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L’abîme ne fait pas le moine

L’abîme de Beaumont

Samedi 23 février 2014 après un passage obligé au local, se retrouvent Alex, Jean, François², Eva, Charlotte et Vinnie à Esneux. Après les changements de vêtement d’usage, il est 11h quand ils s’enfoncent sous terre. Le passage de baïonnette se fait avec quelque difficultés pour certains à tel point que Jean décide déjà de faire demi tour et de profiter du paysage ensoleillé.

Vinnie équipe surveillé par Alex dans un enchainement de puits. Juste au dessus de dernier, il comment l’erreur du débutant à savoir faire tomber les amarrages… Pas trop de mal à déplorer, en effet le matos ne s’est pas perdu et a terminé sa chute amorti par une pente boueuse et sèche. Une fois dans la première salle, et passé la fameuse concrétion cassée, il est temps d’équiper le pas du Montagnard et de continuer dans les salles successives. Ensuite, demi-tour et pendant que la troupe entame la remontée, Vinnie fait quelques clichés talonné par Alex qui déséquipe. La remontée par la baïonnette reste la partie la plus difficile de cette cavité!
Il est 15h30 quand tout le monde est dehors.
Cette fois pas de verre pour terminer la sortie mais un nettoyage de matos en bonne et du forme.

Participants : Alex, Jean, François², Eva, Charlotte et Vinnie

Tpst 4h30

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S.E.P.T extra!

Vendredi 07/02/2014

Il est peu avant 18h quand nous démarrons le mini-bus. Nous sommes 6 (Alex, Benja, Laurence, Antoine, Charlotte et Vinnie) et nous prenons la route du sud.
Nous avons rendez-vous avec l’ULS à Arlon pour embarquer des kits remplis de cordes et un diable puis nous allons manger dans notre friterie habituelle. Le ventre plein, nous nous remettons en route et arrivons, après 4h de trajet, face à l’entrée des carrières souterraine de Savonnières-en-Perthois aux alentours de 23h. L’ULS est déjà en partie dans les entrailles de la terre et installent le campement. Bien chargés, nous ouvrons la lourde porte qui nous mène dans les carrières souterraines. Après une marche agrémentée de quelques passages dans la flotte d’une petite demi-heure nous rejoignons le groupe.

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Les meilleures places sont déjà prises mais chacun trouve son nid. Alors que certains entrechoquent leurs gobelets et taillent le bout du gras, d’autres en profitent pour explorer ce dédale souterrain.

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Doucement, les yeux se ferment pour d’autres ténèbres et le royaume des rêves.

 

Samedi 08/02/2014

Il est 8h30 quand l’agitation réveille les derniers endormis. Nous déjeunons tout en essayant d’organiser la journée : Plusieurs groupes vont se rendre dans les différents gouffres intéressants qui traversent la carrière et les équiper. Ils remonteront ensuite et iront visiter l’une ou l’autre cavité déjà équipée par leur collègues.
Nous nous changeons, préparons le matos et puis le petit groupe RCAE chemine à travers le labyrinthe de piliers et couloirs pour se rendre à l’entrée du Gouffre de L’Avenir. L’idée est de faire la traversée et remonter La Grande Viaille qu’un autre groupe qu’on croisera, aura équipée.

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Il est 11h30 quand Benja se lance dans la mise en place des cordes, amarrages, et autres nœuds pour descendre dans la succession de puits plus ou moins arrosés. Après une paire d’heure, et quelques méandres un peu étroits plus tard, nous arrivons au pied d’un P30 qui est la jonction avec La Grande Viaille.

