour la prochaine journée.

Benja (& Gil pour la partie où Benja “bartassait” de son côté)

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Abîme de la Chawresse – Réso-B

Entrée “propres, frais (ou presque) et secs” sous le soleil avec des VVS Jongeren (+/- le Spéléo J de nos compatriotes – www.speleovvs.be/index.php/nl/jongeren) vers 11h30, sortie “trempés, courbaturés et glaiseux” sous les premières étoiles derrière 3 membres de l’Astragale vers 19-20h.

Et voici le CR de Patrice pour l’entre deux :

Sortie très sportive dans le Réso-B pour un inter-clubs !

Le projet était d’explorer un puits oblique tout au fond du Réso-B et ensuite de boucler ce réseau exigeant.

Olivier nous a conduit et même materne tout au long du parcours. Arrivé sur place, une rapide visite dans cette tranchée trop étroite a permis de constater que ce sera un chantier « pour les générations futures »

A la sortie, nous étions tous convaincus (frigorifiés et crampés) que l’humain s’épanouit dans les douches chaudes.

TPST : 8 heures

Participants volontaires, RCAE : Charlotte, Olivier, Colin et Sylvain ;  GRSC : Patrice

CR : Patrice