Un escadron de l’ULS nous y attend et entame la remontée de l’Avenir. Antoine préfère les suivre accompagné d’Alex. C’est amputé de ces derniers que notre groupe démarre la remontée du P30 qui nous fournit une belle douche rafraichissante pour pas un balle. Un ou deux autre puits plus haut nous nous engageons dans des méandres la plupart du temps en oppo. La progression devient de plus en plus étroite et effilée. Nous nous égarons un peu, Charlotte tentant en éclaireuse de trouver la suite sans trop de succès. Nous n’avons plus d’eau ni de nourriture avec nous, c’est pourquoi nous décidons prudemment de rebrousser chemin car nous sommes déjà assez fatigués et sentons que nous nous épuisons pour rien.
Un autre groupe de l’ULS est en train de remonter la Grande Viaille. Il semble connaitre la route. C’est pourquoi Charlotte les accompagne par la bonne sortie cette fois.
Benja, Laurence et Vinnie réempruntent le P30 (qui est d’ailleurs vachement plus impressionnant à la descente) pour après emboiter le pas aux derniers visiteurs de cette cavité. Les derniers déséquipent.
Il est 19H30 quand la grotte est enfin vidée de ses intrus (dont certains seront restés 8h).
De leur côté, Antoine et Alex, sortis prématurément de l’Avenir, se font une visite éclaire de la Besace en accompagnant Tom qui déséquipe le trou.
De retour au campement, nous pouvons enfin enlever nos vêtements trempés et nous jeter sur l’apéro.
Un spaghetti finit de nous ragaillardir. Tandis que les plus jeunes entament une partie de pétanque 3D, d’autres se lancent dans la dégustation de vin chaud, liqueur de café et certaines boissons houblonnées voire spiritueuses. Il est 2h30 quand les dernières conversations s’éteignent dans le silence éternel des lieux.

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Dimanche 09/02/2014

Nous nous levons à 9h30, déjeunons et commençons à rassembler nos affaires et lever le camp pour retrouver la lumière du jour à 12h30. Après le chargement, nous prenons la route d’Arlon pour aller redéposer une partie du matos de l’ULS.

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Le voyage est plus calme et silencieux qu’à l’aller !
De retour au local à 17h, nous trainons un peu avant d’aller manger dans un resto italien de Boncelles.
Il est 20h quand on sort de table et se tape la bise d’aurevoir.

Participants : Alex, Benja, Antoine, Charlotte et Vinnie + Laurence R. (anc. du club) et nos amis de l’ULS

Tpst : 37h30

Manants ou jamais

Il y’a sans doute une malédiction des clés avec le Trou des Manants  et la section spéléo du RCAE…
En effet le pauvre Olivier est réveillé peu avant 9h pour prêter ses clés du local, ce qui n’était pas vraiment prévu au programme de sa grasse mat !
C’est donc peu après 9h dimanche 26 janvier 2014, qu’Arnaud S, Charlotte, Antoine, Eva et Vinnie se retrouvent au Sart Tilman et prennent un peu de matos perso. Pour le reste, nous voyagerons léger puisque Arnaud D qui nous attend déjà sur le parking a tout prévu .

Arrivés à Tilff, nous nous changeons donc sur place et puis prenons le sentier qui mène à l’entrée du Trou des Manants. Nous sommes en de bonnes mains, puisque c’est le CRSL, le club d’Arnaud qui a découvert en 1985 un prolongement et gère cette cavité.
Cela commence par des passages parfois étroits et chaotiques puis une petite salle avec une entrée de puits plutôt instable. Nous continuons par une autre « voie » et arrivés dans la Salle Sèche, nous allons faire un petit tour dans le beau méandre. C’est à ce moment que nous nous séparons en 2 groupes de 3.
Vinnie continue de s’initier à l’équipement dans un P9 suivi de près par Arnaud S et Charlotte jusqu’en bas de la Salle Blanche ensuite dans un autre puits de 5 mètres avant de retrouver l’autre groupe. Nous suivons alors la rivière souterraine qui finit irrémédiablement par nous mouiller surtout quand à 4 pates, nous gagnons le siphon.

Demi-tour, et nous voici remontant la flotte pour nous séparer à nouveau le temps du bouclage. Salle du Smog et une vilaine étroiture plus tard, Vinnie déséquipe pour arriver dans le Salle de la pluie suivie de celle du 25eme et nous remontons à la surface.
Vu la Chawresse qui nous longe, nous en profitons pour nettoyer tout le matos sur place.
Nous nous réchaufferons un peu tout en discutant autour d’un verre sur une terrasse chauffée à l’Amirauté histoire de bien finir la journée.

Vinnie

Participants : Arnaud S, Eva, Charlotte, Antoine, Vinnie + Arnaud D du CRSL

Chawresse-Veronika 14/12/2013

Les possibilités pour la sortie de ce samedi 14 décembre étaient nombreuses, le choix cornélien entre la traversée Chawresse-Veronika, le Réseau B et Veronika. Il a fallu distiller les envies, disponibilités de tou(te)s pour un tantinet s’organiser. Il fut décidé (unilatéralement) qu’un groupe se lancerait dans la traversée dès le matin et que le 2eme groupe se limiterait à une petite sortie dans Veronika l’après-midi.

Le 1er groupe composé de Alex, Simon, Vinnie, Benja, Caroline, Eva qui après s’être retrouvé au local part rejoindre Arnaud S déjà en tenue près à Tilff près de l’entrée de la Chawresse.
Après s’être tous déguisés en spéléo comme lui, nous longeons le ruisseau avant de rejoindre la petite lucarne aménagée. Il est 11h20 quand nous descendons sous terre. C’est tout de suite étroit et il faut se contorsionner pour passer le premier coude. Nous poursuivons dans ce dédale par les cannelures et continuons encore la progression éreintante pendant une bonne heure et demi avant de faire une pause soupe biscuits dans une petite salle. Arnaud en profite aussi pour faire une petite photo de groupe.

Nous reprenons notre périple par le réseau du Fil Rouge  et puis des Rotules  avant d’entamer l’interminable ramping. Nous allons admirer la grande salle concrétionnée de Veronika avant d’aller jeter un coup d’œil au dessus du P8 ou l’autre groupe s’est engouffré. Nous arrivons dans le tunnel de CILE et en profitons pour encore une petite photo de groupe.


Il est 16h30 quand nous ressortons bien boueux à l’air libre. Nous revenons nous changer aux voitures avant de repasser au local pour un brin de nettoyage.

Le second groupe se la fait plus cool, avec pour objectif une sortie photos dans Veronika, d’abord dans le réseau inférieur, ensuite dans les galeries phréatiques.

Un peu plus tard vers 18h, les invités commencent à arriver à l’Atelier 127 à St Léonard pour le traditionnel Souper Club. Certains sont partis faire les courses et l’apéro précède à une raclette-pierrade. Les discussions s’enchaînent jusqu’à bien tard pour certains dans un esprit de franche camaraderie.

Vinnie

Participants du groupe 1: Alex, Arnaud S, Benja, Caroline, Lea, Vinnie et Simon

Participants du groupe 2 : Jérôme, Jean, Charlotte et Antoine

Tpst : 4h

Expé Capéran – Pires Ainées – 22/07/2013 au 01/08/2013

Ce camp était prévu de longue date à l’initiative du club C7/Casa et il avait été prévu que la section spéléo du RCAE s’y greffent pour, tout le monde l’espérait, y faire des explos.
Les conditions sur place n’étaient pas très prometteuses les jours précédents le départ, en effet la neige y était encore bien trop présente pour l’époque de l’année. Certaines entrées de cavités étant même complètement bouchées et le chemin habituel pour accéder au plateau du Capéran était quasi impraticable.
Différents groupes d’éclaireurs du C7 se rendirent quelques jours avant la fatidique date du 22 juillet sur place pour tâter un peu le terrain.
En ce qui nous concerne, les objectifs du séjour étaient un peu flous du fait que nous n’y étions jamais allés et que les conditions neigeuses nous faisaient passer successivement d’un plan A à un plan B, puis C,…
C’est dans ce climat de doutes et d’interrogations que l’on se retrouve au local à 5h du mat le

lundi 22/07.


Olivier ayant au dernier moment déclaré forfait à cause de son dos en compote, nous sommes 4 à partir dans le mini bus finalement : Alex, Gauthier, Vinnie et en plus Arnaud D du CRSL.
On démarre à 5h45 après avoir chargé le mini-bus. On prend la route du Sud en se relayant au volant toutes les 2h. Le temps est caniculaire, mais l’airco rend le voyage moins lourd.
On arrive vers 20h au village de Laruns après avoir cherché un endroit où nous restaurer. On trouve « L’Auberge Belle Vue ». Les repas sont microscopiques et un peu chérot, heureusement qu’il y’a du pain à volonté et que le Jurançon est frais ! On quitte la table à 22h15 et à travers des chemins pentus, on se met à la recherche d’un endroit où camper. On finit par trouver quelque chose de plus ou moins plat. On trinque une dernière fois avant de poser nos matelas dans les pierrailles et dormir à la belle étoile.

Mardi 23/07,

on se lève à 8h, remballe nos affaires et on se rend à Gourette. On retrouve Rodolphe venu nous dire bonjour. Le village semble encore endormi en dehors de la saison de ski. Jack nous avait conseillé d’aller goûter aux omelettes de Jean-Michel à la Quebotte mais celle-ci étant fermée, on va prendre le petit déj dans une auberge au soleil. L’omelette n’y est pas mauvaise pour autant !
Il est 10h quand nous retrouvons Jean-Michel, restaurateur, chasseur, bonhomme, ami de Jack. Nous nous attablons quelque peu dans son établissement pour taper la discute et puis comme prévu nous chargeons notre barda dans son pick up.

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Il nous amène tous parmi des sentiers parfois raides le plus près possible du plateau de Bouy. Après une petite demi-heure de trajet chaloupé, le chemin devient impraticable à tout véhicule et nous déchargeons. Nous faisons un premier portage de 25 minutes jusqu’à la cabane de Bouy où nous retrouvons le camp du C7.
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Pendant qu’Alex et Arnaud s’installent, Gauthier et Vinnie font un deuxième et dernier portage. Après s’être nourri, on décide de faire un premier portage vers le plateau du Capéran.
Il est aux alentours de 15H quand nous démarrons chargé de nos affaires spéléos et d’autres choses. Nous nous trompons de chemin plusieurs fois, et finissons par nous aventurer dans des torrents à sec un peu casse-gueule. On descend, remonte, prend un affluent… On sue bien puis on décide de faire demi-tour quand ça devient trop raide. On revient à la plaque où l’on a du se gourer et on croise un groupe du C7 qui nous confirme notre erreur. On accroche nos sacs à un arbre sous une bâche et on remonte au camp vers 18h30. On est en tout une petite quinzaine avec les membres du C7 et leurs familles. On mange chacun notre nourriture. Riz aux lentilles corail curry pour nous. La fin du repas est interrompue par des draches successives et un orage. Malgré les bâches, le déluge finit par avoir raison d’elles l’une après l’autre et c’est dans une ambiance apocalyptique et jaunâtre que nous nous entassons dans la cabane. Tout le monde va se coucher vers 22h30. Nous sommes 4 à dormir dans la cabane.

Mercredi 24/07,

on se lève à 8h après une mauvaise nuit. Après le petit déj, avec Jack on se met en route, cette fois bien déterminé à trouver notre chemin ! On récupère nos sacs un peu mouillés puis on entame l’ascension raide et dure.

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Après 2h30, on arrive au lapiaz du Capéran à l’abri sous bâche tout confort installé par Jack et ses camarades du C7/casa les jours précédants. On sort du matos d’une cache dans divers bidons étanches et on installe quelques trucs. On mange, boit du thé puis on essaie de monter au Col du Capéran mais on fait demi tour car le névé est trop important. On revient à l’abri puis Jack nous fait la visite guidée à l’entrée de pas mal de trous dans le secteur qui ont été explorés ou sont toujours en travaux.
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On revient au camp de Bouy. On va se laver à l’abreuvoir à chevaux sans manquer de se faire bouffer par les taons. L’eau est glaciale mais ça rafraîchit ! On mange un barbec tous ensemble, la nuit tombe, la lune se lève et la plaine résonne des conversations jusqu’à 0h00 quand nous allons nous coucher.

Jeudi 25/07,

lever à 8h. Après le petit dej, tout le monde remballe ses affaires et une bonne partie du C7 nous dit aurevoir un peu déçu. Seuls Jack, Françoise, Zoé et Andrew continuent l’aventure.
Il est 10H quand on se met en route pour le plateau du Capéran 2eme acte. Certains avancent plus vite que d’autres mais on finit quand même pas tous arriver à 13h45 en haut. On monte nos tentes, aménage un peu les lieux et puis on se repose au soleil.

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Après le repas du soir il y’a préparation du matos et débat quant au programme du lendemain. On va se coucher à 22h30 après avoir admiré le couché de soleil.

Vendredi 26/07,

le réveil (Georges-Harry) sonne encore à 8h et après avoir déjeuné on grimpe jusqu’au Trou des Choucas avec Jack. Le vent est fort et après avoir déposé nos sacs spéléo, on contourne un massif pour admirer le paysage avec les commentaires et explications de Jack qui semble connaître le coin comme sa poche.
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Ce dernier et Gauthier vont préparer le terrain au LG10. Jack va donc s’y faufiler et constate avec bonheur que le LG10 est accessible malgré la neige! Puis, pour faciliter nos déplacements prochains ils installent quelques cairns baliseurs et équipent en fixe son entrée ainsi que la descente/montée du Col Du Ger.
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Pendant ce temps il est 12h quand Alex montre à Vinnie comment planter un spit, puis Arnaud D équipe la descente. Nous sommes sans doute les premiers à redescendre dans ce trou depuis plus de 30 ans ! Succession de puits et pentes remplies de pierres qui glissent parfois… Certains spits ont l’air encore potables depuis tout ce temps. Après un avant dernier puits de 60 mètres on touche le fond vers 14h.
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On doit bien se rendre à l’évidence : la grotte ne continue pas à cause d’un éboulis en pente qui est bouché. Des vieilles gourdes nous rappellent une précédente présence humaine. On se fait une soupe car il fait froid ( 4-5°c) et pendant ce temps on remarque un drôle d’insecte sur la jambe de Vinnie. Il est plus petit qu’un ongle, translucide, avec des pinces comme un scorpion. Alex passe un peu de temps à essayer de le photographier. On commence à remonter le puits bien épuisant. Il faut faire attention aux cailloux instables…On finit par retrouver la surface à 16h30. Il fait chaud dehors par rapport à la cavité. On se pause au soleil dans le vent pour faire sécher nos effets puis on revient au camp. Françoise, Andrew et Zoe vaquent à leurs occupations. Après un 4h tardif, Jack et Gauthier reviennent du LG 10 et d’après leurs dires, cela semble prometteur ! On se raconte nos journées autour de lioph avant d’aller se coucher à 22h30.

Samedi 27/07,

lever un peu difficile à 7H. Arnaud fait des crêpes, d’autres terminent les restes d’hier soir.
A 9h30 nous  (Jack et Alex) démarrons et après une marche d’approche de +/- 1h et la visite de quelques trous en surface, nous nous rendons au LG10.
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Une fois équipés chaudement, nous nous faufilons dans une fissure entre roche et névé, légèrement arrosés par les filets d’eau de fonte des névés. Lorsqu’on atteint l’entrée à proprement parler de la grotte, on est enfin au sec mais avec un bon courant d’air qui refroidit l’atmosphère. De toute façon, pas le temps d’avoir froid : Jack rééquipe une série de petites descentes pendant qu’Alex s’acharne à élargir quelques passages. L’équipement est rapide et on atteint rapidement une étroiture de 3 m bien pénible qui ne demande qu’à être élargie. Heureusement, au-delà ça devient large. On se croirait en France, tient. On fait demi-tour à la tête du puits qui faisait office de terminus l’an passé. La remontée se fait sans histoire. TPST : 7h

Au même moment, Arnaud, Gauthier et Vinnie portent leurs affaires spéléo, des bâches, vieilles cordes, mats en plastique sur le col de Ger.
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Arnaud installe quelques mains courantes pour faciliter le passage du pierrier. Il y’a du vent et le paysage est magnifique ! On arrive tout près du début d’abris commencé par un membre du C7 des années plus tôt (3 murs de pierres empilées). On continue son édification à la façon Tetris. On y passe la journée, on fait 2 pauses casse croutes. Un vautour s’envole alors qu’on prend de la glace. On se remet à l’ouvrage. Seul le bruit des blocs qui se jettent, se brisent, s’entassent et le souffle du vent berce nos oreilles. A un moment de l’après-midi, le temps se gâte et on installe 2 bâches tendues par un quadrillage de cordes sur les 3 arceaux grâce au tricotage d’Arnaud. Ce n’est pas simple avec les rafales de vent et la pluie glaciale qui s’abat sur nous. Une fois l’abri de fortune +/- stabilisé, on s’y réfugie avec nos ponchos imperméables.
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Ça se calme et on en profite pour redescendre au camp en trottinant ça prend 15 minutes. Il est 17h40 quand on y boit un thé réparateur. Après quelque discussion, on commence à préparer le repas : oignons, fruits secs sauté à la crème de curry et riz. Alex et Jack reviennent pile poil pour manger à 19h30 et nous raconte leur journée de 7h sous terre.
On essaie d’organiser la journée du lendemain et les plans changent sans arrêt. Le brouillard monte de la vallée sur le camp et y dépose son manteau de nuit.

Dimanche 28/07,

lever à 7h. Vinnie se sent un peu fatigué par ces derniers jours et un sommeil inconfortable, c’est pourquoi il choisit le repos finalement. Alex, Arnaud et Gauthier montent au LG10 pour y continuer la pointe.
Au passage, l’étroiture de -40 est retaillée par Gautier qui s’acharnera également courageusement au burin sur l’étranglement à -60.
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Le trio enchaîne alors deux nouvelles verticales aux dimensions très sympathiques. Malheureusement, s’ensuit un méandre trop étroit que pour être franchi dans l’état. On devine cependant qu’il y a du vide au delà. Autre alternative : une grosse lucarne perchée à mi puits. Ils en restent là pour aujourd’hui, le camp est déjà à quelques heures de progression.
En surface, vers midi Jack qui avait choisi de se reposer aussi, François, Andrew et Zoé cogitent aux énigmes Royco. L’après midi se passe calmement pour tout le monde sauf pour Jack et Andrew qui font un portage-reconnaissance par le col du Plaa Ségouné. Ils reviennent vers 19h, suivis de près par Alex, Arnaud et Gauthier. Ils racontent leur journée sous terre en dégustant de délicieux lioph. On plonge sous nos couettes à la tombée du jour.

Lundi 29/07,

on se lève à 8h et après un solide petit déj on se prépare. Gauthier passe une journée « repos » à ériger un mur coupe vent devant l’entrée de  l’abri commun. A 10h on monte au Col du Ger avec Alex qui nous aide pour un portage et puis part randonner toute la journée.
Jack, Arnaud et Vinnie se changent à l’abri construit samedi puis on marche 20 minutes jusque l’entrée du LG 10. Il est 12h quand on descend sous terre. On passe par des passages étroits, coupants, verticaux sous un névé. Arnaud et Jack ne trainent pas, Vinnie a un peu du mal à les suivre. Succession de petits puits et d’étroitures en pente. Ils commencent à faire de la Topo pendant que Vinnie essaie de faire des provisions d’eau pour la journée avec les écoulements. Après une vilaine étroiture incurvée de 2m, Vinnie se mets une première fois sous la burkhanette d’Alex pour ne pas trop se refroidir.

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On se fait une soupe-nouilles chaude vers 14h30. Ça retape ! On s’égare un peu par une lucarne fossile après des passages en oppo. Arnaud désob des blocs dans un méandre étroit et ça continue. Ils constatent plusieurs passages possibles mais on fait demi-tour et revient au dernier puits qu’on descend. Jack essaie d’élargir une étroiture avec 4 charges d’explosifs dont 1 foire. Il arrive quand même à passer suivi par Arnaud. Vinnie reste encore sous la burkhanette une quarantaine de minutes. Ils équipent puis manquent de corde et finissent par revenir en râlant un peu. Nous entamons la remontée alors que Jack et Arnaud déséquipent. Vinnie fait malencontreusement tomber un caillou sur l’épaule de Jack et galère un peu pour remonter…
Il est 22h quand on ressort enfin au dessus des nuages sous un superbe ciel orangé TPST:10h. On revient à l’abri pour se changer et puis on redescend dans le noir au camp à 23h15. Gauthier nous attend avec une omelette aux fruits secs fumante puis Alex se relève pour entendre  nos nouvelles. Gauthier fait un massage magique dont il a le secret à l’épaule de Jack. On va s’écrouler épuisés à minuit.

Mardi 30/07,

après une « grasse mat », on se lève à 10h avec l’arrivée du soleil sur le camp. Après collation on se prépare. Alex et Arnaud partent en éclaireurs pour démonter l’abri sur le col du Ger. On y monte peu après avec Gauthier, Jack et Andrew tandis que Françoise redescend déjà au plateau de Bouy. Une fois en haut, on fait sécher nos affaires spéléo d’hier puis on replie tout et on se met en route avec nos sacs. On passe au dessus d’un gros névé casse gueule jusqu’au col du Plaa Ségouné (Weaver).
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Après une petite pause, on descend par un pierrier très pentu pour arriver aux lacs gelés du Plaa Ségouné pour arriver enfin aux derniers télésièges. On dépose nos sacs dans une remise avec l’aide d’employés des télésièges. On mange une soupe, puis on entame la pénible remontée de près de 700 mètres de dénivelé ! Arrivés au col du Plaa Ségouné, Alex, Arnaud et Gauthier toujours vaillants sont en train de monter jusqu’au Pic du Ger (2700m). Jack, Andrew et Vinnie se contentent de rester à 2500m et d’admirer le paysage quand même fameux ! On se remet en route jusque l’abri démonté du col du Ger. Les derniers déséquipent les mains courantes puis on revient au camp à 19h. On mange une omelette aux champignons, du riz puis on passe beaucoup de temps à admirer notre dernier coucher de soleil là haut.
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Mercredi 31/07

après s’être levé à 8h et avoir mangé ce qui traîne, on commence à tout ranger. Ça ne s’organise pas si mal que ça ! Zoé fait des crêpes pour midi. On remet tout ce qui doit l’être dans les bidons étanches et puis dans la cache.
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A 13h30, on est fin prêts et on entame la descente de la pente herbeuse. On fait une pause baignade et guimbarde à la petite cascade avant de continuer jusqu’à la cabane de Bouy. Un dernier effort nous amène jusqu’au point de rendez vous avec Jean Michel.
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Il est 16h quand nous embarquons tous dans son pick up qui nous redescend à Gourette. Françoise nous rejoint sur le parking et pendant que nous trions et rangeons nos affaires dans le mini bus, Jack et Jean Michel vont chercher nos sacs laissés hier aux cabines de télésièges. On va tous prendre une douche enfin, et un apéro au gîte que Jack et sa famille ont loué. A 19h on va tous au resto « La Quebotte ».
Cocktail myrtille Jurançon, fondue au fromage de Gourette, Jurançon et cèpes ainsi que d’autres délices sont au menu! Un génépi finit de nous faire digérer.
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A 22h30, repue, la famille de Jack retourne au gîte après nous avoir dit aurevoir pendant que nous nous posons à plat au bord d’un parcours vita, un terrain de tennis et un ruisseau pour dormir. On ne dort pas très bien mais on a des millions d’étoile au dessous de notre couche.

Jeudi 01/08,

on est réveillé peu avant 7h par des moutons et des chiens de bergers… On lève le camp de fortune, et on se met en route jusque Larens où on s’attable pour un petit déjeuner. Il est 8h quand on prend le départ du retour. Encore une fois, on se remplace au volant toutes les 2h. Le choix de passer en dessous de Paris semble judicieux car nous ne rencontrons pas trop d’embouteillages. On fait une halte à Bouillon pour manger des frites, ensuite une autre à Nandrin au Car Wash avant d’arriver au local vers minuit. On trie nos affaires respectives et puis chacun rentre chez lui des souvenirs plein la tête.

Vinnie et Alex
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Participants : Alex, Gauthier, Vinnie ainsi que Arnaud D du CRSL et Jack du C7/Casa

Photos réalisées par Vinnie,Alex et Jack